COVID-19. Un prisonnier kurde malade meurt le jour de sa libération

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TURQUIE – ADANA – Le prisonnier gravement malade, Sabri Kaya est décédé le jour de sa libération. Les autorités turques l’ont libéré pour qu’il ne meurt pas en cellule, car elles savaient qu’il était en train de mourir.

Sabri Kaya est décédé le jour de sa libération. Kaya, qui a été hospitalisé à plusieurs reprises depuis le 25 mars, avait été emmené en prison avant la fin de son traitement.  Kaya, dont le cœur fonctionnait à 25%, a eu une crise cardiaque et une hémorragie cérébrale le 25 mars. Kaya a été emmenée trois fois à l’unité des soins intensifs. Les médecins ont établi un rapport médical qualifiant son état de santé de « bon », et il a été emmené de nouveau à la prison.

La chronologie d’une mort annoncée
 
4 mai: Kaya avait déjà été emmené 3 fois en unité de soins intensifs, 14 fois aux urgences
6: hospitalisé
11: de nouveau emprisonné
12: ré-hospitalisé
13: hospitalisé aux soins intensifs
19: 2e hémorragie
21: libéré
22 mai: décédé quelques heures après sa « libération »

Pour Kaya, le rapport « il ne peut rester en prison » a été émis par l’hôpital d’État d’Osmaniye le 20 mai et il a été envoyé le même jour à l’hôpital Balcalı. Après que le rapport émis par l’hôpital d’État d’Osmaniye, hier par le parquet général d’Osmaniye a ordonné la libération de Kaya.

Kaya est décédé le jour de sa libération. Kaya avait résumé sa situation lors de l’appel téléphonique hebdomadaire du 6 mai, appelant sa famille et disant: « Je n’ai plus la force de me tenir debout. Je vais mourir. »
 
En Turquie, il y a des milliers de prisonniers politiques malades qui attendent la mort au fond de leurs cellules alors que la pandémie du coronavirus aggrave encore plus leurs conditions carcérales dramatiques.  
 

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