IRAN / ROJHILAT – En juillet dernier, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 67 prisonniers, dont 10 Kurdes, selon le Centre de statistiques de l’ONG Hengaw. Ce chiffre représente une baisse de 30 % par rapport à juillet 2025, où Hengaw avait recensé 96 exécutions.
Parmi les personnes exécutées figuraient deux femmes — Setayesh Mohammadipour (Jahrom) et Azam Gerami (Yasuj) — ainsi qu’un mineur délinquant baloutche, Meysam Irandegani, exécuté à 18 ans pour un crime commis à 16 ans.
Seules 8 exécutions (12 %) ont été annoncées officiellement par les autorités. Hengaw a par ailleurs documenté 7 exécutions secrètes, réalisées sans prévenir les familles, et 2 exécutions publiques.
Neuf prisonniers politiques et d’opinion exécutés
Au moins neuf prisonniers politiques, prisonniers d’opinion ou personnes arrêtées lors des manifestations de janvier 2026 et du mouvement « Femme, Vie, Liberté » (Jin, Jiyan, Azadi) ont été mis à mort. Ils étaient notamment accusés de « moharebeh » (guerre contre Dieu), d’espionnage ou d’atteinte à la sécurité nationale.
Parmi eux :
Mohieddin Abdollahi et Hossein Palani Jaf (Kurdes), exécutés le 14 juillet à Kermanshah.
Mohammad Amini Dehaghani, Erfan Esfandiari et Gol Mohammad Mohammadi (ressortissant afghan), exécutés à Ispahan.
Aref Khoshkar et Mehdi Khanki, exécutés à la prison de Ghezel Hesar.
Abolfazl Sepahi et Amir Hossein Safari, exécutés publiquement à Ispahan le 28 juillet.