Twitter, Facebook, les autres fronts de guerre anti-kurde de la Turquie

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Depuis le début de l’offensive turque contre le Rojava le 9 octobre 2019, de nombreux comptes et pages kurdes ou « pro-kurde » sont censurés sur Twitter et Facebook.
 
Sur Facebook, notre page « Kurdistan au féminin » est interdite de partager des liens depuis le début de l’offensive turque. Cette interdiction étant prolongée quotidiennement, nous ne savons même pas si un jour on pourra de nouveau partager des liens ou si celle-ci sera supprimée comme notre précédente page l’avait été en avril 2018.
 
La semaine dernière, Twitter a suspendu de nombreux comptes, dont celui de l’un des rares journalistes occidentaux à se rendre régulièrement au Rojava et au Kurdistan du Sud, Wladimir van Wilgenburg, a été suspendu pendant plus de 24 heures. Le même jour, notre compte « Kurdistan au féminin » a été suspendu pour plus de 4 jours.
 
Aujourd’hui, c’est le tour du compte Twitter de la représentation du Rojava en France d’être suspendu.
 
Les motifs avancés par Facebook et Twitter pour ces suspensions sont « le non respects de leurs standards ». Mais pour tous ceux qui ont été victimes de ses suspensions abusives, il ne fait aucun doute que l’armée des trolls turcs passe son temps à signaler les comptes spécialisés sur la question kurde et qu’ils font tout pour les faire taire. En effet, quoi de plus naturel pour un Etat de vouloir empêcher que le public voit ses nombreux crimes commis contre les Kurdes ?
 
La Turquie sait que l’information est le nerf de la guerre qu’elle mène contre les Kurdes et chaque fois que quelqu’un ose en parler en public, elle fait tout pour le faire taire. Cela est tout à fait naturel. Ce qui l’est moins, c’est la facilité avec laquelle Facebook et Twitter censurent les Kurdes pour plaire à la Turquie, alors que par ailleurs, la propagande mensongère pro-turque envahit les réseaux sociaux, en plus des médias officiels pro-turcs.
 

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