La vie communale des Schtroumpfs pas si loin du modèle des Kurdes du Rojava

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PARIS – Créée par le jeune belge PEYO en 1958, la bande dessinée « les Schtroumpfs » a pour sujet la vie sociale écologique communale dépeignant une nation imaginaire de minuscules créatures bleues situées dans un village de maisons-champignons au milieu d’une vaste forêt. Ils sont vêtus d’un bonnet et d’un pantalon blancs, a l’exception de leur chef, le Grand Schtroumpf qui est habillé de rouge. La Schtroumpfette aux longs cheveux blonds est la seule femme du village.
 

Les Schtroumpfs vivent dans des maisons-champignons au coeur d’une forêt imaginaire d’Europe durant un Moyen Âge mythifié. Ils sont poursuivis par Gargamel (et son chat Azraël) qui veut les manger pour devenir immortel.
 
Les Schtroumpfs font la fête en allumant un feu sur la place du village et dansent autour. L’assistant du Grand Schtroumpf lit beaucoup et porte des lunettes. 
 
Les Schtroumpfs sont à peu prés hauts comme trois pommes.
Leur aliment le plus populaire est la fraise schtroumpf. Il n’utilisent pas d’argent et mènent une vie communale.
 
Il n’y a pas un seul lieu de culte dans le village des Schtroumpfs, ni église, ni synagogue, ni mosquée.
 
Les Schtroumpes sont-ils communistes ?

Une revendication intéressante est discutée dans le monde entier au sujet des Schtroumps qui ont 62 ans aujourd’hui. Les Schtroumps sont-ils des adeptes du communisme ? D’ailleurs, les Schtroumps ont été interdits pendant un certain temps en Amérique pour cette raison. Le nom anglais des Schtroumpfs, « Smurf » est l’abréviation de « Socialist Men Under Red Flag » (Les hommes socialistes sous pavillon rouge). En 1998, l’auteur Marc Schmidt a écrit une parodie provenant des Schtroumpfs sur la culture européenne, avec des influences du socialisme.
 
Le sémiologue italien Umberto Eco a consacré plusieurs pages au langage « schtroumpf » pour illustrer les facultés de l’esprit humain en interprétation des données dans un article dont la version française donne pour exemple à reconnaissance « immédiate » : « Je suis le schtroumpf, – le Schtroumpf, – l’inschtroumpfé ! »
 
La vie communale imaginaire des Schtroumpfs prend vie au Rojava 

La vie sociale écologique communale des Schtroumpfs rappelle le système mis en place au Rojava où les habitants s’auto-gouvernent après s’être battus pour la liberté contre les barbus du groupe terroriste État Islamique, portant les vêtements noirs du Gargamel médiéval. Au Rojava, toutes les croyances se côtoient, sans interférer sur la politique.  Aujourd’hui, des millions de personnes à travers le monde admirent les héros réels du Rojava et leur modèle féministe, pluraliste et écologiste avant-gardiste, comme ils adorent les Schtroumpfs imaginaires. Mais le Rojava est toujours menacé par la Turquie et ces mercenaires islamistes qui nous promettent les ténèbres. 

 

Par Veysel KESER, un politicien et auteur kurde exilé en France depuis 3 ans. Maire élu sous l’étiquette d’HDP dans la région de Van (Wan), Keser était, comme des centaines d’autres Kurdes, poursuivi à tort par le régime turc qui l’accusait d’avoir des liens avec l’Union des communautés kurdes (KCK).
 
 
 

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