TEV-DEM : Les composantes de la Syrie du Nord, une forteresse contre la politique d’Erdogan

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Le Centre pour les relations diplomatiques du TEV-DEM (Mouvement pour une société démocratique) a publié un communiqué concernant les menaces récentes d’Erdogan de lancer des attaques contre la Syrie du Nord dans les prochains jours.

Texte du communiqué

« Alors que le premier anniversaire de l’attaque fasciste turque contre Afrin approche et que les violations immorales commises par la Turquie continuent à Afrin depuis près d’un an avec des enlèvements, meurtres et destructions, ainsi que les changements démographiques, Erdogan a adopté une autre position agressive (…).

Le développement continu du rôle négatif de la Turquie et l’escalade verbale des menaces, culminant par l’occupation d’Afrin en mars 2018 disent clairement la réalité de l’État turc, un État finançant et soutenant le terrorisme. Son langage et ses attitudes ont divisé la société syrienne, bloquant toute solution. 

C’est un État d’occupation comme on le voit avec sa présence illégale en territoire syrien avec l’annihilation de son histoire et de l’identité des zones, particulièrement à Afrin. (…)

La Turquie cherche des sources de conflit et de querelle entre les composantes syriennes en s’attaquant au projet démocratique de notre peuple. Ceci a échoué mais le silence international devant le fascisme turc à Afrin et les bombardements aériens donnent à Erdogan une forte impulsion pour l’escalade verbale et pour étendre la portée de son agression et de son projet visant à déformer la réalité et l’identité de la région comme il l’a fait à Afrin à travers la politique de changement démographique toujours en cours. Il veut continuer à éliminer la libre volonté dans les régions où il n’y a ni terrorisme ni aucun rôle turc.

Erdogan veut aussi, par ses menaces sur le nord-est de la Syrie, tromper l’opinion publique turque et détourner l’attention sur ce qui se passe à l’intérieur de la Turquie :  les cas de corruption, le monopole du pouvoir, la loi d’urgence ainsi que l’arrestation et le licenciement de milliers de salariés, journalistes et intellectuels, dont des parlementaires élus du peuple. (…)

D’un côté, il fait des concessions pour empêcher la fin du terrorisme et les bat à Idlib. Il aide ceux d’Azaz, d’al-Bab, de Jarblus et d’Afrin. D’autre part, il veut s’attaquer aux zones stables, ce qui, à son avis, constitue une menace pour l’extrémisme en Syrie.

Nous, (TEV-DEM) condamnons fermement les menaces turques contre Erdogan en Syrie du Nord. Nous condamnons également l’occupation turque dans toutes les régions de Syrie. Nous considérons les menaces récentes comme sérieuses contre la fraternité des peuples à travers l’hostilité manifestée par Erdogan contre le peuple kurde. C’est le prétexte pour attaquer toutes les autres composantes, les menaces d’Erdogan visant l’état de stabilité et le projet démocratique dans notre région, qui sont des positions et des politiques complémentaires à celles apparues à Afrin.

Nous assurons au monde que le silence international en violation des conventions et engagements internationaux de la Turquie et de l’éthique conduit vers des développements catastrophiques. Outre la naissance d’un nouveau danger dans la région, à savoir le risque de fragiliser la stabilité et la volonté des composantes syriennes, le silence international aggrave le chaos et la guerre et, partant, la destruction et les victimes.

Nous appelons également le peuple syrien, partout en Syrie et dans le monde, ainsi que dans d’autres parties du Kurdistan, à dénoncer la politique d’Erdogan par des manifestations et des manifestations pacifiques et démocratiques. Nous demandons à l’opinion publique internationale, ainsi qu’aux Nations Unies, aux institutions des droits de l’homme et aux institutions humanitaires, à l’Union européenne, aux États actifs et soucieux de la stabilité en Syrie, à tous les partis et organisations politiques et démocratiques dans le monde de prendre leurs positions responsables contre l’escalade injustifiée et l’agression de la Turquie.

L’agression et l’attaque d’Erdogan contre la Syrie du Nord sont vastes, car il poursuivra son agression et ses plans expansionnistes pour redessiner la région selon le règne du sultanat ottoman, considéré comme un héritage important. Les bombardements turcs sur les villages de Sengal et Maxmour dans la soirée du 13 décembre 2018 dans le contexte de l’extension des attaques d’Erdogan et du ciblage de toute la région, confirme que le Kurdistan du Basur est également en danger.

En conclusion, nous affirmons que la Syrie du Nord et ses différentes composantes kurdes, arabes, syriaques, assyriennes, circassiennes, arméniennes et celdanes représentent une forteresse contre la politique d’Erdogan, et nous croyons également en l’histoire de notre peuple résistant et uni devant l’attaque fasciste, car les composantes de notre peuple sont déterminées à assumer leurs responsabilités nationale ».

http://www.hawarnews.com/en/haber/tev-dem-north-syria-components-are-fortified-fortress-against-erdogans-policy-h5523.html

 

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