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PJAK. Le mouvement kurde prêt à défendre le Rojhilat face aux tensions

IRAK / KURDISTAN – Dans une interview à Stêrk TV, Amir Karimi, coprésident du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), a affirmé que son mouvement est solidement ancré dans la société kurde de Rojhilat (Kurdistan d’Iran) et prêt à défendre la population face aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran.

Il a rendu hommage à Salih Muslim (PYD), figure emblématique du mouvement kurde du Rojava récemment décédé, et insisté sur la nécessité d’une autodéfense collective et d’une auto-organisation sociale plutôt que sur une dépendance aux forces extérieures.

Karimi a démenti les rumeurs de transferts de troupes kurdes du Sud vers l’Est, affirmant que le PJAK (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê) dispose déjà de forces opérationnelles en Iran, en contact étroit avec la population, et que ces informations relèvent de la propagande. Il a également nié tout contact ou négociation avec les États-Unis, y compris avec Donald Trump, et souligné l’absence de stratégie claire américaine envers les Kurdes.

Concernant l’alliance récente de six partis kurdes à Rojhilat, Karimi l’a qualifiée d’historique et purement politique (non militaire), visant une position commune, un débat démocratique des divergences et une coopération élargie, y compris avec la société civile. Des discussions sur une coopération militaire conjointe sont en cours, mais les forces armées doivent rester sous contrôle sociétal, non partisan.

Il a appelé à une unité nationale kurde dans les quatre parties du Kurdistan, soulignant que la fragmentation a trop nui par le passé et que les Kurdes peuvent servir de modèle démocratique pour l’Iran entier.

Karimi a mis en garde contre la menace de Daech dans la région, la crise économique, les discriminations médicales et les attaques de l’État iranien, plaidant pour l’entraide, l’autogestion et la vigilance. Il a conclu que la liberté ne viendra pas de l’extérieur mais de la force propre de la société kurde, via l’organisation des jeunes et des femmes, sans viser un pouvoir parallèle mais une véritable autogestion populaire.