Janet Biehl soutient la campagne « 100 raisons pour juger le dictateur Erdogan » avec ses dessins

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Féminicides – L’écrivaine et artiste américaine, Janet Biehl a dessiné des portraits des 100 femmes et filles tuées par les forces turques en soutien à la campagne « 100 raisons pour juger le dictateur Erdogan » menée par les femmes kurdes pour lutter contre les violences faites aux femmes.
 

Parmi les portraits dessinés par Janet Biehl, on peut citer ceux de Sakine Cansiz (féministe et co-fondatrice du PKK tuée avec deux autres militantes kurdes à Paris le 9 janvier 2013), Havrin Khalaf (politicienne kurde du Rojava, tuée le 12 octobre 2019 par des gangs de la Turquie près de Tall Abyad), Ceylan Onkol (fillette kurde de 12 ans tuée par des soldats turcs dans la campagne de Lice/Diyarbakir le 28 septembre 2009), Kader Ortakkaya (une jeune militante kurde tuée par des soldats turcs à la frontière de Kobanê le 6 novembre 2014).

A l’occasion de la Journée mondiale de lute contre les violences faites aux femmes, le Mouvement des femmes kurdes en Europe (Tevgera Jinên Kurd li Ewropayê – TJK-E) a lancé une pétition pour traduire en justice le président turc Erdoğan en donnant 100 raisons pour lesquelles il devrait être jugé.

 

Le TJK-E a lancé une campagne mondiale sous le slogan «100 raisons de poursuivre Erdoğan». Pendant 18 ans au pouvoir, des milliers de crimes impunis ont été commis par l’État turc dirigé par le Parti de la justice et du développement (AKP).

Les femmes ont souvent été spécifiquement ciblées par le gouvernement turc, qui d’une part, normalise le féminicide dans la société avec sa mentalité et ses politiques sexistes, et d’autre part, cible les femmes politiques par la violence, la censure et l’emprisonnement.

« Malgré une mer de preuves, ces attaques n’ont pas été comptabilisées », a déclaré le TJK-E dans un communiqué, ajoutant: « Cela nous a conduit à lancer une campagne internationale contre le principal instigateur de ces crimes contre les femmes. »

La première phase de la campagne a impliqué la collecte de 100 000 signatures dans la  pétition lancée le 25 novembre. La campagne de signature s’achèvera en 2021 et constituera la première étape pour jeter les bases du travail juridique et technique, social, politique et d’action à mener pour aboutir aux poursuites et à la condamnation du chef de l’Etat turc.

 
 
 

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