TURQUIE. Des islamistes attaquent les magasins Starbucks et Burger King à Diyarbakir

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TURQUIE / KURDISTAN – Un groupe d’individus scandant des slogans islamiques a pris d’assaut les succursales Starbucks et Burger King dans la province kurde de Diyarbakır, en raison du soutien présumé de ces chaînes à l’Israël. La police turque s’est contentée d’assister aux attaques des groupes d’HUDA-PAR contre les deux magasins.
 
Le 22 juin, des membres du parti islamiste HUDA PAR ont pris d’assaut les succursales de Starbucks et de Burger King situés dans le centre-ville de Diyarbakır (Amed), pour protester contre le soutien présumé de ces marques à Israël.
 
Le groupe a scandé des slogans islamistes et brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « A bas le sionisme », « A bas les États-Unis ».
 
Les clients se sont bagarrés lorsque le groupe est entré dans le magasin et ont endommagé des meubles, selon un rapport de l’Agence Mezopotamya (MA). Certains employés et clients ont été tabassés.
 
Le barreau de Diyarbakır a déclaré que les attaques ont provoqué une grande peur et une grande anxiété chez les civils et les employés.
 
« Bien que nous respections le droit de chacun d’organiser des réunions et des manifestations pacifiques sans autorisation préalable en vertu du droit à la liberté de réunion et de manifestation, nous ne pouvons pas accepter l’exercice de ce droit d’une manière qui implique l’entrée sur les lieux de travail et provoque la peur et la panique parmi les personnes présentes. »
 
La police, qui a bloqué toutes les manifestations et événements à Amed pour diverses raisons, s’est contentée d’assister aux attaques des groupes d’HUDA-PAR contre les lieux de travail et les groupes de danse.
Les attaques contre les lieux de travail se sont récemment multipliées à Amed. Un groupe religieux et réactionnaire a attaqué des succursales de Starbucks et de Burger King dans la soirée du 22 juin, en réaction à Israël qui poursuit ses attaques contre la Palestine. L’attaque a suscité la réaction des organisations non gouvernementales de la ville. Faisant une déclaration sur la question, HUDA-PAR a affirmé qu’il n’avait rien à voir avec le groupe en question. Toutefois, des attaques antérieures contre différentes succursales des mêmes lieux de travail ont été menées par les membres du HUDA-PAR eux-mêmes. En plus de ces deux magasins, un groupe de danse avait été ciblé par les membres de HUDA-PAR récemment.
Suite à l’appel lancé sur le site Internet de HUDA PAR le 27 octobre 2023, ceux qui se sont rassemblés devant le centre commercial Ceylan ont attaqué la succursale Starbucks après la marche. Des membres de la branche jeunesse de l’AKP ont également pris part à l’attaque.
Le groupe HUDA PAR, qui avait ouvert un stand devant le même centre commercial le 30 octobre de la même année, a poursuivi son attaque contre Starbucks.
Attaque contre un groupe de danse
Le 9 juin dernier, un groupe de 50 personnes a attaqué le spectacle de danse organisé par l’école de danse Swing Amed dans un parc de la ville.
La police regarde !
On ne sait pas si une enquête a été ouverte contre ceux qui ont participé aux attaques contre des lieux de travail et des groupes de danse. Il convient toutefois de noter que la police n’est pas intervenue dans toutes les récentes attaques. Les équipes de la police de Diyarbakır, qui ont empêché toutes manifestations et événements dans la ville, se sont contentées d’observer les attaques contre Starbucks et le groupe de danse.

IRAN. Pogrome anti-yarsan à Kermanshah?

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IRAN / ROJHILAT – Des inconnus ont incendié les vergers et les champs agricoles des Kurdes yarsan à Sarpol–e Zahab, dans la province de Kirmaşan. Selon les informations, des « inconnus » ont brûlé le plus ancien verger de grenadiers et un champ de blé de deux Kurdes yâresân dans la ville de Sarpel Zaha pendant les premières heures de 24 juin. Le propriétaire du verger de grenadiers est Ne’mat Zahmetkesh, un écrivain kurde yarsan et activiste du village Hassan Sulaiman de la province de Kermanchah. Au cours des dernières semaines, des incendies ont éclaté dans l’oliveraie et dans plusieurs autres champs de blé de ce civil kurde. Pendant ce temps, le champ de blé d’un Yarsan nommé Siyavash Alimoradi a été incendié dans le village de Miuli Darab et le feu s’est propagé aux pâturages et aux arbres environnants. Personne n’a été arrêté pour l’incendie des terres des Kurdes yarsan dans la région ; Cela a fait naître des soupçons selon lesquels ces actions pourraient avoir été menées par des personnes appartenant à l’État iranien dans le but de créer des divisions entre les communautés de Sarpel Zahaw. (Via Aryen TV)

PARIS. Manifestation féministe contre l’extrême-droite

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PARIS – Le dimanche 23 juin, des milliers de femmes sont descendues dans la rue à l’appel de 200 associations et syndicats les invitant à se mobiliser contre le Rassemblement national (RN) accusé de s’en prendre aux droits des femmes (avortement, notamment).

La Turquie envoie des renforts militaires au Kurdistan du Sud

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IRAK / KURDISTAN – La nuit dernière, un convoi militaire turc composé d’armes lourdes et de blindés, a été envoyé à la frontière d’Amedi, dans la province kurde de Duhok. Comme on peut le voir sur des images filmées, le convoi militaire turc traverse ouvertement les villes et villages de Duhok et ni le gouvernement central irakien, ni les autorités kurdes de la région du Kurdistan n’ont réagi à cette nouvelle invasion turque alors que la Turquie bombarde quotidiennement le Kurdistan d’Irak, y commet des massacres et dépeuple les villages de la région.

KURDISTAN. Nouvel incendie provoqué par une ligne électrique

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TURQUIE / KURDISTAN – Une caméra de sécurité a enregistré le départ d’un incendie provoqué par une ligne électrique dans la localité kurde de Dêrîk, dans la province de Mardin où un incendie similaire avait fait des victimes la semaine dernière.
 
Hier, dans le hameau Hofî du quartier rural Xirar (Dumanlı) du district de Dêrik, le déclenchement de l’incendie a été enregistré par des caméras de sécurité. L’incendie, qui s’est déclaré dans un verger de 30 décares d’oliviers et d’arbres fruitiers, a été filmé dès qu’il s’est déclaré à partir des lignes électriques.

Sur les images capturées par la caméra de sécurité, on voit que l’incendie a été causé par un court-circuit provoqué par le frottement des fils électriques à cause du vent. Sur les images, on voit que les flammes montent dans le verger à cause des étincelles provoquées par les fils électriques.

 

Depuis l’incendie mortel* (15 morts et 74 blessés) de la semaine dernière qui a ravagé une grande partie des provinces kurdes de Diyarbakir (Amed) et Mêrdîn, plusieurs incendies se sont déclarés dans le Kurdistan de « Turquie » où les lignes électriques défectueuses sont devenues des lignes pyromanes qui ravagent la région tandis que les autorités turques tentent de cacher ce crime d’écocide.

 

*À la suite de l’incendie qui a éclaté dans la nuit du 20 juin entre les districts de Xana Axpar (Çınar) à Diyarbakir (Amed) et Şemrex (Mazıdağı) à Mêrdîn, 15 personnes ont perdu la vie et 74 personnes ont été blessées. Dans l’incendie, des centaines d’animaux sont morts et autant d’animaux ont été blessés. En outre, plus de 1 500 ovins sont morts et plus de 50 000 décares de champs agricoles ont été détruits.

TURQUIE. Les hommes ont assassiné 8 femmes en 24 heures

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TURQUIE / KURDISTAN – Au cours des dernières 24 heures, les hommes ont tué 8 femmes en Turquie, y compris dans les régions kurdes du pays. 7 des 8 femmes ont été assassinées par leurs maris ou ex-maris. Données fournies par la plateforme « Nous stopperons les Féminicides » (Kadın Cinayetlerini Durduracağız Platformu – KCDP) Selon les données de KCDP, 40 femmes ont été tuées en mai 2024 et 20 femmes sont mortes de manière suspecte. Au cours des dernières 24 heures, 7 décès de femmes ont été signalés dans 6 villes. Les femmes ont été assassinées par leurs maris ou par leurs ex-maris dont elles avaient demandé le divorce.  Assassinées par leurs maris ou ex-maris Selon les données sur les féminicides publiées par les médias, hier soir, une femme a été abattue par son mari à Konak, Izmir. La police a arrêté le suspect dans une gare routière de Denizli. La même nuit, un homme a poignardé sa femme, qui était en instance de divorce. Elle est décédée après avoir été transportée à l’hôpital et l’agresseur est toujours en liberté. À Seyhan, Adana, un homme de 23 ans a tué par balle sa femme de 19 ans, également en instance de divorce, devant le domicile familial. Il a ensuite tué son beau-frère et ses parents avec une arme à feu avant de s’enfuir. À Gonen, Balikesir, un homme de 62 ans a tiré sur sa femme puis a tenté de se suicider avec la même arme à feu. Il est désormais grièvement blessé et reçoit des soins à l’hôpital.  À Diyarbakir (Amed), une femme a été tuée par son mari en pleine rue. À Gaziantep (Dilok), un homme a abattu sa femme. À Antalya, un homme a tué sa femme avec un objet pointu après leur divorce et a été arrêté. 

Feux de forêts, massacres de kolbars, naufrages des réfugiés… semaine sanglante pour le Kurdistan

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KURDISTAN – La semaine dernière fut particulièrement éprouvante pour le peuple kurde avec tout d’abord le naufrage d’un bateau de réfugiés en Méditerranée qui a fait plusieurs dizaines de victimes kurdes. Le massacres des kolbars kurdes par les forces iraniennes, ainsi que les feux de forêts d’origines criminels qui ont ravagé plusieurs régions kurdes de Turquie et d’Iran ont également endeuillé les Kurdes. Par ailleurs, les attaques turques ciblant le Rojava ne sont pas de nature à alléger le martyr du Kurdistan encerclé de toute part.
 
L’activiste kurde, Gordyaen Benyamin Jermayi a fait un bref tour d’horizon sur le front kurde où il y a cendre et désolation au milieu d’une résistance déterminée face aux États colonialistes.
 
Voici le résumé de Gordyaen Benyamin Jermayi :
 
Il y a beaucoup plus qui se passe là-bas mais ne peuvent pas être couverts par un post. Le massacre de Kolbars, l’enlèvement de civils en Afrin et l’occupation de Kerkouk et du Kurdistan du Sud font également partie de ce qui s’est passé.
 

Rojhilat (Kurdistan sous l’occupation iranienne)

 
Dans le cadre de la politique de la terre brûlée du régime iranien, de vastes portions de forêts et de pâturages ont été incendiées dans différentes régions des montagnes du Zagros au Kurdistan oriental depuis quelques semaines, en particulier dans les villes de Mariwan, Juwanroo, Serpil Zahaw et Pawa. Des milliers d’hectares de terres ont brûlé et le régime iranien n’aide pas à éteindre l’incendie. Seuls des volontaires locaux d’organisations comme l’ONG Chya ont organisé et mobilisé les gens pour contenir les incendies avec des instruments primitifs et limiter les ressources.
 

Rojhilat et Bashur

 
Deux naufrages ont eu lieu lundi 17 juin au large des côtes italiennes, tuant au moins 67 migrants, pour la plupart des Kurdes du Kurdistan de l’Est et du Sud (Bashur, région kurde d’Irak). Au moins 14 citoyens kurdes des villes d’Urmia, Bukan, Naqada, Mahabad, Sardasht, Mariwan, Sine et Kirmanshan se sont noyés. Les statistiques sont saisissantes.
 
Trois personnes originaires de Chiraz en Iran, 27 personnes de la région du Kurdistan du Sud (dont 20 femmes et enfants) et un citoyen afghan se sont également noyés.
Roya Mohiddini de Pawa et l’une des survivantes de cet accident a déclaré que plus de 30 personnes sont mortes uniquement à cause de la faim et de la soif.
 

Bakur (Kurdistan sous l’occupation turque)

 
Un incendie de forêt a ravagé 66 kilomètres de terres à Amed et Merdin, dans le nord du Kurdistan, laissant derrière lui une traînée de destructions jeudi et vendredi. Des milliers d’animaux ont été blessés et morts et des milliers d’hectares de terres et de forêts ont également brûlé.
 
Le bilan des incendies dévastateurs à Amed et Merdin s’est élevé à 14 (en plus de 74 blessés, dont certains dans un état grave), avec des funérailles et des cérémonies de condoléances organisées hier au milieu du deuil et des critiques concernant le retard de l’intervention aérienne.
 
L’incendie, qui a ravagé les zones rurales, a causé d’importantes pertes en vies humaines et d’importants dégâts, les enquêtes préliminaires révélant qu’il était dû à des lignes électriques négligées et vieilles de plus de 35 ans.
 

Rojava (Kurdistan « syrien »)

 
L’armée turque a mené ces dernières semaines des bombardements d’artillerie lourde à grande échelle sur le Kurdistan occidental, provoquant des dégâts matériels et d’énormes incendies dans toute la région, aggravant encore plus les conditions de vie des civils qui y vivent.

ROJAVA. Kongra Star rend hommage aux martyres d’Halinj tuées par la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Kongra Star, organisation de femmes de la Syrie du Nord et de l’Est, a commémoré les martyres du massacre de Halinj, Amineh Waisi, Zahra Berkel et Hebun Mala Khalil, et a appelé le peuple kurde et les organisations de femmes à intensifier leur lutte et à dénoncer les crimes de la Turquie dans la région. Aujourd’hui, 23 juin, marque l’anniversaire du martyre d’Amineh Waisi et de deux membres du comité de coordination du Kongra Star, Zehra Berkel et Hebun Mala Khalil. Elles ont joué un rôle de premier plan dans le travail d’organisation lors de la révolution du 19 juillet dans le canton de Kobanê. Elles ont été prises pour cible par un drone de l’État d’occupation turc dans une maison du village de Halinj, près de Kobanie, dans la région de l’Euphrate. Dans ce contexte, le Kongra Star a publié un communiqué pour commémorer les 3 martyres Le communiqué affirme que l’hostilité de l’État d’occupation turc et de ses alliés envers le peuple kurde, les mouvements de libération et les organisations de femmes persiste depuis des années. Cette hostilité s’est accrue, en particulier après la révolution du 19 juillet dans la région du nord et de l’est de la Syrie, car cette révolution a marqué une prise de position contre les régimes au pouvoir, racistes, religieux et nationalistes à travers le modèle d’une nation démocratique. Le communiqué ajoute : « Les martyres Zehra, Hebun et Mère Amineh se sont battues contre l’ennemi oppressif et meurtrier, sacrifiant leur vie pour cette lutte. Il est clair que nos camarades étaient les principales cibles de cette attaque, alors que l’État d’occupation turc tente de sauver mercenaires de l’Etat islamique à travers de telles attaques contre les dirigeants de la lutte pour la liberté ». La déclaration souligne : « Le peuple kurde et les organisations de femmes doivent élever leur lutte et dénoncer les crimes et les violations de l’État d’occupation turc. » En outre, l’Assemblée des femmes de Zenobia a publié une déclaration écrite affirmant que « le massacre de Halinj n’est pas seulement un incident passager dans le dossier des crimes de l’État d’occupation turc contre le peuple kurde et de ses assassinats ciblés de dirigeants combattants à l’aide de drones, mais c’est un tache sur la conscience de l’humanité.  La mémoire des martyres du massacre de Halinj restera vivante dans nos cœurs, et la lutte des femmes du Rojava continuera d’être un phare guidant nos chemins vers un avenir meilleur, caractérisé par la liberté, l’égalité et l’égalité sociale. justice. Nous renouvelons notre engagement à continuer sur votre chemin, le chemin de la lutte et de la résistance, jusqu’à ce que tous les objectifs de notre révolution, la révolution des femmes et du peuple, soient atteints dans une Syrie démocratique, pluraliste, décentralisée et libre où les droits des femmes sont protégés ».

TURQUIE. Le Rapport d’une Chambre médicale contredit le gouvernement sur l’origine du feu qui a ravagé le Kurdistan

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TURQUIE / KURDISTAN – À la suite de l’incendie qui a éclaté dans la nuit du 20 juin entre les districts de Xana Axpar (Çınar) à Diyarbakir (Amed) et Şemrex (Mazıdağı) à Mêrdîn, 15 personnes ont perdu la vie et 74 personnes ont été blessées. Dans l’incendie, des centaines d’animaux sont morts et autant d’animaux ont été blessés. En outre, plus de 1 500 ovins sont morts et plus de 50 000 décares de champs agricoles ont été détruits. Selon le rapport de la chambre médicale de Mardin qui contredit la version officielle de l’État qui évoquait le brûlage de chaumes, d’autant plus que la zone d’où est parti le premier feu, le champ de blé n’avait pas été moissonné d’après les villageois.   Par ailleurs, selon la Chambre des Ingénieurs Électriciens de Diyarbakir (Elektrik Mühendisleri Odası Diyarbakır Şubesi) : La zone où s’est déclaré l’incendie est cultivée, il n’y a pas de chaume De nombreux poteaux n’ont pas de fusibles en place Des isolateurs cassés ont été détectés Aucune précaution n’a été prise contre l’incendie autour des poteaux L’entretien et la réparation des réseaux n’ont pas été effectués Le rapport de la chambre médicale de Mardin souligne que l’intervention terrestre était insuffisante car l’incendie s’est produit la nuit et l’accès à certaines zones était difficile. Le rapport disait : « On pensait que le fait de ne pas répondre au feu depuis les airs provoquait une augmentation des pertes. » Absence d’unité de traitement des brûlés et problèmes de référencement Le rapport indique qu’un nombre suffisant de personnel médical a été envoyé dans la région après l’incendie, mais comme il n’y avait pas d’unité de traitement des brûlés à Mardin, de nombreux patients ont dû être orientés vers les provinces environnantes. Le rapport ajoute : « On pense que cette situation pourrait conduire à une augmentation des pertes subies dans une situation qui nécessite une intervention urgente, comme un incendie ». Précautions à prendre pour la santé publique Le rapport notait que les efforts de refroidissement après l’incendie étaient inadéquats et que cette situation créait de nouveaux risques d’incendie, et avertissait que les fines particules présentes dans la fumée du feu pourraient causer des problèmes de santé graves et permanents. Le rapport indique que les personnes souffrant de maladies pulmonaires chroniques, de maladies cardiovasculaires, les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes et les diabétiques courent un plus grand risque. Le rapport ajoute : « Pour ces raisons, il a été jugé important de mener des études sur les aspects de l’incendie qui concernent la santé publique ». Études de longue durée et démarches judiciaires Le rapport souligne que des études à court et à long terme devraient être réalisées dans les zones touchées par l’incendie, et inclut des premières informations selon lesquelles l’incendie a démarré à partir de fils électriques et s’est propagé rapidement sous l’influence du vent. Les responsables des événements traumatisants doivent être identifiés et la procédure judiciaire doit être menée équitablement. Le rapport indique : « En outre, il est important de répondre aux besoins vitaux de base et de revenir rapidement aux routines quotidiennes pour la guérison d’un traumatisme. Il a été souligné qu’il était important d’établir un bureau de crise et de déclarer la région zone sinistrée afin d’éliminer rapidement les griefs vécus ». Information aux médias et au public Le rapport souligne que les images sensibles de l’incendie ne doivent pas être partagées et que les nouvelles sur l’incendie doivent être données avec prudence. Il a été souligné que les personnes qui ont tenté d’éteindre les incendies ont perdu la vie ou ont été blessées en raison du manque d’expérience et de connaissances, et qu’il est important d’informer et de former le public pour faire face à de telles situations. Il a en outre déclaré qu’il était possible d’éviter que les catastrophes n’atteignent de grandes dimensions grâce à des mesures et des interventions appropriées. La Chambre médicale de Mardin a déclaré qu’elle suivrait de près la situation et qu’elle était prête à travailler avec les institutions publiques, privées et les organisations de la société civile.

En Turquie, les Kurdes et leur géographie sont victimes de politiques discriminatoires

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TURQUIE – Réagissant à l’approche de deux poids, deux mesures de l’Etat turc face aux incendies qui dévorent le Kurdistan actuellement, l’écologiste Cemil Aksu a déclaré : « Pour l’État, ‘le meilleur Kurde est un Kurde mort’, donc la stérilité de la géographie du Kurdistan ne signifie pas une perte. »   
À la suite de l’incendie qui a éclaté dans la nuit du 20 juin entre les districts de Xana Axpar (Çınar) à Amed et Şemrex (Mazıdağ) à Mêrdîn, 15 personnes ont perdu la vie et 78 personnes ont été blessées. Dans l’incendie, des centaines d’animaux sont morts et autant d’animaux ont été blessés. Le département de développement rural de la municipalité métropolitaine d’Amed a annoncé qu’une zone de 66 kilomètres a été touchée par l’incendie, sur la base d’images satellites. Cependant, ont a vu peu de réactions des médias, ONG, hommes politiques, intellectuels, écrivains et des artistes… face à cette catastrophe qui touche le Kurdistan. 
Cemil Aksu, du Mouvement écologique Polen (Polen Ekoloji Kolektifi), a évalué l’approche double standard adoptée contre les incendies en Occident et au Kurdistan. 
NÉGLIGENCE DE L’ÉTAT
Déclarant que les nouvelles d’incendies provenaient de nombreuses villes à mesure que la température augmentait, Aksu a déclaré qu’il ne voyait pas les mesures prises par le gouvernement pour les villes occidentales du Kurdistan. Rappelant que de nombreux incendies similaires à celui entre Amêd et Mêrdîn s’étaient produits auparavant, Aksu a déclaré : « Les villageois éteignaient généralement ces incendies par leurs propres moyens. Mais cette fois, l’incendie s’est propagé à une zone plus large. Le principal problème ici est que l’État, les gouvernorats et l’administration publique ne disposent pas d’avions d’extinction d’incendie face aux incendies qui surviennent chaque année. De plus, comme l’ont souligné les villageois, les lignes de transport d’électricité n’ont pas été réhabilitées après la privatisation. C’est clairement une négligence ».

Culpabilité de l’État et de DEDAŞ

Soulignant que l’État et l’entreprise DEDAŞ ont ouvert la voie à l’incendie en ne renouvelant pas les lignes de transport, Aksu a déclaré : « La défense de l’entreprise sur cette question est également tragique. Chaque fois qu’un incendie se déclare ou qu’il y a des coupures d’électricité pendant la saison agricole, la population réagit et l’entreprise invoque pour justifier les pertes et les fuites. L’entreprise préconise de ne pas investir dans la région sous prétexte d’une consommation illégale d’électricité. Le gouvernement et la société DEDAŞ, qui la soutient, sont les principaux responsables de cette situation. Les responsables de tous ces décès sont le gouvernement, la bureaucratie locale et l’entreprise. C’est pourquoi ils devraient être tenus responsables de cette catastrophe ».
Soulignant que DEDAŞ a agi de manière imprudente avec le pouvoir qu’elle a reçu du gouvernement, Aksu a déclaré : « La principale raison de l’incendie et des pertes en vies humaines est que l’entreprise n’a pas investi dans les infrastructures et n’a pas pris les précautions nécessaires. L’entreprise agit de manière imprudente avec le pouvoir qu’elle reçoit du gouvernement et n’investit pas dans les infrastructures. Il ne remplit pas ses responsabilités, tirant sa force des politiques de sécurité et de guerre du gouvernement et du soutien de l’État ».

Ce n’est pas une perte pour l’État

Soulignant que l’État n’a plus aucune importance dans les catastrophes naturelles qui constituent un problème public, Aksu a déclaré que l’État s’est transformé en un mécanisme de défense des intérêts des entreprises. Aksu a poursuivi : « L’État est devenu une organisation qui développe uniquement des entreprises et des projets qui rapporteront des bénéfices aux entreprises. C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas parler d’un État qui soutient le peuple ni en cas de tremblements de terre, ni d’incendies, ni de pandémies. Au contraire, nous sommes confrontés au phénomène d’un État contre le peuple et hostile à son peuple. Dans la région, cette situation prend une dimension supplémentaire créée par le problème kurde. Incendie des Kurdes, tremblement de terre, etc. Sa mort pour ces raisons ne signifie rien pour l’État. Parce que l’État agit selon l’approche selon laquelle « le meilleur Kurde est un Kurde mort ». Par conséquent, la mort de Kurdes à cause d’une maladie ou d’un incendie, ou la géographie du Kurdistan devenue aride et la destruction de ses forêts ne signifient pas une perte pour l’État. L’État les considère comme des outils d’investissement qui procureront du profit au capital ».

La seule solution passe par la lutte organisée

« L’État aborde toutes les revendications démocratiques, économiques ou politiques du peuple kurde en les qualifiant de « terroristes ». Il tente de réprimer les revendications du peuple kurde en les qualifiant d’« acte terroriste ». Le problème des syndics auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est une situation similaire. Il usurpe la volonté du peuple en ignorant même ses propres lois et sa constitution. La lutte contre cette situation est possible grâce au renforcement de la démocratie et à la lutte organisée et unie des forces populaires. La seule chose qui fera reculer l’État et le gouvernement et augmentera les acquis du peuple est la lutte organisée ».
Photo: Le fils de Kerime Xan qui a pleuré sa mère brûlée vive en essayant d’éteindre l’incendie pour que le feu n’atteigne pas leur maison à Mardin-Mazıdağı