IRAN : Mort suspecte du réalisateur kurde Rahim Zabihi

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ROJHILAT / IRAN – Le corps brûlé du célèbre réalisateur kurde Rahim Zabihi et celui de son frère Kaywan Zabihi ont été retrouvés dans un véhicule brûlé. Tout porte à croire que les forces du régime iranien en sont responsables.
 
Vendredi après-midi, des passants près de la ville kurde de Banê, dans la province de Sinê (Sanandaj), ont trouvé le corps brûlé du célèbre réalisateur kurde Rahim Zabihi et son frère Kaywan Zabihi dans un véhicule brûlé sur une pente.
 
Les deux hommes étaient assis à l’arrière de la voiture avec leurs mains et leurs pieds attachés. Le véhicule n’a subi aucun autre dommage que le feu qui l’a brûlée. De plus, aucun conducteur n’a été trouvé.
 
Une connaissance des deux morts, dont le nom ne peut être mentionné pour sa propre sécurité, a déclaré à Hengaw que plusieurs forces et véhicules du régime avaient été repérés chez Rahim Zabihi le vendredi soir.
 
En outre, il a ajouté que Rahim Zabihi était très récemment en train de préparer un documentaire sur l’assassinat des kolbars (courriers kurdes/porteurs de marchandises transfrontalières) par les forces armées du régime iranien et qu’il avait donc été appelé et menacé plusieurs fois dans un centre des services secrets au cours du mois passé.
 
Les militants kurdes et les familles des deux défunts croient fermement que les forces des renseignement iraniennes ont assassiné Rahim Zabihi et son frère. Les militants civils kurdes sont à plusieurs reprises victimes du régime iranien sans scrupules. Plus récemment, l’assassinat de quatre militants civils et écologistes le 24 août 2018 à Meriwan a provoqué un grand tollé au Kurdistan. Parmi les morts se trouvait un activiste très connu et très populaire, Sharif Badjwer.
 
Rahim Zabihi, né à Bane, était un réalisateur kurde à succès qui a réalisé plusieurs films, dont « Hawar », « Satellite », « La fin de la guerre », « L’homme d’une promenade », « La danse des couleurs », le pays des légendes (Welate efsane) » et bien d’autres films documentaires, artistiques et socio-critiques.
 
Via Hengaw

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