IRAN. Au moins 4 300 morts, dont 390 civils, en dix jours de guerre
Quand la guerre sert de prétexte : La punition collective des détenus à Ghezel Hesar
KURDISTAN. Iran cible le parti Komala : un combattant tué
Un Peshmerga du Parti Komala du Kurdistan iranien a été tué ce matin dans des attaques de drones menées par la République islamique d’Iran contre ses camps à Zargwezla (ou Zrgwezala/Zirgwezala), près de Sulaymaniyah. Selon des déclarations du parti et des informations relayées par l’organisation Hana Human Rights Organization, l’attaque s’est produite vers 07h30 et a impliqué plus de cinq drones – jusqu’à neuf selon certains rapports depuis le début de la matinée. Une autre personne a été blessée.

La victime a été identifiée comme Omid Veysi (ou Omid Veisi), originaire de Ravansar. Le Parti Komala a décrit ces frappes comme des actes « terroristes et désespérés » du régime iranien.
Il s’agit du troisième décès parmi les partis d’opposition kurdes iraniens suite à la récente vague d’attaques iraniennes contre leurs bases dans la région du Kurdistan. Jusqu’à présent, deux membres de Komala et un membre du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) ont été tués lors de ces frappes.
Cette opération fait suite à des attaques antérieures sur le même site : le 7 mars, un autre Peshmerga du Komala, Ismail (Ako) Rahimi (originaire de Saqqez), avait été tué par des missiles puis des drones. Les sources kurdes (dont des journalistes spécialisés et des médias locaux sur X) confirment l’utilisation de drones kamikazes iraniens ; des débris ont été récupérés sur place.
Contexte de la campagne iranienne
Depuis le 28 février 2026, déclenché par les frappes conjointes israélo-américaines sur l’Iran (visant des sites militaires, nucléaires, des infrastructures et la direction du régime), la République islamique et ses groupes alliés chiites en Irak (notamment des factions des Forces de mobilisation populaire) ont lancé plus de 210 drones et missiles sur la Région autonome du Kurdistan irakien (KRI). Les cibles prioritaires sont :
-
Les bases des partis d’opposition kurdes iraniens en exil (Komala, PDKI, PAK…).
-
Des infrastructures civiles, dont des tours de télécommunications (Korek Telecom et Asiacell sur les monts Shinrwe, Zmnako et Korek), provoquant des coupures importantes d’internet et de réseaux mobiles dans plusieurs zones frontalières et montagneuses.
Bilan global (au 11 mars 2026) : Au moins 4 morts parmi les Peshmergas et opposants kurdes iraniens (dont 2 du Komala et 1 du PAK), environ 19 blessés, et un civil tué (employé à l’aéroport d’Erbil). De nombreux dommages touchent des aéroports, hôtels, sites énergétiques et zones résidentielles. Les défenses américaines ont intercepté une partie des projectiles.
Les civils kurdes pris en étau
La coalition des forces politiques kurdes iraniennes dénonce ces frappes comme des actes aveugles et appelle à une réaction internationale. Les civils kurdes des deux côtés de la frontière – ceux du Kurdistan irakien (KRI) et du Kurdistan iranien (Rojhelat) – sont déjà les premières victimes de cette guerre initiée par les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran : débris de drones interceptés endommageant des habitations à Erbil, attaques sur des infrastructures civiles (tours télécoms, aéroports, quartiers résidentiels), et bombardements massifs en Iran occidental touchant des zones kurdes densément peuplées.
Au Kurdistan iranien, Hengaw rapporte au moins 21 civils kurdes tués (dont des enfants et une femme enceinte) dans des frappes sur des sites militaires proches de zones habitées. En KRI, les attaques iraniennes et de proxies chiites irakiens – menées en réponse aux opérations militaires américaines et israéliennes – ont causé des dommages directs à des civils, avec plus de 95 frappes sur des infrastructures non militaires selon Community Peacemaker Teams. Les populations kurdes, prises en étau entre les frappes iraniennes et le conflit régional impliquant directement les États-Unis et Israël, subissent les conséquences les plus lourdes de cette escalade.
KURDISTAN. L’Iran pilonne le district de Penjwen
Ce mardi 10 mars 2026, la région de Souleimaniye a de nouveau été la cible de l’agression militaire iranienne. Entre 17h20 et 18h45, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a mené trois séries de bombardements distinctes visant les environs du village de Qalandarawa, dans le sous-district de Garmik (district de Penjwen).
Une stratégie de harcèlement des populations civiles
Bien que les autorités locales et les organisations de défense des droits humains (comme le Community Peacemaker Teams – Iraqi Kurdistan) ne rapportent aucune victime directe ce soir, l’impact psychologique est dévastateur. Ces frappes, tombées à proximité des zones habitées, ont provoqué un climat d’anxiété généralisée.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une escalade inquiétante : depuis le début du conflit régional le 28 février, le Kurdistan irakien a été frappé par plus de 200 attaques (drones, missiles et obus), causant déjà plusieurs morts et des dizaines de blessés civils.
Multiples fronts : Penjwen et Harir
Parallèlement aux tirs sur Penjwen, Téhéran a revendiqué ce soir des tirs de missiles contre la base aérienne d’Al-Harir, utilisée par les forces américaines. En frappant simultanément des bases militaires et des villages frontaliers comme Qalandarawa, le régime iranien utilise le territoire kurde comme un champ de bataille pour sa guerre régionale.
Le Kurdistan pris en étau
Ces bombardements incessants sur le district de Penjwen démontrent la volonté de Téhéran de transformer le Bashur en zone tampon militarisée, au mépris de la souveraineté irakienne et de la vie des civils kurdes. Alors que le régime de Damas impose son idéologie djihadiste à l’Ouest, les Gardiens de la Révolution imposent leur terreur par le fer à l’Est.
SYRIE. Humiliation publique des otage kurdes libérés par Damas
Les images d’une centaine de prisonniers kurdes libérés aujourd’hui par le régime syrien ne laissent place à aucune ambiguïté : presque tous arborent de longues barbes associées à des moustaches rigoureusement rasées. Ce code esthétique n’est pas un détail de détention, mais une signature idéologique. En imposant ces attributs, le gouvernement de Damas ne fait pas que tenter de briser des hommes ; il affiche sa véritable nature.
L’arrivée d’Ahmed al-Charaa (Jolani) à la tête de la Syrie marque la fin de l’ère baassiste et l’avènement d’un régime dont l’ADN est purement djihadiste. Les images des prisonniers kurdes récemment libérés, contraints de porter la barbe longue et la moustache rasée, ne sont pas un héritage du passé, mais la signature esthétique et idéologique du nouveau pouvoir de Damas.
Une rupture idéologique, une continuité oppressive
Contrairement au régime précédent, Al-Charaa n’est pas issu du baassisme. Il se moque de l’arabité et des frontières nationales. Son moteur est l’islamisme radical djihadiste, forgé dans les rangs d’Al-Qaïda. Pourtant, pour les Kurdes, cette « nouvelle » Syrie utilise les mêmes leviers de destruction :
-
L’effacement identitaire : En imposant aux détenus kurdes les codes physiques de l’EI et d’Al-Qaïda, le régime de Jolani cherche à dissoudre l’identité culturelle et laïque kurde dans le moule du fondamentalisme.
-
Le jihad comme politique d’État : La lutte contre le Rojava n’est plus seulement une question de contrôle territorial, mais une guerre religieuse contre un modèle de société pluraliste.
Un régime identique à Daech
Qu’il s’agisse de l’État Islamique ou du gouvernement actuel de Damas sous Al-Charaa, la nature du pouvoir est identique. Les étiquettes changent, mais les méthodes — torture, enfermement, imposition de codes religieux stricts — et les objectifs restent les mêmes : l’anéantissement d’une nation colonisée qui refuse de se soumettre.
La résistance vitale
L’existence du régime d’Al-Charaa est basée sur la négation des Kurdes et toutes les composantes non arabo-sunnites de la Syrie. Face à ce pouvoir qui a remplacé le nationalisme arabe par le djihadisme global, la lutte kurde au Rojava demeure le seul rempart contre l’obscurantisme. C’est un combat pour le droit de vivre sur sa propre terre avec sa propre identité, face à un État qui a fait de la destruction de l’Autre son unique fondement.
#IRANWAR. Téhéran propose des concessions aux Kurdes
Pour aller de l’avant avec leurs projets, les Kurdes demandent des garanties avant de faire de grandes promesses.
Pour ajouter à l’instabilité de la situation, les autorités turques se sont également mêlées à la frénésie médiatique, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, déclarant que le secrétaire américain aux Affaires étrangères, Marco Rubio, avait assuré Ankara que Washington n’avait « aucune intention » d’armer les Kurdes iraniens. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a lui aussi délibérément entretenu le flou autour des plans américains, refusant de dire publiquement avec qui les États-Unis coordonneraient leurs actions. Pour les Kurdes, c’est un air de déjà-vu : des enjeux considérables, des signaux forts, et toujours aucune garantie. Avant de concrétiser leurs projets, ils exigent des garanties avant de faire des promesses importantes. Selon certains médias, des armes ont été transférées vers les régions kurdes ces derniers mois et des milliers de volontaires kurdes ont été préparés à d’éventuelles opérations. Le Guardian, citant des responsables américains, a indiqué que Washington pourrait fournir un appui aérien si les forces kurdes franchissaient la frontière iranienne. En réponse, Téhéran a lancé des avertissements concernant tout mouvement kurde : le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré que les forces armées iraniennes avaient averti les partis kurdes que s’ils entraient en guerre, « ils seraient neutralisés ». D’autres membres du gouvernement iranien, comme Ali Larijani, ont réagi en évoquant la politique américaine envers les Kurdes en Syrie, déclarant : « Les Kurdes sont un peuple sage et ils connaissent la mentalité mercantile américaine et [ils savent qu’]ils n’ont aucune loyauté. » Les parties kurdes – bien qu’ayant déclaré être prêtes à entrer dans le conflit – n’ont jusqu’à présent entrepris aucune action concrète.Le gouvernement iranien a également laissé entendre que, s’il ne soutient pas les attaques américano-israéliennes, Téhéran pourrait être disposé à négocier et à faire des concessions après la guerre.
Baba Sheikh Hosseini, secrétaire général du parti Khabat, a déclaré que les forces kurdes étaient prêtes à intervenir en cas d’affaiblissement du gouvernement central. Cependant, un membre du conseil de direction du PJAK estime que « sans contrôle de l’espace aérien, une opération kurde se solderait par un massacre ». Selon les informations recueillies par Amargi , les partis kurdes n’ont pas encore décidé de s’engager dans la campagne militaire car les États-Unis n’ont fourni aucune garantie claire concernant la protection et la défense des forces kurdes et des villes kurdes contre les attaques iraniennes, qu’elles soient terrestres ou par missiles. D’après les sources d’Amargi , le gouvernement iranien aurait mis en garde ces partis, tout en laissant entendre que s’ils ne soutenaient pas les attaques américano-israéliennes, Téhéran pourrait être disposé à négocier et à faire des concessions après la guerre. La coalition des partis kurdes iraniens n’a pas encore réagi à ces propositions. Forces armées des partis kurdes iraniens Dans les premières années qui ont suivi la révolution de 1979, les groupes armés kurdes iraniens se sont progressivement retirés d’Iran, suite aux opérations militaires menées par la nouvelle République islamique contre les régions kurdes. La plupart d’entre eux se sont installés en Irak, notamment dans la région du Kurdistan. Bien que leur activité militaire ait diminué après la guerre Iran-Irak, ces groupes ont conservé leurs structures armées et se sont parfois affrontés aux forces iraniennes au cours des décennies suivantes. Certains de leurs combattants ont également participé à la lutte contre Daech en Irak et en Syrie aux côtés des peshmergas du Kurdistan et ont contribué à la défense de zones comme Sinjar [région yézidie]. Aujourd’hui, une part importante de ces forces est organisée au sein d’une coalition appelée Alliance des forces politiques du Kurdistan iranien. Cette coalition a été formée le 22 février 2026. La coalition travaille à la mise en place d’un commandement militaire conjoint et de mécanismes de coordination politique et diplomatique entre les partis membres. Les estimations du nombre de combattants varient, mais de nombreuses sources avancent un total compris entre 5 000 et 10 000 combattants, principalement basés dans les zones frontalières de la région du Kurdistan irakien. Parmi ces groupes, le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), lié idéologiquement à l’ancien Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dispose de la force armée la plus importante et la mieux organisée. On estime que ce parti compte environ 3 000 combattants et un réseau de sympathisants et de forces locales dans les régions kurdes d’Iran. Au fil des ans, des rapports ont indiqué que certaines parties de la zone frontalière entre le Kurdistan iranien et l’Iran – près de Kalar et jusqu’aux zones proches de la frontière turque – ont parfois été sous l’influence ou le contrôle de ses forces. Le Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI), le plus ancien parti politique kurde du pays, bénéficie d’un important soutien au sein de la communauté kurde. Selon certaines estimations, il compterait environ 1 200 combattants armés et serait capable de mobiliser davantage de sympathisants à l’intérieur du pays. D’autres partis de la coalition – notamment le Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), le Komala des travailleurs du Kurdistan, le Komala du Kurdistan iranien et l’Organisation Khabat – disposent d’unités armées plus petites, mais peuvent mobiliser chacun plusieurs centaines de combattants. La plupart de ces forces sont organisées en unités peshmergas, des formations de guérilla entraînées à la guerre asymétrique et aux opérations en montagne. Nombre de leurs combattants ont une expérience des affrontements avec les forces iraniennes, et certains ont également combattu Daech en Irak et en Syrie. Par Ammar Goli, un journaliste d’investigation dont les travaux portent sur les liens entre groupes mafieux et régimes totalitaires, ainsi que sur la question kurde au Moyen-Orient. Il a collaboré avec divers médias, dont BBC Farsi, Iran International et Radio Ferda, en persan, en kurde et en allemand, s’appuyant sur sa connaissance approfondie des dynamiques politiques et sociales de la région. Texte d’origine (en anglais) à lire sur le site The Amargi « Tehran offers Kurds concessions, Kurdish leaders have not answered »Mort de Dilan Karaman : preuves de violence, d’intimidation et de défaillance structurelle
Résistance Kurde : Une lutte pour l’existence
KURDISTAN – Réduire la cause kurde à une simple revendication idéologique est une erreur d’analyse profonde. Pour les Kurdes, l’engagement n’est pas un choix partisan, c’est une lutte existentielle. C’est le combat d’un peuple qui, depuis plus d’un siècle, fait face à une volonté d’effacement systématique, orchestrée par des États coloniaux turc, perse et arabe dont l’objectif commun a été, et reste, la disparition de l’identité kurde.
Le Bakûr et la terre brûlée
Au Bakûr (Kurdistan du Nord sous occupation turque), le génocide des Kurdes alévis de Dersim en 1938 reste la plaie béante du XXe siècle. Ce massacre, visant à briser l’identité kurde au nom d’un nationalisme turc exclusif, a préfiguré la violence des années 1990. Durant cette décennie, l’armée turque a incendié et rasé plus de 4 000 villages kurdes, jetant des millions de personnes sur les routes de l’exil pour déraciner la culture kurde de sa terre ancestrale. Aujourd’hui, cette agression coloniale se poursuit par des invasions militaires répétées au Kurdistan d’Irak et au Rojava.
Le Bashur et le projet de la « Ceinture Arabe »
Au Kurdistan d’Irak, le régime de Saddam Hussein a porté la barbarie à son paroxysme avec l’opération Anfal, un génocide méthodique ayant coûté la vie à 182 000 Kurdes, marqué par l’usage des armes chimiques, notamment contre la ville d’Halabja. Cette extermination physique s’est accompagnée d’une colonisation démographique : le projet de la « Ceinture Arabe ». En arabisant de force les régions de Mossoul et Kirkouk, le pouvoir a cherché à couper le peuple kurde de ses ressources et de sa géographie, remplaçant les populations autochtones par des colons.
Le Rojhilat : le « Jihad » contre un peuple
Au Kurdistan d’Iran, la répression a pris un tournant fanatique dès 1979 lorsque Khomeiny a déclaré le « jihad » contre les Kurdes. Ce décret religieux a légitimé le massacre de milliers de civils et de militants par les forces du régime perse. Depuis, le Rojhilat subit une militarisation totale et un pillage systématique de ses richesses, tandis que la langue et la culture kurdes sont traitées comme des menaces pour l’intégrité de l’État théocratique.
Le Rojava : L’apatridie et la dépossession
En Syrie, le colonialisme arabe s’est manifesté par un « génocide administratif ». Des dizaines de milliers de Kurdes ont été arbitrairement privés de leur nationalité, devenant des étrangers sur leur propre sol. Comme en Irak, le régime baassite a instauré une « Ceinture Arabe » au Rojava, dépossédant les Kurdes de leurs terres, interdisant leur langue et pillant leur patrimoine culturel pour imposer une identité arabe unique sur un territoire historique kurde.
Résister pour ne pas disparaître
Les massacres et les politiques d’exterminations du peuple kurde sont le résultat d’une tenaille coloniale exercée par des puissances régionales qui partagent le même but : l’anéantissement d’une nation colonisée et privée d’État. Face au pillage de leur culture et aux génocides, la lutte kurde est le cri d’un peuple qui refuse de s’éteindre. C’est une résistance vitale pour le droit de vivre avec sa propre identité, sur sa propre terre, face à des États dont l’existence est basée sur la négation des Kurdes.
ROJAVA. 400 familles kurdes retournent à Afrin
ROJHELAT : La Coalition des forces politiques du Kurdistan iranien structure son action et adopte un nouveau logo
Une alliance regroupant six organisations majeures
La coalition est composée de six groupes politiques qui coordonnent désormais leurs activités :
-
Le Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI)
-
Le Parti pour une Vie Libre au Kurdistan (PJAK)
-
Le Parti de la Liberté du Kurdistan (PAK)
-
L’Organisation Khabat du Kurdistan iranien
-
Le Parti Komala du Kurdistan (Komala des Travailleurs)
-
Le Parti Komala du Kurdistan iranien
Orientations politiques et cadre de fonctionnement
Les discussions ont porté sur l’évaluation de la situation politique en Iran et au Kurdistan, ainsi que sur les conséquences des évolutions régionales en cours. Plusieurs points structurels ont été validés par les membres de l’alliance :
-
L’adoption de la constitution interne de la coalition.
-
La définition des principes essentiels pour la conduite des activités sur le terrain durant une phase de transition.
-
Le renforcement des efforts diplomatiques et de l’image de l’alliance à l’échelle internationale.
-
La mise en place d’un système de transfert périodique des responsabilités entre les différentes organisations.
Un logo inspiré par l’histoire antique
La réunion s’est conclue par l’approbation du logo officiel de la coalition. Celui-ci s’inspire du soleil figurant sur le monument historique de Qizqapan, situé dans la région de Cham Rezani. Ce monument, datant du VIᵉ siècle avant notre ère, est associé par certains historiens à la fin des conflits entre les Mèdes et les Lydiens, une éclipse solaire ayant marqué la rétablissement de la paix.Le logo présente plusieurs caractéristiques symboliques :
-
Les 21 rayons : Alors que le monument original en comporte 11, la coalition a choisi d’en représenter 21, en référence au soleil du drapeau kurde. Ce choix symbolise l’unité et la convergence des forces.
-
Le cercle blanc central : Ce symbole évoque à la fois l’éclipse historique et l’idée de travail collectif. Selon le comité artistique de la coalition, le cercle représente également la perfection, la force et l’éternité.