Une délégation du DEM Parti rencontre Nechirvan Barzanî dans le cadre des pourparlers de paix avec l’État turc
PARIS. Une délégation du Rojava reçue au sénat
La délégation de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) qui s’est rendue à Paris est représentée par Ilham Ahmad coprésidente du Conseil exécutif de l’AANES et Fanar Al-Kait, ainsi qu’Abdul Karim Omar, représentant du Rojava pour l’Europe.
Hélène CONWAY-MOURET a publié des photos de la délégation du Rojava et déclaré sur X (ancien Twitter): « Je me réjouis de recevoir au Sénat l’autorité autonome du nord-est syrien qui réunit toutes les communautés et veut participer au dialogue national initié par le nouveau régime. La France doit aider ce processus constitutionnel à condition qu’il soit inclusif et démocratique. »
De son côté, le sénateur Rémi Féraud a déclaré (également sur X) : « Nous recevons au Sénat une délégation du Rojava à l’issue de la conférence de Paris sur la Syrie. Dans cette période de transition politique, la France doit protéger les Kurdes comme l’ensemble des communautés qui doivent pouvoir vivre ensemble et en paix dans le nord-est syrien. »
Des cadres du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) Berivan Firat et Sahin Polat ont accompagné la délégation lors de leur visite au Sénat.
Photos via Chris Den Hond PARIS. Des jeunes Kurdes antifascistes attaqués par des néonazis
Des militants antifascistes attaqués signalaient qu’un groupe d’une vingtaines d’individus membres du groupe néonazi fasciste français KOB of Boulogne a attaqué une projection antifasciste organisée dans les locaux de l’Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT), dans le 10e arrondissement de Paris, surnommé le « Petit Kurdistan » à cause de la forte présence de commerces kurdes. Une manifestation a été organisée dans le quartier après l’attaque fasciste.
Des militants antifas nous ont contacté après la publication de cet article, déclarant que « Ce n’est pas les turcs qui ont attaqué Young struggle mais le GUD (groupe union défense syndicat étudiant nationaliste) et le KOB (KOP Of Boulogne, hooligan nazi du PSG) ».
De plus, les fascistes ont collé un autocollant sur le panneau de l’ACTIT sur lequel on pouvait lire « KOB VEILLE », en plus de la tête d’un pitbull enragé.
LACTIT, l’Union des forces démocratiques (DGB) et la Fédération allemande des travailleurs migrants (AGIF) ont condamné l’attaque dans un communiqué et ont appelé à ce que les auteurs soient arrêtés.
Le communiqué précise : « Cette attaque vise clairement à empêcher l’organisation des travailleurs immigrés et la lutte de la jeunesse anticapitaliste et antifasciste organisée contre le fascisme et le racisme. La police française, arrivée en retard et n’étant pas intervenue au moment où plusieurs groupes fascistes se sont rassemblés pour attaquer l’activité des jeunes membres de Young Struggle, ouvre la voie à des pratiques et des attaques fascistes. Nous demandons que les auteurs de cette attaque soient arrêtés et que toutes les institutions qui ont fait preuve de négligence dans cette attaque soient tenues responsables. Nous ne permettrons pas d’attaques racistes contre les migrants en Europe ! »
PARIS. Attaque fasciste contre une soirée de projection organisée par des Kurdes

ROJAVA. « Ne désespérez pas » (derniers mots d’un journaliste tué par un drone turc)
SYRIE. Les habitants de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh appellent à la résistance face à l’occupation turque
Le 16 février marque l’anniversaire des violentes attaques contre les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et Achrafieh en 2016, qui ont fait des centaines de morts parmi les civils. A cette occasion, le Conseil général des quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh a fait aujourd’hui une déclaration au public, lue en arabe par la vice-présidente du Conseil général des quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh, Arin Hanan, et en kurde par le co-responsable de la Maison Yazidi d’Alep, Manan Jaafar, près du point Martyr Bakour sur la rue Al-Mukhabarat, en présence de représentants des institutions civiles et des partis politiques ainsi que des habitants du quartier qui ont participé à la résistance.
Le communiqué a déclaré que : « Les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, qui sont un modèle de coexistence entre toutes les composantes, ont été soumis à des bombardements aveugles et à un siège étouffant de la part des forces de l’ancien régime syrien et des mercenaires de l’occupation turque, qui ont utilisé des armes chimiques interdites au niveau international pour tenter de créer un nouveau génocide contre le peuple.
La résistance a transformé les deux quartiers en une forteresse imprenable, qui a résisté aux attaques successives depuis 2012 contre le régime baathiste, en passant par 2013, et jusqu’en 2016 où elle a été attaquée par des mercenaires de l’occupation turque.
Les martyrs de la liberté, qu’ils soient combattants ou civils, tombés pour défendre les quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh et les valeurs et principes auxquels ils croyaient dans le cadre de la guerre révolutionnaire populaire ».
Le communiqué a souligné que ces derniers jours ont été témoins de la circulation d’informations sur de nouveaux plans élaborés contre le quartier sous la direction des services de renseignement turcs, visant à cibler les points de contrôle du quartier et à créer des conflits parmi la population.
Le communiqué appelle « le peuple syrien et les forces politiques nationales à condamner ces attaques et violations commises par les mercenaires de l’occupation turque, tout en tenant le gouvernement de Damas responsable de ces actes terroristes, et appelle la population des quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh et la population d’Alep en général à s’unir et à résister à la politique d’agression, et à résister à tous les plans visant à déstabiliser la région ».
Et a appelé « les Nations Unies et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités pour dissuader l’agression turque et mettre fin à ses crimes contre les civils ». (ANHA)
IRAN. La peine de la mort confirmée pour l’activiste kurde Sharifa Mohammadi
SYRIE. 9 femmes kidnappées en 15 jours dans les zones sous contrôle du HTC
L’OSDH a déclaré qu’au moins 9 femmes, dont des mineures, ont été kidnappées dans plusieurs villes syriennes depuis le début du mois de février jusqu’à présent, en l’absence de toute information officielle sur leur sort.
La majorité des enlèvements ont été concentrés à Homs et à Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, qui a publié le décompte suivant de ces cas: