L’APCE demande à la Turquie et à l’Azerbaïdjan de cesser d’attaquer les journalistes

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STRASBOURG – Stefan Schennach (Autriche, SOC), rapporteur général de l’APCE sur la liberté des médias et la sécurité des journalistes, a exprimé son inquiétude quant à la détention de journalistes depuis de nombreuses années, notamment en Turquie.
 
Le rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur les Menaces pour la liberté des médias et la sécurité des journalistes en Europe observe que la Turquie est le pays qui compte le plus grand nombre de journalistes (majoritairement des Kurdes) emprisonnés, actuellement 95 selon la Plate-forme du Conseil de l’Europe pour la promotion de la protection du journalisme et de la sécurité des journalistes.
 
« Les journalistes sont placés (…) en détention préventive arbitraire, et sont détenus pendant des mois, parfois des années, avant que leur affaire ne soit portée devant les tribunaux. Ces détentions sont le résultat d’un ciblage politisé des journalistes pour leurs reportages critiques ; elles constituent une violation évidente de la liberté d’expression et du droit des journalistes à la liberté et à la sécurité », a déclaré M. Schennach.
 
En outre, dans le contexte de la crise actuelle de la pandémie du COVID-19, l’emprisonnement des journalistes constitue un risque injustifié pour la santé, voire pour la vie. Un récent projet de loi propose qu’environ un tiers des 300 000 détenus turcs soient libérés, mais il exclut les personnes détenues pour des infractions liées au terrorisme, et donc la majorité des 95 journalistes en détention, car ils sont accusés ou condamnés pour terrorisme, bien que sans justification solide.
 
Le rapporteur général a conclu que « la situation actuelle en Turquie et en Azerbaïdjan est inacceptable. Dans ces deux États membres, la liberté d’expression, y compris la liberté des médias, est violée depuis plusieurs années. J’appelle donc la Turquie et l’Azerbaïdjan à mettre fin d’urgence à ces attaques contre les journalistes, afin de respecter les normes établies par le Conseil de l’Europe et de s’en tenir aux valeurs promues par notre Organisation ».
 

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