AccueilMoyen-OrientIranIRAN. Un manifestant exécuté, deux autres mis en isolement avant exécution

IRAN. Un manifestant exécuté, deux autres mis en isolement avant exécution

IRAN – Le régime iranien a exécuté un manifestant (Peyman Ganji) arrêté en janvier et mis en isolement deux autres otages (Ali Fattah et Mohammad Naqizadeh) en vue de leur exécution, signale l’ONG kurde Hengaw.

Ali Fattah et Mohammad Naqizadeh, deux prisonniers politiques condamnés à mort en lien avec les manifestations de janvier, ont été placés à l’isolement après la confirmation de leur peine capitale par la Cour suprême. Par ailleurs, Peyman Ganji, également détenu lors des manifestations de janvier, a été condamné à mort.

Selon les informations recueillies par l’organisation Hengaw pour les droits humains, Ali Fattah (également connu sous le nom d’Ali Kamali) et Mohammad Naqizadeh, tous deux arrêtés lors des manifestations de janvier 2026 et précédemment détenus à la prison du Grand Téhéran (Fashafouyeh), ont été convoqués sans préavis par les autorités pénitentiaires le 13 juin 2026 et transférés en cellule de quarantaine et d’isolement à la prison de Ghezel Hesar à Karaj. Leurs condamnations à mort ayant été confirmées par la neuvième chambre de la Cour suprême, l’inquiétude grandit quant au risque imminent d’exécution.

Fattah, un Malaisien de 33 ans, a été arrêté lors des manifestations de janvier à Téhéran et condamné à mort par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Iman Afshari, pour « guerre contre Dieu » (moharebeh).

Naqizadeh, un Téhéranais de 25 ans, a été arrêté lors des manifestations des 8 et 9 janvier 2026. Il a ensuite été condamné à mort par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Abolqasem Salavati, pour « sabb al-nabi » (insulte au Prophète).

Les procès des deux hommes se sont déroulés à huis clos. Ils ont été privés de l’assistance d’un avocat indépendant et des garanties d’un procès équitable tout au long de la procédure.

Par ailleurs, Peyman Ganji, un détenu de 33 ans arrêté lors des manifestations de janvier 2026 et actuellement incarcéré à la prison du Grand Téhéran, a été condamné à mort par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, également sous la présidence du juge Iman Afshari.

D’après les informations recueillies par Hengaw, Ganji a été reconnu coupable d’« outrage à Dieu » (moharebeh), le tribunal se fondant sur l’incendie présumé de biens publics lors d’un rassemblement de protestation. Son avocat est Abbas Jafari Dolatabadi, ancien procureur de Téhéran. L’affaire a été renvoyée devant la neuvième chambre de la Cour suprême et est en cours d’examen.

L’organisation Hengaw pour les droits humains alerte sur le risque imminent d’exécution d’Ali Fattah et de Mohammad Naqizadeh à la prison de Ghezel Hesar. Hengaw condamne également la peine de mort infligée à Peyman Ganji et appelle la communauté internationale, Amnesty International et les organisations de défense des droits humains du monde entier à agir d’urgence pour mettre fin à ces exécutions politiques et annuler toutes les condamnations à mort prononcées contre des manifestants.