TURQUIE / KURDISTAN – Dans le centre historique de Diyarbakır (Amed), les femmes kurdes ont allumé un feu de Newroz (Nouvel-an kurde) sur la tour Ben-û-Sen des remparts de Sur. Des centaines de personnes ont participé aux festivités, avec des danses traditionnelles kurdes (govend), de la musique et des messages politiques.
Les célébrations de Newroz ont débuté au Kurdistan sous la devise de cette année : « Newroza Azadî û Yekîtiya Demokratîk » (Newroz de la liberté et de l’unité démocratique). Mercredi soir, un feu a été allumé dans le quartier historique de Sur, à la tour Ben û Sen des remparts de la ville, lors d’une cérémonie organisée et dirigée par des femmes.
De nombreux habitants, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile et de partis politiques, étaient présents. Beaucoup portaient des vêtements traditionnels kurdes. La foule s’est rassemblée devant la tour, dansant la govend (dans tratitionnelle kurde) au son de la musique, scandant « Bijî Serok Apo »et « Jin, Jiyan, Azadî ». Les artistes du Centre culturel Dicle-Fırat ont accompagné l’événement avec des tambours sur cadre (defs), tandis que des femmes escaladaient les tours des remparts, portant des flambeaux.
Du haut des remparts, le slogan « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté) a résonné avec force. Internationalisé depuis 2022, ce cri symbolise la détermination des femmes face à l’oppression patriarcale et à la répression étatique.
En allumant ce premier feu, les femmes d’Amed rappellent que le Newroz est bien plus qu’une fête du printemps : c’est le symbole historique de la victoire de la liberté sur la tyrannie.