HRW: Les groupes jihadistes soutenus par la Turquie ont commis des crimes de guerre, sans distinction entre civils et combattants

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« Les conditions de sécurité dans les zones entourant Afrin, qui a été contrôlée par l’Armée nationale syrienne, une coalition de factions de l’Armée syrienne libre (ASL) soutenue par la Turquie, se sont considérablement détériorées. Selon le COI, ces factions ont commis des crimes de guerre, ciblant des civils, prenant des otages, posant des voitures piégées, procédant à des arrestations arbitraires, à des extorsions, à la torture, et appliquant un code vestimentaire rigide pour les femmes et les filles. »
SYRIE / ROJAVA – L’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) a déclaré que les mercenaires soutenus par la Turquie ont commis de nombreux crimes tels que l’exécution de militants et de travailleurs de secours, le pillage et la confiscation de propriétés privées dans les régions syriennes qu’ils occupent.
 
Dans son rapport 2020 concernant le conflit syrien, le HRW a écrit :
 
« Les événements de 2019 en Syrie ont renforcé la conclusion selon laquelle les atrocités et les violations des droits qui ont caractérisé le conflit ont continué à être la règle et non l’exception.
(…)
Violations commises par la Turquie et les forces soutenues par la Turquie
 
Le 9 octobre, suite à l’annonce par l’administration américaine du retrait de ses forces de la Syrie, la Turquie a envahi le nord-est de la Syrie [Rojava]. Des acteurs non étatiques soutenus par la Turquie, dont l’armée nationale syrienne, se sont mobilisés pour soutenir l’offensive, baptisée « Opération Printemps de la Paix ». En réponse, les autorités kurdes ont conclu un accord avec Damas, permettant aux forces syriennes de se déployer et de reprendre le contrôle de plusieurs villes de l’autre côté de la frontière syro-turque.
 
Des rapports ont fait état de factions soutenues par la Turquie commettant une série de violations, notamment des assassinats sommaires de combattants kurdes, d’activistes politiques et des secouristes [du personnel du Croissant Rouge kurde – Heyva Sor], ainsi que des pillages et des confiscations de biens.
 
Le 26 octobre, le ministre turc des affaires étrangères a annoncé que la Turquie « ne tolérera pas la moindre violation des droits de l’Homme ». Des rapports de groupes de surveillance locaux et internationaux ont cependant documenté plusieurs attaques aveugles de la Turquie contre des civils et des biens civils dans le nord-est de la Syrie. »
(…)

Abus commis par des groupes armés non étatiques

Hay’et Tahrir al-Sham (HTS), Jaysh al-Izza (JAI), et des groupes affiliés ont lancé des attaques aveugles sur des zones civiles sous contrôle gouvernemental. Ces attaques ont fait des dizaines de victimes civiles et peuvent avoir constitué des crimes de guerre, selon la Commission internationale indépendante d’enquête sur la Syrie (COI).

Malgré son retrait territorial, DAECH a mené plusieurs insurrections dans tout Deir Ezzor et a empêché les civils de fuir les violences, notamment en les punissant et en plaçant des mines terrestres pour les dissuader de s’échapper.

Les conditions de sécurité dans les zones entourant Afrin, qui a été contrôlée par l’Armée nationale syrienne, une coalition de factions de l’Armée syrienne libre (ASL) soutenue par la Turquie, se sont considérablement détériorées. Selon le COI, ces factions ont commis des crimes de guerre, ciblant des civils, prenant des otages, posant des voitures piégées, procédant à des arrestations arbitraires, à des extorsions, à la torture, et appliquant un code vestimentaire rigide pour les femmes et les filles. »

 

Le rapport complet (en anglais) de HRW peut être lu ici

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