SYRIE / ROJAVA – Plus de 1 200 personnes ont été massacrées à Cheikh Maqsoud et Achrafieh, quartiers kurdes d’Alep. Par ailleurs, les gangs de Damas ont enlevé plus de 2 000 personnes, dont des femmes et des enfants.
L’Organisation des droits humains d’Afrin–Syrie a publié un bilan des violations et crimes commis en janvier par les groupes HTS–DAECH et les milices sous contrôle de l’État turc dans plusieurs régions de Syrie, notamment à Alep, dans le Nord et l’Est de la Syrie.
L’organisation précise que ce bilan n’est pas exhaustif, en raison des obstacles empêchant l’accès à de nombreuses zones.
ALEP
Dans les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et Achrafieh à Alep, les attaques et bombardements menés par HTS–DAECH ont provoqué la mort de plus de 1 200 personnes, dont 100 victimes ont pu être formellement identifiées et documentées.
Un nourrisson est décédé après avoir été exposé à des gaz lacrymogènes à l’hôpital martyr Khaled Fajir à Alep, puis transféré à Hassaké.
Selon les autorités de médecine légale, plus de 270 corps se trouvent encore dans la zone médico-légale du quartier de Jib al-Koubeh à Alep. Certains ont été enterrés sans que leurs familles en soient informées au cimetière de Niquêrîn al-Jadida.
Par ailleurs, plus de 2 000 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été enlevées dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh.
AFRIN
À Afrin, sous l’occupation turque depuis 2018, quatre femmes ont été assassinées, sans identification des auteurs.
Trois jeunes et une fillette ont été enlevés.
Une personne a été tuée alors qu’elle migrait de Tabqa vers Efrîn.
TABQA
À Tabqa, un jeune homme a été assassiné et retrouvé décapité.
Une personne tentant de fuir Raqqa a également été tuée.
Deux femmes déplacées de Tabqa vers Hassaké ont été blessées.
KOBANÊ
Quatorze personnes ont été tuées, dont 12 membres de deux familles déplacées de Raqqa.
Cinq civils ont été tués et trois enfants blessés lors de bombardements autour de Kobanê.
Sept autres civils, dont des femmes et des enfants, ont été blessés.
TELL HASSIL
Un avocat a été enlevé alors qu’il se rendait à Alep, puis libéré après trois jours.
Maxime Azadî