Une femme parle de l’horreur vécue sous l’occupation à Afrin

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E.S. a vécu dans son village occupé pendant un certain temps après l’invasion d’Afrin. Elle a parlé à l’ANHA de l’horreur qu’ils ont vécue sous l’occupation.

Après l’invasion du canton kurde d’Afrin par l’armée turque et ses gangs alliés, la vie s’est transformée en un cauchemar pour les civils. Les civils qui sont restés dans la ville ont été soumis à des pratiques à la limite des crimes contre l’humanité.

E.S. du village de Meydana, dans le district Rajo, est l’un des témoins des événements dans Afrin occupée. Comme tous les habitants d’Afrin, elle a également résisté aux bombardements de l’armée d’occupation turque et de ses gangs alliés.

E.S. a été emprisonnée par l’armée turque et ses gangs pendant un certain temps et a été forcée de quitter son village à mesure que les pillages augmentaient.

E.S. a déclaré: « Le son des canons et des avions étaient incessants. Un jour de février, moi, mon mari et 7 femmes de notre village étions assis chez nous. Nous avons entendu des coups de feu intenses. Puis nous avons compris que les gangs étaient entrés dans le village. Puis ils ont fait une descente chez nous. Ils nous ont demandé où était le PKK, où étaient les armes et les munitions. Où était l’argent. Ils ont tiré en l’air pour nous terroriser.

Je ne pouvais pas me taire. Je leur ai dit que nous étions des civils et des personnes âgées. J’ai dit qu’on n’avait pas d’armes. Alors que je disais ces choses, l’un des membres du gang m’a donné un coup de pied et je suis tombée. Ils ont fouillé les femmes et pris leur argent et leur or. »

MENACES DE MORT, DES JEUNES FEMMES ENLEVÉES

E.S. a déclaré que les gangs ne pouvaient se contenter de vols et de pillages. Elle a déclaré qu’il y avait une jeune femme avec eux à l’époque, que les gangs l’avaient menacée de mort et qu’ils allaient l' »épouser » de force.

E.S. a déclaré qu’ils ont suivi les gangs et sauvé la jeune femme. Les gangs sont revenus plus tard pour enlever de nouveau la femme et ont menacé de tuer la famille s’ils ne donnaient pas l’endroit où se trouvait la femme.

E.S. a ajouté que les jeunes femmes étaient souvent enlevées et « mariées » de force, comme elle l’a vu jusqu’au moment où ils ont quitté Afrin.

E.S. a déclaré que les gangs ont rassemblé les villageois dans l’école du village le troisième jour de l’invasion et ont simplement pillé leurs maisons et volé leurs biens. Les gangs ont ensuite rassemblé les villageois dans la mosquée du village de Meydan Eqbes pour vérifier si quelqu’un avait des liens avec les forces de libération.

E.S. a déclaré qu’elle y était restée 20 jours, après quoi elle a été emmenée dans un avant-poste à la frontière d’avec la Turquie, pour retourner au village après avoir été interrogée. A son retour, elle a découvert que sa maison était endommagée et que tout avait été volé.

« Il n’y avait plus de raison de rester dans le village. Tout était détruit, tout était endommagé. Nous étions remplis de peur et de douleur. C’est pourquoi mon mari et moi avons dû quitter notre village, nos terres », a déclaré E.S. et a appelé les puissances internationales à retirer la Turquie et leurs gangs alliés d’Afrin et à rendre à la population ses propres terres.

Via ANF

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