IRAN / ROJHILAT – Une jeune Kurde de 32 ans, Sahar Mahdi, a été arrêtée par les services de renseignement iraniens le jeudi 16 avril 2026 lors d’une descente à son domicile familial. Elle a été transférée vers un lieu de détention tenu secret et risque une lourde peine pour l’accusation fabriquée d’« espionnage ».
Selon l’organisation Hengaw pour les droits humains, les forces de sécurité ont perquisitionné la maison sans aucun mandat judiciaire. Aucune information officielle n’a été communiquée sur son lieu exact de détention ni sur son état de santé.
Une source proche de la famille rapporte que le pouvoir judiciaire a émis un ordre de détention provisoire de deux mois. Les autorités justifient cette arrestation par le simple lien familial : le frère de Sahar Mahdi est membre du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK). Elles l’accusent d’« espionnage » en raison des activités politiques de son frère, sans aucune preuve tangible contre elle.
Cette affaire illustre une nouvelle fois la répression systématique exercée par le régime iranien contre les Kurdes, où les proches de militants ou d’opposants sont pris pour cible afin de faire pression sur toute une famille. À Saqqez, symbole de la révolte « Femme, Vie, Liberté » suite à la mort de Mahsa Amini, les arrestations arbitraires et les accusations infondées se multiplient.
Sahar Mahdi se trouve aujourd’hui dans l’inconnu le plus total, privée de tout contact avec sa famille et sans accès à un avocat.