SHENGAL. Suicide de femmes yézidies qui ont survécu au génocide de 2014

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IRAK / SHENGAL – La majorité des femmes et filles yézidies qui ont survécu au génocide commis par DAECH à Shengal en août 2014 souffrent de nombreux traumatisme alors qu’elles sont dans des camps de fortunes, notamment dans la région kurde de Duhok, au Kurdistan du Sud. Certaines de ces femmes mettent fin à leur vie en commettant des suicides. Une situation qui alarme le Mouvement des femmes yézidies pour la liberté TAJÊ.

Dans un communiqué écrit, TAJÊ appelle les femmes yézidies en détresse à s’adresser au TAJÊ pour chercher ensemble des solutions à leurs souffrances.

Le Mouvement des femmes yézidies pour la liberté (en kurde : Tevgera Azadiya Jinên Êzdi – TAJÊ) a publié un communiqué concernant les récents suicides dans les camps de réfugiés de Duhok. TAJÊ a exprimé sa tristesse pour les suicides et a noté que chaque problème a une solution et que le suicide ne peut être le point de départ d’aucune solution.

La déclaration a rappelé qu’il y avait encore des femmes, des enfants et des familles qui sont encore entre les mains de Daech, et a déclaré qu’il fallait penser à eux plutôt qu’au suicide. « Pendant le génocide perpétré par l’Etat islamique en 2014, ceux qui ont le plus souffert, vendus (…) torturés étaient (…) des femmes yézidies. Cependant, ce sont aussi les femmes yézidies qui demandent aujourd’hui de traduire les responsables du génocide en justice. C’est pourquoi nous, les femmes yézidies, avons une grande responsabilité. Nous devons diriger notre colère vers les envahisseurs et les forces qui veulent nous éliminer par le génocide. Personne ne devrait soutenir le sale plan que l’ennemi veut développer à travers les femmes yézidies. Le suicide n’est pas la solution. En tant que femmes organisées, nous sommes prêtes à résoudre tous les problèmes (…). »

Le communiqué indique que les femmes trouvent des solutions à leurs problèmes avec TAJÊ et ajoute: « Les assemblées de TAJÊ se trouvent dans toutes les villes et villages de Shengal. Toutes les femmes peuvent aller dans ces centres. Nous essayons de discuter et solutionner chaque problème. Nous sommes votre deuxième famille. »

ANF 

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