AccueilKurdistanBashurL'Iran est en guerre contre les Kurdes d'Irak

L’Iran est en guerre contre les Kurdes d’Irak

IRAK / KURDISTAN – Hier soir, les provinces kurdes d’Erbil et de Sulaymaniyah, dans le Kurdistan irakien, ont de nouveau été attaquées par l‘Iran et les milices chiites d’Irak. Les Kurdes sont pris en sandwich entre les États colonialistes turc et perse, avec la complicité des puissances internationales.

Dans la nuit du 9 au 10 mars 2026, la Région du Kurdistan irakien a été visée par plusieurs attaques de drones, attribuées à des milices chiites pro-iraniennes opérant en Irak (notamment des groupes affiliés à la « Résistance islamique en Irak »). Ces incidents ont touché Slemani (Sulaymaniyah) et Hawler (Erbil), s’inscrivant dans une vague d’escalade régionale liée au conflit plus large impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël. 

À Slemani : un drone frappe la colline de Riaaya

 

Dans la soirée du 9 mars, un drone a visé la fameuse colline de Riaaya (connue localement comme « colline de l’ONU ») au centre de Slemani, où se trouve un ancien bâtiment des Nations Unies (ou un site associé). Des sources locales, dont des journalistes kurdes et des comptes OSINT sur X, ont rapporté que de la fumée s’élevait près de l’hôtel Titanic et du site onusien.

  • Le gouverneur de Slemani, Haval Abubakir, a confirmé l’attaque par drone vers 22h10 environ (heure locale), précisant qu’elle n’a causé aucune victime et n’a pas visé directement des institutions civiles.
  • L’ONU en Irak a rapidement démenti tout dommage ou implication de ses installations : « Aucune de nos bureaux n’a été affecté ou impliqué dans les incidents récents à Sulaimani. »
  • Des médias comme Reuters et The Jerusalem Post ont évoqué un impact sur un bâtiment lié à l’ONU, dans un contexte de tensions accrues depuis des offensives kurdes d’opposition iranienne près de la frontière.

Cet incident semble viser des symboles ou des positions perçues comme pro-occidentales ou liées à des groupes kurdes iraniens opposants au régime de Téhéran.À Hawler (Erbil) : cible près de la base de HarirSimultanément, des drones ont visé les environs de l’aéroport Harir (Harir Air Base), une installation militaire abritant des forces américaines et de la coalition internationale.

  • Des explosions ont été entendues dans la zone de Soran (administration de Soran), près de la base.
  • Des vidéos circulant sur les réseaux (Rudaw, comptes locaux) montrent des systèmes de défense antiaérienne (notamment le C-RAM américain) interceptant et détruisant des drones au-dessus d’Erbil. Un drone abattu a causé une explosion due à ses débris tombant au sol.
  • La « Résistance islamique en Irak » (coalition de milices pro-iraniennes) a revendiqué une frappe « directe » sur la base de Harir le 9 mars.
  • Aucun bilan humain précis n’a été confirmé pour cet incident spécifique de la nuit dernière, mais la région a connu des attaques répétées ces derniers jours/semaines, avec des débris causant parfois des dommages civils ou des blessés.

Ces attaques s’inscrivent dans une série quasi-quotidienne : plus de 175-176 roquettes et drones lancés sur Erbil ces 10 derniers jours selon les autorités kurdes, visant bases US, aéroports, camps Peshmerga, installations pétrolières et même consulats (comme celui des Émirats arabes unis touché récemment).

Ces frappes interviennent dans un contexte d’escalade majeure au Moyen-Orient, marqué par des échanges directs entre l’Iran et les forces US/Israël, des attaques sur des bases américaines et des représailles contre des intérêts iraniens. La population civile subit de plus en plus les retombées : dommages matériels, pertes humaines, peur et perturbations économiques.