TURQUIE. La journaliste Ceren Kaynak İskit est décédée à l’âge de 38 ans

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TURQUIE – La journaliste et défenseure de la liberté de la presse Ceren Kaynak-İskit est décédée le 25 avril à Ankara des suites d’une défaillance multiviscérale causée par une infection virale généralisée. Elle avait 38 ans.    
La journaliste Ceren Kaynak İskit hospitalisée ce matin à Ankara, a perdu la vie à l’âge de 38 ans. L’agence kurde Mezopotamya déclare que la journaliste Ceren Kaynak İskit, qui a été transportée à l’hôpital de Başkent ce matin suite à des complications dues à une infection grippale. Ceren Kaynak İskit, qui était en soins intensifs, est décédé dans la soirée.
 
 
Carrière journalistique de Ceren Kaynak İskit
 
Ceren Kaynak-İskit est née en 1987. Elle a obtenu son diplôme de premier cycle en communication et gestion de l’information à l’Université de Başkent entre 2004 et 2009. Elle a obtenu sa maîtrise en cinématographie et post-production à l’Université de Greenwich entre 2010 et 2012. İskit a débuté sa carrière de journaliste en 2014, travaillant comme journaliste indépendante à Londres de 2014 à 2016. Ses reportages ont été publiés par des médias tels que sendika.org, Gazete Solfasol, Euronews, Bianet, Turkey Recap, Kısa Dalga et Fayn . Elle a également produit des contenus d’actualité pour sa chaîne YouTube. Après son retour en Turquie, İskit a travaillé comme assistante de projet dans le cadre de la campagne « Ma fille ira à l’école » à la Fondation Halkevleri en 2018. Elle a également contribué à l’enquête démographique et de santé en Turquie à l’Université Hacettepe entre 2019 et 2020. De 2020 à 2022, elle a été coordinatrice de recherche pour la Coalition pour les femmes dans le journalisme (CFWIJ), où elle a documenté les violations des droits des femmes et des journalistes LGBTI+ et s’est engagée dans des efforts de plaidoyer pour la liberté de la presse.

SHENGAL. Deux jeunes Êzdîs sauvés de DAECH retournent à Shengal

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KURDISTAN / SHENGAL – Sauvés des mains de l’EI par les forces kurdes, les jeunes yézidis (êzdîs) Diyar Elî Refo et Osman Elî ont retrouvé leurs familles à Shengal. La ville de Shengal (Sinjar), dans la région du Kurdistan irakien, est la dernière zone d’implantation continue de la communauté yézidie. Des milliers de Yézidis ont été assassinés et des milliers de femmes et d’enfants faits prisonniers lors de l’attaque du 3 août 2014 contre Shengal par les militants de l’EI. Alors que l’EI commençait à massacrer les Yézidis à Shengal, les Peshmergas s’en allaient, laissant les Yézidis sans protection. Les guérilleros des HPG (Forces de défense du peuple, branche armée du PKK) et de l’Étoile des femmes libres (YJA) ainsi que les combattants des YPG (Unités de défense du peuple) et des YPJ (Unités de défense des femmes) sont venus en aide aux Yézidis face à l’agression de l’EI. Grâce à une lutte désintéressée de plusieurs mois, la ville a été libérée le 13 novembre 2015. Après la libération de la ville, le HPG et le YPG/YPJ se sont retirés en 2017. Les personnes qui sont revenues sur leurs terres après l’indépendance de Shengal se sont réformées, ont établi des unités défensives et ont construit leurs institutions. Le sort de milliers de Yézidis, en particulier des femmes, demeure inconnu. Nombre d’entre eux ont été vendus sur des marchés aux esclaves établis par Daech dans des villes comme Raqqa, Mossoul, Deir ez-Zor et Al-Bukamal. Cependant, les forces des FDS ont réussi à libérer des milliers d’entre eux et à les réunir avec leurs familles à Shengal. Les jeunes yézidis Diyar Elî Refo (né en 2003) et Osman Xêro Xudêda (né en 2006) ont été secourus récemment par les Forces démocratiques syriennes (FDS) et remis à la Maison yézidie du canton de Cizîr, dans le nord-est de la Syrie, le 21 avril. Les deux jeunes hommes avaient été enlevés par Daech lors du génocide de Shengal en 2014. Ils ont été emmenés dans plusieurs lieux d’opérations des mercenaires entre l’Irak et la Syrie. Ils ont également suivi des « cours de charia ». À la suite d’une conférence de presse au poste frontière de Til Koçer, organisée par la Maison Yazidi du canton de Cizîr et le département des communications des FDS, Diyar et Osman ont été remis dimanche à leurs familles et aux responsables du gouvernement irakien. (ANF)

Les Kurdes appellent à une Syrie fédérale et démocratique : un document d’unité historique adopté à Qamishlo

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SYRIE / ROJAVA – Lors de la Conférence sur l’Unité Kurde du Rojava et la Position Commune, tenue à Qamishlo le 26 avril avec plus de 400 participants, un document d’une grande portée a été adopté à l’unanimité.
 
 
Ce document, intitulé « Document de Position Commune », formule des propositions pour l’avenir de la Syrie et des droits nationaux kurdes.
 
Il appelle notamment à l’intégration des régions kurdes sous un cadre fédéral au sein d’une Syrie démocratique et inclusive, tout en garantissant les droits de toutes les composantes du pays par la Constitution et par des normes supraconstitutionnelles.
 
Parmi les décisions figurent également la reconnaissance du kurde comme langue officielle aux côtés de l’arabe, la reconnaissance des Forces démocratiques syriennes (FDS) et la fin des politiques d’arabisation imposées aux régions kurdes sous l’ancien régime baasiste, notamment à travers le projet dit de la « Ceinture arabe ».
 
L’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que leur représentation équitable dans toutes les institutions publiques ont également été affirmées.
 
Domaine national syrien :
 
1- La Syrie est un État multinational, multiculturel, multireligieux et multiconfessionnel, qui garantit les droits de tous ses composants – Arabes, Kurdes, Syriaques, Assyriens, Circassiens, Turkmènes, Alaouites, Druzes, Yézidis et Chrétiens – par la Constitution et par des normes supraconstitutionnelles.
 
2- L’État doit se conformer aux conventions et accords internationaux, respecter les droits humains et le principe d’égalité de citoyenneté.
 
3- Le système de gouvernance de la Syrie doit être un système parlementaire bicaméral, fondé sur le pluralisme politique, la transmission pacifique du pouvoir et la séparation des pouvoirs, et reposer sur des conseils régionaux dans un cadre de décentralisation.
 
4- Une Syrie décentralisée assurant une répartition équitable du pouvoir et des richesses entre le centre et les régions.
 
5- Le nom de l’État, son drapeau et son hymne national doivent refléter la pluralité nationale et culturelle de la société syrienne.
 
6- Neutralité de l’État envers toutes les religions et croyances ; reconnaissance du droit de pratiquer librement les rites religieux et reconnaissance officielle de la religion yézidie [êzdî).
 
7- Adoption d’une identité nationale inclusive prenant en compte les spécificités de toutes les composantes.
 
8- Égalité entre les femmes et les hommes et garantie de leur représentation dans toutes les institutions publiques.
 
9- Protection des droits de l’enfant tels que proclamés dans les accords des Nations Unies et d’Amnesty International ; assurer un soutien conforme aux besoins spécifiques des enfants en fonction de leur âge et des conditions locales.
 
10- Révision des divisions administratives actuelles en tenant compte de la densité de population et des caractéristiques géographiques.
 
11- Rapatriement des œuvres d’art et des monuments historiques syriens pillés ou volés.
 
12- Empêcher et stopper les changements démographiques dans toutes les régions syriennes, notamment à Serêkaniyê, Girê Spî et Afrîn ; assurer le retour sûr et digne des déplacés dans leurs foyers.
 
13- Création, sous supervision internationale, d’une Assemblée constituante représentative de toutes les composantes syriennes pour formuler des principes démocratiques et former un gouvernement doté de pleins pouvoirs exécutifs.
 
14- Garantie du droit à l’expression et à l’éducation dans la langue maternelle pour toutes les composantes.
 
15-Déclaration du 8 mars comme Journée des Droits des Femmes.
 
Domaine national kurde :
 
1- Unification des régions kurdes en une entité politique et administrative intégrée sous un cadre fédéral au sein de la Syrie.
 
2- Reconnaissance du peuple kurde en tant que peuple autochtone de Syrie ; garantie constitutionnelle de ses droits nationaux, y compris l’exercice libre et égal de ses droits politiques, culturels et administratifs conformément aux conventions internationales.
 
3- Reconnaissance des sacrifices des martyrs de la révolution syrienne, des Forces démocratiques syriennes (FDS), des forces de sécurité, des prisonniers morts en détention, ainsi que des martyrs tombés dans la résistance face aux massacres de Daech, et garantie de leurs droits par des mesures légales.
 
4- Considération de la jeunesse comme une force active de la société et garantie de sa participation équitable dans toutes les institutions publiques.
 
5- Reconnaissance du kurde comme langue officielle à côté de l’arabe, avec le droit à l’enseignement et à l’apprentissage en kurde.
 
6- Création de centres et départements pour la langue, le patrimoine historique et culturel kurdes ; ouverture de médias (radios, télévisions, publications) en langue kurde ; création de centres d’études et de recherches.
 
7- Garantie de la participation des Kurdes aux institutions législatives, exécutives, judiciaires et sécuritaires de l’État.
 
8- Reconnaissance du 21 mars (Newroz) comme jour férié officiel et du 12 mars comme Journée de commémoration du soulèvement de Qamishlo.
 
9- Suppression de toutes les politiques exceptionnelles telles que le projet de la « Ceinture arabe » et les opérations d’arabisation dans les régions kurdes ; indemnisation des victimes de ces politiques ; rétablissement des situations antérieures ; annulation des accords secrets ou publics portant atteinte à la souveraineté syrienne et à l’existence du peuple kurde.
 
10- Rétablissement de la citoyenneté syrienne pour les Kurdes qui en ont été privés à la suite du recensement exceptionnel de 1962.
 
11- Développement des infrastructures dans les régions kurdes et allocation d’une part des revenus provenant de leurs ressources naturelles au développement et à la reconstruction, en réparation des décennies d’exclusion et de négligence délibérées.
 
Par Maxime Azadî

La conférence sur l’unité kurde est une grande opportunité pour les Êzdîs

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SYRIE / ROJAVA – Adnan Kalo, un des représentants des Kurdes yézidis (Êzdîs) a déclaré que la conférence sur l’unité kurde qui a eu lieu hier à Qamishlo représentait une opportunité majeure pour la communauté yazidie de renforcer son unité et sa position.   Adnan Kalo, membre du comité d’organisation de la conférence « l’Unité et la Position Commune des Kurdes du Rojava » et membre de la coordination suprême de l’Union des Yazidis en Syrie, a parlé dans une interview avec l’agence ANHA de l’importance de cette conférence pour la communauté yézidie.   Kalo a félicité le peuple kurde et les familles des martyrs pour la tenue de cette conférence, soulignant que la communauté kurde en avait désespérément besoin depuis de nombreuses années. Il a souligné que malgré les nombreuses révolutions et soulèvements qui ont marqué l’histoire du Kurdistan, aucune véritable unité politique kurde n’avait été établie, et aucun effort sérieux n’avait été déployé pour y parvenir. Il a expliqué que cette conférence représente un moment historique, car pour la première fois, les Yazidis sont officiellement représentés en Syrie en tant qu’entité distincte, soulignant que la communauté yézidie est parmi les principaux contributeurs à cette unité. Kalo a ajouté que les Yézidis, tout au long de leur histoire au Moyen-Orient, ont été victimes de campagnes d’extermination systématiques, sans aucun soutien des forces sociales ou politiques. Il a conclu en déclarant : « Aujourd’hui, nous avons une formidable opportunité. Grâce à la révolution du 19 juillet, nous, les Yézidis, sommes désormais présents partout. » (ANHA)

TURQUIE. A Mersin, les Kurdes craignent la fin de la culture de toit avec l’obligation des toits en pente

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TURQUIE – Dans la province méridionale de Mersin, les municipalités des districts de Mezitli et Yenişehir ont rendu obligatoire la construction de toits en pente pour les nouveaux bâtiments d’un à 3 étages. La décision des municipalités de Yenişehir et de Mezitli devrait être entérinée par le Conseil de la municipalité métropolitaine de Mersin. Bien que la raison de cette décision ait été expliquée comme étant « la prévention des constructions illégales », elle visera particulièrement la culture de la toiture des Kurdes arrivés dans la région après la destruction de leurs villages par l’armée turque durant les années 1990. Pour les Kurdes, les toits sont un lieu de vie importante: on y fait sécher de la purée de tomates, y dort ou y installe des fours à pain (tandoori pour nan). La décision prise ouvre la voie à la destruction de cette culture. De plus, l’exigence d’un toit imposera un coût supplémentaire aux plus démunis.
 
 
En réaction à cette décision, l’avocat İbrahim Cinbaş, membre du conseil municipal de Yenişehir, et Hıdır Berk, président de la commission de l’environnement de la municipalité de Toroslar et membre du conseil municipal métropolitain de Mersin, ont déclaré que cette pratique ignorait les besoins et le mode de vie de la population.
 
Attirant l’attention sur l’importance des toits dans la vie quotidienne des habitants d’une région aussi chaude que Mersin, Cinbaş a soutenu que cette décision constitue une intervention directe sur le mode de vie des habitants. Il a déclaré : « Dans une ville aussi chaude que Mersin, les toits sont des espaces de vie. Les habitants y font sécher de la pâte de tomates, y dorment et utilisent le tandoori dans certains endroits. Cette décision perturbe ce mode de vie et impose une charge supplémentaire. Alors qu’un grenier est obligatoire pour les bâtiments de 1, 2 et 3 étages, cette condition n’est pas requise pour les bâtiments de 3 étages ou plus. Cette situation est contraire au principe d’égalité. Si une telle décision avait été prise pour l’ensemble de la ville, sans tenir compte des différences d’étages, on pourrait parler d’égalité. Dans une ville comme Mersin, l’obligation d’avoir un toit en pente n’est techniquement pas une nécessité. Ce n’est pas une région à fortes chutes de neige ou précipitations. De plus, elle n’est pas très adaptée à l’esthétique de la ville. »
(…)
 
Le climat de Mersin ne nécessite pas un toit en pente
 
Le membre du conseil municipal de la municipalité métropolitaine de Mersin, Hıdır Berk, a souligné que l’application affectera directement la vie quotidienne des gens et que le coût d’un toit est presque aussi élevé que le prix d’un appartement dans les conditions actuelles. Berk, qui a décrit cette pratique comme une intervention dans la culture de vie du peuple, a déclaré qu’aucun climat ne nécessiterait un toit et qu’ils s’opposeraient à cette situation. Berk, qui a appelé le public à déposer une pétition d’objection auprès des municipalités contre cette pratique, a déclaré : « Une fois les objections formulées, elles seront réévaluées par les conseils municipaux. Ensuite, cette pratique erronée sera abandonnée. » (Mezopotamya)

Déclaration finale de la Conférence sur l’unité kurde au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – La conférence sur « l’Unité et la Position Commune des Kurdes du Rojava » a eu lieu aujourd’hui à Qamishlo avec la participation de plus de 400 invité-e-s venu-e-s du Rojava, Kurdistan du Sud et du Nord ainsi que d’autres régions de Syrie.   Des partis kurdes, des organisations de la société civile, des mouvements et organisations de femmes et des militants indépendants de différentes régions de la communauté kurde syrienne ont assisté à la conférence à Qamishlo.   La déclaration finale de la Conférence « Unité et position kurde au Kurdistan de l’Ouest [Rojava] » a été lue par Foza Yûsif du PYD et Mihemed İsmail de l’ENKS. La déclaration finale lue par Foza Yûsif, membre du Conseil présidentiel du PYD (Parti de l’Union démocratique), et Mihemed İsmail, président de l’ENKS (Conseil national kurde de Syrie), stipule : « Suite à de longs dialogues et aux efforts louables de nos amis, frères et sœurs, la Conférence sur l’unité et la position commune des Kurdes du Rojava a eu lieu le 26 avril 2025, à Qamishlo, avec la participation de partis kurdes, d’organisations de la société civile, de mouvements et d’organisations de femmes et de militants indépendants de différentes régions de la communauté kurde syrienne. Cette conférence a été organisée dans le but d’établir un consensus kurde sur la construction d’une nouvelle Syrie, de façonner l’avenir de la Syrie et de parvenir à une solution à la question kurde après le renversement, le 8 décembre 2024, du régime oppressif qui a piétiné la liberté et la dignité de tous les peuples de Syrie, confessions et communautés, dévasté toute la Syrie et tué et déplacé des millions de personnes. Le peuple syrien a sacrifié sa vie pour renverser ce régime et mettre fin à l’oppression, afin de protéger sa liberté et sa dignité. Le peuple kurde de Syrie a perdu d’innombrables vies à cause des pratiques de ce régime, et des milliers de Kurdes sont tombés en martyrs. Le peuple kurde lutte depuis des décennies pour obtenir ses droits nationaux et mettre fin à l’oppression dont il est victime. Il a mené cette lutte nationale en solidarité avec la lutte pour l’instauration d’un système démocratique pluraliste en Syrie. Nos responsabilités historiques et les exigences du processus actuel nécessitent la formation d’une vision kurde commune à travers une volonté collective et une solution juste à la question kurde en Syrie, comme la démocratie et la décentralisation. Les participants ont ratifié la vision kurde commune présentée à la conférence comme un document fondateur exprimant un point de vue et une position partagés basés sur une identité multiethnique, multireligieuse et multiculturelle, engagés envers les conventions internationales des droits de l’homme, protégeant la liberté et les droits des femmes, assurant leur participation effective aux institutions politiques, sociales et militaires, garantissant les droits constitutionnels des Kurdes et parvenant à une solution juste et globale à la question kurde dans le cadre d’une Syrie unie. La conférence appelle à l’adoption d’une position kurde commune et à ce qu’elle serve de base au dialogue national, que ce soit entre les forces politiques kurdes ou entre elles et le nouveau gouvernement de Damas et toutes les autres forces nationales en Syrie. L’objectif est de participer à la construction d’une nouvelle Syrie qui protège la dignité et les droits de la population sans discrimination, garantit ses droits et libertés par des garanties constitutionnelles, respecte les relations régionales et internationales de la Syrie et englobe tous les peuples de la région comme éléments de stabilité et de sécurité, sans éliminer ni nier aucune composante, et sans recourir à des pensées ou des pratiques unilatérales. Il a été décidé qu’une délégation kurde conjointe serait immédiatement formée pour œuvrer à une réalité politique basée sur la mise en œuvre de cette vision commune, et pour tenir des pourparlers et engager un dialogue avec les parties concernées. » (ANF)

ALLEMAGNE. Raid contre une association kurde de Brême

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ALLEMAGNE – La police allemande a mené un raide contre le Centre kurde de Brême (MALA GEL). On rapporte que lors du raid, le centre a été bloqué par la police qui a interdit les entrées et les sorties. Les policiers auraient cherché des individus mais on ne sait pas s’il s’agit de membres du centre kurde. (ANF)

Le KCK envoie un message à la Conférence sur l’unité kurde du Rojava

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SYRIE / ROJAVA –  Dans un message adressé à la « Conférence sur l’Unité et la Position Commune des Kurdes du Rojava », l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) a exprimé son soutien aux étapes vers l’unité kurde.   Les activités de la « Conférence sur l’Unité et la Position Commune des Kurdes du Rojava » ont débuté avec la participation de plus de 400 personnalités du Rojava, ainsi que du Kurdistan du Nord et du Sud, ainsi que de personnalités de diverses régions syriennes et de représentants de partis et de forces kurdes et kurdes. Lors de la conférence, Foza Yousif, membre de l’organe présidentiel du Parti de l’union démocratique (PYD), a lu le message de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK), qui comprenait ce qui suit : « Chers amis, Au nom du leader Apo [Abdullah Öcalan] et de tous les guérilleros de la liberté du Kurdistan, nous saluons chaleureusement les délégués de la conférence et sommes convaincus que cette étape historique sera couronnée de succès. Depuis le début de la révolution du Rojava le 19 juillet 2012, plus de 10 000 martyrs et blessés ont été déplorés dans la guerre menée par les YPG, les YPJ et les FDS contre le régime Baas, Daech, l’État turc et leurs mercenaires. Nous saluons tous les travailleurs de la révolution, honorons nos martyrs avec respect et souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés. Cette révolution et ses succès sont incontestablement le fruit des efforts du leader Apo. Le peuple fidèle à son leader est à l’origine de ces succès. Nous sommes convaincus que cette révolution de la liberté sera préservée et développée sur la base d’une nation démocratique et d’une compréhension écologique portée par les femmes et la société. Le leader Apo a consacré toute sa vie à la libération du peuple kurde du génocide et à son rétablissement identitaire et vital. Il résiste en prison depuis 26 ans. Aujourd’hui, par son appel et son initiative, il appelle à l’unité nationale afin que le peuple kurde puisse devenir une force efficace et un détenteur de droits dans ce processus historique marqué par une profonde inquiétude. Nos peuples des quatre régions du Kurdistan ont également adhéré à cet appel. C’est pourquoi nous félicitons le peuple du Rojava, toutes ses forces et organisations, et saluons leur position honorable. La mission principale de la Conférence nationale d’attitude est de protéger la révolution du Kurdistan du Rojava, née du sacrifice de plus de 10 000 martyrs et qui a transformé le Nord et l’Est en un havre de démocratie pour les peuples du Moyen-Orient. Cette révolution a donné du pouvoir à tous les peuples de la région et a été une source d’honneur et de fierté pour les Kurdes. Nous sommes convaincus que cette révolution sera une grande force non seulement pour la Syrie, mais aussi pour l’avancement de la démocratie dans tout le Moyen-Orient. Nous œuvrons depuis des années pour le développement de l’unité nationale, car seule l’unité nationale peut préserver les acquis des quatre parties du Kurdistan. En l’absence d’unité, les forces d’occupation dressent les forces politiques kurdes les unes contre les autres, ce qui conduit à la poursuite de l’occupation. Nous considérons le Congrès national et l’unité nationale comme essentiels à l’existence de la nation. C’est pourquoi nous considérons cette Conférence nationale du Kurdistan du Rojava comme une étape historique. Nous sommes convaincus que cette conférence renforcera l’unité et la solidarité nationales, contribuera à la démocratisation de la Syrie et jouera un rôle national et démocratique en garantissant que les acquis du peuple kurde soient inscrits dans la Constitution. Il est également crucial de former une alliance avec les communautés religieuses et confessionnelles syriennes, les femmes et les forces démocratiques pour garantir le succès de cette initiative. Enfin, nous tenons à souligner que les Kurdes ont plus que jamais besoin d’un congrès national. Nous espérons que cette conférence servira de fondement au congrès national et constituera un pas vers l’unité des Kurdes des quatre parties du Kurdistan. C’est dans cet esprit que nous saluons une fois de plus la Conférence et tenons à vous assurer que nous soutiendrons toujours vos efforts pour remporter la victoire. Comme l’a déclaré le leader Apo : « L’heure est venue pour les Kurdes, l’heure de la liberté kurde. »

IRAN. Un jeune Kurde emprisonné et torturé pour avoir donné des médicaments aux blessés des manifestations populaires

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IRAN / ROJHILAT – Rizgar Begzadeh Babamiri est un prisonnier politique kurde torturé pendant des mois pour avoir donné des médicaments aux médicaments aux blessés des manifestations populaires manifestations « Jin Jiyan Azadî » (Femme, vie, liberté) déclenchées par le meurtre barbare de Jina Mahsa Amini en septembre 2022.   Dans une lettre, le prisonnier politique kurde Rizgar Begzadeh Babamiri a détaillé les tortures et les abus qu’il a subis dans une prison iranienne. Rizgar Begzadeh Babamiri a écrit : « J’ai été maintenu en détention pendant 130 jours et soumis à la torture pendant les interrogatoires, notamment la strangulation, des simulacres d’exécution, des décharges électriques et la privation de sommeil. Je ne suis membre ni sympathisant d’aucun parti ni groupe. Je n’ai jamais commis d’acte inhumain, violent ou criminel. Mon seul crime a été de livrer des médicaments aux blessés lors des manifestations de « Jin Jiyan Azadî », ce que je considérais comme un devoir moral. Je suis un défenseur des droits humains, et pourtant, on menace de me tuer et de détruire mon corps. J’ai déposé une plainte auprès du parquet général, mais le procureur adjoint a bloqué sa transmission aux autorités judiciaires compétentes, invoquant le délai de prescription ». Rizgar Begzadeh Babamiri a été arrêté par les services de renseignement iraniens le 17 avril 2023 à Bokan, dans le Kurdistan oriental (Rojhilat), pour avoir participé au soulèvement « Jin Jiyan Azadî » et prodigué des soins médicaux aux blessés lors des manifestations. Il a ensuite été transféré à la prison d’Ourmia. Rizgar Begzadeh Babamiri est poursuivi par la 10e branche du tribunal révolutionnaire d’Urmia pour « armement, rébellion, rassemblement et complot contre la sécurité nationale, propagande contre l’État et espionnage ». (ANF)

Mazloum Abdi : L’unité des Kurdes c’est aussi l’unité de la Syrie

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SYRIE / ROJAVA – La conférence sur l’unité kurde a débuté à Qamishlo avec l’hymne national kurde « Ey Reqib » suivi du discours d’ouverture prononcé par le commandant général des Forces démocratiques syriennes, Mazloum Abdi.   La conférence « Unité et position kurde au Kurdistan de l’Ouest [Rojava] » a débuté aujourd’hui à Qamishlo avec la participation de plus de 400 invité-e-s venu-e-s du Rojava, Kurdistan du Sud et du Nord ainsi que d’autres régions de Syrie.   Lors du discours d’ouverture de la conférence « Unité et position kurde au Kurdistan de l’Ouest [Rojava] », le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, a déclaré que « l’unité des Kurdes c’est aussi l’unité de la Syrie, le renforcement des Kurdes, c’est le renforcement de la Syrie. »  Voici le discours de Mazloum Abdi:
« Nous remercions tous ceux qui ont assisté à notre conférence et qui ne nous ont pas laissés seuls. Soyez les bienvenus. Dans la guerre de défense de notre région, nous avons perdu plus de 13 000 martyrs et avons eu des milliers de blessés. Nous souhaitons un prompt rétablissement à nos blessés. Nous dédions cette conférence à nos martyrs. Nous remercions tout d’abord le président Barzani et le KNK pour leurs efforts. Nous n’oublions pas les efforts de Nechirvan Barzani et de Bafil Talabi, et nous les remercions également.
Je tiens à clarifier que cette conférence n’a pas pour but la division ou la fragmentation, mais bien l’unité. L’unité des Kurdes est aussi celle de la Syrie ; renforcer les Kurdes, c’est renforcer la Syrie. De nombreux peuples vivent en Syrie. Nous aspirons à une Syrie démocratique, décentralisée et inclusive. Depuis quinze ans, Arabes, Kurdes, Syriaques, Assyriens et d’autres peuples vivent ensemble. Nous avons une expérience de gouvernance commune et une histoire partagée. Nous œuvrons pour protéger le Nord et l’Est de la Syrie. Tous nos efforts visent à obtenir, dans la nouvelle Syrie, la place que notre région mérite.
En Syrie, le peuple est tenu à l’écart du gouvernement depuis des années. Les Kurdes se battent depuis des années et ont montré à tous qu’ils sont le peuple le plus patriote de Syrie. Nous sommes réunis ici aujourd’hui, les Kurdes tiennent leur conférence, déterminent leur programme politique et avec les décisions qui en découleront, les Kurdes obtiendront leurs droits en établissant un dialogue avec le gouvernement syrien.
L’« Appel à la paix et à la société démocratique » lancé par Imrali a également un impact sur la paix et la stabilité du Rojava. Nous mettrons tout en œuvre pour assurer le succès de cet appel. Je souhaite que la conférence soit un succès. Je crois que cette conférence assurera l’unité du Rojava et constituera une étape préliminaire vers l’unité nationale dans tout le Kurdistan. »
La conférence se poursuit avec les discours des participants et la lecture des messages reçus pour la conférence. (Mezopotamya)