Appel à l’aide pour finaliser le film racontant le périple d’une martyre internationaliste du Rojava

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CINÉMA. Le périple d’Alina Sánchez, une jeune doctoresse argentine partie de Cuba jusqu’au Rojava pour soutenir la cause kurde et où elle a perdu la vie dans un accident de la circulation en 2018, sera porté à l’écran par les réalisatrices Maria Laura Vasquez et Dêrsim Zêrevan. L’équipe du film a besoin d’une aide financière pour la post-production du documentaire. Synopsis « Le parcours intense d’Alina Sanchez, une jeune médecin argentine. De la Patagonie à l’intérieur de la province de Cordoue où elle a grandi, et de là à Cuba où elle a suivi une formation en médecine sociale. Son passage à travers l’Europe en route vers les terres du Rojava, en Syrie, où elle découvre la cause kurde. Les images raccourcissent les distances et les témoignages reconstituent un voyage unique et transformateur. Alina Sanchez est devenue Lêgerîn Çiya. Des réalités qui peuvent paraître très lointaines sont liées dans sa figure, symbole d’une révolution menée par les femmes à l’autre bout du monde. » Les réalisatrices ont lancé une campagne de financement participatif (crowdfunding) pour la post-production finale du documentaire « Lêgerin, in search of Alina » (Lêgerîn, à la recherche d’Alina). (Vous pouvez faire un don ici Legerin, in search of Alina- Documentary film) L’argent récolté servira pour : Post-production sonore Mixage final Musique Droits musicaux Conception et graphisme du documentaire Correction des couleurs Copies DCP et LTO Sortie et distribution
Affiche du documentaire « Lêgerîn, in search of Alina »

SUISSE. Soirée de lancement de Serhildan-Genève

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Le mercredi 6 décembre, des militants kurdes et des internationalistes de Genève organisent une soirée de lancement de la branche locale de solidarité avec le mouvement kurde – Réseau Serhildan. Le Réseau Serhildan (en kurde, serhildan signifie « soulèvement ») regroupe et coordonne les différents groupes de solidarité avec le mouvement révolutionnaire kurde dans les régions francophones de France, Belgique et Suisse. Programme de la soirée : 18h00 Accueil 18h30 Atelier : introduction à l’histoire révolutionnaire du Kurdistan 19h30 Présentation de Serhildan, réseau internationaliste de solidarité avec les luttes au Kurdistan 20h00 Repas 20h30 Musique et danses kurdes avec Ensemble VA RDV à Uni Mail, en salle M1140

ROJAVA. La Turquie frappe deux véhicules à Qamishlo

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie a intensifié les attaques sanglantes ciblant les régions autonomes de Syrie dirigées par les Kurdes et les alliés arabes. L’armée turque vient de  cibler un véhicule dans le village de Til Îd, à Qamishlo. On n’a pas encore les détails de l’attaque. Deux voitures ont également été frappées cet après-midi par des drones turcs près de Qamishlo, dans la région autonome du nord et de l’est de la Syrie. Selon les premières informations, les attaques auraient fait des blessés. Les frappes aériennes ont eu lieu sur la route entre Qamishlo et Tirbespiyê, dans la ville de Til Meruf. Ce matin, un drone armé turc a attaqué une installation de service civil à Rimêlan dans le canton de Qamishlo, faisant également des blessés. Lundi soir, de nombreux civils, dont des femmes et des enfants, ont été blessés, dont certains dans un état grave, lors d’une attaque des mercenaires de la Turquie contre le village d’Awn-Dadat.   Dans la région autonome du nord et de l’est de la Syrie, des personnes sont tuées régulièrement par des drones de la Turquie en violation du droit international. Les attaques visent des représentants des structures administratives autonomes, des membres des unités de combat et de la population civile et sont menées par des drones circulant sans contestation dans l’espace aérien syrien contrôlé par les États-Unis et la Russie. La communauté internationale ignore la guerre des drones contre les Kurdes en Turquie, qui a débuté en juin 2020 avec le meurtre de trois représentantes de l’organisation faîtière des femmes Kongra Star, à Kobanê. Depuis lors, plus de 200 autres frappes de drones ont été menées par l’État envahisseur turc. L’une de ces attaques ciblées a tué le commandant des FDS Ferhad Dêrik fin octobre. L’État turc a également utilisé des drones tueurs lors d’une offensive aérienne entre le 4 et le 10 octobre, qui a conduit à la destruction de quatre-vingts pour cent des infrastructures du nord et de l’est de la Syrie. Près de cinquante personnes ont été tuées dans ces attaques et des dizaines d’autres ont été blessées, dont certaines grièvement. La terreur des drones turcs continue également de faire des victimes dans le sud du Kurdistan (nord de l’Irak).

ROJAVA. A Kobanê, les hommes marchent contre la domination patriarcale

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SYRIE / ROJAVA – A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre, les hommes de la ville kurde de Kobanê ont manifesté contre la domination patriarcale avec le slogan « Contre toutes formes de violence et d’occupation – Jin Jiyan Azadî (femme, vie, liberté) ! ». Dans la région autonome du nord et de l’est de la Syrie, un large éventail d’événements et d’activités sont organisés pour marquer le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, afin d’autonomiser les femmes et de sensibiliser la société à leurs droits. À Kobanê, des hommes ont manifesté pour souligner que la lutte contre les violences et la domination patriarcale n’est pas exclusivement menée par les femmes et touche la société dans son ensemble. Des représentants des institutions de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) et des membres des partis politiques de la région de l’Euphrate ont pris part à la manifestation. Les participants ont marché de la Place Egîd à la Place de la Femme Libre (Jina Azad) en scandant « Contre toutes formes de violence et d’occupation – Jin Jiyan Azadî ! » Ehmed Xoce, homme politique du PYD, a prononcé un discours dans lequel il a évoqué l’importance du 25 novembre et a déclaré : « Aujourd’hui, la domination de la mentalité patriarcale a été brisée. Les femmes avancent résolument vers la liberté et une société libérée. Au Kurdistan, l’approche d’Abdullah Öcalan a contribué de manière significative à l’émergence d’un mouvement organisé des femmes. Les femmes ont commencé à contribuer à la construction sociale et à se défendre elles-mêmes, ainsi que leurs droits et leurs terres. Les hommes doivent soutenir la lutte contre l’oppression des femmes. (…) Nous savons tous que les femmes sont opprimées mentalement, économiquement et socialement. C’est pourquoi nous devons tous lutter jusqu’à ce que les 5 000 ans d’emprisonnement des femmes prennent fin et que la liberté prévale. » A la fin de la manifestation, le groupe Şehîd Yekta du Centre Culturel Euphrate a présenté un spectacle de théâtre de rue sur le thème de la violence contre les femmes.

LIEGE. Colloque « Révolution et pratiques démocratiques au Rojava »

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BRUXELLES – La Faculté des Sciences Sociales et de Philosophie et Lettres de Liège organise une journée d’études sur « Révolution et pratiques démocratiques au Rojava », le 8 décembre 2023. (Inscription avant le 1er décembre) « L’événement permettra d’explorer collectivement ce que cette expérience politique peut nous apprendre tant d’un point de vue philosophique et de théorie politique, que sociologique, juridique, et politologique », écrivent les organisateurs de l’événement. Adresse: Université de Liège Place du 20 Août Salle de l’Horloge

Voici le programme de la journée du 8 décembre: 

10h-10h30 • Accueil et introduction aux travaux

par Bruno Frère et Chiara Collamati

10h30-12h • De la théorie à la pratique

Modérateur : Bruno Frère Vincent Gerber : Le confédéralisme démocratique, de Murray Bookchin à Abullah Öcalan Pierre Bance : Le contrat social du Rojava : des textes à la réalité

12h-13h •  Discussion

13h-14h30 • Pause-midi

14h30-16h • La situation internationale du Rojava

Modérateur : Nicolas Destrée Anne Lagerwall Les droits des peuples du Rojava au regard du droit international Giuseppe Acconcia : The Kurds of Syria: From Popular Committees to Fighting Units (Les Kurdes de Syrie : des comités populaires aux unités combattantes)

16h-17h • Discussion

17h-17h15 • Pause-café

17h15-18h • Lessons from the Field

Modératrice : Chiara Collamati Abdullah Demirbas Building Democratic Confederalism

18h-18h30 • Discussion et échanges

Suivie en soirée d’une conférence plus militante (« Rojava : La Révolution oubliée ») avec les témoignages d’élus locaux s’étant rendus au Rojava en mars 2023, la projection du documentaire « Une utopie en construction » de Chris Den Hond et en présence de Mizgin Ahmad, représentante de l’AANES, qui nous parlera de la situation actuelle (RDV au Centre PolyCulturel de Résitance (rue Jonruelle 11), avec une collaboration du Centre Culturel Kurde, du réseau Serhildan et de l’association d’éducation populaire A contre courant.

Organisation et contacts

BRUNO FRÈRE
Faculté des Sciences Sociales
CHIRA COLLAMATI,
Faculté de Philosophie et Lettres Nicolas Destrée, étudiant de Master en Philosophie à finalité approfondie    

SCIENCES. Un physicien kurde reçoit la médaille commémorative Rutherford

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Ebrahim Karimi, éminent physicien canadien d’origine kurde, a reçu la médaille commémorative Rutherford du Canada. Karimi est originaire de Saqqez (ville natale de Jina Mahsa Amini) et a déjà reçu de nombreux prix scientifiques. La médaille commémorative Rutherford est remise par la Société royale du Canada depuis 1980. Cette récompense est remise à la mémoire d’Ernest Rutherford éminent scientifique et chef de file en recherche nucléaire. La médaille est remise annuellement à deux lauréats pour des recherches éminentes en physique et en chimie.

PARIS. Colloque « Le Kurdistan dans tous ses États »

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PARIS – Un colloque international intitulé « Le Kurdistan dans tous ses États » aura lieu à Paris les 28 et 29 novembre 2023. (Entrée libre, dans la limite des places disponibles) Voici le programme du colloque: Mardi 28 novembre Panel 1 Les Partis politiques : fonctionnement, structuration, gestion militante Première session 9h30-11H00 Modération: Frédéric Sawicki (Professeur, Université Paris 1 – CESSP) Intervenants : – Adnan Çelik (Chercheur postdoctoral, Université Duisburg-Essen) La montée de la mouvance islamiste kurde dans l’ombre de l’État turc : le cas de Hüda-Par – Yohanan Benhaïm (Chercheur à l’IFEA) La recomposition du champ politique local : les nouveaux partis et leurs stratégies d’insertion sociale – Lucie Drechselovà (Maître de conférences, EHESS-CETOBaC) Retour sur la féminisation des partis politiques kurdes en Turquie : héritages, tendances, ambiguïtés Débat (30 mn) 11h00-11h30 Pause-café 2e session 11h30-13h00 Modération: Julien Fretel (Professeur, Université Paris – CESSP) Intervenants : – Tom Préel, (Doctorant à l’Université Paris 1 – CESSP) L’UPK entre union et désunion : comment les effets de tendance et le factionnalisme fragilisent un appareil partisan – Armin Messager, (Étudiant en master à l’EPHE) L’essor du salafisme au Kurdistan d’Iraq : généalogie, enjeux locaux et relations de pouvoir – Patrick Haenni (Chercheur associé à l’EUI) et Arthur Quesnay (Enseignant à l’INALCO). Gouverner le nord-est syrien : entre centralisme partisan et développement d’une administration autonome Débat (30 mn) 13h00-14h00 Déjeuner Panel 2 Dynamiques locale et internationale : les transformations des politiques locales 1e session 14h00-15H30 Modération: Gilles Dorronsoro (Professeur, Université Paris 1 – CESSP) Intervenants : – Julien Boucly, (Chercheur associé au CETOBaC) Diyarbakir à l’UNESCO : quand l’État autoritaire s’impose au sein de la région kurde et de l’organisation internationale – Nicolas Ressler, (Chercheur associé à l’IFG-Lab – Paris 8) Réseaux d’affaires et allocations des ressources publiques au Kurdistan turc. Accumulations de rentes et rétributions des coalitions locales – Mehmet Tayfur, (Doctorant, ENSAS-Université de Strasbourg) Kurdistan de Turquie : la disparition du pouvoir local et ses effets à l’échelle urbaine. Le cas de la ville de Diyarbakir Débat (30 mn) 2e session 15h30-17h00 Modération : Olivier Grojean (Maître de conférences, Université Paris 1 – CESSP) Intervenants : – Patrick Haenni, (Chercheur associé à l’EUI) et Arthur Quesnay (Enseignant à l’INALCO). Le mouvement kurde syrien pris entre tentation transnationale et dynamique de localisation – Tony Rublon, (Docteur au IRD – Université Paris Cité) L’administration des populations migrantes et en situation d’exil par les organisations politiques kurdes – Hardy Mède, (Enseignent à l’ICP) L’interpénétration de la scène locale et nationale : vers une reconfiguration de l’autonomie kurde en Irak Débat (30 mn) 17h00-18h00 Cocktail Mercredi 29 novembre 8h30-9h Accueil Le Panel 3 : Les politiques éducatives Modération: Jean-François Pérouse (Maître de conférences, Université de Toulouse) Intervenants : – Sarah Caunes (Université Paris 8, LabTop) Éducation révolutionnaire et résistance à l’incarcération : la formation politique des détenu·e·s kurdes dans les prisons turques – Boris James (Maître de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3) Nouvelles matrices pédagogiques au Rojava : Libérer, unifier et aménager – Hussien Abbas (Étudiant en master, Université Paris 1 – CESSP) La politisation de l’éducation des Kurdes syriens dans les camps de réfugiés au Kurdistan irakien. Comparaison entre 3 camps. (Arbat, Domiz – Qashtab) – Olivier Grojean (Maître de conférences, Université Paris 1 – CESSP) Réception et réinvention des schèmes éducatifs du Confédéralisme démocratique au sein d’un squat libertaire d’Athènes Débat (30 mn) 11h00-11h30 Pause-café 11H30-13h00 DISCUSSION COLLECTIVE Avec Gilles Dorronsoro et Jean-François Pérouse 13h00 Déjeuner de clôture Adresse: Centre Culturel Irlandais 5, Rue des Irlandais 75005 PARIS

TURQUIE. Hommage à Uğur Kaymaz et son père assassinés il y a 19 ans

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TURQUIE / KURDISTAN – Uğur Kaymaz, 12 ans, et son père Ahmet Kaymaz, ont été assassinés par des militaires à Mardin/Kiziltepe le 21 novembre 2004.   Outre les membres de la famille Kaymaz, des membres du Parti HEDEP et une foule importante ont assisté à la commémoration. La foule, brandissant des banderoles avec des photographies d’Uğur et de son père, scandait fréquemment le slogan « Şehît namirin » (slogan kurde signifiant: Les martyrs sont immortels).  
La mère d’Ugur Kaymaz, Makbule Kaymaz portant les photos de son fils et son mari avec le message « Em we ji birnakin » (« On ne vous oubliera pas »)
  Les élus kurdes ont dénoncé la profanation récente des tombes et le meurtre délibéré d’un enfant de 12 ans.  
Uğur Kaymaz et son père Ahmet Kaymaz
Uğur Kaymaz, 12 ans, et son père, Ahmet Kaymaz, ont été tués par des militaires turcs devant leur maison dans le quartier de Kızıltepe à Mardin le 21 novembre 2004. Uğur portait des pantoufles aux pieds au moment de sa mort. L’autopsie allait révéler la présence de 13 balles dans le corps du gamin de 12 ans et huit balles dans celui de son père. A l’époque, pour maquiller le meurtre délibéré de deux civils kurdes, le gouverneur de Mardin avait déclaré que des « terroristes planifier un attentat ». Pour étayer ce mensonge, une Kalachnikov fut placée à côté des corps des victimes et la scène photographiée. L’arme dépassait presque le corps de l’enfant de douze ans. Ce n’est que grâce aux efforts de la famille qu’une enquête a finalement été ouverte. Mais comme d’habitude, les meurtriers des civils kurdes ont été protégés par la justice turque. Alors que justice n’a pas encore été rendue pour Uğur et son père, leurs tombes dans le quartier de Pireketa ont été profanées deux fois à l’approche du 19e anniversaire de leur meurtre.  

« Ils ont peur du pouvoir organisé des femmes »

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TURQUIE / KURDISTAN – La femme politique kurde, Yüksel Oğuz a attiré l’attention sur la surveillance constante de la police turque qu’elles subissent à l’approche du 25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes: « Ils tentent de susciter la peur et le désespoir. Ils ont peur du pouvoir organisé des femmes. » Partout au Kurdistan du Nord, les préparatifs battent leur plein pour le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le 17 novembre, à Mardin/Kızıltepe, le Mouvement des femmes libres (TJA) a lancé une campagne de huit jours de réunions et d’actions, qui culminera avec une grande manifestation à Mardin le 25 novembre. La coprésidente du HDP (Parti Démocratique des Peuples) dans le district de Dargeçit, Yüksel Oğuz, impliquée dans la campagne du TJA, a parlé d’une politique de guerre particulière, particulièrement dirigée contre les femmes au Kurdistan, et qui se reflète également dans l’augmentation violences patriarcales. Après la destruction des villes kurdes lors du siège militaire de 2015, l’État turc a fait tout ce qui était en son pouvoir pour minimiser la participation des femmes aux combats. Yüksel Oğuz a souligné que le 25 novembre, elles rendront également hommage à Pakistan Öner et Garibe Gezer, l’une assassinée sauvagement par son mari et l’autre tuée sous la torture en prison. Oğuz a déclaré : « Un véhicule de police est garé devant notre bureau de district. Ils nous suivent dans notre travail quotidien et nos rassemblements publics, ils nous accompagnent aux visites au domicile des gens ou aux cérémonies funéraires. Il existe des politiques d’oppression et d’intimidation vaste est appliquées à la société mais des politiques complexes sont menées à l’encontre des femmes. Cette politique s’est développée de plus en plus après les luttes pour l’autonomie gouvernementale. L’État a peur du pouvoir organisé de la société et des femmes. Cette politique est principalement dirigée contre les jeunes femmes. En réponse, nous avons décidé d’atteindre le plus grand nombre possible de jeunes femmes lors des événements du 25 novembre et de les impliquer dans la lutte organisée. » La consommation de drogue est encouragée par l’État Une question importante à laquelle le mouvement des femmes doit faire face est la consommation de drogue, a déclaré Oğuz, ajoutant : « À Dargeçit, nous observons que des tentatives sont faites pour augmenter la consommation de drogue. Cela fait partie de la guerre spéciale et vise particulièrement les quartiers où il y a eu une forte résistance pendant la lutte pour l’autonomie gouvernementale. Nous traitons de la question. L’un des domaines où il y a beaucoup de jeunes hommes et femmes est les ateliers de textile. Nous avons appris que des organisations comme TÜGVA (Fondation pour la jeunesse de l’État turc) y allaient sous couvert de lutter contre la drogue et d’essayer de parler aux jeunes et de les convaincre. Une de nos activités dans le cadre de notre programme du 25 novembre sera la visite de ces ateliers. » Préparatifs des élections locales Yüksel Oğuz a également déclaré que la politique de l’administrateur de Dargeçit, nommé à la place du maire HDP en 2016, a non seulement fermé les établissements pour femmes, mais a également confisqué tous leurs biens. L’AKP a remporté les élections locales de 2019, mais le Parti de la gauche verte a obtenu 5 000 voix de plus que l’AKP lors des élections de mai. Oğuz compte donc sur les élections locales, qui devraient avoir lieu en mars 2024. En particulier, les préparatifs des élections seront renforcés après les activités du 25 novembre afin que les femmes reprennent une place importante dans l’administration municipale après les élections.

TURQUIE. Un prisonnier kurde menotté aux soins intensifs

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TURQUIE / KURDISTAN – Le prisonnier politique kurde détenu dans une prison de Batman, Yusuf Arslan, 68 ans, a eu un accident vasculaire cérébral. On l’a gardé menotté alors qu’il se trouvait aux soins intensifs. Le prisonnier Yusuf Arslan (68 ans) est détenu dans la prison fermée de type Batman T. Il a subi une hémorragie cérébrale et a été transporté à l’hôpital. Arslan, arrêté à Mardin il y a 5 ans pour « appartenance à une organisation illégale », a été envoyé à Batman il y a 7 mois. La famille, venue à la prison pour une visite lundi, s’est vu refuser la visite par l’administration pénitentiaire. Son épouse Zeynep Arslan a déclaré que l’administration pénitentiaire ne les avait pas informés du transfert de son mari à l’hôpital. «Nous sommes allés à l’hôpital. Nous avons interrogé les infirmières sur mon mari. Ils nous ont dit qu’il était en soins intensifs. Ils nous ont informés qu’il avait eu une hémorragie cérébrale. »