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ROJAVA. Agression turque sur le territoire syrien dans un silence arabe

SYRIE / ROJAVA – Aux premières heures de ce jour, des drones armés turcs Bayraktar ont violé l’espace aérien souverain de la République syrienne et mené des frappes massives sur trois zones civiles syriennes, situés hors des zones frontalières et à l’ouest de l’Euphrate. Ces attaques ont exposé les civils syriens à un grave danger et constituent une atteinte flagrante à la souveraineté de la Syrie ainsi qu’à la dignité et à la sécurité de ses citoyens syriens.
 
Ces violations, contraires au droit international et au droit syrien, se sont produites dans un silence complet de la part du régime terroriste d’al-Jolani. Les observateurs interprètent ce silence comme un signe de complicité entre les autorités de Jolani et le parti AKP au pouvoir en Turquie, qui occupe des portions du territoire syrien. Ces attaques ont également suscité le silence du monde arabe, une absence de condamnation et un black-out médiatique généralisé dans le monde arabe.
 
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont déclaré dans des communiqués officiels que l’agression comprenait :
 
Deux frappes de drones distinctes sur la ville de Maskanah, et une autre frappe sur le village d’Al-Bu’asi, dans la campagne d’Al-Tabqa, dans le gouvernorat de Raqqa.
 
Ces attaques constituent une escalade dangereuse et un acte manifeste d’agression militaire extérieure contre des civils se trouvant sur le territoire syrien.
 
Les gangs de Damas attaquent Deir Hafir
 
Par ailleurs, les factions armées affiliées au gouvernement d’al-Jolani continuent de mener des attaques et des bombardements d’artillerie contre la ville de Deir Hafir.
 
Il est essentiel de comprendre la géographie de la région. Deir Hafir est une ville civile peuplée, sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS). Elle se situe à environ 31 kilomètres à l’ouest du barrage de l’Euphrate, au cœur de la zone contrôlée par les FDS.
 
L’attaque perpétrée par ces factions constitue clairement un acte d’agression de la part du gouvernement extrémiste d’al-Jolani. Les forces affiliées à al-Jolani ont progressé depuis une zone située à plusieurs dizaines de kilomètres à l’ouest de Deir Hafir et ont lancé leur assaut sur la ville.
 
La situation géographique de Deir Hafir met à nu les allégations mensongères du gouvernement al-Jolani. Dans les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, ce dernier a faussement prétendu que les zones assiégées avaient déclenché les combats, une version relayée par certains médias arabes. Or, dans le cas de Deir Hafir, la géographie particulière et isolée de la ville – loin de toute zone contrôlée par le gouvernement al-Jolani – rend impossible la fabrication de tels prétextes ou récits.
 
Il s’agit d’un acte d’agression manifeste de la part d’une autorité extrémiste qui n’a aucune intention de reprendre les négociations avec les communautés kurdes ou les FDS. Au contraire, le gouvernement al-Jolani persiste dans sa politique d’exclusion, d’autoritarisme et d’alignement sur les intérêts et les ambitions du gouvernement turc d’Erdogan. (Syria Justice Archive)