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ROJAVA. Les écoles transformées en abris pour les réfugiés

SYRIE / ROJAVA – Les attaques des gangs de Damas ont forcé des dizaines de milliers de Kurdes à quitter leurs foyers qui se sont réfugiés dans des écoles, privés de tout : nourriture, chauffage, eau potable, médicaments, lait infantile…

Des dizaines de milliers de personnes déplacées des régions d’Afrin, de Shahba, d’Alep, de Raqqa et de Tabqa, chassées de leurs foyers en raison des attaques des factions du gouvernement intérimaire syrien, vivent dans des conditions déplorables dans des abris temporaires aménagés dans des écoles qui ont cessé de fonctionner comme établissements d’enseignement, devenant ainsi des refuges d’urgence pour les familles fuyant les crimes commis par les factions.

Les salles de classe qui résonnaient autrefois des voix des élèves sont désormais surpeuplées de familles entières, comme l’a constaté la caméra de l’agence ANHA lors d’une visite de plusieurs écoles transformées en abris dans les villes de Girkê Legê et Derik, dans le canton de Jazira.

Dans ces abris, les personnes déplacées manquent des produits de première nécessité pour vivre dignement. Les pièces sont surpeuplées et le chauffage est gravement insuffisant, ce qui rend l’hiver encore plus difficile à supporter pour les personnes âgées et les enfants.

Des dizaines de familles se partagent des installations sanitaires limitées, rencontrant des difficultés pour se procurer de l’eau potable et des produits d’hygiène de base, tandis que les femmes supportent le plus lourd fardeau en essayant d’organiser la vie quotidienne dans ces conditions exceptionnelles.

Les enfants, privés d’éducation et qui occupent désormais les salles de classe où ils étudiaient autrefois, endurent des épreuves psychologiques mais restent une petite source d’espoir pour leurs familles.

Malgré les efforts des autorités compétentes et l’aide apportée par le peuple kurde, tant dans le pays qu’à l’étranger, les besoins restent bien supérieurs aux ressources disponibles.

Les personnes déplacées espèrent que ces centres ne resteront que temporaires, en attendant de pouvoir rentrer chez elles. (ANHA)