ROJAVA. Que sont devenues les 1000 femmes capturées à Afrin par les gangs de la Turquie?

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Kidnappings, torture, viols, féminicides… l’État turc et ses mercenaires commettent des crimes abominables envers les femmes et fillettes du canton kurde d’Afrin depuis son invasion en mars 2018. Selon les statistiques de l’Organisation des droits de l’homme à Afrin, près de 100 femmes ont été tuées et 1200 autres ont été kidnappées à Afrin depuis 2018. Le sort des femmes kidnappées reste inconnu, même si on sait que la majorité finissent comme esclaves sexuelles dans des centres de détention gérés par les renseignements turcs et les gangs islamistes et que certaines sont emmenées en Turquie. La députée HDP, Feleknas Uca a soumis une question parlementaire au ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu sur les crimes commis à Afrin et demandé ce que sont devenues ces femmes et fillettes kidnappées.
 
La députée du Parti démocratique des peuples (HDP), Feleknas Uca, a soumis une question parlementaire au ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu sur les violations des droits à Afrin, une ville kurde du nord-ouest de la Syrie.
 
Citant des rapports de l’ONU, Uca a déclaré : « Afrin est devenue un centre de pillages, de vols, de viols et de nettoyage ethnique et plus de 1 000 femmes ont été kidnappées depuis que la Turquie et ses groupes alliés en Syrie ont pris la ville en mars 2018.
 
« Le sort des femmes kidnappées reste inconnu », a déclaré Uca.
 
« Selon un communiqué d’ONG à Afrin, 84 femmes ont été assassinées entre le 18 mars 2018 et le 25 mars 2021. Six d’entre elles se sont suicidées et le crime d’agression sexuelle a été commis contre 71 femmes.
 
L’Association des droits de l’homme Afrin a déclaré que les crimes contre les femmes et les crimes de guerre se sont poursuivis depuis le début des attaques des forces armées turques et des groupes qu’elles soutenaient. »
 
La députée a demandé au ministre combien de femmes avaient été kidnappées ou disparues depuis mars 2018 et ce qu’il était advenu des femmes emprisonnées par des groupes soutenus par la Turquie.
 
Elle a également demandé si le gouvernement enquêtait ou prévoyait de prendre des mesures contre les enlèvements.
 
Afrin devenu un enfer pour les femmes
 
Le 20 janvier 2018, les Forces armées turques (TSK) ont lancé l’opération « Rameau d’olivier » à Afrin. L’Armée nationale syrienne (ASN/SNA), un groupe de mercenaires soutenus par la Turquie, a également participé à l’opération destinée à chasser les Unités de protection du peuple kurde (YPG) de la ville. (Bianet)
 
Au 26 mars 2018, la Turquie et ses groupes alliés avaient capturé Afrin et ses environs, dont 282 villages. Depuis des centaines de milliers de Kurdes ont été chassés d’Afrin où la Turquie a installé des mercenaires et leurs familles, opérant un changement démographique. Elle a également détruit le patrimoine historique de la région, ainsi que les lieux de cultes yézidis et chrétiens, imposé la charia dans une région autrefois laïque et féministe… Depuis, les femmes ne sortent plus de chez elles de peur d’être kidnappées. Mais, régulièrement, les mercenaires font des décentes aux domiciles des familles kurdes qui n’ont pas quitté leurs terres et kidnappent les femmes et les fillettes qui sont violées ou mariées de forces à des terroristes islamistes.

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