On tourne le dos aux Kurdes syriens en plein massacre
PARIS – [Médias], journalistes, cinéastes, écrivains, politiques, économistes, académiciens, artistes… tous ce qui se taisent devant le génocide kurde en cours en Syrie… Vous n’étiez visiblement pas vraiment intéressés par les Kurdes. Vous avez fait des films, des documentaires, des livres, des unes de magazines, JT, journaux, des récits taillés pour séduire, pour nourrir un fantasme, une dramaturgie qui captive.
Des personnages, oui, mais rarement des êtres.
Nous n’étions que des ombres, des silhouettes modelées pour incarner une fable, un thriller haletant ou une épopée aux allures de conte moderne, où des jeunes femmes émancipées défiaient les djihadistes. Des personnages, oui, mais rarement des êtres.
Aujourd’hui, ces personnages meurent.
Pas sur un écran, pas dans les pages d’un journal, mais dans le silence d’un monde qui semble leur avoir tourné le dos. Leur sang coule, leurs cris s’éteignent, et votre indifférence parle : leurs vies n’étaient qu’une fiction pour plaire.
Par Mohammad Shaikhow, cinéaste kurde originaire du Rojava
SYRIE. Appel à la solidarité avec les Universités de Rojava
PARIS – Les universités du Rojava (enseignant·es, étudiant·es et le personnel) appellent à la solidarité universitaire à travers le monde alors que les régions sous l’administration arabo-kurde du Rojava sont attaquées par les gangs islamistes de Damas, DAECH / ISIS et de Turquie.
Voici le communiqué des Universités de Rojava/Nord et de l’Est de la Syrie :
Nous, les professeurs, les étudiants et le personnel des Universités de Rojava/Nord et de l’Est de la Syrie, vous envoyons ce message alors que nous quittons nos classes pour aider à défendre nos universités, nos villes et notre révolution aux côtés des forces d’autodéfense. Avant l’administration autonome, Raqqa (Sharq) et Kobanê n’avaient pas d’universités. Nos campus, construits au milieu de la guerre, ont reconduit l’éducation depuis longtemps refusée aux jeunes, en fondant l’apprentissage de la libération des femmes, de l’écologie et d’une vie démocratique et communautaire pour le peuple.
Au cours des quinze dernières années à Rojava/Nord et oriental de la Syrie, sous la pression constante et les attaques répétées des puissances impériales, sub-impériales et coloniales, notre peuple a construit une vie partagée grâce à la capacité collective. Contre le capitalisme et le patriarcat, nous avons œuvré pour faire progresser une société ancrée dans la libération des femmes, la vie écologique et l’auto-administration démocratique. Dans les conditions de guerre dans toute la région, et contre la violence et les impositions des États régionaux et de leurs mercenaires, nous avons compté sur notre propre légitime défense et notre propre diplomatie pour tailler l’espace, et dans cet espace, nous avons lutté pour construire une vie qui semblait autrefois impossible.
Aujourd’hui, cette vie est attaquée. Ce que nous avons construit, cette source d’espoir pour les peuples opprimés dans la région et dans le monde, est visé de toutes parts par les forces fascistes de l’armée arabe syrienne, une lignée d’Al-Qaïda rebrandée en autorité de l’État et habillée en costumes, et par des mercenaires, soutenus par la région et les puissances impériales mondiales.
Nous vivons un féminicide et un génocide en cours. La situation sur le terrain est urgente et empire de jour en jour. Nos bâtiments universitaires regorgent de personnes déplacées qui essaient de survivre à l’hiver sans couvertures ni vêtements supplémentaires. Des drones turcs ont visé plusieurs endroits près de l’université de Rojava à Qamishlo ces derniers jours. Les étudiants dans les dortoirs de Qamishlo sont coupés de leurs familles à Kobanê, ne sachant pas si leurs proches sont en sécurité et ne peuvent pas les joindre.
La situation à Kobanê est particulièrement grave. La ville est actuellement assiégée, encerclée par les forces de l’armée syrienne d’un côté et l’armée turque de l’autre. Depuis sept jours, il n’y a pas eu d’électricité, pas d’accès à l’eau et pas d’accès fiable aux produits de première nécessité Dans ces conditions, l’apprentissage, la sécurité et la survie sont ciblés dans le cadre d’un siège coordonné.
Nous le disons clairement à nos amis, collègues et camarades : nous nous défendrons avec tout ce que nous avons. Nous défendrons notre peuple, nos universités, et la possibilité de la vie que nous avons lutté pour construire.
Nous vous appelons, où que vous soyez, à vous tenir aux côtés de Rojava. Élevez la voix. Organisez-vous sur vos campus, dans vos syndicats et dans vos communautés. Utilisez vos positions, aussi limitées qu’elles puissent se sentir, pour pousser à l’action, pour exiger des responsabilités et pour refuser le silence Renforcer les réseaux de solidarité qui rendent possible la résistance. Défendez les objectifs révolutionnaires que sont la liberté, la libération des femmes, la vie écologique et la vie communautaire démocratique.
Votre solidarité fait partie de notre légitime défense, et elle peut contribuer à réorienter l’équilibre et à prévenir un nouveau génocide dans la région.
Universités à Rojava/Nord et oriental de la Syrie
Université de Rojava,
Université de Kobani,
Étudiants de l’Université d’Al-Sharq,
Faculté et personnel
SYRIE. Un djihadiste d’al-Sharaa appelle aux massacres des Kurdes
SYRIE / ROJAVA – Un enregistrement audio attribué à un individu affilié ou gouvernement islamiste de Damas dirigé par al-Sharaa (Jolani) contient des appels explicites aux massacres des Kurdes, notamment le meurtre et l’immolation d’enfants.
Un enregistrement audio divulgué, attribué à un individu affilié aux autorités islamistes de transition syriennes, contient des appels explicites à la violence de masse contre les Kurdes, notamment des propos préconisant le meurtre et l’immolation d’enfants.
Tout en appelant à la retenue tactique pour éviter une réaction internationale négative, l’orateur précise qu’il ne s’agit pas d’un rejet de la violence, mais d’un délai pour empêcher l’intervention des forces kurdes.
Il ne s’agit pas d’un simple lapsus. Cela reflète une mentalité génocidaire et fait écho au discours qui circule actuellement parmi ceux qui revendiquent l’autorité en Syrie.
Lorsque de tels propos ne sont pas contestés, ils signalent une approbation tacite de la part des autorités et constituent une menace immédiate pour les civils.
Il faut enquêter sur ces faits, les documenter et les combattre — avant que les mots ne se transforment en crimes irréversibles. (information divulguée par la journaliste Ronahi Hasan)
Voici l’appel aux massacres des Kurdes diffusé sur les réseaux sociaux pro-Jolani :
« Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
Aux frères sur toutes les plateformes, et aux frères ici sur les chaînes.
Nos frères de la chaîne « Plateforme médiatique militaire » ont réalisé une analyse, qu’Allah les comble de mille bénédictions.
Ils ont demandé les noms des victimes. Lorsque nous avons consulté ces noms, nous avons constaté une augmentation considérable du nombre de victimes.
Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans la discorde (fitna). Ce n’est pas que je sois contre le massacre des Kurdes – non, au contraire, qu’ils aillent se faire voir, je veux brûler les jeunes avant les vieux, les nourrissons avant les vieillards. Qu’on les brûle !
Mais dans la situation actuelle, nous nous exposerions à deux problèmes, et non à un seul.
L’intervention du PKK et des Peshmergas, venus du Kurdistan irakien pour pénétrer dans les régions de Qamichli et d’Hassaké afin de soutenir leurs compatriotes kurdes contre les combattants arabes, dans quel but ? Annexer Qamichli au Kurdistan irakien comme s’il s’agissait d’une région kurde.
Ils font ce que les Druzes ont essayé de faire mais ont échoué à cause de la Jordanie, et à cause de Daraa et Quneitra, qui séparent Suwayda et Israël.
Ces gens n’ont rien qui les sépare ; ils sont aux frontières du Kurdistan. Alors ils réclament ceci : une partie de ce misérable État kurde.
Autrement dit, ils annexent Qamishli au Kurdistan irakien. C’est une raison majeure : les Peshmergas vont entrer, tous vont entrer, et cela va dégénérer en guerre entre Kurdes et Arabes.
Et avec le soutien d’Israël. Israël est la fille de l’Amérique. Ne vous laissez pas tromper par le fait que l’Amérique soit avec nous aujourd’hui ; Israël est sa fille, et elle les aidera donc dans cette affaire.
Ne nous laissons donc pas entraîner dans le sectarisme ; soyons raisonnables. Nous ne voulons pas que cela se produise. Le gouvernement a agi ; il en connaît les motivations, les raisons et les problèmes qui en découleront.
Restons donc fidèles à l’État ; n’exagérons rien. Pas de mobilisation générale, ni rien d’autre. Je sais que vous êtes animés d’un grand zèle – et je vous félicite pour votre zèle et votre courage ; je vous tiens en très haute estime.
Considérez-moi comme votre petit frère, mais concernant ces discussions sur une escalade militaire et une mobilisation générale : calmez la population.
Calmez la population. Comme on l’a dit, que personne n’agisse en dehors du cadre autorisé par l’État.
Voici mon conseil. Bonne chance. »
ROJAVA. L’ONU envoie de l’aide humanitaire à Kobanê
SYRIE / ROJAVA – L’ONU annonce l’envoi de l’aide humanitaire à la ville kurde de Kobanê assiégée où cinq enfants sont morts de faim et de froid à cause du siège militaire imposé par les gangs de Damas, DAECH / ISIS et de Turquie.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé qu’un convoi d’aide humanitaire composé de 24 camions est parti d’Alep en direction de Kobanê, transportant des denrées alimentaires de base, des articles de secours et du carburant.
Les forces du gouvernement intérimaire syrien ont imposé un siège strict à Kobanê, aggravant la situation humanitaire dans la ville.
Hier, on a signalé la mort de cinq enfants à Kobani, due au froid et au manque de nourriture.
Quelle re-construction étatique en Syrie ?
PARIS – Les violences exercées successivement à l’encontre des Druzes, puis des Alaouites, et aujourd’hui des Kurdes en Syrie, sont fréquemment présentées comme des phénomènes « naturels », inhérents au processus de construction étatique et indissociables de l’unification territoriale. Une telle justification trouve un certain fondement historique dans le cas de nombreux États européens, dont la formation s’est effectivement opérée à travers des dynamiques guerrières. C’est dans ce contexte qu’a émergé l’adage devenu classique en sociologie de l’État : « la guerre fait l’État ».
Toutefois, la construction étatique par la violence ne saurait être considérée comme une norme universelle. De nombreux États se sont constitués sans recourir à la guerre comme instrument principal de formation politique. Cette observation est d’autant plus pertinente dans le cas syrien, tout comme irakien, que ces deux États relèvent d’une construction coloniale, édifiée sur des entités territoriales qui n’avaient pas été précédées par des formes étatiques ou proto-étatiques comparables.
Par ailleurs, rien ne permet de légitimer une unification territoriale de la Syrie par la violence, dans la mesure où l’entité kurde ne semble pas, à ma connaissance, rejeter le principe d’une réintégration dans l’État syrien. La « syrianisation » du Rojava est même perçue par une partie significative des Kurdes comme une opportunité susceptible de garantir une autonomie locale reconnue institutionnellement, tout en favorisant une ouverture vers l’extérieur. Cette perspective est également envisagée comme un facteur de protection face à la menace que représente l’État turc.
L’exemple irakien vient appuyer cette analyse. L’existence d’une autonomie régionale ou d’une entité fédérale, telle que le Kurdistan irakien, n’a pas porté atteinte à l’unité territoriale de l’Irak ni entravé la reconstruction de l’État. L’État irakien demeure l’acteur central autour duquel s’articulent les trois principales composantes communautaires du pays. Il constitue l’arène politique privilégiée ainsi que la source principale de légitimité. La présence d’une région fédérale n’a ni modifié les frontières de l’État ni rendu celles-ci perméables. Le cadre étatique territorial demeure inchangé et soumis à l’autorité de l’État-administration.
Le recours à la violence dans le processus de reconstruction de l’État syrien semble ainsi davantage dicté par les intérêts de puissances extérieures, en particulier la Turquie, que par une volonté endogène propre à la société syrienne. Les dirigeants syriens actuels ne peuvent ignorer qu’une construction étatique fondée sur la violence ne peut s’opérer qu’au détriment de la société elle-même, au risque d’accentuer sa fragmentation et de nourrir des dynamiques d’hostilité interne. Se pose alors la question de la capacité réelle de l’État syrien à gouverner une société profondément divisée et à faire face à des résistances infra-nationales durables. Dans ce contexte, les Kurdes pourraient être amenés à engager des formes de mobilisation armée frontalière et à mener des actions contre l’État en place, ouvrant ainsi un nouveau cycle de confrontation dont les implications restent incertaines.
Par Hardy MÈDE
Maître de conférences à l’Institut catholique de Paris (ICP)
Chargé de cours à Sciences Po Paris & à l’École polytechnique
Rédacteur en chef de la revue Études kurdes.
SYRIE. Damas prépare la grande guerre contre le Rojava
SYRIE / ROJAVA – Al-Sharaa (Jolani) vient d’annoncé qu’il prolonge de 15 jours le « cessez-le-feu » sur le front kurde, tout en envoyant ses gangs déguisés en « tribus » massacrer les Kurdes…
Aujourd’hui, le gouvernement de Damas a prolongé le cessez-le-feu de 15 jours supplémentaires ; cependant, selon des informations confirmées, des mouvements militaires se poursuivent sous couvert de « tribus ». Ils prévoient d’attaquer les régions kurdes en utilisant les tribus locales. Depuis plusieurs jours, sur les réseaux sociaux, ils tentent de légitimer leurs attaques en affirmant – dans le cadre de leurs politiques de guerre spéciale – que les tribus se sont soulevées en réaction aux violations et à l’oppression commises par les FDS contre les citoyens arabes, et qu’elles n’ont aucun lien avec le gouvernement de Damas.
SYRIE. Comment des membres de l’EI deviennent de « simples civils » grâce aux médias pro-Jolani ?
SYRIE / ROJAVA – Après le départ des forces kurdes des régions de Raqqa et de Deir ez-Zor, Damas a libéré en masse les membres du groupe terroriste État Islamique (EI / DAECH /ISIS). Pour faire passer la pilule au reste du monde, les médias proches d’al-Sharaa (Jolani) rivalisent d’imagination pour faire passer ces terroristes notoires pour de « simples civils » injustement emprisonnés par les méchants Kurdes ! Voici un exemple donné par la journaliste Yaman Amouri qui montre la façon dont les médias arabes manipulent et diffusent délibérément un récit mensonger.
La chaîne qatarie Al Jazeera a diffusé une vidéo d’un jeune homme du camp d’al-Hol, dans laquelle il affirme être un « civil » syrien sans lien avec l’État islamique. Ce même jeune homme est apparu dans une autre vidéo sur la plateforme syrienne Sada+, où il se déclarait « médecin ».
Cependant, cette même personne était déjà apparue dans d’anciens enregistrements remontant au réseau al-Furat, en tant que membre des rangs de l’EI.
Il ne s’agit pas d’un cas de négligence dans la diffusion de l’information, mais bien d’une politique éditoriale délibérée adoptée par les médias arabophones. Le débat porte ici sur l’organe médiatique qatari, qui « soutient » l’autorité de transition. Cette dernière présente les résidents du camp d’al-Hol comme des « victimes », nie leur « extrémisme » et ancre un récit de leur « victimisation », dans le but de susciter une sympathie inconditionnelle à leur égard chez les Syriens et les Arabes. Cette démarche constitue une étape préparatoire à leur réintégration sans restriction au sein de leurs sociétés, comme si de rien n’était.
Il est à noter que, durant les années d’ascension de l’EI, Al Jazeera a systématiquement utilisé la désignation officielle de l’organisation, « État islamique en Irak et au Levant », et a souvent diffusé en exclusivité ses messages à l’international. Ceci relance une question ancienne, soulevée depuis l’émergence d’Al-Qaïda : le rôle du discours médiatique dans la reproduction de l’extrémisme, et non dans sa simple transmission.
SYRIE. Il s’agit désormais d’une guerre ethnique
SYRIE / ROJAVA – Les médias proches de Damas ont commencé à menacer les Kurdes du Kurdistan irakien, y compris le chef du PDK, Massoud Barzani.
Une grande partie de ces informations repose sur de faux rapports provenant de groupes affiliés au gouvernement islamiste d’al-Sharaa (Jolani), qui tentent d’inciter la population arabe de Syrie contre le peuple kurde. Ils ont faussement affirmé qu’un Peshmerga du PAK était tombé en martyr en défendant le Rojava contre les gangs de Damas. En réalité, ce Peshmerga du PAK est tombé lors d’une attaque des Gardiens de la révolution iraniens contre une base du PAK au sein du gouvernement régional du Kurdistan (GRK).
ROJAVA. A Kobanê, on meurt de froid et de faim
SYRIE / ROJAVA Une tragédie humaine se déroule dans la ville assiégée de Kobanê. Les habitants tentent manquent de nourriture, tandis que plusieurs milliers de réfugiés des villages environnants essaient de survivre dans leurs voitures, bravant le froid glacial. Ce matin, cinq enfants sont morts de froid dans la ville où on manque de tout : nourriture, logement, chauffage, médicaments…
Cinq enfants morts de froid à Kobanê
Ce matin, cinq enfants sont morts de froid à Kobanê privée de vivres et d’électricité au milieu du siège militaire imposé par les gangs djihadistes de Damas, DAECH / ISIS et de Turquie.
La coprésidente de Heyva Sor a Kurd (Croissant-Rouge kurde), Hédiyé Abdoullah, a annoncé la mort de cinq enfants à Kobané, décédés de froid en raison du siège imposé à la ville par Damas et Ankara.
Alors que les attaques des groupes HTS–Daech et des forces paramilitaires affiliées à la Turquie se poursuivent contre Kobané, Hediye Abdullah a déclaré que le blocus total et les conditions climatiques extrêmes avaient provoqué ce drame.
Toutes les voies d’accès à la ville restent fermées, tandis que l’électricité, l’eau et l’approvisionnement en médicaments sont totalement interrompus.
Le manque de carburant et de soins, aggravé par de fortes chutes de neige, rend les conditions de vie de la population de plus en plus critiques.
ROJAVA. Malgré le cessez-le-feu, Damas prépare une nouvelle escalade, selon les FDS
SYRIE / ROJAVA – Malgré le cessez-le-feu, Damas prépare une nouvelle escalade, alertent les forces arabo-kurdes.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont affirmé que le gouvernement de Damas poursuit ses préparatifs militaires et ses provocations sur le terrain, en violation du cessez-le-feu en vigueur, notamment dans les régions de la Jazira et de Kobané.
Dans un communiqué publié le 24 janvier 2026, le Centre des médias des Forces démocratiques syriennes indique que, malgré l’accord de cessez-le-feu signé entre les deux parties, le gouvernement syrien continue « de manière systématique » ses préparatifs militaires et son escalade sur le terrain.
Selon les FDS, des concentrations militaires et des mouvements logistiques ont été observés dans les régions de la Jazira et de Kobané, révélant clairement une intention de provoquer une nouvelle confrontation et de faire basculer la région vers une escalade armée.
Le communiqué précise que les forces des FDS ont été la cible de deux attaques distinctes aujourd’hui dans la région de la Jazira, qualifiées de « violation manifeste » de l’accord de cessez-le-feu.
Tout en réaffirmant leur engagement à respecter les termes de l’accord, les FDS estiment que les préparatifs militaires menés par le gouvernement de Damas sont en totale contradiction avec ses obligations et traduisent une volonté délibérée de saper les efforts de désescalade, au profit d’une logique de guerre plutôt que de solutions politiques.
Les Forces démocratiques syriennes appellent enfin la communauté internationale et les acteurs concernés à intervenir de manière urgente afin de garantir le respect du cessez-le-feu et d’empêcher toute escalade susceptible de menacer la sécurité et la stabilité de la région. (Maxime Azadî)