Les Kurdes de Marseille réclament justice pour les victimes des massacres de Paris
De la Turquie à la Syrie, les Alévis sont toujours persécutés
TURQUIE – Responsable alévi, Fırat Dikmen a rappelé que les Alévis sont constamment attaqués de la Turquie à la Syrie, et invité les Alévis à s’unir contre les massacres.
Après le renversement du régime Baas, une frénésie d’enlèvements, de meurtres, de détentions et d’arrestations a été lancée contre les civils alévis / alaouites vivant en Syrie. L’administration intérimaire syrienne, dirigée par HTS, a lancé une « chasse aux sorcières » dans les villes, quartiers et villages où vivent en grande partie les Alaouites. Des massacres contre les Kurdes alévis, mais aussi contre les Kurdes yézidis, ont eu lieu à différentes époques en Turquie. Après la déclaration de la république, les Alévis ont été pris pour cible à Dersim, Maraş, Çorum et Madımak en raison à la fois de leurs croyances et de leur appartenance ethnique.
Agence Mezopotamya
ROJAVA. Les civils de Tal Rifaat ayant échappé aux gangs de la Turquie: leur objectif est d’anéantir les Kurdes
SYRIE / ROJAVA – « À Tal Rifaat, des mercenaires ont tué des civils et attaché leurs corps à des véhicules, les traînant autour de la place de la ville en déclarant : « C’est le sort de chaque Kurde » et en criant : ‘Quittez cet endroit ; tout ce que vous possédez est désormais à nous’ ». Des rescapés ayant fui les crimes de guerres commis par les forces turco-jihadistes à Tal Rifaat, dans les cantons de Shahba et d’Afrin, doivent vivre avec les traumatismes provoqués par de tels actes mais jurent qu’ils lutteront jusqu’à ce qu’ils retrouvent leurs terres.
La ville de Çilaxa, dans le canton de Cizire, a accueilli 82 familles déplacées de Shehba suite aux attaques des mercenaires de l’occupation turque. Le conseil municipal a préparé l’école Martyr Hussein Ibrahim comme abri temporaire pour les familles déplacées.
Les déplacés internes appellent à l’unité et à la lutte malgré la souffrance qu’ils ont endurée. Face aux effets dévastateurs des attaques de l’occupation, les habitants d’Afrin-Shehba sont déterminés à protéger leur identité, leur existence et leur terre.
Un journaliste de l’agence ANHA a interviewé plusieurs personnes déplacées qui ont partagé leurs récits de la brutalité de l’occupation turque et leurs appels à la solidarité et à la persévérance face aux occupants.
Şêxmûs Îzet, un habitant du village de Basuta dans la région d’Afrin occupée, a d’abord été déplacé en 2018 à Shehba, mais s’est ensuite installé à Çilaxa après que des mercenaires soutenus par la Turquie ont attaqué Shehba.
Il a déclaré : « Notre résistance à Afrin en 2018 a duré 58 jours malgré les frappes aériennes incessantes des avions de guerre turcs. Nous avons résisté à Shehba pendant sept ans, endurant les difficultés du déplacement en raison de notre espoir inébranlable de retourner à Afrin et d’expulser les occupants. »

Şêxmûs Îzet a raconté en détail leur deuxième voyage de déplacement, racontant les horreurs et les crimes dont ils ont été témoins, déclarant : « Sur la route, nous avons vu les corps de civils tués par les mercenaires. Nous avons également subi des violences verbales et des tortures psychologiques. »
« À Tal Rifaat, des mercenaires ont tué des civils et attaché leurs corps à des véhicules, les traînant autour de la place de la ville en déclarant : « C’est le sort de chaque Kurde » et en criant : ‘Quittez cet endroit ; tout ce que vous possédez est désormais à nous’ », a-t-il ajouté.
Şêxmûs Îzet a souligné : « Leur objectif est d’anéantir notre peuple, mais ils n’y parviendront pas. Nous continuerons à résister et à lutter pour notre retour à Afrin. Afrin est notre identité et notre existence même. Nous lutterons pour protéger cette identité et réaliser nos aspirations. »
Ebdulezîz Kamîran, un étudiant déplacé qui étudiait à l’Institut de langue kurde, a juré de poursuivre ses études comme une forme de résistance et de détermination contre les mercenaires.
« Depuis l’occupation d’Afrin, nous luttons pour préserver notre identité et notre nationalité. Nous avons beaucoup sacrifié et enduré, mais nous n’avons jamais capitulé ni cédé à la sauvagerie de l’occupation turque et de ses mercenaires, qui visent à anéantir notre peuple et à modifier la démographie de notre patrie », a-t-il déclaré.

Une autre femme déplacée, Wefa Şaman, a déclaré qu’ils n’oublieraient pas les crimes commis par les gangs de l’État turc et a ajouté :
« Notre véhicule est tombé en panne en chemin et les gangs nous ont bloqués. Nous avons dû continuer à pied vers Tabqa et Raqa. Nous n’oublierons jamais les atrocités commises par les occupants. Nous poursuivrons notre lutte jusqu’à notre retour sur nos terres. »

ANF
Kongra Star : Les auteurs de féminicides doivent être poursuivis
TURQUIE. Libération d’une otage kurde après 32 ans de captivité
TURQUIE – ANTALYA – Fahriye Ceylan, la prisonnière politique kurde dont la libération a été reportée à 6 reprises, a été libérée de la prison d’Alanya après 32 ans de captivité. Elle n’avait que 18 ans quand elle a été condamnée à la réclusion à perpétuité pour « atteinte à l’unité et à l’intégrité de l’État ».
Fahriye Ceylan, qui était détenue dans la prison de type L d’Alanya, a été libérée après 32 ans de captivité. Fahriye Ceylan a été arrêtée à Diyarbakir (Amed) en 1992 et condamnée à la réclusion à perpétuité par la Cour de sûreté de l’État (DGM) pour « atteinte à l’unité et à l’intégrité de l’État ». Bien que Fahriye Ceylan ait achevé sa période d’exécution en janvier 2022, elle a été maintenue en prison pour divers prétextes, dont « absences de regrets ».
A la sortie de la prison, Fahriye Ceylan a été accueillie par ses proches, le Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (Parti DEM) et les dirigeants de l’association de soutien avec des détenus (TUAYDER). Elle devrait se rendre dans sa ville natale d’Amed. (Agence Mezopotamya)
ROJAVA. Nesrîn Abdullah des YPJ : Ne laissons notre destin entre les mains de personne
Veillée pour Kobanê
ROJAVA. Les forces arabo-kurdes détruisent un système de radar de l’État turc à Manbij
SYRIE / ROJAVA – Après plusieurs semaines de combats féroces, les forces arabo-kurdes sont passées à l’offensif face aux mercenaires de la Turquie dans la région de Manbij.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) réunissant des combattants kurdes et arabes ont publié un communiqué annonçant la destruction d’un système radar installé par l’État turc au sud de Manbij dans le cadre de l’« opération Martyr Ezîz Arab Manbij », un combattant arabe des FDS tombé martyr à Manbij récemment.
Les FDS ont partagé la vidéo de l’attaque et ont déclaré que cette opération à Manbij était une réponse forte aux attaques de l’État turc et de ses gangs et visait à « éliminer les structures militaires que l’État turc tentait d’établir dans la région et à repousser ses tentatives d’invasion ».
Les images montrent le moment où le système radar a été détruit. « La progression de la roquette vers la cible et l’explosion qui a suivi ont montré que l’opération s’était déroulée avec succès. » (ANF)
L’Union démocratique des femmes alévies appelle à protéger le Rojava
EUROPE – L’Union démocratique des femmes alévies (en kurde: Yekîtiya Jinên Elewî yên Demokratîk) a appelé à protéger la révolution féministe du Rojava des attaques turco-jihadistes et participer à la manifestation du 4 janvier 2025 qui aura lieu à Strasbourg, en France.
L’Union démocratique des femmes alévies (YJED) a publié une déclaration écrite condamnant les attaques contre les peuples et les confessions en Syrie, et appelant à une large participation à la manifestation du le 4 janvier 2025 qui aura lieu à Strasbourg.
L’Union démocratique des femmes alévies a déclaré : « Élevons nos voix pour la justice et les droits. Unissons-nous contre l’oppression », et a souligné que « l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, en ces temps difficiles, a soutenu la volonté du peuple de se gouverner lui-même en protégeant les valeurs historiques et culturelles ». Cependant, le communiqué avertit que les attaques de groupes comme HTS (Hay’at Tahrir al-Sham) et d’organisations similaires constituent une menace sérieuse pour ces acquis.
Rojava : une révolution des femmes
Dans le communiqué, la transformation du Rojava a été décrite comme une « révolution des femmes », suivant la philosophie « Jin, Jiyan, Azadî » (Femmes, Vie, Liberté) qui s’est répandue du Rojava au monde entier. « Ces attaques barbares ne sont pas seulement une attaque contre cette région, mais contre les valeurs communes de l’humanité dans son ensemble », a déclaré le communiqué.
Appel à participer à l’événement à Strasbourg
La déclaration a invité les organisations de femmes, les groupes religieux, les organisations internationales de défense des droits de l’homme et tous les défenseurs de la liberté et de la paix à assister à l’événement du 4 janvier à Strasbourg.
« En restant unis, nous pouvons vaincre cette cruauté inhumaine. Avec notre foi inébranlable en la justice, la paix et la solidarité, nous appelons tous les peuples et toutes les confessions à se joindre à cette lutte. Garder le silence face aux massacres, c’est devenir complice du crime. Il est temps de se lever, de s’organiser et de se défendre », a ajouté le communiqué de YJAD. (ANF)
SYRIE. Les droits des femmes menacés par le nouveau gouvernement

Les Kurdes ont perdu une grande amie
SYRIE. Meurtres et chaos dans Manbij occupée
SYRIE / ROJAVA – Les habitants de Manbij sont à la merci des mercenaires de la Turquie colonialiste qui commettent des crimes de guerre, dont meurtres, tortures, pillages… depuis que les forces arabo-kurdes ont dû quitter la ville début décembre.
La ville de Manbij est le théâtre de meurtres quotidiens, d’extorsions et de pillages depuis l’entrée de l’occupation turque et de ses mercenaires dans la ville, de sorte qu’aucun civil n’a été épargné par leur criminalité..
Selon des informations obtenues par l’agence ANHA et diffusées sur les réseaux sociaux, un individu nommé Abu Khaldoun al-Awni a été tué à l’hôpital Barkal par des mercenaires « révolutionnaires de Manbij » de l’armée d’occupation turque, après avoir été poignardé dans la ville.
Les mercenaires de l’occupation turque ont également tué le civil Muhammad Al-Daher al-Saidi et poignardé son frère à l’ouest de la ville d’Al-Arima.
Des militants ont rapporté sur les réseaux sociaux qu’une explosion a eu lieu devant la Grande Mosquée, dans le centre commerçant de Manbij. Des activistes ont confirmé que les mercenaires de l’occupation turque sont à l’origine de l’explosion pour ouvrir et piller des magasins. Ils ont appelé les propriétaires de magasins à se rendre sur les lieux de l’attentat pour protéger leurs biens.
Dans un contexte similaire, des activistes ont diffusé une vidéo d’un homme nommé (Ezadine al-Marei) âgé de cinquante ans, qui a été battu avec le front droit ensanglanté, dans laquelle il raconte comment son taxi a été volé par des mercenaires de l’armée d’occupation turque, et comment il a été traîné sous prétexte de livrer une famille à la ville d’Al-Bab.
Ces crimes ne sont que la pointe de l’iceberg de ce que les mercenaires de la Turquie commettent contre les habitants de la ville de Manbij, depuis qu’ils sont entrés dans la ville, les cas de meurtre, de vol, de pillage et d’extorsion sont devenus leur occupation principale.
Il y a quelques jours, de violents affrontements ont éclaté entre des mercenaires de l’État d’occupation turc et le clan Al-Bubna, sur fond de viol par des mercenaires d’une fillette de 7 ans.