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SYRIE. Le ministre syrien des affaires étrangères s’adresse aux Kurdes

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SYRIE  – Le ministre des Affaires étrangères de l’administration intérimaire en Syrie, Asaad Hassan al-Shaybani a publié un message invitant les Kurdes à bâtir « ensemble un pays où chacun ressent l’égalité et la justice ».

Esaad Hasan Şeybani, ministre des Affaires étrangères de l’administration intérimaire d’Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a partagé un message en kurde et en arabe sur son compte X (ancien Twitter). Faisant appel aux Kurdes, Hasan Şeybani a déclaré : « Les Kurdes de Syrie ajoutent de la beauté et de la lumière à la diversité du peuple syrien. La communauté kurde de Syrie a été lésée par le régime d’Assad. « Bâtissons ensemble un pays où chacun ressent l’égalité et la justice ».

 

Il y a 79 ans, naissait la République kurde de Mahabad

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KURDISTAN – Le 22 janvier 1946, des notables kurdes réunis autour du leader Qazi Muhammad proclamaient la naissance d’un État kurde sous le nom de la République de Mahabad, au Rojhilat (Kurdistan d’Est), sous l’occupation iranienne.

Fin août 1941, l’Iran fut envahi par les Alliés, les Soviétiques contrôlant le nord où ils ont tenté de rattacher le nord-ouest kurde du pays à l’Union soviétique. Mais les Kurdes ont choisi de déclarer leur autonomie dans les limites de l’État iranien. Ainsi, dès 1941, un comité de notables kurdes a pris en charge l’administration locale de la ville de kurde de Mahabad et la République de Mahabad a été déclarée en janvier 1946, avec Qazi Muhammad élu Président.
 
Drapeau de la République de Mahabad
 
Avec le départ des Russes en 1946, suite aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies demandant aux Soviétiques de quitter l’Iran, et malgré l’appel des Kurdes demandant la protection des Russes contre le régime iranien, les Soviétiques sont partis, laissant les Kurdes de Mahabad entre les mains du régime iranien qui a écrasé dans le sang l’éphémère État kurde de Mahabad qui englobait les villes de Mahabad, de Piranshahr et de Naghadeh.
 
Exécution des dirigeants de la République kurde de Mahabad
 
Le Président de la République kurde de Mahabad, Qazi Muhammad fut pendu le 31 mars 1947, à l’âge de 54 ans. En plus de Qazi Muhammad, la dynastie Pahlavi a pendu plusieurs dirigeants kurdes accusés de « trahison ».
 
Plus de 80 ans de massacres et de persécutions des Kurdes d’Iran
 
Depuis la chute de la République kurde de Mahabad le 15 décembre 1946, les régimes iraniens successifs n’ont cesser de massacrer les Kurdes du Rojhilat qui ont lutté pour leurs droits et leur autonomie.
 
L’État iranien est allé jusqu’à persécuter les Kurdes à l’étranger, dont en Europe où ils avaient cherché refuge. Par exemple, le 13 juillet 1989, le leader kurde, Abdul-Rahman Ghassemlou et deux de ses collaborateurs ont été assassinés dans un appartement de la banlieue de Vienne où ils s’entretenaient avec des envoyés du président iranien d’alors, Akbar Hashemi Rafsanjani.
 
Malgré les preuves de l’implication directe de diplomates-terroristes dépêchés par le régime islamique, le gouvernement autrichien a sacrifié la justice pour les intérêts politiques et commerciaux de son pays et a permis aux trois tueurs présumés, qui s’étaient réfugiés à l’ambassade d’Iran après les meurtres de 1989, de quitter le pays sans jamais être interrogés par les autorités autrichiennes.
 
Un an après le meurtre de Ghassemlou, une des filles de Qazi Muhammad, Efat Ghazi, a été tuée par une lettre piégée destinée à son mari, militant kurde Emir Ghazi, à Västerås, en Suède, en 1990. Un assassinat très probablement ordonné par le régime iranien…
 
Trahis et abandonnés par toutes les puissances mondiales, dont les Russes et les Américains, les Kurdes du Rojhilat et des autres parties du Kurdistan colonisé luttent pour leur survie, malgré d’innombrables massacres, génocides, déportations qu’ils ont subis et malgré les divisions inter-kurdes qui aggravent leur supplice.

TURQUIE. Aysel Tugluk condamnée à 3 ans de prison

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TURQUIE / KURDISTAN – La femme politique kurde, Aysel Tuğluk a été condamnée à trois ans de prison pour « diffusion de propagande terroriste ».

L’avocate et ancienne députée du Parti démocratique des peuples (HDP), Aysel Tuğluk a été condamnée à trois ans de prison pour « diffusion de propagande terroriste ». L’audience de verdict dans l’affaire contre Tuğluk a eu lieu le 14 janvier au 6e tribunal pénal de Diyarbakır.

Aysel Tuğluk n’a pas assisté à l’audience en raison de son état de santé, mais son avocat, Serdar Çelebi, était présent. Le parquet a demandé que Aysel Tuğluk soit condamnée pour « diffusion de propagande terroriste ».

En prononçant son verdict, le tribunal a condamné Aysel Tuğluk à trois ans de prison pour les mêmes chefs d’accusation. Le tribunal n’a pas décidé de réduire la peine ni d’ajourner le procès.

Arrière-plan

Le parquet de Diyarbakır a ouvert une enquête contre l’ancienne députée HDP et avocate Aysel Tuğluk, accusée de « diffusion de propagande terroriste » à la suite d’un discours qu’elle a prononcé lors d’une émission de télévision le 29 décembre 2010. Une fois l’enquête terminée, une plainte a été déposée contre Tuğluk devant la 6e Haute Cour pénale de Diyarbakır. En 2012, pendant le procès en cours, des amendements ont été introduits concernant les délits de propagande commis par la presse et les médias avant le 31 décembre 2011, à condition que ces délits soient passibles de peines inférieures à cinq ans de prison. En conséquence, le tribunal a décidé d’ajourner les poursuites.

En 2015, une autre affaire a été ouverte contre Aysel Tuğluk à Van pour les mêmes chefs d’accusation. À l’issue du procès, la 2e Haute Cour pénale de Van l’a condamnée à une peine de prison, peine confirmée par la 3e Chambre de la Cour de cassation en 2022. À la suite de cette décision, l’affaire précédemment ouverte contre Aysel Tuğluk à Diyarbakır a été rouverte.

Lors de l’audience du verdict qui s’est tenue le 14 janvier, Tuğluk a été condamné à trois ans de prison.

Libéré précédemment en raison de problèmes de santé

Aysel Tuğluk, coprésidente du Congrès de la société démocratique (DTK), a été arrêtée en 2016 en raison de ses activités au sein du DTK. Elle a été condamnée à 10 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste ». En prison, Tuğluk a développé une démence. Suite à un rapport de l’Institut de médecine légale (ATK) indiquant que son état de santé ne convenait pas à l’emprisonnement, elle a été libérée de la prison de haute sécurité de type F n° 1 de Kocaeli Kandıra le 27 octobre 2022. (ANF)

ROJAVA. La Turquie impliquée dans le meurtre de civils à Tichrine

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SYRIE / ROJAVA – Les forces arabo-kurdes ont trouvé des images filmées par un drone turc qu’elles ont abattu près du barrage de Tishrin. Dans les images en question, on voit une base militaire turque avec des soldats turcs utilisant des drones envoyer sur Tishreen où ils ont commis des crimes de guerre en tuant jusqu’à présent plus de 20 civils et blessant 120 autres depuis 8 janvier 2025. 
 
Des images obtenues par les médias des Forces démocratiques syriennes (FDS) à partir d’un drone turc abattu par les Kurdes près du barrage de Tishreen montrent une base d’occupation et des soldats turcs utilisant des drones pour participer aux attaques turques contre le barrage de Tishrin et ses environs. Les images montrent la base turque remplie de soldats, de véhicules blindés et de véhicules destinés au transport des soldats et de leurs tentes, en plus des camps d’entraînement et des points de lancement de drones en possession des soldats turcs.
 
Ces images confirment l’implication de l’occupation turque dans des crimes de guerre et leur participation directe à l’attaque contre des civils protestant contre l’agression turque au barrage de Tishreen, où les attaques des drones « Bayraktar-Akanci », ainsi que des drones de munitions, ont tué plus de vingt civils et blessé plus de 120 autres.
 
#DefendRojava #standwithrojava #saverojava

ROJAVA. La poudrière al-Hol sur le point d’exploser

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SYRIE / ROJAVA – L’administration kurde du camp d’al-Hol a averti que le camp abritant des dizaines de milliers de familles de DAECH / ISIS était en proie au chaos en raison des attaques de l’occupation turque sur le nord et l’est de la Syrie, qui coïncident avec l’escalade des mouvements des cellules de l’EI/Daesh à l’intérieur du camp. Elle a souligné les tentatives quotidiennes de faire sortir clandestinement les familles des mercenaires du camp et le risque réelle de la résurgence du groupe « État islamique ».

Après la chute du régime baathiste en décembre 2024, le rythme des événements en Syrie s’est accéléré, notamment dans le nord et l’est du pays. L’occupation turque et ses mercenaires lançant des attaques intensives sur la région depuis plus de 40 jours, la voie est devenue ouverte aux mercenaires de l’EI pour se déplacer ouvertement, mener des attaques et mettre en œuvre leurs plans qu’ils étaient auparavant incapables de mettre en œuvre.

Parmi les cibles visées par les mercenaires de l’EI figure le camp d’al-Hol, car ce camp représente une véritable menace pour la stabilité régionale, car il abrite plus de 38 000 personnes, dont la plupart sont des familles de mercenaires de l’EI, qui tentent d’exploiter le chaos sécuritaire dans le pays pour mettre en œuvre des plans de contrebande organisés et s’échapper du camp.

Les résultats de la campagne « Sécurité permanente » et la détermination de l’administration

Dans ce contexte, la coprésidente de l’administration du camp d’al-Hol, Jihan Hannan, a confirmé que la campagne « Sécurité permanente », lancée par les Forces de sécurité intérieure (Asayish), les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les Unités de protection des femmes (YPJ) en 2024, a contribué à renforcer considérablement la sécurité à l’intérieur du camp.

Coprésidente de l’administration du camp d’al-Hol, Jihan Hannan

Elle a souligné que l’administration est toujours en mesure de contrôler la situation malgré les complications sécuritaires. Elle a souligné que le camp est confronté à des défis croissants à la lumière de la détérioration de la situation politique et militaire en Syrie..

Les attaques de l’occupation turque et leurs impacts sur la sécurité et les services

Jihan Hannan a déclaré que les attaques de l’occupation turque ont gravement affecté la sécurité et les conditions de service à l’intérieur du camp.

Elle a expliqué qu’en termes de services, l’administration souffre de difficultés croissantes pour acheminer les vivres au camp, et les équipes de secours sont confrontées à de grands risques qui entravent leur travail, ce qui a conduit à une réduction de l’engagement des partenaires humanitaires.

En termes de sécurité, elle a confirmé que les attaques de l’occupation turque ont créé un vide sécuritaire dans certaines zones, ce qui a encouragé les cellules mercenaires de l’EI à l’intérieur du camp à exploiter la situation et à intensifier leurs mouvements.

Escalade des mouvements de mercenaires et tentatives quotidiennes de contrebande

Jihan Hannan a expliqué que les familles des mercenaires de l’EI à l’intérieur du camp attendent la moindre faille de sécurité pour s’échapper, notant que les tentatives de contrebande font désormais partie de la routine quotidienne du camp.

Elle a ajouté : « Les mercenaires de l’EI travaillent en coordination avec les cellules à l’intérieur du camp pour faire sortir les familles. Ils exploitent les conditions météorologiques telles que la pluie et le brouillard pour mener leurs opérations sous le couvert de l’obscurité ».

Elle a souligné que « malgré les efforts intensifs des forces de sécurité, la vaste superficie du camp rend difficile son contrôle total, ce qui permet à certaines tentatives de réussir, parfois au chaos et aux menaces de relance de l’EI ».

Jihan Hannan a confirmé que le chaos à l’intérieur du camp est devenu quotidien, représenté par des familles refusant d’acheter de la nourriture sur les marchés locaux et des menaces verbales dirigées contre l’administration et les organisations humanitaires, y compris des promesses de quitter le camp et de relancer le soi-disant « État islamique ». En plus de cibler les centres administratifs et le personnel travaillant dans le camp presque quotidiennement, y compris les centres incendiés et les attaques de voitures et de points de sécurité.

Un appel à la Coalition mondiale pour assumer ses responsabilités

L’administration du camp d’al-Hol a appelé la Coalition internationale à assumer ses responsabilités envers le camp et les habitants de la région, soulignant que le camp fait partie du problème des mercenaires de l’EI et que la coalition doit travailler plus sérieusement pour achever les efforts visant à éliminer les cellules de mercenaires et à prévenir leurs menaces futures..

Statistiques sur la population du camp

Environ 38 890 personnes résident dans le camp d’al-Hol, situé dans la ville d’al-Hol, à environ 40 kilomètres au sud de la ville d’al-Hasakah, réparties comme suit:

16 648 personnes de nationalité irakienne.

15 848 personnes de nationalité syrienne.

6 385 personnes de différentes nationalités étrangères.

Un danger qui ne peut être ignoré

Le camp d’Al-Hol reste une « bombe à retardement », car il pourrait se transformer en un nouveau point de départ pour le retour des activités mercenaires de l’EI si la situation n’est pas maîtrisée de toute urgence, car les attaques de l’occupation turque sur la région du nord et de l’est de la Syrie, le chaos observé dans le camp, l’augmentation de l’activité des cellules mercenaires à l’intérieur et à l’extérieur, et la tentative de faire passer clandestinement des familles de mercenaires, sont autant d’indicateurs clairs de la nécessité d’une action internationale immédiate pour éviter une catastrophe humanitaire et sécuritaire majeure. (ANHA)

TURQUIE. La délégation du DEM Parti retourne à Imrali

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TURQUIE – Ce matin, les députés du DEM Parti, Pervin Buldan et Sırrı Süreyya Önder se sont rendus sur l’île prison d’Imrali pour rencontrer le leader kurde Abdullah Öcalan. Il s’agit de la deuxième visite de la délégation du DEM Parti sur l’île d’Imrali.

 

Les députés du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (DEM), Sırrı Süreyya Önder et Pervin Buldan et le maire destitué de Mardin, Ahmet Turk se sont rendus sur l’île pénitentiaire d’Imrali pour rencontrer Abdullah Öcalan plus tôt dans la journée. Les deux députés de DEM Parti s’étaient rendus à Imrali la première fois à la fin du mois de décembre 2024.

 

Arrière-plan

Le leader du peuple kurde Abdullah Öcalan, Ömer Hayri Konar, Hamili Yıldırım et Veysi Aktaş sont détenus dans des conditions d’isolement sévères dans la prison de haute sécurité de type F d’Imralı, dans la mer de Marmara.

Les autorités refusent à Abdullah Öcalan et à ses codétenus d’Imralı le droit de rencontrer leurs familles et leurs avocats, sous prétexte de « sanctions disciplinaires ». Les motifs et les numéros de dossier de ces sanctions disciplinaires ne sont pas communiqués à leurs avocats, malgré toutes les demandes et objections.

Du 27 juillet 2011 à aujourd’hui, seules 5 visites d’avocats ont été autorisées entre mai et août 2019. La dernière rencontre des avocats avec le leader kurde a eu lieu le 7 août 2019. Lors de la dernière réunion d’avocats il y a 5 ans, Öcalan avait déclaré qu’il pourrait mettre fin complètement à la guerre en une semaine face à la possibilité d’un conflit à Serekanîye et Gire Spî, affirmant que, sinon, de profondes blessures sociales seraient ouvertes et que l’économie ne pourrait pas supporter cette situation. Cependant, son appel à une solution et au dialogue est resté sans réponse. Après la rencontre avec Abdullah Öcalan il y a 5 ans, l’interdiction des visites d’avocats a commencé à être mise en œuvre.

Le 6 novembre, le juge d’exécution de Bursa a ordonné l’interdiction de visite de l’avocat d’Öcalan et de ses codétenus à İmralı pour une durée de six mois. Le leader kurde s’est vu interdire de voir son avocat pendant six mois, soit au moins 14 fois au cours des huit dernières années.

La dernière rencontre en face à face d’Öcalan avec sa famille a eu lieu le 3 mars 2020 et sa dernière conversation téléphonique le 25 mars 2021.

Après quatre ans, le leader kurde a rencontré son neveu Ömer Öcalan en personne le 23 octobre 2024. Au cours de la réunion, il a déclaré que l’isolement persistait et qu’il serait en mesure de faire passer le conflit du niveau de violence à un niveau politique et juridique si les conditions nécessaires étaient réunies.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre de discussions sur d’éventuelles négociations avec Öcalan. Le chef du MHP (Parti du mouvement nationaliste) Devlet Bahçeli a serré la main du groupe du parti DEM à l’ouverture de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) le 1er octobre, entamant des discussions sur un éventuel processus de résolution avec les Kurdes. Dans son discours lors de la réunion du groupe du parti à la mi-octobre, Bahçeli a en outre appelé Abdullah Öcalan dans la prison d’İmralı à « déclarer unilatéralement la fin du terrorisme et la liquidation de son organisation ».

Le 12 décembre, le cabinet d’avocats Asrin a déposé une nouvelle demande auprès du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) demandant « une visite urgente (ad hoc) à la prison d’İmralı face au fait que les conditions actuelles à İmralı sont restées incertaines depuis votre dernière visite le 22 septembre 2022 et se sont progressivement durcies, et que les conditions ont atteint un nouveau niveau sur une période de plus de 2 ans. »

TURQUIE. Risques de prison pour des journalistes ayant couvert le meurtre de deux journalistes kurdes

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TURQUIE – Les journalistes kurdes Nazim Daştan et Cihan Bilgin tués par un drone turc le mois dernier au Rojava ont été qualifiés de « terroristes » par des procureurs turcs qui ont poursuivi trois journalistes ayant couvert les manifestations dénonçant le meurtre de Daştan et Bilgin.

Trois journalistes accusés d’avoir fait de la « propagande terroriste » risquent jusqu’à huit ans de prison pour leur couverture des meurtres des reporters kurdes Nazim Daştan et Cihan Bilgin au Rojava lors d’une frappe de drone turc le mois dernier.

La rédactrice en chef de Gerçek Gündem, Seyhan Avşar, le rédacteur en chef de T24, Doğan Akın, et la rédactrice en chef de T24, Candan Yıldız, sont accusés de « diffusion d’informations trompeuses » et de « propagande terroriste ».

Le procureur d’Istanbul a accusé Daştan et Bilgin d’être des « membres d’organisations terroristes » « neutralisés » lors d’opérations antiterroristes. Selon les chefs d’accusation, le fait de présenter leur mort comme un meurtre commis par les forces de sécurité constitue un acte criminel.

L’article de T24, publié le 20 décembre, fait état d’une déclaration de l’Association des journalistes Dicle Fırat concernant la mort de Daştan et Bilgin. La déclaration précise que les journalistes ont été tués par une frappe aérienne sur la route entre le barrage de Tishrin et Sirin, dans le nord de la Syrie, alors qu’ils couvraient les événements dans la région.

L’article, qui ne contient aucun commentaire éditorial, cite également une condamnation du Syndicat des travailleurs de la presse de Turquie (DİSK Basın-İş), qui déclare : « Nous condamnons les attaques visant les journalistes. Les responsables de la mort de journalistes dans les zones de conflit en Palestine et en Syrie doivent être tenus responsables devant la loi. »

Dans ses publications sur les réseaux sociaux après l’incident, Avşar a exprimé sa frustration face au manque de réaction. « Depuis hier, j’ai du mal à digérer cette nouvelle. Deux de nos collègues journalistes ont perdu la vie après avoir été bombardés. Les politiques se taisent, les journalistes se taisent, les ONG se taisent », a-t-elle écrit. « Défendre les droits de quelqu’un nécessite-t-il qu’il partage nos opinions ou notre style de journalisme ? Aux yeux de qui sommes-nous des terroristes ? »

Daştan et Bilgin ont été tués le mois dernier alors qu’ils couvraient les affrontements entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes et l’Armée nationale syrienne (SNA / ANS) soutenue par la Turquie dans le nord de la Syrie.

Au cours des deux dernières années, plusieurs journalistes kurdes ont été tués par des frappes de drones turcs dans le nord de l’Irak et en Syrie, où la Turquie mène des opérations contre les groupes armés kurdes. Le gouvernement turc est resté silencieux sur la plupart de ces cas. (Bianet)

FRANCE. Les Kurdes lancent une longe marche à Lorient

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FRANCE – À Lannester, près de Lorient, des militants ont entamé une « Longue Marche » de 26 jours pour réclamer la libération du leader kurde Abdullah Öcalan et une solution à la question kurde.

La marche attire l’attention du public sur les 26 années de captivité d’Öcalan dans la prison de l’île d’İmralı, dans la mer de Marmara en Turquie.

26 personnes défileront dans 26 villes différentes en France et concluront l’action par une marche et un rassemblement à Strasbourg le 15 février, date anniversaire de la conspiration internationale qui a abouti à la capture du leader kurde au Kenya et à sa remise à la Turquie en 1999.

S’exprimant lors du communiqué de presse, la coprésidente du CDK-F (Conseil démocratique kurde de France), Şahin Polat, a noté qu’Öcalan résistait dans la prison de l’île d’İmralı depuis 26 ans, en déclarant ce qui suit :

« Aujourd’hui, nous entamons notre Longue Marche de 26 jours avec 26 camarades pour marquer la 26e année de la captivité du leader Apo [Abdullah Öcalan]. Le leader Apo a été remis à l’État turc à la suite d’une conspiration internationale. Alors que l’État turc ne joue qu’un rôle de gardien, les véritables coupables et les destinataires de la solution sont les forces conspiratrices. Elles doivent résoudre le problème non pas par des décisions symboliques ou des enquêtes, mais par des mesures pour assurer la liberté physique du leader Apo. La conspiration a été déjouée par la résistance du leader Apo, la lutte des combattants de la liberté et la résistance de notre peuple. Nous réitérons par la présente notre demande de libération du leader Apo et de résolution de la question kurde. »

Dans son discours, la coprésidente du KCDK-E (Congrès des sociétés démocratiques kurdes d’Europe), Zübeyde Zümrüt, a souligné que la libération d’Abdullah Öcalan était imminente et a déclaré : « Chers amis, cher peuple patriote, nous traversons un processus historique. Nous sommes à un moment où la lutte doit s’intensifier plus que jamais. Le peuple kurde vit la période la plus puissante de son histoire. Öcalan est le leader du peuple kurde et de tous les peuples opprimés du monde. Il est l’architecte de la révolution du Rojava. Au Rojava, une révolution menée par les femmes a eu lieu et les femmes kurdes ont vaincu les barbares de l’EI. Aujourd’hui, l’État turc met en œuvre des politiques génocidaires pour éliminer la philosophie libertaire des femmes au Rojava. Les civils, les journalistes et les personnalités culturelles kurdes sont pris pour cible. Nous appelons la communauté internationale à ne pas rester silencieuse face à l’État turc. »

Zübeyde Zümrüt a déclaré qu’avant le lancement de la longue marche, des réunions ont eu lieu avec de nombreuses institutions, organisations de la société civile, parlementaires, maires et membres des conseils municipaux. Des réunions publiques, des visites à domicile et diverses activités seront organisées tout au long de la marche, a-t-elle ajouté, invitant toutes les personnes et amis à se joindre à l’action.

Après la déclaration à la presse, la marche a démarré avec beaucoup d’enthousiasme. Elle se terminera par un rassemblement et une marche à Strasbourg le 15 février. (ANF)

ROJAVA. La Turquie tue deux civils et blesse des dizaines d’autres à Tichrine

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SYRIE / ROJAVA – Aujourd’hui, les drones de la Turquie ont commis un autre massacre au barrage de Tishrine où des milliers de civils ont monté une veillée pacifique pour empêcher la destruction du barrage. On signale deux morts et des dizaines de blessés civils.

Parmi les blessés du barrage de Tishreen, il y a quatre journalistes et Lea Bunse, une internationaliste allemande, membre de la jineoloji (en kurde: science des femmes). Elle a désiré être filmée après avoir été blessée, déclarant que le monde doit savoir comment la Turquie tue les civils innocents.

La jeune Allemande blessée à la suite des bombardements de l’occupation turque contre les manifestants au barrage de Tishreen a envoyé un message en disant : « L’État turc veut exterminer cette communauté qui lutte pour sa survie.
(…)
L’État turc nous a pris pour cible lorsque nous dansions en cercles au barrage. »

Depuis le 8 janvier, les habitants du nord-est de la Syrie organisent une veillée au barrage de Tichrine pour protéger leurs terres aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des Unités de défense des femmes (YPJ) qui font face aux attaques toujours plus nombreuses de l’armée turque et des mercenaires alliés de l’Armée nationale syrienne (ANS).

SYRIE. Les Kurdes d’Alep manifestent pour Afrin

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SYRIE – Hier, une marche a été organisée à Alep à l’occasion du 7e anniversaire de l’invasion d’Afrin et du déplacement forcé de centaines de milliers de Kurdes par la Turquie colonialiste le 20 janvier 2018.
 
Le 20 janvier, des milliers de Kurdes des quartiers de Sheikh Maqsoud (Şêxmeqsûd) et d’Ashrafiyah (Eşrefiyê) d’Alep ont manifesté à l’occasion du 7e anniversaire de l’occupation d’Afrin par la Turquie et ses mercenaires syriens.
 

Portant des photos des martyrs de la résistance d’Afrin et des branches d’olivier comme symbole de la ville, les gens ont organisé une marche de protestation scandant des slogans saluant la résistance à Afrin et au barrage de Tishrin.

Mistefa Hemo et Reyhan Elo, cadre du Mouvement des femmes Kongra Star, ont prononcé des discours.

Mistefa Hemo a salué les 58 jours de résistance d’Afrin contre les technologies les plus avancées de l’État turc occupant, et a souligné leur détermination à rentrer chez eux après 7 ans.

Reyhan Elo a déclaré qu’ils feraient tous les sacrifices nécessaires pour protéger leur pays. (ANF)

 

TURQUIE. 13 journalistes arrêté.e.s en un mois

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TURQUIE / KURDISTAN – 13 journalistes de la presse libre ont été arrêtés le mois dernier à Istanbul par un seul juge.

Les journalistes Necla Demir, Rahime Karvar, Ahmet Güneş, Welat Ekin, Vedat Örüç et Reyhan Hacıoğlu, arrêtés lors de perquisitions à domicile le 17 janvier dans le cadre de l’enquête basée à Istanbul, ont été arrêtés sur la base d’allégations d’« appartenance à une organisation [PKK] ». Il y a un mois (20 décembre), 7 journalistes avaient participé à une protestation contre le meurtre des journalistes kurdes Nazim Daştan et Cihan Bilgin alors qu’ils couvraient les attaques de la Turquie et de ses mercenaires réunis sous le nom de l’armée nationale syrienne (ANS / SNA) contre le Rojava / la Syrie du Nord et de l’Est. Ils ont été envoyés en prison le 22 décembre pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste » et « violation de la loi sur les réunions et manifestations ».

Les défenseurs de la liberté de la presse dénoncent les attaques répétées visant la presse libre par le régime turc.

 

Soirée de chants populaires kurdes à Villeurbanne

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LYON – L’association interculturelle basée à Lyon, l’Otr organise à Villeurbanne une soirée de chants populaires kurdes le samedi 1er février 2025. La soirée sera poursuivie par un repas. 

Soirée de chants populaires kurdes

« Après une période de silence L’otr retrouve les chants populaires kurdes, les chants d’un peuple délaissé, face aux oppressions, dont le pays a été démantelé par les différents états souverains du Moyen-Orient depuis des siècles. Au micro, c’est le peuple lui-même. Des hommes et des femmes qui ont dû quitter leur pays mais qui le retrouvent dans la musique. Le 1er février 2025 soyons ensemble pour chanter, danser les chants d’un peuple », écrit l’Otr sur sa page Facebook en guise d’invitation à la soirée musicale du 1er février 2025.

 

affiche de la soirée de chants populaires kurdes
Entrée à prix libre
Ouverture des portes à 18h
Concerts à 19h

 

Contact: ass.lotre@gmail.com (Tuna Altınel)

Adresse:
Toï Toï le Zinc
17 Rue Marcel Dutartre
69100 VILLEURBANNE