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IRAN. La prisonnière politique kurde détenue à Téhéran, Mojgan Kavousi est dans un état critique

IRAN – Mojgan Kavousi, chercheuse et militante de la langue kurde qui est tombée malade à la prison d’Evin, à Téhéran, serait dans un état critique mais les autorités pénitentiaires ignorent ses demandes d’expertise médicale afin de prouver qu’elle ne peut rester en prison.
 
Selon un rapport reçu par l’Organisation des droits de l’homme, Mojgan Kavousi, chercheuse et militante de langue kurde qui purge actuellement sa peine à la prison d’Evin à Téhéran, a souffert de bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque) et d’une baisse de la fréquence cardiaque. Mozhgan Kavousi réclame depuis plusieurs mois une expertise médico-légale pour prouver que son état de santé ne lui permet pas rester en prison.
 
Selon un proche de Kavousi, malgré la détérioration de son état au cours des deux dernières semaines, les autorités compétentes n’ont effectué aucun suivi et cela inquiète sa famille.
 
La militante kurde a été envoyée en congé de la prison d’Evin à Téhéran le mercredi 21 juillet 2021, après avoir été condamnée à 13 mois de prison en raison du coronavirus, et son congé a été prolongé d’une semaine mercredi dernier.
 
Mojgan Kavousi, chercheuse, écrivaine et militante des droits des Kurdes, a été arrêtée par le bureau de renseignement de Nowshahr dans la province de Mazandaran le lundi 2 novembre, lors de manifestations lors des manifestations de novembre, et a été libérée sous caution d’un million de tomans un mois plus tard.
 
Mojgan Kavousi a été condamnée à six mois et six jours de prison le 28 mars 2006. Elle a de nouveau été condamnée à six mois de prison en décembre de la même année.
 
Selon le verdict, Mojgan Kavousi a été condamnée à six mois de prison pour « appartenance au Parti démocratique du Kurdistan d’Iran » (PDK-I), pour « troubles portant atteinte à l’ordre public », à six mois de prison et pour « propagande contre le régime ». Selon la loi de cumul des peines, la peine la plus sévère de ces trois peines, c’est-à-dire la peine de 6 mois d’emprisonnement, est applicable.