KURDISTAN. La place de la femme dans les luttes kurdes

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Même s’il est difficile de remonter jusqu’à la première femme kurde qui aurait pris les armes contre les nombreux ennemis des Kurdes dans l’histoire, on pourrait se contenter de celles qui ont marqué l’histoire moderne kurde. L’une de ces femmes légendaire est Adela Xanem (Dame Adela), née en 1847 dans une famille régnante de Sanandaj (Sînê), dans le Kurdistan « iranien ».
 
Adela Jaff ou Mastoureh Ardalan, appelée « la Princesse des Braves » par les Britanniques, était poète, historienne et écrivaine. Elle a exercé une grande influence sur les affaires de la tribu Jaff dans la plaine de Sharazor.
 
Une autre de ces héroïnes kurdes est bien sûr Sakine Cansiz, co-fondatrice du PKK qui a résisté au pire des tortures qu’une femme puisse imaginer dans la prison d’Amed entre les mains de ses bourreaux turcs au Kurdistan « turc » qui fut assassinée à Paris avec Fidan Dogan et Leyla Saylemez le 9 janvier 2013. Sa bravoure a fait d’elle une légende vivante.

Bien sûr, toutes les femmes kurdes ne prennent pas les armes pour combattre l’ennemi. Elles se lancent dans la politique, dans le journalisme, dans la défense de la langue kurde, dans l’art, l’écriture, etc. tant le champ d’action est large. Mais quelque soit le domaine de lutte, les femmes payent cher leur engagement. Elles sont emprisonnées, torturées, parfois violées et exécutées, leurs corps mutilées et exhibés par leurs ennemis comme on l’a vu avec des soldats turcs ou les gangs de DAECH ou d’autres groupes islamistes alliés à la Turquie en Syrie…
Le site CAIRN Info vient de publier un long article sur la place des femmes dans les luttes kurdes sous le titre de « D’Adela Xanem à Sakine Cansiz, la longue histoire des femmes dans les luttes kurdes »
 
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