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TURQUIE. Avocat emprisonnée, Dilek Ekmekçi entame une grève de la faim

TURQUIE – L’universitaire et avocate Dilek Ekmekçi accumule les ennuis depuis qu’elle a porté plainte en 2020 concernant la mort d’Aleyna Çakır (une juene femme de 21 ans), déclarant qu’il existait un réseau criminel qui oblige des femmes qui ont grandi dans des orphelinats publics à se prostituer. Ekmekçi a été placée en détention provisoire le mois dernier. Elle déclare avoir été emprisonnée en raison de son combat contre l’exploitation sexuelle des enfants pris en charge par l’État.
 
L’avocate Dilek Ekmekçi, arrêtée le mois dernier, a annoncé le début d’une grève de la faim illimitée. Ekmekçi affirme avoir été prise pour cible et emprisonnée dans le cadre d’un complot en raison de son militantisme.
 
 
La lettre manuscrite d’Ekmekçi, partagée sur les réseaux sociaux par son avocat Peren Sanrı, détaille son combat et les circonstances entourant son arrestation.
 
Dans sa lettre, Ekmekçi affirme avoir été emprisonnée en raison de son combat contre l’exploitation sexuelle des enfants pris en charge par l’État. « En écoutant ma conscience, j’ai tout risqué pour me consacrer au démantèlement de ce système », écrit-elle. Elle souligne cependant que ses efforts se sont heurtés à des obstacles juridiques et à des tentatives de la réduire au silence au moyen d’accusations fabriquées de toutes pièces.
 
Ekmekçi a noté qu’elle avait été détenue une première fois le 30 août en raison de ses publications sur les réseaux sociaux, et arrêtée le 1er septembre. Bien que libérée le 22 octobre, elle a été de nouveau détenue le 23 octobre à la suite d’un appel du procureur.
 
« J’ai été emprisonnée sous l’accusation absurde d’être membre de FETÖ [Mouvement Güleniste] », a-t-elle déclaré. Ekmekçi a également affirmé que pendant sa détention, on a tenté de la discréditer en l’internant dans un hôpital psychiatrique.
 

Arrière-plan

 
Dilek Ekmekçi, experte en droit pénal, avait déjà déposé une plainte pénale contre des personnalités du Parti du mouvement nationaliste (MHP) et de ses affiliés, les Loups gris, pour leur implication présumée dans le meurtre en 2022 de Sinan Ateş, un ancien chef du groupe. La plainte accusait 25 personnes, dont le vice-président du MHP İzzet Ulvi Yönter, les membres du Comité exécutif central du MHP Şahin Gürz et Tamer Çakıroğlu, ainsi que le président provincial du MHP d’Istanbul, Serter Selim, d’avoir formé une organisation criminelle pour commettre des délits.
 
L’arrestation d’Ekmekçi a eu lieu peu de temps après qu’elle ait déposé sa plainte, ce qui suscite des soupçons de représailles possibles. (Bianet)
 
 
En 2021, la députée kurde du Parti démocratique des peuples (HDP), Dirayet Dilan Taşdemir, avait soumis une question parlementaire au ministre de la Famille et des Services sociaux au sujet des allégations avancées par Dilek Ekmekçi.

TURQUIE. Raid policier contre un bureau du DEM Parti à Istanbul

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TURQUIE – Ce matin, le bureau du parti pro-kurde (DEM Parti) d’Istanbul/Esenyurt a été perquisitionné par la police qui a fait sauter la serrure de la porte.
La porte fracturée du DEM Parti d’Istanbul/Esenyurt
Le bureau du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (Parti DEM) d’Istanbul/Esenyurt a été perquisitionné par la police dans la matinée. Des policiers sont entrés dans le bâtiment sans en informer les membres du parti, ont fait sauter la serrure de la porte. La police, qui a jeté au sol des photos, des drapeaux du parti et des livres, a confisqué des livres et des photographies.
 
D’autre part, les coprésidents du parti DEM du district d’Esenyurt, Rojda Yılmaz et Abdullah Arınan, ont été convoqués au département de la police d’Istanbul / Fatih. (Agence Mezopotamya)

ROJAVA. Un attentat perpétré par l’EI cible les forces kurdes à Hassaké

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SYRIE / ROJAVA – Hier, un attentat attribué à DAECH a fait trois blessés parmi les combattants des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), alliance militaire arabo-kurde, dans la ville d’Hassaké.

Les FDS) ont publié un communiqué après l’attentat perpétré par l’Etat islamique dimanche à Hassaké, dans le canton de Cizre.

Le communiqué indique que trois combattants ont été blessés dans un attentat perpétré par des gangs de l’Etat islamique au carrefour Panorama sur la route Hesekê – Grê Spî à l’aide d’une moto piégée.

Une moto piégée a explosé près d’un centre de communication sur la route de Spi, connue sous le nom de route de Raqqa, au sud de Hesekê. On a appris qu’une deuxième moto piégée s’est enfuie des lieux après l’explosion.

Les forces de sécurité intérieure, rapidement arrivées sur les lieux après l’explosion, ont encerclé la zone et pris des mesures de sécurité. Selon les informations fournies par l’agence de presse ANHA, la deuxième moto piégée a été rapidement détectée et capturée par les forces de sécurité. (ANF)

TURQUIE. Interdiction en série des concerts kurdes

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TURQUIE / KURDISTAN – Une vague d’interdiction de concerts kurdes traverse la Turquie actuellement. Un concert de la chanteuse Xecê, prévue dimanche à Kars, a été annulée par le gouverneur.
 
Une série de concerts de musiciens kurdes ont été interdits en Turquie. La dernière artiste interdite est Xecê. Elle a déclaré que son concert à Kars (Qers), qui était prévu dimanche, a été annulé par le bureau du gouverneur.
 
 
Les concerts de la musicienne à Mûş, Agirî, Erzîrom, Aydın et Iğdır (Reşqelas) avaient déjà été interdits. Xecê a écrit sur X (ancien Twitter) que sa tournée était préparée depuis des mois, que les salles avaient été réservées pour ses concerts et que les billets avaient été vendus. Le bureau du gouverneur de Kars a invoqué des travaux de rénovation comme raison de l’annulation.
 
D’autres musiciens ont reçu l’avis d’annulation de leurs concerts. Parmi eux, Diljen Roni, dont le concert prévu le 6 décembre dans un centre culturel municipal d’Istanbul-Şişli a également été annulé pour cause de « rénovation ».
 
Azad Bedran a vu l’interdiction de son concert prévue à Antalya/Muratpaşa pour le 15 novembre. La musicienne Rojda Şenses voulait se produire à Istanbul/Küçükçekmece le 8 novembre, mais le concert a été annulé sans explication. L’annulation est survenue peu de temps après l’arrestation du maire du district d’Istanbul Ahmet Özer (CHP). L’homme politique est accusé d’avoir des liens présumés avec le PKK, et le mandat d’arrêt a été justifié, entre autres, par un concert organisé par l’administration du district d’Esenyurt, lors duquel Rojda Şenses s’est également produite. (ANF)

« Jin, Jiyan, Azadî contre la violence masculine – étatique »

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TURQUIE – Dans le cadre des événements de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre, le mouvement des femmes kurdes (TJA) a fait une déclaration à la presse à Istanbul/Esenyurt, contre le budget alloué par le gouvernement à la guerre et appelant à la lutte contre les féminicides et l’usurpation des municipalités kurdes par des administrateurs (kayyim) d’Etat à la place des maires élu.e.s démocratiquement.
 
 
Les manifestations se poursuivent dans le cadre du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Suite à l’appel de l’organisation faîtière de femmes kurdes (Mouvement des femmes libres – TJA) du Kurdistan du Nord, des femmes se sont rassemblées dimanche dans le quartier d’Esenyurt à Istanbul, déployant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Nous luttons pour notre liberté », « Les administrateurs sont l’usurpation de la volonté des femmes », « Vive la lutte des femmes » et « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, vie, liberté).
 
Lors de la manifestation organisée sous le slogan « Jin, Jiyan, Azadî contre la violence masculine – étatique », la députée du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (DEM), Ceylan Akça, a attiré l’attention sur le fait que le budget 2025 a été alloué à la guerre. « Le budget est destiné à la défense, mais des femmes sont tuées par la violence masculine dans [les] rues et [les] maisons », a déclaré Akça, soulignant que le budget devrait plutôt être utilisé pour les femmes.
 
Akça a poursuivi : « La misogynie s’est propagée au-delà des frontières. Il est essentiel de renforcer la solidarité pour y faire face. Alors que notre parti et le mouvement des femmes soulignent la nécessité d’un budget égalitaire et de la protection des femmes, le gouvernement continue de nommer des administrateurs. Ceux qui mènent le débat sur les administrateurs veulent condamner les femmes à des maisons de retraite en fermant les institutions qui leur donnent du pouvoir. »

KURDISTAN. Un attentat sanglant cible les forces irako-kurdes à Touz Khormatou

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IRAK / KURDISTAN – Ce matin, une l’explosion survenue au passage d’un véhicule militaire appartenant à la Force d’opérations conjointes irakiennes et kurdes dans la province kurde de Kirkuk, 3 officiers kurdes ont perdu la vie et 3 soldats irakiens ont été blessés.

Une explosion s’est produite dans la région de Xerrey, située dans le district de Touz Khormatou (Tuzxurmatu) de la ville de Kirkouk de la région du Kurdistan, alors qu’un véhicule militaire appartenant au commandement des Peshmergas et à la 1ère brigade des forces d’opérations conjointes de l’armée irakienne passait par là. À la suite de l’explosion d’une mine précédemment posée, le commandant du 3e bataillon du commandement peshmerga Sabır Süleyman, le commandant de la 9e division de l’armée irakienne Muhammed Rıza Kerim et son adjoint le lieutenant Şerif Ahmed Muhammed Emin ont perdu la vie et 3 soldats irakiens ont été blessés.

NANTES. Soirée de solidarité avec la révolution du Rojava

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NANTES – Le collectif Contre Attaque (ancien Nantes Révoltée) et des membres internationalistes du collectif kurde Ronahî* organisent une soirée d’information autour de la révolution du Rojava le 20 novembre prochain à l’espace POL’N.

Pendant la soirée, les intervenantes présenteront l’engagement de Ronahî, un rappel historique et la situation actuelle au Kurdistan. Cette présentation sera suivie d’un temps convivial puis d’un temps d’échange et de débats sur la révolution au Kurdistan, vue comme une construction progressive de l’autonomie et du pouvoir populaire, se basant sur l’écologie sociale, la lutte de libération des femmes et la démocratie radicale.

 

RDV le mercredi 20 octobre à Pole Compétences Culturelles Pol’n, au 11 Rue des Olivettes, 44000 NANTES

Affiche de la soirée de solidarité avec le Rojava réalisé par Contre Attaque

 

*Le centre RONAHÎ œuvre pour la promotion « d’échanges entre les mouvements de jeunesse au Kurdistan et les mouvements de jeunesse démocratiques, anticapitalistes, féministes et écologiques dans le monde entier».

Les femmes victimes de violences multiples lors de guerres ou conflits armés

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Les conflits et les guerres sont les principaux facteurs à l’origine de la montée de la violence à l’égard des femmes dans le monde. À chaque fois qu’une guerre éclate, les femmes en paient le prix fort. Elle sont confrontées à diverses formes de discrimination, de persécution, de violences physiques et psychologiques… écrit l’agence kurde Hawar (ANHA) basée au Rojava / Syrie du Nord et d’Est, à la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes célébré le 25 novembre.
 
Voici la suite de l’article d’ANHA traitant de la situation des femmes dans les guerres ou les conflits armés:
 
 

Le monde d’aujourd’hui apparaît comme une boule de rage faite de conflits sans fin, oscillant entre guerres, conflits et crises climatiques croissantes avec la montée de forces autoritaires hostiles à la démocratie, ce qui renforce les formes de violence et de discrimination à l’égard des femmes et fait d’elles les plus touchées par ces conflits.

À l’approche de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les médias confirment que les femmes du monde entier paient le prix le plus élevé des guerres et des conflits en cours, de la violence aux agressions sexuelles en passant par les déplacements et les pertes ; avec pour résultat un impact aggravé sur leur santé mentale et physique, qui sont tous utilisés comme des outils entre les mains des parties en conflit.

Selon un rapport récent de l’Organisation mondiale de la santé, une femme sur trois dans le monde est victime de violences, notamment de persécutions et de sévices physiques, ce qui constitue une violation des droits humains fondamentaux.

Les femmes syriennes et les longues années de guerre

Depuis le déclenchement de la crise le 15 mars 2011 et jusqu’à aujourd’hui, les femmes syriennes sont confrontées aux effets de la guerre en cours, notamment les déplacements, les meurtres, les destructions et les crimes au nom de « l’honneur », en plus de leurs efforts pour se libérer d’autres formes de violence pratiquées à leur encontre, telles que l’exclusion, la marginalisation et l’exclusion des centres de décision.

Il n’existe pas de statistiques précises sur le taux de violence pratiquée contre les femmes en Syrie sous le contrôle de différentes forces sur le territoire syrien, mais le Réseau syrien des droits de l’homme a confirmé dans un rapport publié en mars 2024 qu’il avait documenté le meurtre d’environ 16 442 femmes de mars 2011 à mars 2024.

Selon le rapport, pas moins de 10 205 femmes sont toujours arrêtées ou victimes de disparition forcée par les parties au conflit. Le gouvernement de Damas est responsable d’environ 83 % des cas d’arrestation et de disparition forcée.

Les femmes en Iran et au Kurdistan oriental et la violence du système patriarcal

Le soulèvement des femmes en Iran et au Kurdistan oriental n’était rien d’autre qu’une réponse à des décennies de restrictions imposées aux femmes par le système patriarcal, alors que les autorités iraniennes continuent de priver les femmes de la liberté de choisir leurs vêtements et continuent d’opprimer quiconque se met en travers de leur système patriarcal.

Les campagnes de violence contre les femmes se sont considérablement intensifiées après le soulèvement, les autorités iraniennes ayant eu recours à diverses méthodes pour exercer leur contrôle sur les femmes, que ce soit en intensifiant les campagnes d’arrestations à leur encontre ou en imposant la peine de mort à de nombreuses militantes, comme la défenseuse des droits humains Sharifeh Mohammadi et la militante de la société civile et journaliste kurde Bakhshan Azizi.

ALLEMAGNE. Manifestation kurde à Cologne

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ALLEMAGNE. Des milliers de Kurdes ont défilé ce samedi à Cologne pour réclamer la libération du chef du PKK, Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 25 ans. Ils ont appelé à la résolution pacifique de la question kurde.

La communauté kurde a manifesté à Cologne sous le slogan « Liberté pour Öcalan, statut pour le Kurdistan ». Cette manifestation marque une étape importante de la campagne internationale « Liberté pour Öcalan – Une solution politique à la question kurde », lancée en octobre 2023 et à laquelle ont récemment participé 69 lauréats du prix Nobel du monde entier. Des milliers de personnes venues de toute l’Allemagne et des pays voisins se sont rendues à Cologne pour cette manifestation et ont défilé depuis le port de Deutzer Werft à travers la ville.

La manifestation est organisée par la Confédération des communautés kurdes d’Allemagne (KON-MED), la plus grande organisation kurde d’Allemagne. De nombreuses organisations, partis et structures de la société civile ont appelé à la manifestation. Les participants lancent un appel urgent à la libération d’Abdullah Öcalan et à la reprise d’un processus de dialogue pour résoudre le conflit qui dure depuis des décennies au Kurdistan par des négociations de paix.

 

Dans un communiqué conjoint intitulé « Pour une solution politique à la question kurde – Pour une paix juste : la liberté pour Abdullah Öcalan maintenant ! », on pouvait lire : « L’isolement d’Abdullah Öcalan, emprisonné sur l’île pénitentiaire d’Imrali depuis près de 26 ans, est emblématique de l’oppression politique et sociale en Turquie. La fin de l’isolement et la libération d’Abdullah Öcalan sont essentielles pour le début d’un processus de paix juste. Il reste la figure centrale d’un dialogue sur un pied d’égalité. »

Le réseau de solidarité allemand pour la libération d’Öcalan a déclaré dans un message à propos de la manifestation : « La récente visite du député du DEM Parti, Ömer Öcalan, à son oncle à Imrali, ainsi que les signaux du gouvernement turc et des partis nationalistes, laissent espérer la fin de l’isolement et de la politique de violence. Dans le même temps, la répression des droits de l’homme et de l’opposition démocratique en Turquie se poursuit, tandis que la guerre au Kurdistan, en particulier au Kurdistan du Sud (nord de l’Irak) et au Rojava (nord de la Syrie), provoque d’immenses souffrances. »

Les organisateurs appellent à soutenir la manifestation de Cologne et à envoyer ensemble un signal fort en faveur de la paix, de la justice et de la démocratie. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues. Les premiers groupes d’Allemagne et de toute l’Europe sont arrivés dès les premières heures de la matinée. Les participants arrivent dans de nombreux bus en provenance de France, des Pays-Bas, de Belgique et de Suisse. Selon les organisateurs, 140 bus ont été loués dans toute l’Allemagne.

ECOCIDE. Des mercenaires de la Turquie ont abattu 164 oliviers à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires de l’occupation turque ont abattu 164 oliviers dans la région kurde d’Afrin. Il s’agit de la continuité des crimes commis contre la nature et les Kurdes dans les zones occupées par la Turquie.
 
 
Une source locale d’Afrin occupée a rapporté que les mercenaires de l’occupation turque ont abattu 164 oliviers le 11 septembre 2024, de Mustafa Nouri Othman, résident du village de Korzila dans la ville de Sherawa dans la campagne d’Afrin.
 
La source a indiqué que l’âge de ces arbres dépasse 35 ans et qu’ils ont été abattus après que leurs fruits aient été volés.
 
Les crimes de l’occupation turque et de ses mercenaires continuent contre ceux qui restent et contre la nature (écocide) d’Afrin, pour changer sa démographie en chassant les Kurdes remplacés par des colons ramenés d’autres régions syriennes.

AFRIN. Les gangs de la Turquie kidnappent deux femmes kurdes à Mobata

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SYRIE / ROJAVA – Des mercenaires de l’occupation turque ont kidnappé deux femmes dans la ville de Mobata, dans le canton kurde d’Afrin où les crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont commis depuis l’invasion de la région par la Turquie en mars 2018.
 
Deux femmes kidnappées à Mobata, dans la campagne d’Afrin
 
Une source locale d’Afrin a rapporté que des mercenaires de l’occupation turque de la soi-disant « Police militaire » ont enlevé deux femmes, Zainab et Jilan Hanif Hamo, qui résidaient à Mobata dans la campagne d’Afrin.
 
La source a indiqué que les mercenaires les ont emmenés vers une destination inconnue.

IRAN. Report du procès d’une activiste kurde risquant la peine de mort

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IRAN – L’activiste kurde militant pour les droits des femmes, Sharifah Mohammadi été arrêtée en 2023, pour « propagande contre l’État ». Elle a été condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire iranien le 4 juillet 2024. Cependant, la condamnation à mort qui lui avait été prononcée a été annulée le 12 octobre.
 
Le Groupe de défense de Sharifeh Mohammadi avait annoncé dans un communiqué que la première audience du nouveau procès se tiendrait au tribunal révolutionnaire de Rasht le 14 novembre.
 
Cependant, vendredi, le groupe a déclaré que le procès avait été reporté, apparemment en raison de l’absence du juge.
 
Le groupe estime que ce report a en réalité été encouragé afin d’empêcher que Sharifah Mohammadi (45 ans), de la ville de Rasht, soit rejugée, et ajoute que le report de l’audience constitue également une violation des droits des détenus.
 
Le communiqué ne précise pas quand aura lieu la nouvelle audience. (ANF)