Le premier mai à Diyarbakir : il est temps d’arrêter AKP-MHP

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TURQUIE/BAKUR – DIYARBAKIR – Les organisations DİSK (Confédération des Syndicats Révolutionnaires des Travailleurs), KESK (Confédération des Syndicats des Travailleurs Publics), TMMOB (Union des Chambres des Ingénieurs et Architectes Turcs) et TBB (Syndicat des Médecins Turcs) ont organisé le rassemblement du 1er mai dans la ville kurde d’Amed (Diyarbakır).
 
Des responsables et des membres du Parti démocratique des peuples (HDP), du Parti travailliste (EMEP), de l’Initiative des 78, du Congrès démocratique des peuples (DTK) et de plusieurs organisations de la société civile ont participé au rassemblement en plus d’un grand nombre de travailleurs.
 
S’exprimant ici, le co-président du HDP, Sezai Temelli a déclaré : « Le gouvernement reste debout au moyen de politiques de guerre. Ils fondent leur domination sur l’animosité envers le peuple kurde. Nous sommes dans la rue pour dire « NON » à toutes les politiques de guerre et à la corruption. Ils ont déplacé les gens avec des politiques de dévastation urbaine. Ils pensent qu’ils seront capables de couvrir leurs crimes en construisant des bâtiments de TOKİ (Constructeur public turc). Nous n’oublierons pas vos crimes. Pour cette raison, nous construirons Sur et générerons nos espaces de vie. Ils démolissent nos statues, pensant que nous oublierons ce qui s’est passé. Ils détruisent le monument de Roboski car ils pensent que nous allons l’oublier. »
 
Se référant à la situation des anciens coprésidents du HDP, Figen Yüksekdağ et Selahattin Demirtaş, Temelli a juré de garder leur amour vivant. Il a continué : « Le 24 juin, aucun vote ne sortira pour l’AKP au Kurdistan. Il est temps de dire « Stop » à ce régime. Nous devons récupérer notre travail, notre pain et notre ville. »
 
Appelant à la fin immédiate de l’isolement imposé au chef du peuple kurde, Abdullah Ocalan M. Temelli a déclaré ce qui suit : « Les messages d’Ocalan doivent être bien lus et le mécanisme de coup d’État doit être brisé pour que la paix et la démocratie puissent arriver dans ce pays. La Turquie est en quête de paix. Les politiques de guerre doivent être éliminées pour que la démocratie et la paix soient réalisées. Les travailleuses, premières victimes de la vie professionnelle, sont sous-payées. La violence contre les femmes et le féminicide est politique. Le gouvernement révèle sa mentalité même quand il promulgue une loi sur l’abus des enfants. Résoudre le problème des travailleurs, c’est résoudre la question kurde. Ces problèmes sont imbriqués. Notre alliance doit entrer en jeu pour gérer ces problèmes. »

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