Afrin, les factions jihadistes continuent à détenir et à torturer des civils à Afrin et les services secrets turcs y installent les déplacés de Ghouta

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AFRIN – Les factions jihadistes du « Rameau d’Olivier » continuent à détenir et à torturer des dizaines de citoyens à Afrin et les services secrets turcs rencontrent les dirigeants du groupe jihadiste « le Corps Al-Rahman » pour installer les déplacés de la Ghouta à Afrin.

Les événements dans la région d’Afrin continuent, entre déplacement, réinstallation, arrestations, harcèlement, conditions humanitaires catastrophiques et arrêt de l’aide humanitaire. l’Observatoire syrien des droits de l’homme (SOHR) surveille la situation d’Afrin depuis que les forces turques et les factions rebelles et islamiques syriennes opèrent ont pris le contrôle d’Afrin.

Depuis que le « Rameau d’Olivier » a imposé son contrôle sur toute la zone d’Afrin le 18 mars 2018, les arrestations contre plus de 80 personnes, dont le destin de des dizaines d’elles est encore inconnu, après avoir été emmenées dans des centres de détention et d’investigation dans la région d’Afrin. Les arrestations se sont transformées en un commerce populaire par les factions, où des arrestations sont menées contre des citoyens qui ont rejoint le service militaire obligatoire dans les rangs des forces kurdes, alors ils demandent de grandes sommes d’argent qui atteignent des millions de livres syriennes pour les libérer, alors que les sources ont confirmé que des meurtres de civils ont été perpétrés dans la région d’Afrin. La dernière a été la mort d’un jeune homme dont les sources ont déclaré avoir souffert de troubles mentaux, sous le prétexte «d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan».

Des sources locales ont informé Le SOHR qu’un des jeunes hommes est retourné dans son village dans le village de Haykja dans la région d’Afrin et il a été surpris de voir que des membres des factions opérant dans le cadre de l’opération « Rameau d’olivier » habitaient sa maison. Quand il les a invités à partir, les membres des factions l’ont arrêté où il a été soumis à de violentes tortures et coups, ce qui a entraîné des marques visibles et des contusions sur son corps.

Les familles des jihadistes se sont installées dans des maisons dont les propriétaires ont été déplacés suite à l’attaque des forces turques et des factions de l’opposition syrienne participant à l’opération « Rameau d’olivier » qui a débuté le 20 janvier 2018. Le SOHR a confirmé que les familles sont des personnes déplacées des zones contrôlées par le groupe jihadistes Corps Al-Rahman et arrivées dans le nord syrien en mars. Les mêmes sources ont confirmé au SOHR que de nombreuses personnes déplacées de la Ghouta orientale ont refusé de s’installer à Afrin. Ils ont refusé lors des discussions tenues par les personnes déplacées de la Ghouta orientale sur leur installation dans des maisons dans la région d’Afrin, où les forces turques leur fournissent des maisons appartenant à des personnes déplacées d’Afrin. Les personnes déplacées de la Ghouta orientale ont exprimé leur ressentiment à l’égard de cette décision imposée par les autorités turques aux personnes déplacées de la Ghouta, en organisant un changement démographique organisé par l’installation des personnes déplacées de la Ghouta. Elles ont dit qu’elles refusent tout changement démographique effectué par les forces du régime et les russes dans leurs régions qu’ils ont quitté après des bombardements violents qui ont fait environ 1 800 civils morts et plus de 6 000 blessés.

 

Source : http://www.syriahr.com/en/?p=89262

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