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ROJAVA. Ciblé par la Turquie, le barrage de Tishreen menace de céder

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SYRIE / ROJAVA – Alors que l’occupation turque continue ses attaques aériennes contre le barrage de Tishreen, une responsable kurde du barrage a tiré la sonnette d’alarme sur une catastrophe imminente et exigé une action immédiate contre son effondrement qui menace la vie des centaines de milliers de personnes. Ce danger résulte des coupures d’électricité potentielles, de la pénurie d’eau potable et du risque d’inondation des villes situées sur les rives de l’Euphrate en cas d’effondrement partiel ou total du barrage.

Un barrage vital pour des centaines de milliers de personnes

Depuis le 8 décembre 2024, les forces turques et leurs mercenaires attaquent sans relâche le barrage de Tishreen, dans les régions autonomes du nord et de l’est de la Syrie. Utilisant à la fois des avions de guerre et des drones, ces attaques visent à prendre le contrôle de la région et à détruire délibérément des infrastructures essentielles qui fournissent des services essentiels à plus de cinq millions d’habitants.

Le barrage hydroélectrique de Tishreen est une pierre angulaire de l’infrastructure de la région, fournissant de l’électricité, de l’eau potable et des ressources d’irrigation à une population importante. Cependant, les attaques en cours ont gravement compromis son intégrité structurelle et sa capacité opérationnelle. Le barrage a subi des dommages importants, tant à son infrastructure de base qu’à ses équipements opérationnels, créant un risque imminent d’effondrement.

Construit entre 1991 et 1999, le barrage de Tishrin est l’un des projets d’infrastructure les plus importants de Syrie et le deuxième plus grand barrage du pays après celui de l’Euphrate. Son réservoir contient environ 1,9 milliard de mètres cubes d’eau, servant de principale source d’eau potable et d’irrigation dans les zones environnantes.

Les six turbines du barrage ont une capacité combinée de production de 642 mégawatts d’électricité, ce qui joue un rôle crucial dans l’alimentation des réseaux électriques locaux et nationaux. Une fermeture totale du barrage priverait des millions de personnes de l’accès à l’électricité et à l’eau, aggravant les souffrances de la population syrienne.

Les attaques continues de l’armée turque au cours des 50 derniers jours ont infligé des dommages graves et multiformes au barrage de Tichrine, menaçant directement sa stabilité et sa fonctionnalité.

Dommages techniques et structurels

Systèmes électriques et turbines : Le barrage a cessé de produire de l’électricité en raison de la destruction des systèmes électriques, entraînant l’arrêt complet de ses six turbines.

Pompes à eau et inondations : les attaques ont mis hors service les pompes de drainage des infiltrations, ce qui a provoqué des inondations autour des supports des turbines, des équipements électriques et des passages inférieurs. Ces inondations ont rendu impossibles la maintenance et l’exploitation.

Vibrations et fuites structurelles : Les bombardements continus avec des avions de guerre, des drones et de l’artillerie ont provoqué des vibrations importantes, augmentant les fuites dans le corps du barrage et exerçant une pression excessive sur sa structure centrale.

Isolation électrique : La destruction des parcs de transformateurs, qui relient le barrage aux réseaux électriques nationaux, l’a complètement isolé du réseau.

Risques environnementaux : Les réservoirs de pétrole situés au sommet du barrage risquent désormais de s’enflammer en raison des attaques, ce qui pourrait déclencher une catastrophe environnementale qui aggraverait la crise humanitaire.

Un appel à une action immédiate

Les dégâts de plus en plus importants causés au barrage de Tishreen exigent une intervention internationale urgente pour mettre un terme à ces violations et empêcher une catastrophe humanitaire et environnementale imminente. L’effondrement du barrage aurait non seulement des conséquences dévastatrices pour les populations locales, mais aurait également des conséquences de grande ampleur pour la stabilité de toute la région.

Impacts humanitaires et de services

Les dégâts causés par les attaques ne se limitent pas aux aspects techniques et structurels : les répercussions humanitaires sont tout aussi dévastatrices. La suspension des opérations du barrage de Tishreen a entraîné de graves perturbations de la vie quotidienne :

Coupure d’électricité : Plus de 400 000 habitants des zones situées autour du barrage, notamment Kobanê, Manbij et Sirrin, se sont retrouvés sans électricité. Les réseaux électriques qui alimentaient autrefois ces villes sont désormais hors service.

Interruptions de l’approvisionnement en eau : La mise hors service du barrage a également paralysé les réseaux d’eau potable et d’irrigation. Le barrage alimentait auparavant en eau des stations clés de Khafsa, Babiri et Maskana, qui à leur tour desservaient Alep, Manbij, Kobanê, Sirrin, Jarniya et de vastes zones agricoles. Cette interruption menace la sécurité alimentaire des populations qui dépendent fortement du barrage pour l’irrigation agricole.

Dommages environnementaux

D’un point de vue environnemental, la suspension des opérations a entraîné une montée des eaux dans le réservoir du barrage. Sans pompes fonctionnelles pour gérer le débit d’eau, le risque d’effondrement du barrage a considérablement augmenté. Un effondrement provoquerait des inondations catastrophiques, submergeant des villages et des villes entières sur les deux rives de l’Euphrate. Les eaux de crue qui en résulteraient pourraient également s’étendre jusqu’en Irak, aggravant encore la crise en raison d’un débit d’eau rapide et incontrôlé.

Mesures d’atténuation d’urgence

Malgré les risques graves et les défis posés par les attaques turques en cours, l’administration du barrage, en collaboration avec les organisations internationales, a pris plusieurs mesures d’urgence pour atténuer les dommages et préserver la fonctionnalité opérationnelle minimale.

Mesures d’urgence clés

1. Acquisition de matériel d’urgence :

Des pompes submersibles ont été déployées pour extraire l’eau qui s’est échappée des tunnels inférieurs, permettant ainsi la restauration partielle des systèmes clés.

2. Alimentation électrique alternative :

Un générateur de secours, fourni en coordination avec des organisations comme l’UNICEF et la Croix-Rouge internationale, a été installé pour assurer le fonctionnement minimal des équipements critiques.

3. Réparations électriques temporaires :

Les équipes de maintenance ont effectué des réparations temporaires sur les lignes électriques reliant le barrage de Tishreen au barrage de l’Euphrate, assurant ainsi une alimentation électrique limitée.

4. Réactivation de la turbine :

Malgré des dégâts importants, les techniciens ont réussi à redémarrer une turbine pour fournir

Mesures essentielles pour restaurer le barrage de Tishreen

Le rétablissement de la pleine capacité opérationnelle du barrage de Tishreen et la garantie de sa durabilité à long terme nécessitent la mise en œuvre immédiate d’actions cruciales, conditionnées à l’arrêt des attaques de l’occupation turque et à la garantie de la sécurité des équipes techniques.

Entretien et réparations urgents

1. Restauration des équipements électriques et mécaniques :

Les systèmes électriques et mécaniques gorgés d’eau nécessitent un séchage complet et des réparations minutieuses pour reprendre leur fonctionnalité.

Les parcs de transformateurs et les réseaux électriques endommagés doivent être réparés et reconnectés au réseau national. Environ 25 tonnes d’huile pour turbines sont nécessaires pour redémarrer les unités restantes.

2. Renforts structurels :

Une inspection structurelle approfondie du barrage est nécessaire pour identifier et réparer les fissures ou autres dommages, garantissant ainsi la stabilité à long terme.

3. Acquisition d’équipements d’urgence :

Des pompes de grande capacité sont nécessaires pour évacuer l’eau accumulée dans les structures internes du barrage.

Des pompes submersibles avancées doivent être déployées pour répondre efficacement et rapidement aux fuites croissantes et des équipements électriques et mécaniques supplémentaires sont essentiels pour restaurer complètement les systèmes du barrage.

Assurer la sécurité et le renforcement des capacités

Garanties de sécurité pour les équipes techniques :

L’arrêt immédiat des attaques turques est essentiel pour garantir l’entrée et le fonctionnement en toute sécurité des équipes d’ingénierie et techniques sur le site.

Soutien et formation à l’international :

Une aide mondiale est nécessaire pour former du personnel supplémentaire et le doter des ressources nécessaires à l’entretien du barrage.

Appel urgent à la communauté internationale

L’administration du barrage de Tishreen a lancé un appel urgent à une intervention internationale pour mettre un terme aux attaques de l’occupation turque et de ses mercenaires, qui mettent en danger le barrage et la sécurité des populations environnantes.

L’administration a souligné la nécessité d’un soutien immédiat pour : fournir l’équipement technique essentiel aux réparations ; garantir un accès sûr aux équipes d’ingénieurs pour effectuer les travaux critiques. L’administration a averti que l’effondrement du barrage entraînerait une catastrophe humanitaire et environnementale sans précédent. Les répercussions s’étendraient bien au-delà des environs immédiats, affectant de vastes régions de la Syrie.

La restauration et la sauvegarde du barrage constituent une responsabilité humanitaire partagée qui exige une action rapide et décisive pour éviter une catastrophe irréversible. (ANHA) 

L'administration du barrage de Tishreen tire la sonnette d'alarme sur une catastrophe imminente et exige une action immédiate
L'administration du barrage de Tishreen tire la sonnette d'alarme sur une catastrophe imminente et exige une action immédiate
L'administration du barrage de Tishreen tire la sonnette d'alarme sur une catastrophe imminente et exige une action immédiate
L'administration du barrage de Tishreen tire la sonnette d'alarme sur une catastrophe imminente et exige une action immédiate
L'administration du barrage de Tishreen tire la sonnette d'alarme sur une catastrophe imminente et exige une action immédiate
L'administration du barrage de Tishreen tire la sonnette d'alarme sur une catastrophe imminente et exige une action immédiate

Danielle SIMMONET réclame « l’arrêt de l’ingérence turque en Syrie »

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PARIS – Une délégation d’élu.e.s Nouveau Front Populaire (NFP) de retour de sa visite du Rojava appelle à « l’arrêt de l’ingérence turque en Syrie », notamment, dans les régions contrôlées par les forces arabo-kurdes.

Voici le communiqué de la délégation du NFP:

Danielle SIMMONET a constitué une délégation d’élus et représentants des partis du NFP qui s’est rendue au Nord Est de la Syrie à l’occasion des 10 ans de la libération de la ville de Kobanê.

 

« Nous avons été reçus par de nombreux dirigeants dont le Général Mazloum Abdi, commandant en chef des FDS (Forces Démocratiques Syriennes), Ilham Ehmed, cheffe des affaires étrangères de l’AANES, les co-présidents de l’AANES, Rohlat Afrin la commandante des YPJ (unité de protection des femmes), ainsi que des responsables des YPG (unité de protection du peuple), les co-maires de Kobane, des représentantes de l’association des femmes Zenobiya, ainsi que différentes ONG.

En 2015, toute la communauté internationale saluait le courage des forces YPG, YPJ et ses alliés qui ont combattu victorieusement Daesh, pour la liberté et les droits des femmes dans la région comme dans le monde entier. Aujourd’hui nous voulons briser le silence assourdissant de cette même communauté internationale, alors que des milices islamistes payées par la Turquie attaquent le barrage de Tichrine et le pont de Qara Qozaq, en commettant les mêmes exactions et crimes que Daesh hier, au service d’une idéologie obscurantiste analogue. Ce ne sont pas seulement les FDS (Forces démocratiques syriennes), les YPG et YPJ qui défendent cette position militairement stratégique et essentielle pour l’accès à l’électricité et l’eau dans toute la région, mais les populations elles-mêmes au prix de leur vie.

Nous interpellons le Président de la République, Emmanuel Macron, le gouvernement, le Parlement français et l’Union européenne afin qu’ils interviennent urgemment auprès de la Turquie d’Erdogan comme auprès d’Israël qui attaque dans le Golan, pour que cessent ces offensives contraires au droit international remettant en cause les frontières souveraines de la Syrie. L’OTAN ou la coalition internationale doivent installer une no fly-zone dans le nord et nord est de la Syrie pour protéger les populations, exiger un cessez-le-feu et un embargo sur les armes.

Dans le même temps, le nouveau gouvernement syrien demande aux groupes armés de Syrie, y compris aux YPG, YPJ et FDS, de rendre les armes pour intégrer une seule armée dans une Syrie unifiée alors même qu’ils font face aux attaques. Nous apprenons que les services secrets turcs sont invités et très présents dans les discussions du nouveau gouvernement de Syrie. Les déclarations du nouveau gouvernement syrien qui considère que les femmes n’ont pas à faire partie de l’armée mais doivent rester à la maison font craindre à de terribles reculs pour les droits des femmes conquis par l’AANES au Rojava.

Nous interpellons le Président de la République, Emmanuel Macron, le gouvernement, le Parlement français et l’Union européenne afin qu’ils soutiennent, sans ingérence, les revendications de l’AANES pour une Syrie unifiée indépendante de la Turquie, décentralisée qui respecte une autonomie pour chaque région et notamment leur région du nord est de la Syrie.  Son contrat social, basé sur le vivre ensemble et la participation démocratique de toutes les communautés (kurdes, arabes, syriaques), l’égalité entre hommes et femmes et leur implication dans toutes les sphères de la société et de l’armée est une chance pour toute la Syrie pour un processus constituant à construire.

Après avoir visité le camp d’Al Hol incluant le camp des prisonniers étrangers de Daesh et d’autres camps de réfugiés, nous réaffirmons l’urgence d’un processus de paix dans la région qui passe par une solution politique négociée avec l’Aanes pour que cessent les déplacements subis de populations. Un tribunal pénal international doit être instauré pour juger tous les djihadistes de Daesh et aussi ceux de toutes les milices financées par l’Etat turc. À défaut, le rapatriement des ressortissants français doit être organisé. Par ailleurs les enfants français doivent être rapatriés et pris en charge par la France, conformément aux conventions internationales dont elle est signataire.

Il serait irresponsable de laisser le camp d’Al Hol, véritable bombe à retardement, et ses 39 000 réfugiés dont 24000 enfants en provenance des anciennes zones dirigées et radicalisées par Daesh sous la responsabilité de la Turquie ou du nouveau gouvernement de Syrie.

Il faut autoriser les populations déplacées  d’Afrin, de Tal Abyad et de Serekeniye en 2018, octobre 2019 et décembre 2024 par l’occupation turque à récupérer leurs maisons dans une nouvelle Syrie.

Notre délégation réaffirme que les prisonniers politiques et en premier lieu Abdulah Ocalan doivent être libérés et le PKK doit être sorti de la liste des organisations terroristes de l’UE ».

Les députés

Danielle Simonnet (groupe écologiste et social, co-fondatrice de l’APRES),

Thomas Portes (groupe La France Insoumise et co président du groupe d’études kurdes de l’Assemblée nationale)

Les conseillers de Paris

Geneviève Garrigos (Parti Socialiste)

Jérôme Gleizes (Écologistes)

La conseillère départementale

Lamya Kirouani (Parti communiste)

Et Dylan Boutiflat (secrétaire national du PS aux relations internationales).

SYRIE. Des groupes islamistes massacrent des Alaouites à Hama

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SYRIE – Ce matin, des groupes armés ont attaqué le village alaouite d’El Enzê, situé au nord de la ville syrienne de Hama. Lors de l’attaque menée par des groupes qui seraient affiliés à Hayat Tahrir al-Sham (HTC / HTS), 5 civils, dont une personne âgée et un enfant de 12 ans, ont été tués, d’autres ont été blessés.

Hier, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH ou SOHR), de graves crimes et d’exécutions sommaires commis par les groupes islamistes ont coûté la vie à 35 personnes au cours de 3 derniers jours (entre vendredi et dimanche).

L’OSDH a ​​souligné l’augmentation des actes de violence dans des zones comme Homs, Hama, Lattaquié et la campagne de Damas, où des groupes armés locaux ont exploité la direction de l’Administration des opérations militaires pour commettre des crimes atroces, notamment des exécutions sur le terrain, des mutilations de cadavres et des arrestations aléatoires.

Malheureusement, avec la prise de Damas par les groupes islamistes, on assiste aux massacres des minorités religieuses/ethniques (Alaouites, chrétiens, kurdes, druzes…) de la Syrie, mais la communauté internationale semble préférer les islamistes au boucher al-Assad…

KURDISTAN. Un drone turc a frappé une voiture à Rania et tué 4 civils

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IRAK / KURDISTAN – La Turquie colonialiste fait pleuvoir la mort sur les régions kurdes d’Irak et de Syrie en toute illégalité mais la communauté internationale préfère fermer les yeux sur le génocide kurde.

La journaliste de KANAL8, Daliya Cemal, a rapporté que vers 16 heures de l’après-midi, un drone turc a attaqué une voiture dans le village de Gircan, appartenant à Raniya, et qu’il y a eu des victimes.

Le porte-parole du département de police du Département des enquêtes criminelles a annoncé que quatre personnes avaient été tuées et une autre blessées à la suite de l’attaque terroriste menée par la Turquie.

« L’État turc tente de contrôler le processus de dialogue à travers des attaques contre le Rojava »

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TURQUIE – La professeure Neşe Özgen a déclaré que le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, tente de contrôler le processus des pourparlers avec la partie kurde par des attaques continues, celles ciblant notamment le Rojava, mais qu’il manque de pouvoir de négociation en raison de sa position affaiblie.

La professeure Neşe Özgen, membre du Forum européen pour la liberté et la paix et académicienne spécialiste de la paix, a déclaré à l’ANF que la Turquie, gouvernée par la corruption, l’exploitation et le pillage, a été impliquée dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Elle a souligné que les Kurdes sont un acteur important dans la région et détermineront leur propre destin, et a ajouté que malgré toute l’oppression et les attaques de l’État turc, celui-ci n’a pas réussi à atteindre ses objectifs.

Özgen a qualifié cela de « déception » pour l’État turc et a ajouté : « Ils augmentent l’oppression et la violence, mais ce qui arrive ne peut pas être arrêté. »

Les développements récents sont le signe d’un changement de régime

Selon la professeure Neşe Özgen, les changements attendus à partir du deuxième quart du XXIe siècle pourraient différer de ceux des périodes précédentes. Elle a fait valoir que la Troisième Guerre mondiale n’est pas seulement le résultat de luttes pour les corridors énergétiques ou de la stagnation du système capitaliste, mais qu’elle témoigne également d’un changement idéologique. En posant des questions cruciales telles que « Quelle sera l’idéologie de cette nouvelle situation ? Si nous menons une guerre, pour quoi nous battons-nous et qu’en sortira-t-elle ? », la professeure Özgen a souligné la nécessité d’envisager une vie fondée sur l’égalité des peuples et une démocratie qui place au centre la justice des femmes, en évitant les erreurs du passé. Elle a ajouté qu’elle restait optimiste quant à la réalisation de cette vision.

En se référant à l’observation du professeur Ilhan Uzgel selon laquelle « chaque fois qu’il y a un transfert de capitaux, chaque fois que le capital au sein du système capitaliste et l’État commence à se différencier, un changement de régime s’ensuit inévitablement en Turquie, y compris des coups d’État », Özgen a acquiescé, déclarant : « Je crois que nous sommes maintenant au bord d’un tel changement de régime. » 

La Turquie est impliquée dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité

La professeure Özgen a déclaré : « Sous la direction d’Erdoğan, un capitalisme axé sur le profit s’est établi en Turquie, animé par un réseau d’intérêts qui a dominé le système étatique. » Elle a noté que la Turquie, gouvernée par la corruption, l’exploitation et le pillage, s’est impliquée dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité au cours de ce processus. Attirant l’attention sur le fait que tous ces crimes pourraient être réexaminés en période de changement, la professeure Özgen a fait valoir qu’Erdoğan est devenu trop faible pour gouverner la Turquie dans les circonstances actuelles. En ce qui concerne l’industrie de l’armement, la professeure Özgen a déclaré que les progrès proclamés dans la propagande ne reflètent pas la réalité. Elle a souligné que malgré des dépenses financières importantes, certaines armes produites ne sont pas capables d’influencer les stratégies de guerre internationales.

Le rôle des Kurdes en tant qu’acteur fort dans la région

La professeure Neşe Özgen a souligné que le peuple kurde et les forces pro-démocratiques ont considérablement affaibli Erdoğan grâce à leur puissante résistance, ajoutant que les espoirs reposent sur la force de cette résistance. Elle a souligné que les Kurdes sont un acteur puissant dans la région et qu’ils détermineront leur propre destin.

En évoquant les discussions et les processus en Turquie, la professeure Neşe Özgen a déclaré : « Ce que nous faisons est important. Toutes les forces pro-démocratie doivent de toute urgence présenter leurs propres programmes. Il y a vraiment de l’espoir, même si aucun progrès n’a encore été réalisé au niveau des solutions. En tant que forces démocratiques, nous devons avancer en fonction des opportunités actuelles. Par exemple, le résultat de ce processus pourrait être la cessation de l’utilisation des armes contre la Turquie. Cela pourrait créer une atmosphère qui apaiserait la position des Kurdes dans la région et favoriserait le développement de la démocratie en Turquie. La réalisation de tout cela dépend de la capacité de nous, forces démocratiques, femmes, Kurdes et toutes les structures en Turquie et dans la région à agir ensemble. »

Les attaques de l’État turc sont une tentative de contrôler le processus

Commentant les attaques en cours dans le cadre des discussions sur le processus, Neşe Özgen a déclaré : « Au cours des processus de dialogue, il y a eu des attaques à la fois contre les forces de guérilla et contre la population. Ces attaques n’ont pas ralenti, mais Erdoğan est faible. Il essaie de déterminer comment son régime va s’effondrer. Il ne veut pas être jugé. Ils ne peuvent pas contrôler totalement ce qui émergera à la fin de ce processus. Ces attaques visent à essayer de contrôler le processus. Pour le moment, le camp d’Erdoğan n’a pas le pouvoir de négocier. Ils sont acculés. »

Le Rojava est une source d’espoir pour nous tous

Soulignant qu’une résolution pacifique apporterait un soulagement à la fois à la Turquie et à la région, la professeure Neşe Özgen a déclaré : « Le Rojava, avec son modèle et sa structure, est une nouvelle source d’espoir pour nous tous. Au 21e siècle, aucune autre structure n’a développé un tel nouveau modèle de liberté pour l’humanité. Nous devons y prêter une attention particulière. Toutes nos réalisations sont les réalisations des peuples du monde. Nous nous trouvons à un carrefour critique où nous devons décider quel type de démocratie nous voulons développer au Moyen-Orient et ce à quoi nous aspirons. J’espère que nous prendrons des décisions qui mèneront à la paix, à la démocratie et à la liberté. En tant que forces de la démocratie et de la paix, il est temps pour nous d’assumer notre rôle. » (ANF)

TURQUIE. Libération conditionnelle d’une otage kurde

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TURQUIE / KURDISTAN – Hanife Arslan, une prisonnière kurde de 82 ans souffrant de graves problèmes de santé, a été remise en liberté surveillée. Arslan a été emprisonnée en 2021 après que sa peine pour « appartenance à une organisation terroriste » a été confirmée.

 

À sa libération, le 25 janvier, Arslan s’est brièvement exprimée devant un rassemblement à l’extérieur de la prison. Se présentant comme une « mère de la paix », en référence à un groupe de femmes proche du mouvement politique kurde, elle a exprimé l’espoir de voir la fin des souffrances des familles dont un proche est derrière les barreaux.

« Les mères ne doivent plus pleurer. Que les portes de la prison s’ouvrent et que tous nos amis soient libérés. Ils sont tous injustement emprisonnés. Ceux qui étaient avec moi en détention étaient très jeunes. L’aîné n’avait que 30 ans. Je veux qu’ils soient tous libérés », a déclaré Arslan. 

Arslan a été arrêté en 2021 après qu’une peine de six ans et trois mois pour « appartenance à une organisation terroriste [PKK] » a été confirmée.

Sa fille, İran Çaba, a déclaré à l’agence : « Notre mère a été traitée comme une criminelle pendant des années, alors qu’elle était innocente. Elle a passé le temps qu’elle aurait dû passer avec ses enfants et ses petits-enfants en prison. Bien sûr, cela nous attriste profondément, mais malgré tout, nous continuons à dire « paix ». »

Conditions de détention

La détérioration de la santé d’Arslan a été constamment soulignée par l’Association des droits de l’homme (İHD) lors de ses « Sit-in » réguliers organisés pour attirer l’attention sur les prisonniers malades.

Selon l’İHD, Arslan souffre d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’ulcères d’estomac, de diabète, de maladies cardiaques et d’hypertension artérielle. Elle souffre également de douleurs articulaires intenses dues à un manque de liquide et a des difficultés à respirer en raison de lésions pulmonaires causées par le Covid-19.

Arslan a besoin d’aide « même pour les soins personnels de base », a déclaré un membre du comité des prisons de l’İHD à Istanbul, lors du 642e sit-in du groupe.

Les conditions de détention des prisonniers malades, notamment des prisonniers politiques, sont depuis longtemps un sujet de discorde en Turquie. Selon les derniers chiffres de l’İHD datant d’avril 2022, plus de 1 500 prisonniers malades étaient détenus dans tout le pays.(Bianet)

Lêgerîn Magazine organise plusieurs conférences sur le confédéralisme démocratique

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BELGIQUE – Plusieurs conférences sur le confédéralisme démocratique seront organisées par Lêgerîn Magazine en Belgique et aux Pays-Bas.

Lêgerîn est un magazine de jeunesse internationaliste et kurde publié en plusieurs langues.

Le magazine organisera plusieurs conférences avec des partenaires de solidarité locaux sur le confédéralisme démocratique, la base idéologique du Rojava et le mouvement kurde.

Dates et lieux des conférences sur le confédéralisme démocratique organisées par Lêgerîn Magazine
BELGIQUE
 
27 janvier
Gand, 19h
Rue de Courtrai 192
 
28 Janvier
Bruxelles, 18h
70b rue de Danemark (DK)
 
PAYS-BAS
 
30 janvier
Amsterdam, à 18h30
Plantage Doklaan 8
 
Premier février
La Haye
Adresse pas encore communiquée 
 
2 Février
Nimègue, à 18h
Rue Van Broekhuysen 46

KURDISTAN. Les Kurdes exigent un « statut pour le Rojava et la liberté pour les peuples »

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TURQUIE / KURDISTAN – Des centaines de partis politiques et d’organisations de la société civile ont lancé une campagne de signatures intitulée « Statut pour le Rojava, liberté pour les peuples », appelant à la reconnaissance du statut de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie.

Hier, 419 partis politiques, organisations de la société civile et organisations de masse démocratiques se sont réunis pour publier une déclaration commune à l’Association des journalistes du Sud-Est (GGC) dans la ville kurde de Diyarbakir (Amed).

La déclaration appelant à la reconnaissance du statut du Rojava est en cours de collecte de signatures. Keskin Bayındır, coprésident du Parti des régions démocratiques (DBP), ainsi que des représentants des partis signataires et des organisations de masse ont participé à l’événement.

La déclaration, lue en kurde et en turc, stipule : « Au Moyen-Orient, une mosaïque de langues, de religions et de cultures, le chaos continue de s’aggraver. Les frontières tracées par les dirigeants après la Première Guerre mondiale, sans tenir compte des réalités politiques, sociales et culturelles de la région, n’ont pas résolu les problèmes existants ; au contraire, elles en ont ajouté de nouveaux à la liste des problèmes. Le statu quo établi au cours du siècle dernier a conduit à des conflits et des crises qui s’amplifient de jour en jour au Moyen-Orient. Le siècle dernier nous a montré qu’aucune équation déconnectée de la réalité de notre géographie n’a le potentiel de réussir. Les équations imposées n’ont rien apporté aux peuples de la région, si ce n’est la guerre et la mort. 

La quête de liberté des peuples a été, tout au long de l’histoire, sapée en la transformant en terrain de guerres ethniques, religieuses et sectaires. Les tentatives d’instaurer des systèmes autoritaires, exclusifs et antidémocratiques n’ont fait qu’amplifier et approfondir les problèmes existants. Aujourd’hui, une fois de plus, nous assistons à un processus historique dans lequel les régimes despotiques du Moyen-Orient s’effondrent les uns après les autres. 

La solution à la crise au Moyen-Orient réside dans l’instauration d’un système où les peuples, les croyances, les cultures et tous les groupes marginalisés peuvent s’exprimer librement. Les événements au Moyen-Orient, et particulièrement en Syrie, ont une fois de plus démontré que les projets visant à créer une nation singulière en niant la diversité n’ont aucune chance de survie. La seule solution viable pour la Syrie est de garantir à tous les peuples le droit de se gouverner eux-mêmes dans les régions qu’ils habitent. Au cours de la dernière décennie, le modèle de gouvernance construit au Rojava, dont les femmes sont les pionnières, a fourni une base de paix et de stabilité aux peuples de la région. La Turquie, qui n’a pas réussi à résoudre sa propre question kurde pendant un siècle, cherche maintenant à démanteler le modèle de gouvernance démocratique établi au Rojava. Ces politiques se sont avérées inefficaces pour résoudre la question kurde, que ce soit en Turquie, en Syrie ou ailleurs. Au contraire, elles ont internationalisé la question kurde, en exacerbant sa complexité.

Les peuples de Syrie vont obtenir un statut grâce à l’administration autonome

En tant que partis politiques, organisations de la société civile et institutions démocratiques soussignés, nous suivons de près l’évolution de la situation en Syrie et au Rojava.

Nous rappelons au public le préambule du Contrat social du Rojava :
Pour l’instauration de la justice, de la liberté et de la démocratie dans une société égalitaire et écologique, exempte de toute discrimination fondée sur la religion, la langue, la race, la croyance, la secte ou le sexe. Pour réaliser des valeurs pluralistes, uniques et partagées de vie communautaire à travers la structure politique et morale des composantes de la société démocratique. Pour le respect des droits des femmes et l’institutionnalisation des droits des femmes et des enfants. Pour la défense, l’autodéfense et la liberté de croyance et le respect de toutes les croyances. Nous, les peuples des régions autonomes démocratiques, Kurdes, Arabes, Syriaques (Assyriens et Araméens), Turkmènes et Tchétchènes acceptons ce contrat.

Notre appel est le suivant : les peuples de la région ne peuvent plus tolérer une vie sans statut. En particulier, la résolution démocratique de la question kurde apportera également la paix au Moyen-Orient. Dans ce contexte, nous appelons toutes les parties concernées à reconnaître l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie et à soutenir l’établissement d’un modèle de gouvernance démocratique en Syrie qui protège les droits de tous ses peuples. »

Signataires

Les organisations et partis signataires sont:

Parti de l’égalité et de la démocratie des peuples (DEM), Parti des régions démocratiques (DBP), Parti communiste du Kurdistan (KKP), Parti de l’homme et de la liberté (PÎa), Parti Azadi, Association révolutionnaire démocratique kurde (DDKD), Association Cheikh Said, Assemblée des jeunes du Congrès démocratique des peuples (Assemblée des jeunes HDK), Journal Jineps, Plateforme de solidarité socialiste (SODAP), Parti socialiste des opprimés (ESP), Fondation pour la recherche scientifique, éducative, esthétique, culturelle et artistique (BEKSAV), Parti de la gauche verte, Association culturelle alévie Hubyar Sultan, Association d’amitié et de culture, Parti socialiste (SOLDEP), Partizan, Parti du travail (EMEP), Fédération des assemblées socialistes (SMF), Parti révolutionnaire, Confédération des associations de l’Est et du Sud-Est, Plateforme des associations de l’Est et du Sud-Est, Confédération de Bitlis, Confédération d’Ağrı, Fédération des associations d’Amed (Amedfed), Fédération des associations d’Elih Batman, Fédération des associations de Mardin (Marfed), Muş Fédération des associations (Muşderfed), Fédération des associations de Şirvan, Fédération des associations de Karakoçan d’Elazığ (Kardef), Fédération culturelle de toute l’Ağrı, Fédération des associations d’Iğdır, Fédération des associations de Patnos (Padef), Plateforme des associations démocratiques de Van, Association Silvan, Association des jeunes entrepreneurs d’Ağrı, Association Patnos d’Istanbul (İspat), Association Bismil, Association Muş Bulanık Gündüzü, Association culturelle Patnos d’Istanbul, Association Van Çatak, Association culturelle Kayy-Der, Fédération des associations de Van, Initiative des 78, Coopérative de reconstruction de la vie, Associations démocratiques alévies (DAD), Fédération des alévis bektaşi, Association culturelle Pir Sultan Abdal, Mouvement des femmes libres (Tevgera Jinen Azad – TJA), Association des femmes Rosa, Plateforme des femmes de Dicle Amed, Association des femmes Mimoza, Association du temps des femmes, Association des femmes Star, Plateforme d’unité des femmes kurdes, Initiative des mères de la paix d’Amed, Initiative des mères de la paix de Van, Initiative des mères de la paix d’Erdiş, Initiative des mères de la paix de Tetwan, Initiative des mères de la paix de Şırnak, Initiative des mères de la paix de Cizre, Initiative des mères de la paix de Silopi, Initiative des mères de la paix de Hezak, Initiative des mères de la paix de Midyat, Initiative des mères de la paix de Nusaybin, Initiative des mères de la paix de Kızıltepe, Initiative des mères de la paix d’Urfa, Initiative des mères de la paix de Viranşehir, Initiative des mères de la paix de Batman, Initiative des mères de la paix de Siirt, Initiative des mères de la paix de Hakkari, Initiative des mères de la paix de Başkale, Initiative des mères de la paix de Suruç, Initiative des mères de la paix de Turgutlu, Initiative des mères de la paix de Manisa, Initiative des mères de la paix d’Istanbul, Initiative des mères de la paix d’Izmir, Initiative des mères de la paix d’Adana, Initiative des mères de la paix de Mersin, Initiative des mères de la paix de Didim, Initiative des mères de la paix de Kuşadası, Initiative des mères de la paix de Salihli, Initiative des mères de la paix d’Ortaklar, Coopérative de femmes Amed Seed, Coopérative de femmes Bozova Mesopotamia, Coopérative de femmes Suruç Kibele, Coopérative de femmes Van Evin, Association des avocats pour la liberté (ÖHD),Association des écrivains kurdes, PENa Kurd, Union des éditeurs kurdes, Association de recherche sur la culture orale, l’histoire et la littérature, Association des femmes journalistes de Mésopotamie, Association des journalistes de Dicle Fırat, Association de l’Académie du cinéma du Moyen-Orient, Association culturelle d’Amed Dicle, Association culturelle et artistique de Mésopotamie, Association culturelle et artistique de Nusaybin Rengin, Mersin Sanatolia, Centre culturel et artistique de l’ombre d’Istanbul, Collectif musical Hevra d’Istanbul, Centre culturel et artistique JIN ART Mala d’Izmir, Association artistique d’Aryen, Scène Şanowan, Centre culturel Bahar, Ma Music, Groupe de performance Şaneşin, Groupe de performance Şermola, Mordem Arts, Théâtre Araf, Théâtre municipal d’Amed (Şanoya Bajêr a Amedê), Association de solidarité du berceau de la civilisation pour les familles qui ont perdu leurs proches (MEBYA-DER), Association de solidarité des familles des terres anciennes de Riha (KAD-DER), Association de solidarité des familles de Mersin Çukurova (ÇUKAY-DER), Association de solidarité des familles méditerranéennes d’Adana (AKAY-DER), Association de solidarité des familles anatoliennes d’Izmir (ANYAKAY-DER), Association de solidarité des familles anatoliennes d’Istanbul (ANYAKAY-DER), Association de solidarité du berceau de la civilisation Êlih (MEBYA-DER), Mêrdîn MEBYA-DER, Şirnêx MEBYA-DER, Wan MEBYA-DER, TUHAD-FED (Association de Solidarité avec les Familles de Détenus), Amed TUHAY-DER (Association de Solidarité avec les Familles de Détenus), Wan TUHAY-DER, Aegean TUHAY-DER, Çukurova TUHAY-DER, Marmara TUHAY-DER, Antalya TUHAY-DER, Êlih TUHAY-DER Representation, Sêrt TUHAY-DER Représentation, Représentation Mêrdîn TUHAY-DER, Mûş Représentation TUHAY-DER, Agirî Représentation TUHAY-DER, Ankara Représentation TUHAY-DER, Haber-Sen Branche Çewlîg, SES (Syndicat des travailleurs de la santé et des services sociaux) Branche Çewlîg, Eğitim-Sen (Syndicat des travailleurs de l’éducation) Branche Çewlîg, Tarım Orkam-Sen (Syndicat des travailleurs de l’agriculture, de la forêt et de l’élevage) Branche de Çewlîg, BES (Syndicat des travailleurs du bureau), Branche de Çewlîg, TMMOB (Union des chambres d’ingénieurs et d’architectes turcs) Branche de Çewlîg, Plateforme d’écologie de Şirnêx, Association d’écologie de Wan, Initiative d’écologie de Riha, Association des érudits d’Amed, Association de solidarité et de coopération des érudits religieux d’Izmir, Association de Wan pour la recherche en sciences religieuses (DAD), Association de solidarité et de coopération des érudits religieux de Mûş, Religieux Yüksekova Association de solidarité et de coopération des universitaires, Association de recherche sur la religion et la foi de Mersin, Siège des associations démocratiques alévis, Branche DAD Adana, Branche DAD Sêmsûr, Branche DAD Mersin, Branche DAD Ankara, Branche DAD Gebze, Branche DAD Istanbul, Branche FETAT-DER Sêmsûr, Association culturelle Pir Sultan Abdal Branche Sêmsûr, Plateforme de branche Amed KESK (Confédération des syndicats des fonctionnaires), Plateforme de branche Êlih KESK, Plateforme de branche Riha KESK, Plateforme de branche Sêmsûr KESK, Branche Colemêrg Eğitim-Sen, Représentation de branche Colemêrg SES, Représentation Colemêrg Tümbel-Sen, Représentation Colemêrg Tarım Orkam-Sen, Représentation Colemêrg BES,DISK Genel İş (Syndicat général des travailleurs) Branche Colemêrg, Mouvement des 78’ers d’Ankara, JinNews, ANKA-DER, Association des 78’ers d’Amed, Branche Eğitim-Sen Dêrsim, Branche SES Dêrsim, Yapı Yol-Sen (Syndicat de la construction et de la route) Branche Dêrsim, ESM (Syndicat des travailleurs de l’énergie, de l’industrie et des mines) Branche Dêrsim, Branche Eğitim-Sen Dîlok, SES Branche Dîlok, BES Branche Dîlok, Haber-Sen (Syndicat de la presse et de la communication) Branche Dîlok, Çukurova Migration and Refugee Research Association, Eğitim-Sen Branche Sêmsûr, SES Branche Sêmsûr, ESM Branche Sêmsûr, Haber-Sen Branche Sêmsûr, Tarım Orkam-Sen Branche de Sêmsûr, Branche Eğitim-Sen Şirnêx, Tüm Bel-Sen (Syndicat de tous les travailleurs des municipalités et de l’administration locale) Représentation provinciale de Şirnêx, SES Branche Şirnêx, Chambre médicale de Şirnêx, ÖHD Représentation provinciale de Şirnêx, Şirnêx DISK- Branche générale İş, Branche ÖHD Sêmsûr, Chambre des architectes Merdîn Représentation, Chambre des Ingénieurs du Cadastre et du Cadastre Représentation Mêrdîn, Chambre des Ingénieurs des Mines Représentation Mêrdîn, Chambre des Urbanistes Représentation Mêrdîn, Chambre des Ingénieurs Civils Représentation Mêrdîn, Chambre des Ingénieurs Mécaniques Représentation Mêrdîn, Chambre des Ingénieurs Électriques Représentation Mêrdîn, Chambre des Ingénieurs Géologues Représentation de Mêrdîn, Chambre des Ingénieurs Agronomes Branche de Mêrdîn, -Sen Branche de Mêrdîn, SES Branche de Mêrdîn, Branche de Tümbel-Sen Mêrdîn, Branche de Tarım Orkam-Sen Mêrdîn, Plateforme des femmes Şahmeran Mêrdîn, Association médicale turque Branche de Mêrdîn, Chambre des dentistes de Mêrdîn, Plateforme de la branche KESK Wan, Branche d’Eğitim-Sen Wan, Branche SES Wan, Tümbel-Sen Wan Succursale, succursale de Tarım Orkam-Sen Wan, succursale de BES Wan, Branche Yapı Yol-Sen Wan, Branche Haber-Sen Wan, Branche Wan du BTS (Syndicat unifié des travailleurs des transports), Branche Wan Kültür Sanat-Sen (Syndicat de la culture et des arts), Représentation Dives Wan, Chambre médicale Wan Colemêrg, DISK General İş Branche Wan , Branche DISK Emekli-Sen (Syndicat des retraités), Chambre des dentistes de Wan, Conseil de coordination provincial du TMMOB Wan, Branche de la Chambre des ingénieurs civils de Wan, Chambre des ingénieurs agricoles de Wan Branche, Chambre de Architectes Branche de Wan, Chambre des urbanistes Représentation provinciale de Wan, Chambre des ingénieurs géomètres et cadastraux Représentation régionale de Wan, Chambre des ingénieurs mécaniciens Représentation provinciale de Wan, Chambre des ingénieurs géologues Représentation provinciale de Wan, Chambre des ingénieurs chimistes Représentation provinciale de Wan, Chambre des ingénieurs alimentaires Représentation provinciale de Wan, Chambre des ingénieurs électriciens Représentation provinciale de Wan, Chambre des ingénieurs en environnement Représentation provinciale de Wan, Chambre des architectes d’intérieur Représentation provinciale de Wan, Chambre des ingénieurs des mines Représentation provinciale de Wan, Chambre des architectes paysagistes Représentation provinciale de Wan, Syndicat des conducteurs et des propriétaires d’automobiles de Wan , Syndicat des commerçants et artisans de Wan, Syndicat des restaurateurs, boulangers et confiseurs de Wan, Syndicat des épiciers, primeurs et cantiniers de Wan,Union des menuisiers et des fabricants de meubles de Wan, Union des commerçants et artisans de Wan Gürpınar, Coopérative des entreprises de produits agricoles de Wan, Coopérative des camionneurs de Gölkent, 19ème Coopérative de transport de marchandises du centre-ville, 3ème Coopérative de chauffeurs de minibus d’Edremit, Association des bus publics de Wan, Coopérative des chauffeurs de taxi de Wan, Commerçants de Gevaş et Syndicat des artisans, ARSİSA Wan, Wan Kurdî-Geh, branche Agirî Eğitim-Sen, Branche Agirî SES, Représentation Agirî Tümbel-Sen, Représentation Agirî Tarım Orkam-Sen, Association des Droits de l’Homme Agirî, Branche Agirî DISK General İş, Représentation Erzirom Eğitim-Sen, Représentation Erzirom SES, Représentation Erzirom Tümbel-Sen, Association Rengarenk Umutlar, Travail Social Association des spécialistes (SHUDER), Association turque des entraîneurs de football Succursale d’Amed (TÜFAD), Présidence de la Chambre d’Agriculture de Yenişehir, Association Culture et Solidarité Bornava Dersim, Association Culture et Solidarité Izmir Viranşehir Ceylanpınar, Fédération Izmir Mardin, Association Culture et Solidarité Izmir Kulplu, Association Aegean Tatvan, Association Culture et Solidarité Boryanlı, Culture et Solidarité Hakkari Association, Izmir Siirt Eruh Association, Izmir Mardin Association de solidarité des villages de Yeşilköy, Association de culture et de solidarité d’Izmir Kızıltepe, Association d’aide et de solidarité d’Izmir Ceylanpınar, Association des hommes d’affaires et des entrepreneurs d’Aegean Muş (MİGİDER), Association d’aide et de solidarité d’Izmir Malazgirt, Association Nous existons pour servir l’humanité, Izmir Mardin Savur Culture et Solidarité Association, Confédération d’Izmir, Mardin Ömerli Association Pistache, Association d’aide et de solidarité Narlıdere Diyarbakir, Association Izmir Narlıdere Ağrı, Association de promotion de la culture Narlıdere Alevi Bektashi, Association d’aide et de solidarité Suruç, Association d’aide et de solidarité Izmir Midyat Kutlubey.’Association de solidarité des villages d’Izmir Mardin Yeşilköy, Association de culture et de solidarité d’Izmir Kızıltepe, Association d’aide et de solidarité d’Izmir Ceylanpınar, Association des hommes d’affaires et des entrepreneurs de la mer Égée (MİGİDER), Association d’aide et de solidarité d’Izmir Malazgirt, Association Nous existons pour servir l’humanité, Izmir Mardin Savur Culture et Association de Solidarité, Confédération d’Izmir, Mardin Association Ömerli Pistachio, Association d’aide et de solidarité Narlıdere Diyarbakir, Association Izmir Narlıdere Ağrı, Association de promotion de la culture Narlıdere Alevi Bektashi, Association d’aide et de solidarité Suruç, Association d’aide et de solidarité Izmir Midyat Kutlubey.Association de solidarité des villages d’Izmir Mardin Yeşilköy, Association de culture et de solidarité d’Izmir Kızıltepe, Association d’aide et de solidarité d’Izmir Ceylanpınar, Association des hommes d’affaires et des entrepreneurs de la mer Égée (MİGİDER), Association d’aide et de solidarité d’Izmir Malazgirt, Association Nous existons pour servir l’humanité, Association d’Izmir Mardin Savur Culture et Association de Solidarité, Confédération d’Izmir, Mardin Association Ömerli Pistachio, Association d’aide et de solidarité Narlıdere Diyarbakir, Association Izmir Narlıdere Ağrı, Association de promotion de la culture Narlıdere Alevi Bektashi, Association d’aide et de solidarité Suruç, Association d’aide et de solidarité Izmir Midyat Kutlubey.’

KURDISTAN. Un couple tué par une attaque aérienne de la Turquie à Duhok

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IRAK / KURDISTAN – Les avions de guerre turcs ont bombardé la campagne de Duhok, tuant un couple de paysans kurdes.

Des avions de guerre turcs ont bombardé la zone rurale de la ville de Dinarte, dans le district d’Akrê de la ville de Duhok, au Kurdistan du Sud. Selon les informations de Rojnews, le couple Cefer Celal Xalid Zêbarî et Tutê Akreî ont été tués lors de l’attaque. La famille était originaire du village de Bamişmiş et vivait de l’élevage d’animaux.

 

ROJAVA. La Turquie cible les civils à Tishreen

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie a encore ciblé les civils réunis devant le barrage de Tishreen, faisant 14 blessés, dont certains dans un état critique, parmi les civils.

La Turquie continue ses crimes de guerre ciblant les civils dans les régions syriennes dirigées par l’administration arabo-kurde. Aujourd’hui, un bébé d’un an est mort et sa mère et sa soeur de 12 ans ont été blessées par l’artillerie de l’occupation turque qui a ciblé le village d’Al-Jammas dans la campagne d’Ain Issa. Environs au même moment, la Turquie a également ciblé les civils du barrage de Tishreen blessant 14 civils.

Un drone d’occupation turc a bombardé, cet après-midi, des civils qui manifestaient au barrage de Tishreen pour arrêter ses attaques et protéger le barrage.

Le correspondant d’ANHA à Tishreen Dam a rapporté que les attaques avaient fait 14 blessés parmi les civils et a fourni leurs noms.

Les noms rapportés par le correspondant sont : Mohamed Mahmoud Mohamed, 21 ans, Mahmoud Tammo, 32 ans, Adham Bouzan Khalil, 20 ans, Fatima Ali, 18 ans, Suleiman Mohamed, 19 ans, Hadla Mohi El-Din, Saleh Ali Sheikh Saleh, Saleh Omar, 60 ans, Jihan Khalil Hamid, 30 ans, Mahmoud Mohamed Walo, Maryam Bakki, Khalil Sheikhi, 50 ans, Joan Abdullah Ibo et Shahrazad Mohamed. (ANHA)

Depuis 8 janvier, la Turquie a tué plus de 20 civils et blessé près de 250 civils à Tichrine.

ROJAVA. Un bébé tué, sa mère et sa soeur blessées par les attaques turques

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie continue ses crimes de guerre ciblant les civils dans les régions syriennes dirigées par l’administration arabo-kurde. Aujourd’hui, un bébé d’un an est mort et sa mère et sa soeur de 12 ans ont été blessées par l’artillerie de l’occupation turque qui a ciblé le village d’Al-Jammas dans la campagne d’Ain Issa. Environs au même moment, la Turquie a également ciblé les civils du barrage de Tishreen blessant de nombreux civils.

Le correspondant d’ANHA dans la ville d’Ain Issa, dans la région du Nord et de l’Est de la Syrie, a rapporté que le village d’al-Jammas, dans la campagne orientale de la ville, a été soumis à des bombardements terrestres menés par l’occupation turque.

Le correspondant a indiqué que le bombardement a été mené avec de l’artillerie lourde et a causé la mort d’Abdul Rahman Ismail Hussein, un bébé d’un an et blessé sa mère et sa soeur de 12 ans.

Les blessées sont : Arej Khaled al-Hussein, 20 ans et Asia Hamad Al-Hussein, une fillette de 12 ans.

Les blessées ont été transférées à l’hôpital Omar Alloush. (ANHA)

SYRIE. La transformation de Raqqa, l’héritage de Kobanê : des politiciens européens soutiennent une Syrie démocratique

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SYRIE / ROJAVA – Hier, une délégation européenne composée de responsables politiques et de journalistes venu.e.s de France, Italie, Royaume-Uni et Espagne s’est rendue à Raqqa, ancienne capitale du califat de l’EI, aujourd’hui transformée en un pôle de coexistence, de pluralisme et de paix sous le règne de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES). La délégation a rencontré des dirigeants locaux pour discuter de démocratie, de déplacements et de droits des femmes, et a participé aujourd’hui aux célébrations du 10e anniversaire de la libération de la ville kurde de Kobanê.

Une délégation européenne conduite par des hommes politiques français s’est rendue hier à Raqqa (Reqa) pour discuter de l’avenir démocratique de la Syrie et du sort de ses communautés déplacées.
 
 
Autrefois capitale du califat autoproclamé de l’EI, Raqqa a subi une transformation remarquable sous l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), devenant une ville de coexistence, de pluralisme et de paix.
 
La délégation, qui comprend des membres du Nouveau Front populaire (France), tels que Danielle Simonnet, Thomas Porte et Geneviève Garrigos, a rencontré des responsables locaux pour étudier le modèle de gouvernance de l’AANES. Les discussions ont mis en évidence le potentiel de ce modèle pour façonner un avenir démocratique et inclusif pour la Syrie.
 
 
 
« Nous comprenons pourquoi les pouvoirs régionaux résistent à ce projet démocratique », a déclaré Garrigos, conseillère municipale de Paris et ancien directrice d’Amnesty France.
 
« Ce projet ne concerne pas uniquement les Kurdes. Il concerne également les Arabes, les Syriaques et d’autres communautés. Dans une Syrie démocratique, chacun devrait avoir le droit de rentrer chez lui et de vivre sans crainte d’être déplacé ou agressé. »
 
Hisen Osman, coprésident du Conseil exécutif de l’AANES, a exprimé ses inquiétudes quant aux ingérences extérieures dans la région.
 
« Nous sommes confrontés à de nombreux défis. Des efforts sont déployés pour créer des divisions, en particulier contre les communautés arabes, afin de déstabiliser la situation dans le nord et l’est de la Syrie. Ces efforts, propagés par les rumeurs et les réseaux sociaux, se sont intensifiés depuis la chute du régime Assad », a-t-il déclaré. 
 
La délégation a visité une école qui accueille des réfugiés déplacés par l’agression soutenue par la Turquie. Garrigos a souligné la nécessité urgente d’assurer un retour en toute sécurité des déplacés internes du pays, notant que plus de 150 000 personnes originaires d’Afrin (Efrîn), Tell Abyad (Girê Spî) et Ras al-Ayn (Serêkaniyê) ont été contraintes de chercher refuge à Raqqa.
 
 
« Le 25 janvier, le coprésident du comité exécutif de l’AANES et un représentant de la plus grande tribu de Raqqa ont souligné à la délégation européenne l’importance d’une gouvernance inclusive et de la coexistence. Ils ont appelé à un soutien international pour faire face aux déplacements et aux menaces extrémistes. »
« En 2018, des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées d’Afrin en raison de l’agression turque. Depuis décembre 2024, de nouvelles attaques ont forcé de nombreuses personnes à fuir à nouveau. Ces personnes ont le droit de rentrer chez elles, mais seulement dans une Syrie véritablement démocratique », a déclaré Garrigos.
 
 
 
Hamdan al-Abed, membre de la tribu arabe Dulaim (Dlim) et du Conseil exécutif de l’AANES, a réfuté les allégations selon lesquelles les tribus arabes ne soutiennent pas l’administration autonome.
 
« Des milliers de nos membres sont actifs au sein de l’AANES et des Forces démocratiques syriennes (FDS). Nous partageons cette lutte avec les Kurdes, les Syriaques et d’autres, et nos martyrs reposent côte à côte dans les cimetières », a-t-il déclaré. 
 
La délégation a salué le rôle des femmes dans la gouvernance de la région, le commandante des YPJ, Rohilat Afrin, soulignant la participation égale des femmes à la défense et au leadership. « Nous ne pouvons pas permettre que les femmes soient reléguées à des rôles traditionnels dans une nouvelle Syrie. Les femmes se sont battues aux côtés des hommes pour vaincre l’EI, et leurs contributions sont essentielles à notre avenir », a déclaré Afrin.
 
 
« Une délégation française a rendu visite à l’AANES à Raqqa, exprimant sa solidarité et son soutien à son modèle de gouvernance inclusive. »
Alors que la délégation se préparait à participer aux célébrations du 10e anniversaire de la libération de Kobanê, le député français Thomas Porte a souligné l’importance du soutien international.
 
« Les déclarations de Macron sur l’inclusion des Kurdes sont un début, mais nous avons besoin d’actions concrètes. La France doit faire pression sur la Turquie pour qu’elle cesse son agression et soutienne la justice pour les communautés déplacées », a-t-il déclaré.
 
Cette visite souligne l’importance de Raqqa en tant que symbole de résilience et de coopération, ainsi que l’héritage durable de Kobani en tant que phare d’espoir pour la démocratie et la liberté en Syrie.

 

Avec l’aimable autorisation du journaliste Chris Den Hond de Medya News. Article original (en anglais) à lire sur Medya News sous le titre de « Raqqa’s transformation, Kobani’s legacy: European politicians champion democratic Syria »