PARIS – Un article de Reuters publié hier confirme qu’une attaque contre les forces kurdes du Rojava a été coordonnée lors des pourparlers israélo-syriens à Paris, en présence de Hakan Fidan, ministre des affaires étrangère de la Turquie.
« La prise de contrôle rapide par le gouvernement syrien de territoires longtemps détenus par les Forces démocratiques syriennes, dirigées par les Kurdes, s’est concrétisée à la suite d’une série de réunions à haut risque tenues à Damas, à Paris et en Irak au début du mois », ont indiqué à Reuters neuf sources informées de ces sommets à huis clos.
Au sujet de l’article de Reuters, l’autrice Gonul Tol a écrit sur X qu’« Un compromis semble avoir été trouvé entre Damas et Israël lors d’une réunion à laquelle participait Hakan Fidan. Ce compromis semble indiquer que la Turquie, Damas et les États-Unis ont tous accepté la « sphère d’influence » d’Israël dans le sud de la Syrie, en échange de la promesse qu’Israël n’interviendra pas dans l’opération menée par Damas contre les FDS.
La déclaration de Tom Barrack à Mazlum Abdi, « Vous voulez impliquer Israël dans les affaires intérieures de la Syrie ; cela n’arrivera pas », est significative. Une question cruciale pour l’avenir est la suivante : combien de temps durera cette « sphère d’influence » israélienne en Syrie ? Cette question est également déterminante pour l’avenir de la présence militaire turque en Syrie. »
Pour l’instant, seul l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis a démenti ces accusations. Il a écrit sur X (ancien Tiwtter) : « Je tiens à être très clair : ayant moi-même assisté à l’intégralité de la réunion trilatérale à Paris, Israël n’a jamais cautionné une attaque de l’armée syrienne contre les Kurdes de Syrie. Toute affirmation en ce sens est fausse. » Mais qui ne dit mot consent…