Le Festival du film kurde de Londres a 10 ans cette année

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LONDRES – Le festival du film kurde de Londres (The London Kurdish Film Festival – LKFF) aura 10 ans cette année. La journaliste de Yeni Ozgur Politika, Erem Kansoy a donné les détails sur cette nouvelle édition qui dure du vendredi 13 avril au 22 avril.
 
Parmi les films projetés, on trouve le très attendu documentaire « La Légende du Mauvais Roi », sur le grand réalisateur kurde Yilmaz Güney et un film sur les attaques génocidaires contre la communauté yézidie, « Une Fille Yézidie contre DAESH ».

 
Le festival sera présenté dans trois lieux: le cinéma Vue Woodgreen, le cinéma Rio et l’université SOAS.
 
En souvenir de Mehmet Aksoy
 
Le prix de la section documentaire sera dédié à Mehmet Aksoy, le jeune vidéaste kurde de Londres qui a perdu la vie à Raqqa l’année dernière. Aksoy s’était rendu à Raqqa pour rejoindre le centre de presse YPG / YPJ et FDS afin d’informer le monde de la libération de la soi-disant « capitale » de l’État islamique. Aksoy a perdu la vie lorsque le DAESH a attaqué le centre des médias.
 
Pour se souvenir d’Aksoy, le festival présentera deux films, l’un intitulé « Amis de Mehmet » et un film inachevé de Mehmet lui-même, intitulé « être G ». Le jeune réalisateur a commencé ce film en 2010 mais ne l’a pas fini.
 
9 jours 44 films
 
Le Festival proposera cette année un total de 44 films, répartis en différentes sections: 10 longs métrages, 12 documentaires et 22 courts métrages. Parlant du festival, son directeur Ferhat Sterk a déclaré que « de nombreux réalisateurs viennent d’Europe et du Kurdistan pour participer à un événement qui est devenu un point de référence en matière de cinéma kurde ».
 
Se souvenant de l’énorme travail accompli depuis la première édition du festival, en 2001, Sterk a confirmé que « nous organisons un événement aussi important avec une armée de bénévoles, pour que tout soit fait professionnellement et pour répondre aux attentes, non seulement des fidèles. Le public kurde, qui compose encore la majeure partie du public de ce festival, mais aussi pour attirer de plus en plus de téléspectateurs non-kurdes ».
 
Steak a souligné que « Londres et le Royaume-Uni offrent une grande variété d’événements culturels et de festivals de films, et nous sommes fiers de voir notre festival considéré comme l’un des rendez-vous attendu des cinéphiles et des amoureux de la culture kurde ».

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