IRAN. La guerre chasse 3,2 millions de civils de leurs foyers

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IRAN / ROJHILAT – La guerre opposant les Etats-Unis et l’Israël à l’Iran aurait chassé de leurs foyers plus de 3 millions de civils en Iran, y compris dans les régions kurdes du pays, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
 
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé jeudi 12 mars que depuis le début des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran le 28 février, jusqu’à 3,2 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays.
 
L’agence a averti que ce nombre pourrait augmenter si les combats se poursuivent. Des témoignages et des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent de nombreuses personnes contraintes de quitter leur domicile en raison de destructions partielles ou totales, et certaines sont même incapables de remplacer les fenêtres brisées de leurs maisons.

IRAN. Plus de 100 membres des forces de sécurité tués à Sanandaj

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IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien a transféré de nombreux détenus de la région kurde de Sanandaj (province du Kurdistan) à la province d’Hamedan. Parallèlement, plus de 100 membres des forces de sécurité et de renseignement iraniennes ont été tués lors de récentes frappes aériennes américaines et israéliennes visant leurs installations à Sanandaj (Sînê).   D’après les informations recueillies par l’organisation Hengaw pour les droits humains, plusieurs centres de détention et installations de sécurité de la province du Kurdistan ont subi de graves dommages suite à de récentes frappes aériennes. Parmi les sites ciblés figuraient des centres de détention gérés par le ministère du Renseignement et l’Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Sanandaj. En conséquence, plusieurs détenus qui y étaient incarcérés ont été transférés vers des centres de détention de la province d’Hamedan. Au cours de conversations avec plusieurs familles de détenus, Hengaw a appris que les transferts ont eu lieu sans que les familles soient informées des lieux exacts où leurs proches sont détenus, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité et au bien-être des détenus. Le transfert des détenus vers des centres de détention éloignés de leur lieu de résidence, combiné à l’absence d’accès à leur famille et à un avocat, constitue une violation flagrante des normes internationales relatives aux droits de l’homme ainsi que de la réglementation juridique interne iranienne. L’organisation Hengaw pour les droits humains exprime sa vive inquiétude quant à la santé et à la sécurité de ces détenus et souligne que les autorités sécuritaires et judiciaires iraniennes portent l’entière responsabilité de la vie et du bien-être de toutes les personnes placées sous leur garde. Par ailleurs, des sources bien informées ont indiqué à Hengaw que plus de 100 membres des forces de sécurité ont été tués lors des bombardements d’institutions de sécurité à Sanandaj – notamment des installations appartenant au ministère du Renseignement et à l’Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution – par des avions de combat américains et israéliens. Les médias d’État iraniens se sont jusqu’à présent abstenus de faire état de ces victimes. Hengaw avait précédemment signalé qu’un certain nombre de détenus incarcérés dans ces installations avaient également été blessés lors des frappes aériennes et transférés à l’hôpital Kawsar de Sanandaj pour y être soignés.

IRAN. La guerre chasse les éleveurs de la campagne de Kirmaşan

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IRAN / ROJHILAT – Encore une fois, les populations kurdes sont les premières victimes de la guerre opposant les Etats-Unis et l’Israël à l’Iran. En effet, le régime iranien a ordonné aux éleveurs kurdes pratiquant la transhumance dans la province frontalière de Kermashan de quitter la région pour y installer des unités d’artillerie.

Les autorités militaires et de sécurité iraniennes ont ordonné l’évacuation immédiate des communautés d’éleveurs vivant le long des zones frontalières de la province de Kermanshah (Kermashan). Cette mesure oblige les familles à entamer leur migration saisonnière plusieurs semaines avant la période habituelle afin de libérer la région pour le déploiement d’équipements militaires lourds.

Selon l’organisation Hengaw pour les droits humains, les familles pratiquant la transhumance et résidant dans les secteurs de Qasr-e Shirin, Khosravi, Naft Shahr et Sumar ont été sommées d’évacuer les lieux au plus tard le samedi 14 mars 2026. Ce dégagement de la bande frontalière vise à installer des unités d’artillerie, transformant ainsi des zones d’habitation civiles en zones militaires, au mépris de la sécurité des populations locales.

Cette migration forcée survient à un moment critique : les pâturages d’été en montagne sont encore soumis à un froid intense. Un déplacement prématuré de quarante jours — la transhumance débutant normalement en mai — fait peser un risque de pertes massives sur le bétail, pilier économique de ces ménages.

Hengaw condamne fermement cette décision, la qualifiant de violation flagrante des droits fondamentaux et des normes internationales relatives à la protection des civils. L’organisation souligne que l’utilisation de terres civiles à des fins militaires met gravement en péril les moyens de subsistance de centaines de familles d’éleveurs déjà vulnérables.

KURDISTAN. Attaque de drone contre un camp du PDKI

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IRAK / KURDISTAN – Ce soir, une attaque de drone a ciblé un camp abritant des civils kurdes dans la province d’Erbil (Hewler) Une attaque de drone a ciblé une zone résidentielle d’un camp appartenant au Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDK-I), près de Koya, dans la province d’Erbil, jeudi soir, a annoncé le parti. La frappe a touché le camp de Zawi Spi, situé à la périphérie du district de Koya et abritant des femmes, des enfants et d’autres civils. Une source du camp a indiqué à Rudaw que le drone avait touché une maison civile vers 18h55, heure locale, endommageant le bâtiment. Dans un communiqué, le PDKI a affirmé que l’Iran avait mené cette frappe, ciblant une zone résidentielle civile. « L’Iran a mené une attaque de drone contre la zone résidentielle civile de Zawi Spi, appartenant au PDKI. Le drone a ciblé une maison civile et l’a détruite. Aucun blessé n’est à déplorer », a déclaré le parti. Il s’agit de la première attaque visant le camp de Zawi Spi à Koya. Les groupes d’opposition kurdes iraniens basés dans la région du Kurdistan sont régulièrement la cible de frappes de drones et de missiles depuis le début du conflit israélo-iranien. Plusieurs camps appartenant à des partis d’opposition kurdes du district de Koya, dont Amiriya et Azadi, ont été la cible de frappes répétées ces derniers jours, sur fond d’escalade des tensions. La région du Kurdistan a été frappée par des centaines de drones et de missiles depuis le début du conflit, nombre de ces attaques visant des zones abritant des groupes d’opposition kurdes iraniens.

KURDISTAN. Six soldats français blessés lors d’une attaque de drone à Erbil

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IRAK / KURDISTAN – Six soldats français ont été blessés jeudi soir lors d’une attaque de drone visant une base militaire franco-kurde aux abords d’Erbil (Hewler), a confirmé un responsable à Rudaw. « Lors de l’attaque sur le front de Mala Qara, six soldats français ont été blessés », a déclaré le gouverneur d’Erbil, Omed Xoshnaw, précisant que leurs blessures n’étaient pas graves. M. Xoshnaw a également indiqué qu’aucun membre des forces peshmergas n’avait été touché. La ville de Mala Qara se situe à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil. La France maintient des centaines de soldats dans la région du Kurdistan, où ses forces entraînent des combattants peshmergas dans le cadre de la coalition internationale contre l’État islamique (Daech). La région du Kurdistan est la cible de nombreuses attaques de drones et de missiles depuis le début de la guerre Iran-Israël le 28 février. Des responsables italiens ont déclaré jeudi que leur base dans la capitale kurde avait été visée mercredi soir par un drone chargé d’explosifs. Cependant, Xoshnaw a déclaré que l’attaque signalée était en réalité due à des débris provenant d’un drone intercepté qui était tombé près de la base. (Rudaw)

ROJAVA. Les femmes lancent une pétition exigeant la libération des otages

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SYRIE / ROJAVA – Les organisations de femmes du Rojava lancent une pétition à l’attention des institutions internationales exigeant la libération des otages capturés par les gangs de Damas lors des attaques ciblant les forces kurdes début 2026. Le Kongra Star, (organisation confédérale des femmes du Rojava / Nord et Est de la Syrie), en coordination avec des organisations de femmes, la société civile, les partis politiques, les syndicats et les familles de détenus, a lancé une campagne de pétition internationale pour exiger la libération immédiate des otages détenus par les gangs de Damas en janvier et février dernier lors des attaques ciblant les quartiers kurdes d’Alep, la région de Raqqa, Deir Hafer et Tabqa. Dans leur pétitions, les organisations des femmes exigent :
  • La révélation immédiate et publique du sort de toutes les personnes disparues de force (enlevées ou disparues).

  • La libération inconditionnelle de tous les prisonniers et détenus (Kurdes et autres originaires notamment des quartiers kurdes d’Alep et d’autres zones).

  • La fin immédiate de la torture, des mauvais traitements et des violations des droits humains.

  • La création d’une commission d’enquête internationale indépendante pour investiguer les exécutions extrajudiciaires, documenter les crimes de guerre et traduire les responsables en justice.

  • L’ouverture de canaux de communication urgents (via le CICR) pour permettre aux familles d’obtenir des nouvelles et des visites.

  • Des garanties contre tout transfert ou déportation des détenus vers des entités qui mettraient leur vie en danger.

 

Contexte dénoncé

La campagne pointe une escalade militaire brutale menée par les forces de la « Sécurité générale » affiliées au gouvernement intérimaire syrien (post-Assad, Damas). Ces attaques, qualifiées de trahison systématique, ont violé les accords passés avec les Forces démocratiques syriennes (FDS/SDF). Elles ont touché les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et Achrafieh (Alep), ainsi que Deir Hafer, Tabqa et Raqqa.

Ces opérations ont entraîné :

  • Des crimes de guerre et des exécutions sommaires.

  • Des disparitions forcées massives (milliers de personnes dans les prisons de la Direction générale de la sûreté).

  • Un black-out total d’information, laissant les familles dans l’angoisse (mères manifestant quotidiennement sans réponses).

  • Les libérations effectuées jusqu’ici sont jugées dérisoires face à l’ampleur des disparitions et de la répression.

 

Actions concrètes de la campagne

 
  1. Collecte de signatures : Jusqu’au 17 mars 2026 (via le formulaire en ligne ou par courrier électronique à envoyer à l’adresse : petition_kongra_star@disroot.org).

  2. Soumission des signatures récoltées : Le 18 mars 2026, Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques.

  3. Instances destinataires : Nations Unies, Conseil de sécurité, Haut-Commissariat aux droits de l’homme, Human Rights Watch, Comité européen pour la prévention de la torture (CPT), Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

ALLEMAGNE. Une adolescente kurde sacrifiée sur l’autel du politiquement correct à Berlin-Neukölln

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ALLEMAGNE – À Berlin-Neukölln, une jeune Kurde de 16 ans a subi des viols dans un club de jeunes (Jugendclub) de la rue Wutzkyallee. D’abord violée en novembre 2025, filmée et menacée, elle a de nouveau été agressée sexuellement en janvier 2026 par plusieurs garçons (connus des services pour des violences en groupe).

Le personnel du club, informé des faits, n’aurait pas porté plainte. L’office de la jeunesse du quartier (Jugendamt), géré par le parti de gauche Die Linke et alerté fin janvier, aurait attendu des semaines avant d’agir – et seulement après que la victime se soit confiée directement à une policière spécialisée. Résultat : cinq semaines de silence institutionnel, une interdiction d’accès tardive au centre pour le principal suspect, et une enquête qui n’aurait jamais commencé sans le courage de l’adolescente.

Ce scandale dépasse largement un simple « dysfonctionnement administratif » : il révèle comment les autorités locales privilégient les calculs politiques à la protection d’une mineure vulnérable. Issue d’une famille kurde (du Kurdistan de Turquie / Bakur), cette jeune fille porte déjà les stigmates d’une double marginalisation – en tant que Kurde et en tant que fille dans un quartier multiculturel sous tension. Face à des suspects connus des services pour des violences en groupe, les responsables auraient préféré se taire, craignant sans doute des accusations de « stigmatisation ».

Le quartier de Neukölln, bastion de la gauche berlinoise, semble avoir choisi de protéger son image « inclusive » plutôt que la sécurité des filles. La conseillère municipale chargée de la jeunesse, Sarah Nagel (Die Linke), admet aujourd’hui des « erreurs », mais trop tard : le mal est fait, et la victime a été doublement trahie – par ses agresseurs, puis par ceux censés la protéger.

De son côté, Jan Ilhan Kizilhan, expert reconnu en psychotraumatologie transculturelle, a exprimé son indignation face au scandale de Berlin-Neukölln, qualifiant l’inaction institutionnelle de défaillance majeure aux conséquences dramatiques. Il souligne l’insuffisance chronique de protection pour les femmes et les filles vulnérables, déplorant une prise en charge tardive et une dilution des responsabilités administratives. Appelant à une intervention immédiate dès le premier signalement, il insiste sur la nécessité de poursuivre fermement les auteurs et d’offrir aux victimes un soutien global adapté à leurs traumatismes. Son message se conclut par une exigence de justice et d’autonomisation, rappelant que la sécurité des plus faibles ne doit jamais être reléguée au second plan.

IRAN. 14 civils morts en 24 heures de frappes

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IRAN / ROJHILAT – Au cours des dernières 24 heures, 14 civils, dont 5 enfants, sont morts lors d’attaques israéliennes et américaines contre l’Iran, y compris dans les régions kurdes du Rojhilat (Kurdistan oriental).

L’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA) rapporte que 14 civils, dont 5 enfants et 3 femmes, ont été tués lors des attaques conjointes américaines et israéliennes contre l’Iran et le Rojhilat (Kurdistan iranien) au cours des dernières 24 heures (jusqu’au 11 mars 17h ET).

Selon le bilan, au moins 208 frappes ont visé 22 provinces, principalement Téhéran (39 %), Sine (Sanandaj), Ispahan et Alborz. Cibles : bases IRGC/Pasdaran, centres Bassidj, puits de pétrole, bases aériennes, commissariats et sites nucléaires. Six civils supplémentaires ont été blessés ; 352 personnes font l’objet d’enquêtes pour confirmer décès ou blessures.

Ces pertes s’inscrivent dans le 12e jour du conflit déclenché le 28 février 2026 par des frappes massives visant le régime iranien, son programme nucléaire, balistique et ses forces de répression. HRANA, qui compile des données internes malgré la censure, appelle à une enquête indépendante sur les victimes civiles.

Que va-t-il arriver aux Kurdes d’Iran après le revirement du président Trump ?

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IRAN / ROJHILAT – Après que le président américain Donald Trump a fait marche arrière concernant l’idée que les groupes d’opposition kurdes iraniens lancent une offensive terrestre transfrontalière en Iran, le journaliste Wladimir van Wilgenburg s’est entretenu avec de nombreux responsables de l’opposition au sujet de l’avenir qui attend les Kurdes d’Iran.

Le président américain Donald Trump a opéré un revirement rapide sur le rôle des forces kurdes iraniennes dans le conflit en cours contre l’Iran. Après avoir déclaré le 5 mars à Reuters qu’une offensive transfrontalière des Kurdes iraniens basés en Irak serait « formidable » et qu’il y serait « tout à fait favorable », Trump a exclu samedi 7 mars toute implication kurde, affirmant : « Nous sommes très amicaux envers les Kurdes, mais nous ne voulons pas compliquer davantage ce conflit. »

Ce changement intervient alors que les États-Unis et Israël mènent des frappes aériennes intenses contre l’Iran depuis fin février 2026, visant à affaiblir le régime. Les Kurdes iraniens, regroupés depuis le 22 février dans la Coalition des forces politiques du Kurdistan iranien (incluant PDKI, PJAK, PAK, Komala et Khabat), espéraient exploiter cette faiblesse pour lancer une insurrection ou une offensive depuis le Kurdistan irakien.

Malgré les encouragements initiaux de Trump, les partis kurdes insistent sur leur prudence. Honia Azarbar (Komala) souligne qu’ils ne se lanceront pas « à l’abattoir » sans soutien américain clair. Mustafa Mawloudi (PDKI) affirme que leur lutte contre la République islamique perdurera indépendamment des États-Unis, sous toutes ses formes. Khalil Nadri (PAK) espère un changement de régime, estimant que les peshmergas kurdes seraient essentiels pour la stabilité post-conflit.

Le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) irakien rejette fermement toute utilisation de son territoire pour des attaques transfrontalières, priorisant la paix avec ses voisins. Babasheikh Hosseini (Khabat) confirme que la Coalition se concentre exclusivement sur le Kurdistan iranien (Rojhelat), sans animosité envers la Turquie – possible source de pression sur Trump.

Les attaques iraniennes se poursuivent : drones et missiles ont visé des bases kurdes en Irak, tuant récemment un peshmerga de Komala et blessant d’autres. L’Iran voit ces groupes comme une menace intérieure majeure.

Analystes comme Farzan Sabet évoquent une possible influence turque sur le revirement américain, tandis que l’ex-général Ernie Audino voit toujours des intérêts communs : affaiblir le CGRI et galvaniser l’opposition. Halmat Palani estime que si le régime s’affaiblit, le Kurdistan iranien pourrait être le « premier domino » à tomber.

En attendant des conditions propices – soutien clair, no-fly zone ou effondrement accru du régime –, les Kurdes iraniens restent vigilants, prêts à agir pour leurs droits sans précipitation. L’avenir dépendra de l’évolution du conflit et des calculs stratégiques de Washington. (Via The Region)

Le CPJ exhorte la Syrie à faire la lumière sur le sort de deux journalistes disparus à Raqqa

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SYRIE / ROJAVA – La journaliste allemande, Eva Maria Michelmann et le journaliste kurde Ahmed Polad sont portés disparus après avoir été arrêtés à Raqqa par les gangs de Damas le 18 janvier 2026.  Le Comité pour la protection des journalistes a appelé mercredi les autorités syriennes à faire la lumière sur le sort et le lieu de disparition de deux journalistes survenus plus tôt cette année dans la ville de Raqqa, dans le nord de la Syrie. Selon l’organisation de défense de la liberté de la presse, la journaliste allemande Eva Maria Michelmann et le journaliste kurde Ahmed Polad n’ont plus donné signe de vie depuis le 18 janvier, date à laquelle les forces gouvernementales syriennes ont pénétré dans la ville lors d’une offensive contre les Forces démocratiques syriennes (FDS).  Les deux journalistes travaillaient pour l’agence de presse Etkin News Agency (ETHA), basée à Istanbul, et pour Özgür TV. Selon l’agence ETHA, Michelmann et Polad ont été vus pour la dernière fois quittant un bâtiment affilié à l’Administration autonome kurde avec des civils fuyant la ville. Des témoins ont déclaré qu’ils avaient été séparés de la foule et placés dans un véhicule distinct appartenant aux forces gouvernementales syriennes. « La disparition d’Eva Maria Michelmann et d’Ahmed Polad à Raqqa soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité des journalistes travaillant en Syrie », a déclaré Joud Hassan, coordinateur du programme Levant du CPJ.   Hassan a appelé les autorités syriennes à clarifier d’urgence le statut des journalistes, notamment s’ils ont été détenus, et à garantir leur sécurité. Serpil Arslan, rédactrice en chef d’Özgür TV, a déclaré au CPJ que Polad s’était rendu à Raqqa pour couvrir les affrontements alors que les forces des FDS se retiraient de la ville et parvenaient à un accord pour intégrer leurs forces aux institutions de l’État syrien, permettant ainsi à Damas de rétablir son contrôle sur la région. Polad a tenté de retransmettre en direct depuis la ville alors que les combats s’intensifiaient, mais a finalement envoyé des images vidéo peu avant que les communications ne soient coupées, a déclaré Arslan. Le frère de Michelmann, Toni Michelmann, a déclaré au CPJ que la journaliste allemande avait été détenue par des forces liées au gouvernement de transition syrien, ajoutant qu’il n’y avait eu aucun signe de vie depuis sa disparition. Contacté pour obtenir des commentaires, Omar Haj Ahmed, directeur général des affaires de presse au ministère syrien de l’Information, a déclaré que le ministère n’avait aucune information concernant l’incident. Par ailleurs, Morhaf al-Hussein, directeur de la Direction des médias du gouvernorat de Raqqa, a déclaré que les autorités suivaient l’affaire de près.