AccueilKurdistanRojavaDamas a suspendu la libération des otages kurdes et le retour des...

Damas a suspendu la libération des otages kurdes et le retour des déplacés d’Afrin

SYRIE / ROJAVA – Le processus de libération des prisonniers kurdes détenus par Damas et le retour des Kurdes d’Afrin sur leurs terres sont au point mort depuis le 11 avril.

Signé le 29 janvier entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le gouvernement intérimaire syrien, l’accord prévoyait un échange progressif de prisonniers et le retour des personnes déplacées. Après trois phases d’échanges en mars et début avril, les négociations sont désormais bloquées, illustrant une fois de plus l’injustice historique subie par le peuple kurde dont les droits fondamentaux sont sacrifiés au profit de calculs politiques.

Aucun nouvel échange n’a eu lieu depuis le 11 avril, malgré une quatrième vague de libérations initialement prévue la semaine dernière. Selon plusieurs sources, Damas invoque des problèmes administratifs et politiques, notamment la question du tribunal de Qamishlo, ainsi que des enjeux d’intégration et de sécurité, pour justifier ce retard.

Trois phases déjà réalisées

10 mars : échange de 100 prisonniers contre 100.

19 mars : échange de 300 contre 300.

11 avril : libération de 400 personnes par le gouvernement intérimaire contre 91 par les FDS.

Depuis, le processus est gelé, suscitant une forte exaspération au Rojava.

Inquiétude et mobilisation des familles

Pour la troisième semaine consécutive, les familles de prisonniers kurdes manifestent quotidiennement dans plusieurs villes du Rojava. Elles dénoncent la lenteur et les tergiversations des autorités syriennes, accusées de lier la question humanitaire à des considérations politiques.

Les manifestants exigent la libération rapide et inconditionnelle de tous les prisonniers kurdes et le retour sans entrave des déplacés d’Afrin, soulignant que le blocage actuel aggrave inutilement les souffrances des familles.

Les FDS insistent sur le fait que la libération des détenus et le retour des déplacés constituent des priorités absolues dans la mise en œuvre de l’accord du 29 janvier.