SYRIE. 4 enfants blessés par les frappes des forces de Damas ciblant Deir Hafer

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SYRIE / ROJAVA – Quatre enfants ont été blessés par des frappes par des forces de Damas dans la campagne de Deir Hafer, à l’est d’Alep, signale l’agence kurde ANHA.

Cet après-midi, les forces du gouvernement de transition ont bombardé le village de Zubaydah, dans la campagne de Deir Hafer, à l’est d’Alep, à l’artillerie lourde. Selon les premières informations, quatre enfants ont été blessés.

Le samedi 20 septembre, les forces du gouvernement de transition syrien ont commis un massacre dans le village densément peuplé d’Om Tina, dans la campagne de Deir Hafer, à l’est d’Alep, ciblant directement des habitations civiles avec des drones et de l’artillerie. Huit civils ont été tués et quatre autres blessés.

Syrie : Les commandants impliqués dans les atrocités en mars devraient rendre des comptes

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SYRIE – Alors que Jolani, honteusement présenté comme « président syrien », est reçu à bras ouverts aux Nations unies, Human Rights Watch (HRW) publie un rapport documentant la responsabilité directe de Damas dans les massacres de mars, rapporte le journaliste kurde Maxime Azadî. L’enquête du gouvernement a manqué de transparence sur le rôle joué par des responsables militaires et civils de haut rang, ajoute HRW. Selon HRW, ces crimes ont été commis dans le cadre d’une opération militaire coordonnée par le ministère de la Défense, dont les responsables ont continué à déployer et diriger les forces armées même après la révélation publique des atrocités.
  • Le gouvernement de transition syrien a promis d’établir les responsabilités dans les violences de mars 2025, mais n’a guère été transparent sur le point de savoir si son enquête a examiné le rôle de militaires ou de dirigeants civils de haut rang, ni sur les mesures qu’il envisage de prendre pour faire rendre des comptes à des personnes dotées d’une autorité de commandement.
  • Faillir au devoir de faire rendre des comptes aux commandants et aux dirigeants civils responsables d’avoir déployé et coordonné des forces commettant des abus laisserait la porte ouverte à la commission de nouvelles représailles et atrocités en Syrie.
  • Les autorités syriennes devraient s’assurer que les procédures judiciaires examinent non seulement les crimes individuels mais aussi les responsabilités institutionnelles. Elles devraient également autoriser l’accès des mécanismes internationaux d’établissement des responsabilités et engager des réformes dans le domaine de la sécurité.
Le rapport complet de HRW à lire ici 

SYRIE. Libération d’une des trois Kurdes kidnappées près d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – Nourhan Jalal, une jeune femme kurde kidnappée par les gangs de la Turquie il y a une semaine à l’est d’Alep, a été libérée contre de l’argent. Nous sommes sans nouvelles des deux autres femmes kidnappées le même jour. Il y a une semaine, trois jeunes Kurdes ont été kidnappées dans une zone contrôlée par le régime islamiste de Damas. Deux des jeunes filles enlevées sont la ressortissante allemande Norman Jalal (Norman Jalal) et son amie Fatima Salih, toutes deux originaires de Kobanê. Fatima serait morte sous la torture tandis que les ravisseurs ont demandé une rançon de plus de 100 000 euros pour la libération de Norman. Les kidnappings et la torture continuent dans les zones contrôlées par les gangs affiliés à l’État turc.

La délégation des femmes du Rojava poursuit ses rencontres à Berlin

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ALLEMAGNE – La délégation des femmes du Rojava / Nord et de l’Est de la Syrie a discuté des dangers auxquels sont confrontées les femmes druzes, kurdes, alaouites, chrétiennes… en Syrie, des actions visant à empêcher les femmes d’assumer des rôles de premier plan et la lutte contre ces obstacles. La délégation des femmes du Nord et de l’Est de la Syrie a rencontré des représentantes de l’association internationale Women For Women à Berlin. La réunion du lundi 22 septembre a porté sur le soutien aux femmes vivant dans les zones de guerre, la situation actuelle des femmes en Syrie et les défis auxquels elles sont confrontées dans la construction d’une Syrie démocratique décentralisée. La délégation féminine a attiré l’attention sur les dangers auxquels sont confrontées les femmes de différentes communautés, les efforts visant à les empêcher d’accéder à des rôles de direction et la lutte contre ces obstacles. La réunion a également mis en lumière le rôle pionnier des femmes dans le développement du projet d’administration autonome, le renforcement de la solidarité sociale et l’instauration d’un système démocratique dans le nord et l’est de la Syrie. Les deux parties ont insisté sur l’importance du travail conjoint des femmes, du soutien aux projets qui leur sont destinés et de la nécessité de leur autonomisation à tous les niveaux. La délégation des femmes du Nord et de l’Est de la Syrie est composée d’Emine Omer, présidente du Conseil des femmes du Nord et de l’Est de la Syrie ; Muna Yûsif, porte-parole du Conseil des femmes syriennes ; Şehrezad El Casim, porte-parole de la communauté des femmes Zenûbiya ; Jiyan Hisên, membre de la coordination Kongra Star ; et Corcêt Bersûm, présidente de l’Union des femmes syriaques. (ANF)

FRANCE. Six militants kurdes arrêtés à Draguignan

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PARIS – L’association kurde de Draguignan a été perquisitionnée par la police. Six personnes, dont un des coprésident.e.s du centre, ont été interpellées lors de la perquisition. Parmi les personnes arrêtées figurent Osman Sönmez, coprésident du Centre de la communauté démocratique kurde de Draguignan, ainsi que Şahin Al Ördek, Erdal Çelik, Şenol Karadağ et Rıdvan A. Gemi, membres du Centre kurde.   Selon les dernières informations, trois personnes ont été placées en garde à vue, tandis que trois autres ont été convoquées par la police pour être entendues. Par ailleurs, les portes des trois domiciles perquisitionnés auraient été forcées. Dans un communiqué, le Centre démocratique kurde a dénoncé une opération policière « incompréhensible et inacceptable », appelant à mettre fin à la criminalisation du peuple kurde et de ses institutions. L’association a également invité la communauté kurde de Draguignan à se mobiliser pour dénoncer les arrestations. Suite à cet appel, des habitants ont commencé à se rassembler devant les locaux.

IRAN. Rafle d’écoliers kurdes et baloutches

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IRAN / ROJHILAT – Au cours de neuf derniers mois, le régime iranien a arrêté 38 écoliers mineurs, dont 20 kurdes et 13 baloutches. Le régime iranien ne se contente pas de les priver d’une éducation en langue maternelle, il fait peser également une menace pour leur vie et leur droit à l’éducation, signale l’ONG de défense des droits humains Hengaw. À l’occasion de la rentrée universitaire iranienne, l’ONG Hengaw a publié un rapport détaillé sur les arrestations d’étudiants et d’enfants de moins de 18 ans depuis janvier 2025. La majorité des détenus sont des étudiants kurdes et baloutches, des enfants qui se voient depuis longtemps systématiquement privés du droit d’étudier dans leur langue maternelle. Aujourd’hui, les arrestations massives perpétrées par les forces de sécurité de la République islamique d’Iran menacent leur vie et leur avenir dès la petite enfance et l’adolescence. Le Centre de statistiques et de documentation de Hengaw a recensé l’arrestation d’au moins 38 étudiants de moins de 18 ans par les forces de sécurité dans plusieurs villes iraniennes au cours des neuf premiers mois de 2025. Parmi eux, 20 étaient des étudiants kurdes, soit près de 52 % du total. Treize étaient des enfants et adolescents baloutches (34,5 %), quatre étaient des étudiants lor (10,5 %) et un était un étudiant arabe (2,5 %). Répression systématique s’étendant à l’éducation Ces résultats montrent que la politique iranienne de répression systématique contre les minorités nationales et ethniques s’étend au-delà des sphères sociales et politiques et touche également le secteur de l’éducation, menaçant directement l’avenir scolaire de dizaines d’adolescents. Près d’un tiers des élèves détenus – tous âgés de moins de 18 ans – ont été arrêtés ces derniers jours, à l’occasion du troisième anniversaire du mouvement « Femme, Vie, Liberté » et de la rentrée scolaire. Malgré les efforts répétés des familles pour obtenir des informations, les autorités sécuritaires et judiciaires n’ont fourni aucune mise à jour transparente sur leur situation. Déni du droit à l’éducation La détention d’étudiants s’inscrit dans une politique organisée visant à restreindre l’accès à l’éducation. Cette politique pousse de nombreux enfants et adolescents à abandonner l’école ou à travailler. Elle compromet leurs perspectives éducatives et sociales, en particulier parmi les minorités ethniques et nationales. Les arrestations massives en début d’année scolaire, conjuguées au refus persistant d’un enseignement en langue maternelle, limitent considérablement les possibilités de poursuivre des études. La privatisation et la commercialisation de l’éducation, conjuguées à l’aggravation de la pauvreté, ont encore davantage compromis le droit des élèves à l’éducation. Les détentions et les intimidations ont aggravé ces obstacles. La pression sur les étudiants et les enseignants s’est accrue depuis « Femme, Vie, Liberté » Depuis le lancement du mouvement « Femme, Vie, Liberté » (Jin, Jiyan, Azadi), les étudiants subissent une pression croissante pour avoir exprimé leurs revendications dans les écoles et dans la rue. Les forces de sécurité les ont convoqués et arrêtés à plusieurs reprises. Parallèlement, la répression contre les enseignants et leurs associations professionnelles s’est intensifiée, souvent en représailles à leur soutien au droit des étudiants à manifester, à la défense de l’enseignement dans leur langue maternelle et à l’amélioration de la qualité de l’éducation. Ces mesures reflètent des politiques délibérées visant à faire taire les critiques à l’encontre du système éducatif et à réprimer l’organisation professionnelle dans le secteur. Appel international à une action urgente Hengaw condamne cette vaste vague de répression et appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les étudiants détenus. L’organisation exhorte les Nations Unies, l’UNICEF et Amnesty International à prendre des mesures rapides et efficaces pour mettre fin à ces politiques répressives et garantir le droit fondamental à l’éducation des enfants en Iran.

IRAN. Trois Kurdes exécutés à la prison de Kirmaşan

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IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien a exécuté trois prisonniers kurdes, Saeed Ghobadi, Kazem Jamashourani et Hadi Nowruzi à la prison centrale de Kermanshah (Kirmaşan) le 21 septembre. Selon des informations obtenues par l’organisation de défense des droits humains, Hengaw, les exécutions ont eu lieu à l’aube du 21 septembre 2025, à la prison de Dizelabad, à Kermanshah. Ghobadi était originaire de Sarpol-e Zahab, tandis que Jamashourani, 27 ans, et Nowruzi étaient originaires de Kermanshah. Des sources ont indiqué que Nowruzi avait été reconnu coupable de meurtre, Ghobadi avait été arrêté il y a sept ans pour avoir tué sa femme, et Jamashourani avait été détenu il y a un an et quatre mois pour le meurtre de son cousin. Tous trois ont été condamnés à mort par la justice de la République islamique d’Iran. Les médias d’État, y compris les médias affiliés au pouvoir judiciaire, n’ont pas rapporté les exécutions.

IRAN. Libération d’une militante kurde du Mouvement Femme, vie, liberté

IRAN / ROJHILAT – Jina Modarres-Gorji, une journaliste kurde et militante des droits des femmes qui avait été détenue pendant le mouvement Femme, Vie, Liberté (Jin, Jiyan, Azadi), a été libérée de la prison centrale de Sanandaj (Sînê) après avoir purgé sa peine. Selon des informations obtenues par l’Organisation de défense des droits humains, Hengaw, Modarres-Gorji, originaire de Sanandaj, a été libérée le 22 septembre 2025 après avoir purgé sa peine. Elle avait été placée en détention le 3 novembre 2024 pour commencer sa peine. Elle a initialement été condamnée à 21 ans de prison et à l’exil à Hamedan, dont 10 ans fermes. Après appel, la peine a été réduite à 28 mois, dont quatre mois de détention provisoire, ce qui lui laisse 16 mois à purger. La quatrième chambre de la Cour d’appel de Sanandaj l’a condamnée à seize mois de prison pour « formation d’un groupe illégal dans l’intention de renverser l’État » et à un an pour « propagande contre l’État ». Elle a été acquittée du chef de « collaboration avec des groupes et gouvernements hostiles », et son exil à la prison centrale de Hamedan a été annulé. Un verdict antérieur rendu par la première branche du tribunal révolutionnaire de Sanandaj, présidé par le juge Karami, avait imposé 10 ans de prison pour « formation d’un groupe illégal dans le but de renverser l’État », 10 ans pour « collaboration avec des groupes et gouvernements hostiles », un an pour « propagande contre l’État » et l’exil à la prison d’Alvand à Hamedan. Les accusations retenues contre elle comprenaient « la fondation de l’Association Zhivano avec une idéologie féministe visant à renverser l’État ; la participation à des manifestations et le chant de slogans anti-gouvernementaux ; le maintien de contacts avec des éléments de l’opposition ; la participation à des conférences internationales et à des ateliers de formation ; et la publication de contenu sur les réseaux sociaux et la réalisation d’interviews avec des médias étrangers visant à présenter le pays de manière négative après la mort de [Jina] Mahsa Amini. » Le 10 mai 2023, après un mois d’isolement, Modarres-Gorji a été transférée au quartier général de la prison centrale de Sanandaj. Elle avait été enlevée par des agents des services de renseignement le 10 avril 2023, alors qu’elle rentrait du travail. Elle a été libérée le 3 juillet 2023, après 84 jours de détention, contre une caution de 5 milliards de rials. Elle avait également été arrêtée le 22 septembre 2022, lors du mouvement « Femme, Vie, Liberté » à Sanandaj. Après 40 jours de détention au quartier des femmes de la prison, elle a été libérée le 8 novembre 2022, sous caution de 100 millions de tomans, en attendant son procès.

SYRIE. Les gangs de Damas s’en prennent aux quartiers kurdes d’Alep

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SYRIE – Les Forces de sécurité intérieure ont repoussé une attaque lancée par des gangs du gouvernement de Damas contre leurs postes de contrôle dans les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh à Alep. Dans un communiqué, le commandement général des forces de sécurité intérieure (asayish) a déclaré : « Dans le cadre de la légitime défense, nos forces ont repoussé une attaque lancée cet après-midi, 22 septembre, par des factions rebelles affiliées au ministère de la Défense du gouvernement de Damas sur l’un de nos points de sécurité autour des quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh. Nos forces ont immédiatement réprimé la tentative d’assaut, entraînant la blessure de trois assaillants et la destruction d’un drone utilisé dans l’attaque. Nous, les Forces de sécurité intérieure, affirmons notre engagement à protéger notre peuple, à préserver la sécurité et la stabilité de la région et à faire face à toutes les tentatives visant à nuire à la paix civile. » (ANHA)

Les femmes kurdes s’insurgent contre la violation des droits des femmes en Afghanistan

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TURQUIE / KURDISTAN – Le Mouvement des femmes kurde TJA a publié un communiqué dénonçant les violations des droits des femmes afghanes par les Talibans qui les ont effacées de l’espace public et exhorte l’ONU et les organisations internationales à décréter les attaques misogynes des Talibans de « crime contre l’humanité ». Le Mouvement des femmes libres (Tevgera Jinên Azad, ou TJA) a publié un communiqué concernant l’interdiction par les talibans de nombreux droits des femmes en Afghanistan. Intitulée « Les voix des femmes afghanes sont l’appel unifié de la lutte des femmes ! ». La TJA déclare que : « Les droits des femmes à la vie, à l’éducation, à la santé et à la présence publique en Afghanistan sont systématiquement restreints. Les suspensions d’université, le refus d’accès à l’enseignement médical, le retrait des œuvres féminines des programmes et l’interdiction de toute visibilité publique constituent des violations flagrantes non seulement des droits individuels, mais aussi de l’avenir de la société.   Bien que les attaques contre les femmes se manifestent différemment selon les régions, elles sont intrinsèquement courantes. La résistance croissante des femmes en Afghanistan contre cette oppression systématique, qui vise à les séparer de la société, de la vie et d’un avenir libre, s’inscrit dans la continuité de la lutte de libération des femmes qui s’étend du Rojava à l’Europe, de l’Amérique latine au Moyen-Orient. Les interdictions imposées aux femmes afghanes ne sont pas des réglementations administratives locales ; elles reposent sur des structures de pouvoir tissées à partir de relations historiques d’exploitation, de violence d’État dominée par les hommes et d’inégalités mondiales. En tant que TJA, nous considérons la solidarité avec les femmes afghanes comme une responsabilité de principe et historique dans notre lutte, motivée par la force que nous tirons de notre paradigme de libération des femmes. »  Notre appel à la communauté internationale est le suivant :  *Les Nations Unies et tous les mécanismes internationaux pertinents doivent reconnaître les politiques prohibitives élaborées contre les femmes en Afghanistan comme un crime clair contre l’humanité et ne doivent pas oublier qu’ils sont obligés de prendre des décisions contraignantes contre ces crimes.
*Les gouvernements régionaux et les institutions diplomatiques devraient mettre en place de toute urgence des mécanismes de pression et de surveillance efficaces pour garantir l’accès des femmes à leurs droits fondamentaux.
*Il est de notre responsabilité historique à toutes d’élargir la lutte internationale des femmes, de faire entendre nos voix, de dénoncer la mentalité dominée par les hommes et de rendre possible une vie libre et égale pour toutes les femmes. 
*Tout comme les femmes du Rojava ont été à l’avant-garde de la lutte pour la liberté contre la mentalité masculine, la résistance qui s’élève aujourd’hui en Afghanistan s’inscrit dans cette même ligne de liberté, prolongement de cette même promesse. La lutte des femmes pour la liberté continuera de progresser et de s’amplifier, forte d’une mémoire historique et d’un courage transformateur qui transcende les frontières et les formes de pouvoir. Nous savons que la société ne peut être libérée sans la libération des femmes. Jin, Jiyan, Azadî ! »