Les Kurdes sont les papillons de l’humanité, même si certains sont devenus centenaires

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C’est bien connu, à cause des guerres et des massacres incessants qui ont lieu au Kurdistan colonisé, la majorité des Kurdes ne font pas de vieux os. Certains sont tués jeunes, d’autres vivent avec du stress lié aux persécutions. C’est pourquoi on dit que les Kurdes sont les papillons de l’humanité. Mais parmi ceux nés au début du siècle dernier, une infime minorité est devenue centenaire en étant en bonne santé grâce à une vie seine dans une région montagneuse à l’air pur et une alimentation bio, plutôt végétarienne…
 
L’Institut kurde de Paris vient de publier un article sur la longévité chez les Kurdes à l’occasion du décès d’un Kurde du Rojhilat à l’âge de 138. Seul bémol dans cette info: La majorité des Kurdes nés au début du siècle dernier n’avaient pas de carte d’identité à leur naissance. Les États occupant le Kurdistan leur donnaient des cartes d’identité avec des dates de naissance au hasard. Par exemple, on a eu un cas d’un enfant kurde de 7 ans qui a été appelé à faire le service militaire en Turquie car on lui avait délivré une carte d’identité sur laquelle il avait 20 ans ! Alors, prenez avec des pincettes ce genre d’informations concernant l’âge des Kurdes centenaires !

 

Voici l’article de l’Institut kurde de Paris : Le Kurdistan, pays des centenaires ?

Nonobstant les guerres et les épreuves diverses, le Kurdistan serait encore un pays de « super centenaires » ?

Ainsi, l’Agence de presse iranienne a annoncé le 19 novembre le décès à l’âge de 138 ans du « doyen de l’Iran », Ahmad Soufi dans son village près de Saqqez dans la province du Kurdistan.

Il s’avère que Ahmad Soufi n’était pas seulement le doyen de l’Iran  mais il était aussi le doyen de l’humanité car la doyenne actuelle reconnue la Japonaise Kane Tanaka, née en 1903 « n’a que » 117 ans.

Selon la carte d’identité (chinasnameh) d’Ahmad Soufi, citée par l’agence, il était né le 28 février 1882 et il est mort de vieillesse. Il y a quelques jours, le 15 novembre, son « dauphin », un autre Kurde iranien, Hatim Muhamadi, est décédé à l’âge de 130 ans à Delouran dans la province kurde d’Ilam où il passait son temps en faisant du jardinage et en s’occupant de ses vignes.

La légende des Kurdes centenaires est fort ancienne.  Dans les années 1920-1930 un certain Zaro Agha, né en 1774, dans le village de Medan de la province ottomane kurde de Bitlis, avait frayé la chronique et suscité la curiosité des gérontologues occidentaux.  Avant son décès en 1934, à l’âge de 157 ans selon les registres d’état civil  turcs il a été invité aux Etats-Unis, en Angleterre et en France où les médecins ont pu examiner sous toutes les coutures ce doyen exceptionnel de l’humanité.

Le secret de leur longévité exceptionnelle ?  Outre l’air pur et les eaux limpides des montagnes du Kurdistan, un régime alimentaire, forcément bio, à base de céréales, de légumes et de légumineuses (lentilles et pois chiches), des noix, fruits secs et friandises à base de raisin, des produits laitiers de brebis et de chèvres et le délicieux miel local mille fleurs, de la viande seulement lors de grandes occasions quelques fois dans l’année.  Et bien sûr une vie active à tout âge. Certains de ces centenaires fumaient modérément des cigarettes roulées avec du tabac local, d’autres pas du tout.  Quand aux médicaments, le centenaire Ahmad Soufi « ne se souvenait plus » quand il avait pour la dernière fois pris un médicament chimique, se contentant de se soigner avec les remèdes à base de plantes de la médecine traditionnelle.

A votre santé !

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