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ROJAVA. Les preuves d’attaques au phosphore turques se multiplient

SYRIE / ROJAVA – Alors que la Turquie continue ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’ONU a ouvert une enquête sur l’utilisation « possible » du phosphore blanc par les forces turques contre les Kurdes du Rojava. L’ONU va avoir l’embarras du choix tant les preuves accablantes d’utilisation d’armes chimiques sont nombreuses.
 
Un journaliste de The Times vient de rencontrer un des victimes d’attaques au phosphore à l’hôpital d’Hasakah. Il écrit : 
 
« Ce n’était pas tant la douleur de la souche sur son épaule – tout ce qui lui restait de son bras droit – qui inquiétait Ali Sher (…). Au lieu de cela, ce sont les terribles brûlures au dos et à la taille qui le font grimacer à chaque mouvement.
 
« J’aimerais que vous puissiez empêcher les animaux qui m’ont brûlé de brûler les autres, plutôt que de simplement prendre ma photo », haleta-t-il, grimaçant alors qu’il se penchait pour me montrer ses plaies étrangement décolorées et profondément piquées, dégageant toujours une odeur chimique.
 
Ce combattant kurde syrien des FDS de 21 ans avait jusqu’à récemment servi aux côtés d’une unité des forces spéciales britanniques contre à l’État islamique en Syrie. » (Reportage d’Anthony Loyd à Hassakah)
 

Le 18 octobre dernier, les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU ont annoncé qu’ils recueillaient des informations suite à des accusations de l’utilisation du phosphore blanc par les forces turques contre les enfants au Rojava, dans le nord de la Syrie, la semaine dernière.

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a déclaré vendredi matin qu’elle était au courant de la situation et qu’elle collectait des informations sur l’utilisation éventuelle d’armes chimiques.

Le Croissant-Rouge kurde a déclaré dans un communiqué que six patients, civils et militaires, étaient à l’hôpital d’Hasakah avec des brûlures causées par des «armes inconnues» et qu’il travaillait pour évaluer ce qui avait été utilisé.

Il a déclaré qu’il ne pouvait pas confirmer l’utilisation d’armes chimiques et qu’il « travaillait de concert avec nos partenaires internationaux pour enquêter sur ce sujet ».

Un expert britannique en armes chimiques a envoyé des photographies d’un enfant gravement brûlé à la torse à Serê Kaniyê (Ras al Ayn).

Qu’est-ce que le phosphore blanc

« Les effets du phosphore blanc sont dévastateurs pour les personnes qui se trouvent exposées. D’abord, les premiers symptômes s’apparentent à des crises d’hystérie, des difficultés de respiration et des contractions musculaires. Ensuite, ses particules pénètrent dans l’épiderme, faisant fondre la chair et les os et causant des brûlures chimiques dans l’organisme », écrivait Bastamag en mars 2019.

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