L’atelier de couture des réfugiées kurdes de Lavrio

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ATHÈNES – Hier, les médias ont rapporté qu’un réfugié afghan de 61 ans avait décédé après avoir contracté le coronavirus dans le camp de réfugiés de Malakassa, en Grèce. Il y a quelques semaines, un énorme incendie détruisait le plus grand camp de réfugiés à Lesbos, toujours en Grèce où il y a également deux camps de réfugiés kurdes auto-gérés de Lavrio qui donnent de l’espoir au milieux de tableau de désolation. En effet, ces camps près d’Athènes accueillant plusieurs centaines de Kurdes venus essentiellement du Bakur et du Rojava ne reçoivent aucune aide du gouvernement grec ni des ONG humanitaires car la Turquie a réussi à faire passer ces femmes, enfants, vieillards pour des terroristes menaçant la Turquie ! Ainsi, livrés à eux-mêmes, ces rescapés de la guerre au Kurdistan ne survivent que grâce au soutien des militants organisés dans plusieurs pays d’Europe : France, Italie, Suisse…
 
Malgré toutes ces difficultés, les réfugiés kurdes de Lavrio ont concrétisé plusieurs projets, dont la construction d’un four à pain au printemps dernier, un atelier de confection de sacs, de masques anti-covid, etc. Ce dernier atelier est géré par les femmes du camp qui ont reçu plusieurs machines à coudre collectées par des militants.
 
Les femmes ont déjà fait dons de leurs masques à l’hôpital public de la ville de Lavrio et en en fabriquent d’autres pour les écoles de Lavrio. Pendant cet atelier de couture et de broderie, les participantes apprennent aussi l’anglais et l’allemand.
 
Rénata, de l’association suisse Anthropia, est à l’origine de cet atelier pour les femmes et les enfants des deux camps. Actuellement, une dizaines de femmes viennent régulièrement dans cet atelier et leurs créations sont vendues à Athènes et en Suisse grâce à un réseau tissé par Rénata et d’autres militantes.
 
Pour continuer à fabriquer des sacs et d’autres objets, les femmes kurdes ont besoin de matériel, dont des machines à coudre, des pelotes de laine ou de coton, du fil, du tissus, etc.
 
Si vous voulez soutenir les femmes Kurdes de Lavrio en faisant un don d’argent ou de matériel de couture, vous pouvez contacter Jacques Leleu, un militant français membre du « Convoi solidaire » dont la devise est « La solidarité est l’arme des peuples ! »
 
Ci-dessus les photos prises par Jacques pendant l’atelier de couture du premier camp de Lavrio:
 
 
 
 

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