TURQUIE. Arrestation de plus de 100 militants de la cause kurde

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TURQUIE / BAKUR – Tôt ce matin, le régime turc a fait arrêté plus de 100 militants, dont des politiciens, médecins, écrivains, plus de 24 avocats, dans plusieurs villes kurdes et turque. La police turque recherche plus de 30 autres personnes.
 
Ces rafles politiques visant le « Congrès de la société démocratique » (DTK), que la Turquie accuse d’être lié au PKK ont eu lieu dans plusieurs villes dont Diyarbakir, Adiyaman, Istanbul et Izmir.
 

Des mandats d’arrêt ont été émis contre 101 personnes, dont la plupart étaient des avocats. Des raids ont été effectués à de nombreuses adresses à Amed, Şırnak et Adıyaman.

Les noms des personnes placées en détention apprises jusqu’à présent sont:

Coprésident de l’Association des avocats pour la liberté (ÖHD) Bünyamin Şeker, Abdulkadir Güleç, Eshat Aktaç, Serdar Talay, İmran Gökdere, Diyar Çetedir, Serdar Özer, Feride Laçin, Gevriye Atlı, Resul Tamur, Cemile Turhallıpakşakş, Resul Tamur, Cemile Turhallıpakşakş Baran, Neşet Girasun, Sedat Aydın, Şivan Cemil Özen, İHD Adıyaman Président de la branche avocat Bülent Temel, Mahsum Batı et Diyar Dilek Özer, le directeur de la Fédération des associations de solidarité des familles de prisonniers MED (TUHAD-FED), membre de la fédération Leyla Ayaz , ancien membre du conseil central du TTB Şehmus Gökalp, membre de DİVES Süleyman Okur, membre du conseil municipal de Bağlar Panayır Çelik Yılmaz Kan, ancien coprésident de la branche GÖÇ-DER Amed, qui a été fermée par décret, İlhami Yürek, ancien exécutif provincial du HDP Amed İlhami Yürek, limogé du membre du SES Ümit Çetiner,Mehmet Kaçar, membre de HABER-SEN, urbaniste Haknaz Sadak et Roza Metina, rédactrice en chef de Jinnews. (ANF)

 
« Ces opérations reflètent une volonté d’étouffer la voix du barreau de Diyarbakir et sont une intervention directe dans les activités de la société civile », a dénoncé le barreau de Diyarbakir dans un communiqué.
 
« Une autre procédure judiciaire visant les anciens dirigeants du barreau de Diyarbakir pour avoir commémoré le génocide arménien et utilisé le mot « Kurdistan » dans leurs déclarations est aussi en cours.
 
Les milieux prokurdes, en particulier le Parti démocratique des peuples (HDP), font l’objet d’une répression implacable depuis plusieurs années en Turquie.
 
Selahattin Demirtas, la figure de proue du HDP et un ancien rival du président turc Recep Tayyip Erdogan à l’élection présidentielle, est en prison depuis 2016.
 
Après des élections municipales en 2019, les autorités turques ont arrêté ou évincé plusieurs dizaines de maires élus sous les couleurs du HDP dans le sud-est de la Turquie, » écrit une dépêche d’AFP de ce matin.
 
Chaque fois que le régime turc rencontre des difficultés économiques, politiques, sanitaires ou autre, il s’attaque au mouvement kurde pour canaliser la colère du peuple. Mais on se demande jusqu’où le peuple turc se laissera berné alors que le pays est en proie à des violences de tout genre, qu’il est affamé et que la pandémie du COVID19 fait des ravages dans le pays.
 

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