Comptons nos morts et préparons le monde de demain à nos enfants aux regards accusateurs

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CORONAVIRUS – Alors que l’humanité est frappée par la pandémie du Covid – 19, qu’on n’arrive plus à compter nos morts, ni nos blessés, les regards accusateurs de nos enfants nous forcent à penser le monde de demain. Un monde digne du vivant dans son ensemble. Un monde uni qu’on ne divise plus ni entre les espèces végétales et animales, ni entre les hommes et femmes de la terre.

C’est épidémie sans précédent dans l’histoire de l’humanité qui a lapidé ses ressources naturelles et épuisé l’humain dans son moi nous a assommés. On est abasourdi, on chancelle et on essaye de compter ceux qui ne vont plus se relever…

Le Covid – 19 est un raz-de-marée qui est en train de tout raser sur son passage et qui met à nu nos sociétés cousues de fil blanc. Plus rien ne tient debout. Une immense partie des femmes et hommes vivant dans la peur permanente de la pauvreté, de la maladie, de la guerre ou des changements climatiques dévastateurs. Des millions d’entre eux sont déjà des réfugiés de guerre et ou du climat. Seule une infime partie des humains « profitent » de la planète et font tout pour mettre hors jeu le reste de l’humanité, pour avoir la main-mise exclusive sur toutes les ressources de notre terre déjà à bout de souffle.

Que faire ? Pleurer, s’enrager ou resté accablé et ne rien faire alors que le monde s’écroule ? Il est évident qu’avec la responsabilité que nous avons en tant qu’adultes / parents, nous n’avons pas le luxe d’avoir le droit à la « paresse » et de laisser ceux qui nous « gouvernent » à décider seuls de notre destin d’hommes et de femmes. Nous avons assez fui nos responsabilités jusqu’à présent. Mais, là, nous sommes devant nos enfants aux regards accusateurs qui nous demandent des comptes pour tout le mal que nous avons fait à la terre et à notre espèce, plus particulièrement aux femmes devenues les bouc-émissaires de toutes nos malheurs.

Il est encore trop tôt pour évaluer les dégâts que le coronavirus causera à l’humanité. Mais rien ne nous empêche de faire l’inventaire de tout ce qui n’allait plus : sur le plan sanitaire, écologique, politique, sociétal, économique, éducatif… (la liste à compléter), et de chercher des solutions de sortie de crise. On est sympa, alors, on vous donne l’exemple de modèle de société écologique, féministe, pluraliste mis en place par les Kurdes et leurs alliés au Rojava, en Syrie. Il pourrait nous servir de base pour reconstruire notre monde post-coronavirus de demain. Un monde digne de l’innocence de nos enfants qui nous demandent des comptes pour tout le mal qu’on a fait à la terre depuis des siècles, les privant d’une vie enviable.

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