ALLEMAGNE – La danse traditionnelle kurde, govend était à l’honneur lors des Journées culturelles des femmes kurdes à Berlin. L’événement a mis en lumière la diversité du folklore kurde et présenté les pratiques culturelles du point de vue des femmes.
À Berlin, les Journées de la culture des femmes kurdes se sont poursuivies cette année avec un événement célébrant la Govend. Mercredi soir, quatrième jour du festival, la danse était à l’honneur comme expression de la mémoire collective et de la continuité culturelle du point de vue des femmes.
L’événement a suscité un vif intérêt et a simultanément mis en lumière le rôle des femmes dans la production culturelle ainsi que la diversité du folklore kurde. Lors des présentations et des discussions, la Govend a été décrit comme bien plus qu’une simple danse : chaque pas symbolise un retour aux sources, tandis que l’entrelacement des mains exprime la volonté commune de construire un avenir collectif. La Govend constitue ainsi une pratique culturelle importante pour la préservation de l’identité kurde et le renforcement de la solidarité sociale.
Le programme présentait des danses kurdes de diverses régions du Kurdistan. Des danses de Qoçgirî, Agirî (turc : Ağrı), Riha (Urfa), Hesekê, de la région du Welat Şêx et du Kurdistan oriental ont été présentées. Chaque région apportait ses propres rythmes, styles de mouvements et costumes traditionnels.
Les danses Qoçgirî se distinguaient par leur dynamisme à la fois puissant et majestueux, tandis que les danses Agirî se caractérisaient par des figures rythmiques et expressives. Le Riha impressionnait par l’élégance et la fluidité de ses mouvements, tandis que la Govend de Hesekê mêlait des pas rapides à des influences culturelles diverses. Les éléments symboliques et rituels étaient au cœur des danses de Welat Şêx, tandis que celles du Kurdistan oriental se démarquaient par leur diversité rythmique et leurs figures esthétiques singulières.

Espace de réseautage dans la diaspora
Les Journées culturelles des femmes kurdes se considèrent comme une plateforme de visibilité culturelle, d’éducation politique et de réseautage de solidarité au sein de la diaspora kurde. La série d’événements est soutenue par plusieurs organisations, dont le Conseil des femmes Dest Dan e.V., Hunera Mizgîn, Jinên Koma Feraşîn û Delîl Çiyager, Jinên Ciwan Berlin, KJAR et le Bureau des femmes kurdes pour la paix – Cênî e.V. Le vendredi 6 mars aura lieu une soirée de chants classiques kurdes, « Dengbêj û Siyaçemane Hewreman ». La série se termine le 7 mars avec une soirée cinéma mettant en vedette les œuvres de Hêvî Nîmat Gatar et Bêrîvan Saruhan. Ce programme marque la fin de la série avant que les organisateurs ne tournent leur attention vers la Journée internationale des droits des femme, le 8 mars. (ANF)