AccueilMoyen-OrientIran#IRANWAR. Les bombardements déciment des familles entières au Rojhilat

#IRANWAR. Les bombardements déciment des familles entières au Rojhilat

IRAN / ROJHILAT – Le Kurdistan iranien est une nouvelle fois transformé en champ de bataille sanglant. Alors que les tensions entre l’Iran et l’axe Washington-Tel Aviv s’intensifient, ce sont les civils kurdes qui paient le prix le plus lourd. En l’espace d’une semaine, plusieurs familles ont été anéanties à Divandarreh et Marivan, victimes collatérales de frappes aériennes ciblant les installations du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Marivan : Une famille entière fauchée à la veille d’une naissance

Le lundi 2 mars 2026, l’horreur a frappé la ville de Marivan. Une frappe aérienne visant un bâtiment des Gardiens de la révolution a provoqué des explosions d’une telle violence que les habitations civiles voisines ont été soufflées.

Au cœur de ce drame, une famille a été décimée par une frappe aérienne :

  • Mitra Jalilavi, 30 ans, originaire d’Ahvaz, enceinte de neuf mois et sur le point d’accoucher.

  • Farzad Bazargan, 34 ans, son époux, originaire du village de Dari.

  • Karen Bazargan, leur enfant de seulement quatre ans.

Mitra se préparait à rejoindre l’hôpital de Sanandaj (Sînê) pour donner la vie ; elle a trouvé la mort sous les décombres de sa propre maison, située derrière la garnison militaire.

Divandarreh : Le lourd tribut des travailleurs et des villageois

La ville de Divandarreh a également été la cible de raids intensifs menés par l’aviation américaine et israélienne. Selon l’organisation de défense des droits humains Hengaw, quatre autres civils kurdes ont perdu la vie lors de ces bombardements :

  • Le dimanche 1er mars, Soleiman Mollaviseh, habitant du village de Zaki Beg, a été tué lors des premières frappes contre les sites militaires de la ville.

  • Le samedi 7 mars, vers 10h00, trois autres vies ont été fauchées lors du bombardement de la base du CGRI sur la 16e rue : Samira Shafiei (du village de Kani Sefid), Fereydoun Amini (du village de Cholbolagh) et Hamed Saeedi, un employé du bureau de poste local.

L’injustice d’un peuple pris en étau

Ces événements tragiques illustrent l’insécurité permanente et l’injustice historique subies par le peuple kurde. Occupé par le régime iranien qui installe ses bases militaires au cœur des zones résidentielles kurdes — utilisant de fait la population comme bouclier humain — le Rojhilat est aujourd’hui bombardé par des puissances étrangères sans aucune considération pour les vies civiles.

Les images documentées par Hengaw montrent des quartiers dévastés, des infrastructures électriques coupées et des familles endeuillées. Une fois de plus, le Kurdistan paie le prix d’une guerre dont il n’est pas l’acteur, mais la victime impuissante.