SYRIE. Il faut sauver les otages kurdes !

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SYRIE / ROJAVA. Les gangs de Damas qui ont exécuté trois autres soldats kurdes capturés il y a un mois ont viennent de publier la photo de leur exécution avec une fausse légende.
 
Les familles des otages kurdes exigent la libération de leurs proches conformément à l’accord signé entre Damas et les FDS avant qu’ils soient tous tués sous la torture.
 

Hier, les familles des combattants capturés des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont manifesté devant le rond-point Sony, au centre de Qamishlo, exigeant la libération de leurs fils et qu’on leur révèle leur sort.

Les manifestants brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Rendez-nous nos fils capturés », « Assez de silence », « Je veux mon frère », « Cela fait plus d’un mois et nous ignorons toujours le sort de nos fils », « Rendez-nous nos captifs », « Nos prisonniers sont une ligne rouge », « Notre cause est la libération des prisonniers, libérez-les », « Gouverneur de Hassaka, où sont les captifs et les disparus ? » et « Nous exigeons la libération de tous les captifs », au milieu des slogans « Nous voulons les captifs, nous voulons les combattants ».

Lors de la manifestation, Bahya Farhan Ali, la mère du combattant Morad Ashqar, capturé dans la ville de Deir Hafer, brandissait une banderole où l’on pouvait lire « Assez de silence » et déclarait : « Nous voulons nos prisonniers. Nous ne pouvons plus attendre. Nous exigeons un échange de prisonniers pour libérer nos fils. Cela fait un mois et dix jours que personne n’a parlé de cette question, et il faut qu’elle soit réglée immédiatement. »

De son côté, Ibrahim Ali Suleiman, le père du combattant Khaled Suleiman, a expliqué que son fils l’avait contacté le 17 janvier à 10h00 pour l’informer qu’ils quitteraient la ville de Deir Hafer conformément à un accord. Le contact a été perdu une heure plus tard, et depuis, on est sans nouvelles de lui.

Suleiman a exigé que le sort de son fils soit révélé et qu’il soit libéré. ​​Il a indiqué que sa famille ignorait s’il était vivant ou mort et a insisté sur la nécessité de faire éclater la vérité.

À l’issue de la veillée, les familles ont affirmé qu’elles continueraient d’organiser des manifestations jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites, que les captifs soient libérés et que le sort des disparus soit révélé. (ANHA) 

Journées culturelles des femmes kurdes à Berlin

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BERLIN – Du 27 février au 8 mars, Berlin accueillera les Journées de la culture des femmes kurdes. Face à la situation au Rojava et au Rojhilat, des artistes et militantes s’exprimeront à travers une exposition, des ateliers, de la musique et une manifestation à l’occasion de la Journée internationale des femmes du 8 mars. Sous la devise « Défendre la révolution des femmes », les Journées culturelles des femmes kurdes se dérouleront à nouveau à Berlin du 27 février au 8 mars. Cet événement, qui en est à sa troisième édition, sert de forum culturel et politique aux femmes kurdes de la diaspora. Parmi les organisatrice du programme figurent le conseil des femmes Dest Dan eV, Hunera Mizgîn, Jinên Koma Feraşîn û Delîl Çiyager, Jinên Ciwan Berlin, le KJAR et le Bureau des femmes kurdes pour la paix – Cênî eV. L’objectif est de rendre visible l’art et la culture kurdes tout en soulignant le rôle des femmes dans leur préservation et leur développement ultérieur. Les organisateurs soulignent que la culture kurde subit depuis des décennies des tentatives massives d’assimilation et d’oppression. L’art et la culture sont donc perçus non seulement comme une expression esthétique, mais aussi comme une forme de résistance organisée. Il est particulièrement crucial pour les jeunes femmes kurdes de la diaspora de défendre leur identité, leur langue et leur mémoire collective, même en dehors du Kurdistan. Face aux tensions qui règnent dans différentes régions du Kurdistan, notamment au Rojava (Kurdistan occidental) et au Rojhilat (Kurdistan oriental), les organisateurs dédient explicitement le festival culturel de cette année aux mouvements de résistance locaux. L’événement vise à créer un espace où les femmes peuvent échanger leurs expériences, débattre de perspectives politiques et utiliser l’expression culturelle comme moyen d’affirmation de soi. Programmation variée jusqu’au 8 mars L’événement débute le 27 février par une exposition à l’Alte Münze (LOFT) à Berlin-Mitte. Plusieurs ateliers sont prévus les jours suivants, dont un atelier de monotype organisé à l’occasion de la Journée internationale des femmes, ainsi que des événements portant sur l’éducation révolutionnaire, l’émancipation collective, la culture et l’autodéfense. Le 4 mars, le folklore kurde sera présenté du point de vue féminin. Deux jours plus tard, une soirée de chants traditionnels tels que le dengbêj et le siyaçemane hewraman sera proposée. Le 7 mars, une projection du film « Stêrka Li Ser Xetê » (L’Étoile à la frontière) aura lieu. L’événement se clôturera le 8 mars par une manifestation autonome à Alexanderplatz, à Berlin, marquant la journée internationale d’action féministe, sous le slogan « Tisser la paix – Démanteler le patriarcat ». En associant culture, analyse politique et mobilisation citoyenne, les organisatrices souhaitent dénoncer les structures patriarcales, la guerre et la répression, et soutenir l’autodétermination des femmes au Kurdistan et dans la diaspora. Le programme complet des Journées culturelles des femmes kurdes est disponible sur le site web de Cênî eV.

IRAN. Deux autres otages kurdes condamnés à mort

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IRAN / ROJHILAT – Mohammad Faraji et Raouf Sheikh Maroufi, deux prisonniers politiques kurdes détenus à la prison centrale de Bukan et arrêtés lors des manifestations « Femme, Vie, Liberté » (Jin, Jiyan, Azadi), ont été condamnés à mort après près de trois ans de détention. Selon les informations reçues par l’organisation Hengaw pour les droits humains, Sheikh Maroufi, 24 ans, et Faraji, 23 ans, tous deux résidents de Bukan, ont été condamnés à mort par la première chambre du tribunal révolutionnaire de Mahabad pour moharebeh (« guerre contre Dieu ») et efsad-e fel-arz (« corruption sur terre »), deux crimes passibles de la peine capitale en vertu du droit iranien. Des audiences séparées se sont tenues à l’automne, et les condamnations à mort ont été officiellement notifiées aux deux hommes le 24 février 2026, à l’intérieur de la prison centrale de Bukan. Cheikh Maroufi a été arrêté le 26 décembre 2022 et Faraji le 21 février 2023 lors d’opérations de sécurité menées par des agents du ministère du Renseignement à Bukan. Selon certaines sources, les deux arrestations ont nécessité l’usage de la force physique. Ils ont d’abord été placés dans un centre de détention du ministère du Renseignement. Après plusieurs mois d’interrogatoires au centre de détention d’Urmia – durant lesquels ils ont subi des tortures physiques et psychologiques – les deux hommes ont été transférés le 10 juin 2023 à la prison centrale de Bukan. Depuis, ils sont maintenus en détention dans une situation d’incertitude juridique prolongée. D’après des sources bien informées, les accusés ont subi d’intenses pressions physiques et psychologiques lors des interrogatoires à Urmia afin de leur extorquer des aveux. 

ROJAVA. Les Kurdes réclament le retour de leurs proches capturés par Damas

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SYRIE / ROJAVA – Les familles des soldats kurdes capturés par les gangs de Damas exigent qu’on leur disent où se trouvent les otages et quand ils seront enfin libérés.  

Les familles des combattants capturés des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont manifesté devant le rond-point Sony, au centre de Qamishlo, exigeant la libération de leurs fils et qu’on leur révèle leur sort.

Les manifestants brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Rendez-nous nos fils capturés », « Assez de silence », « Je veux mon frère », « Cela fait plus d’un mois et nous ignorons toujours le sort de nos fils », « Rendez-nous nos captifs », « Nos prisonniers sont une ligne rouge », « Notre cause est la libération des prisonniers, libérez-les », « Gouverneur de Hassaka, où sont les captifs et les disparus ? » et « Nous exigeons la libération de tous les captifs », au milieu des slogans « Nous voulons les captifs, nous voulons les combattants ».

Lors de la manifestation, Bahya Farhan Ali, la mère du combattant Morad Ashqar, capturé dans la ville de Deir Hafer, brandissait une banderole où l’on pouvait lire « Assez de silence » et déclarait : « Nous voulons nos prisonniers. Nous ne pouvons plus attendre. Nous exigeons un échange de prisonniers pour libérer nos fils. Cela fait un mois et dix jours que personne n’a parlé de cette question, et il faut qu’elle soit réglée immédiatement. »

De son côté, Ibrahim Ali Suleiman, le père du combattant Khaled Suleiman, a expliqué que son fils l’avait contacté le 17 janvier à 10h00 pour l’informer qu’ils quitteraient la ville de Deir Hafer conformément à un accord. Le contact a été perdu une heure plus tard, et depuis, on est sans nouvelles de lui.

Suleiman a exigé que le sort de son fils soit révélé et qu’il soit libéré. ​​Il a indiqué que sa famille ignorait s’il était vivant ou mort et a insisté sur la nécessité de faire éclater la vérité.

À l’issue de la veillée, les familles ont affirmé qu’elles continueraient d’organiser des manifestations jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites, que les captifs soient libérés et que le sort des disparus soit révélé. (ANHA) 

ROJAVA. Les Kurdes déplacés d’Afrin exigent un retour en toute sécurité

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SYRIE / ROJAVA – Les Kurdes chassés d’Afrin par l’invasion turque de 2018 réfugiés à Karki Laki réclament un retour sûr dans leur ville natale, alors qu’ils sont privés d’un toit et d’une vie digne de ce nom depuis 8 ans déjà. Des personnes déplacées d’Afrin ont témoigné de leurs souffrances dans des conditions humanitaires déplorables, après avoir été déplacées de force à plusieurs reprises en raison de la guerre et des attaques qui ont ravagé la région. Elles ont insisté sur une revendication principale : un retour en toute sécurité dans leur ville, à l’abri de la peur et des violations des droits humains. Quatre vagues de déplacements… Des souffrances interminables Latifa Sido, une femme déplacée, a déclaré avoir été déplacée à trois reprises au cours des dernières années, soulignant qu’à chaque fois, les souffrances de sa famille s’étaient aggravées et son sentiment d’instabilité s’était accru. Elle a ajouté : « Nous voulons un retour sûr à Afrin avec nos forces, et les factions doivent partir. Nous ne pouvons pas rentrer sans de véritables garanties de protection. Nous voulons vivre en sécurité et dans la dignité dans notre ville. » Pour sa part, Mohammed Mohammed a expliqué avoir lui aussi été déplacé à trois reprises. Il a précisé qu’une des vagues de déplacement avait été particulièrement éprouvante : ils avaient marché sur des routes froides et dangereuses, vu des cadavres en chemin et étaient accompagnés d’enfants. Il a ajouté : « Nous avons craint pour nos enfants à chaque instant. Ils ont perdu des années d’éducation à cause des déplacements répétés, et la situation est très difficile. Nous ne pouvons pas rentrer tant que le retour n’est pas totalement sûr et garanti. » Obstacles au retour Par ailleurs, Shirin Mustafa a confirmé avoir été déplacée à quatre reprises. Elle a souligné que la présence continue de factions soutenues par l’occupation turque et les crimes commis contre les habitants d’origine d’Afrin constituent un obstacle majeur au retour des populations. Elle a poursuivi en expliquant qu’ils ne pourront pas rentrer tant qu’il y aura des meurtres, des pillages et de la peur, ajoutant : « Si nous devons rentrer, ce doit être un retour sûr et digne, sans que les violations qui nous ont forcés à fuir ne se reproduisent. » Les personnes déplacées insistent sur le fait que leurs souffrances actuelles ne prendront fin qu’avec un retour sûr et digne à Afrin, loin de la peur, des violations et du cycle des déplacements répétés. (ANHA)

ROJAVA. Les femmes marchent pour leurs acquis

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SYRIE / ROJAVA – Aujourd’hui, les femmes ont marché en soutien aux unités de protection des femmes (YPJ) à Hassaké et Qamishlo. Les femmes ont souligné que les YPJ incarnent l’esprit de liberté des femmes et qu’on ne peut faire taire les femmes libres. Dans le cadre de la campagne pour les droits des femmes dans la nouvelle Syrie et des actions pour la Journée internationale des femmes le 8 mars, des organisations de femmes du Rojava réunies autour du Mouvement des femmes Kongra Star, les femmes ont marché pour soutenir les Unités de protection des femmes (YPJ) et préserver les acquis de la révolution des femmes au Rojava.

La marche s’est déroulée sous le slogan « Les femmes protègent la révolution du Rojava » et comprenait des femmes des villes de Qamishlo, Amuda, Tirbê Spiyê, Girkê Legê et Derik.

La marche a débuté place Osman Sabri à Qamishlo, avec la participation de combattants des YPJ et de membres d’organisations féminines et de la société civile, et s’est terminée place Martyr Rubar.

Au cours de la marche, les participantes ont brandi les drapeaux des Unités de protection des femmes (YPJ) et des banderoles portant des slogans tels que « Femmes, vie, liberté », « Les femmes sont le cœur et l’âme de la révolution », « Les femmes sont le fondement de la révolution du Rojava », « Les femmes sont l’esprit du Rojava » et « La révolution du Rojava est le pouvoir des femmes ».

Ils scandaient également des slogans tels que « Vive la résistance du Rojava » et « Vive la résistance des Unités de protection des femmes ».

Après la marche qui s’est transformée en rassemblement, Amina Omer a pris la parole au nom de Kongra Star, soulignant que les participants étaient venus soutenir les YPJ. Elle a insisté sur le fait que les YPJ ne sont pas qu’une simple force militaire, mais incarnent une révolution de la pensée, de la conscience et de la liberté. Elle a ajouté : « Les Unités de protection des femmes représentent toutes les femmes et la volonté inébranlable des femmes kurdes. »

Amina Omer a expliqué que la YPJ ne se contente pas de protéger la société et les villes des forces obscures, mais s’efforce également de garantir la participation des femmes dans tous les domaines. Elle a déclaré : « La véritable sécurité s’acquiert grâce à la participation des femmes dans tous les secteurs. »

Elle a affirmé que l’objectif de leurs ennemis était d’éliminer le peuple kurde, et de cibler en particulier les femmes kurdes. Elle a conclu : « Le danger persiste, et nous, les femmes, sommes aujourd’hui appelées à renforcer notre unité et à protéger nos acquis. » (ANHA) 

IRAN. Au moins sept mineurs arrêtés à travers le pays

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IRAN / ROJHILAT – Au moins sept mineurs, dont des Kurdes, ont été arrêtés par le régime iranien à Dareh Shahr, Dehloran, Shahin Shahr, Karaj et Saveh. Selon les informations recueillies par l’ONG de défense des droits humains, Hengaw), il n’y a aucune nouvelle des sept mineurs arrêtés par les forces gouvernementales iraniennes dans cinq villes.  Voici leurs coordonnées : Dareh Shahr et Dehloran Mohammadreza Asadi, 17 ans, et Mohammad Javad Zeinivand, 14 ans, tous deux originaires de Dareh Shahr, dans la province d’Ilam, ont été arrêtés le mercredi 18 février 2026 par les forces gouvernementales dans la ville et transférés vers des lieux tenus secrets. On ignore ce qu’il advient d’eux. Deux enfants kurdes originaires de Dehloran, Mohammad Piri, 17 ans, et Ali Zeinivandi, 16 ans, ont été arrêtés mardi 17 février 2026 par les forces gouvernementales dans la ville et transférés vers des lieux tenus secrets. Leur sort demeure inconnu. Shahin Shahr Masih Inalouei, un enfant Lor de 15 ans résidant à Shahin Shahr, dans la province d’Ispahan, a été arrêté sur son lieu de travail le mardi 17 février 2026 par les forces gouvernementales. Il est employé comme enfant travailleur. Une semaine après son arrestation, son sort reste inconnu. Karaj Diana Taherabadi, une jeune fille de 16 ans originaire de Karaj, a été arrêtée le dimanche 25 janvier 2026 après une descente des forces de sécurité à son domicile familial. Elle a été transférée au Centre de correction et de réhabilitation pour mineurs de la prison de Kachouei. Lors de son dernier appel téléphonique à sa famille, le vendredi 20 février 2026, elle a déclaré qu’elle serait transférée au service de médecine légale pour obtenir un certificat de maturité mentale. Son avocat a depuis été informé que le juge en charge de l’affaire a indiqué qu’une notification concernant la création d’un tribunal pour mineurs chargé d’examiner les accusations portées contre elle serait adressée à sa famille dans un délai de 20 jours. Saveh Taha Ali Mirzaei, un jeune homme de 17 ans originaire de Saveh, a été arrêté le vendredi 9 janvier 2026 lors de manifestations dans la ville. Il demeure détenu dans la prison de Saveh, dans un état d’incertitude. Les informations précises concernant les accusations et le sort de plusieurs de ces enfants restent inconnues.

KURDISTAN. La Turquie construit une autre route militaire au Kurdistan irakien

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IRAK / KURDISTAN – La Turquie coloniale construit une nouvelle route militaire dans la province kurde de Duhok, au Kurdistan d’Irak, en détruisant la nature et des sites archéologiques de la région. Destruction de la nature et du patrimoine du Kurdistan  Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent l’armée d’occupation turque utilisant des engins lourds et du matériel militaire pour ouvrir une large route, vraisemblablement destinée au transport de troupes et de matériel militaire dans la région. Les travaux d’excavation ont détruit le nature et endommagé des sites archéologiques témoignant du riche passé historique de la région. Les informations disponibles indiquent une expansion continue de la construction de routes et de points militaires dans les villages et les zones frontalières montagneuses de la province de Duhok, ce qui suscite des inquiétudes parmi les civils quant à une potentielle escalade des tensions sécuritaires et à leurs conséquences sur la stabilité et les moyens de subsistance. Depuis 2019, l’occupation turque a étendu ses attaques militaires à l’intérieur des zones frontalières du Kurdistan du Sud. Ces dernières années, des dizaines de postes militaires, de bases et de routes stratégiques ont été établis le long de la frontière. Selon des sources locales, cela a eu des répercussions sur la démographie et l’environnement : plusieurs villages ont été évacués, des victimes ont été recensées et des dégâts environnementaux d’ampleur variable ont été signalés.

TURQUIE. Encore un journaliste kurde arrêté

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TURQUIE / KURDISTAN – Le journaliste kurde Mehmet Ali Ertaş a été arrêté par la police militaire turque à un point de contrôle alors qu’il se rendait de Mardin à Amed. Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre par un tribunal d’Ankara. Le journaliste Mehmet Ali Ertaş a été arrêté par la gendarmerie turque à un point de contrôle alors qu’il se rendait de Mardin à Diyarbakır. Selon l’association des journalistes kurdes Dicle Firat (DFG), l’arrestation a été effectuée en vertu d’un mandat d’arrêt émis par la 4e Grande Chambre criminelle d’Ankara. Ertaş doit être interrogé par visioconférence lundi. Aucune information concernant les motifs de son arrestation n’était disponible dans l’immédiat. Ertaş travaille comme journaliste depuis plus de vingt ans, s’inscrivant dans la tradition de la presse kurde libre. Il a débuté sa carrière en 2003 à l’agence de presse DIHA. Depuis, il a été arrêté et emprisonné à plusieurs reprises en lien avec son travail journalistique, la première fois en 2008. Après l’interdiction de DIHA en 2016 par décret d’urgence, il a collaboré, entre autres, avec les agences de presse Dihaber et Mezopotamya, le quotidien Azadîya Welat et, plus récemment, l’hebdomadaire Xwebûn . Dans les rédactions qu’il a contribué à fonder, Ertaş a occupé les postes de reporter, de rédacteur et de directeur de l’information. Plus récemment, il était rédacteur en chef du journal kurde Xwebûn, publié de 2019 à 2025. De juin 2022 à juillet 2023, il a de nouveau été incarcéré ; la procédure est toujours en cours. En octobre 2024, il a été condamné à un an et trois mois de prison pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste » à cause de ses publications sur les réseaux sociaux. (ANF)

ROJAVA. Un responsable kurde arrive à Afrin en vue du retour des déplacés

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SYRIE / ROJAVA – Le commandant d’Asayish, Mahmoud Khalil (Siyamend Afrin), est arrivé dans la région kurde d’Afrin pour discuter des dispositions nécessaires au retour des résidents déplacés. Environ 400 familles sont censées réintégrer leurs logements une fois ceux-ci vidés des colons installés par la Turquie depuis mars 2018.

Des hauts responsables des Forces de sécurité intérieure (Asayish) sont arrivés plus tôt dans la journée dans la ville d’Afrin pour se coordonner avec l’administration de la ville concernant le retour des résidents déplacés.

Mahmoud Khalil (Siyabend Afrin), une figure de proue des Forces de sécurité intérieure, est arrivé aux côtés du commandant de la sécurité intérieure du gouvernorat d’al-Hasakah, le brigadier Marwan al-Ali ; du commandant de la sécurité intérieure du gouvernorat d’Alep, Mohammed Abdul Ghani ; et de Saraka Amouri, un haut responsable de la sécurité intérieure du gouvernorat.

Selon la délégation, cette visite s’inscrit dans le cadre d’une coordination avec l’administration de la ville afin de faciliter le retour des résidents déplacés d’Afrin qui se trouvent actuellement dans d’autres villes du Rojava.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l’accord du 29 janvier conclu entre les Forces démocratiques syriennes et le gouvernement intérimaire syrien, qui stipule de garantir le retour des personnes déplacées dans leurs régions d’origine.

Actuellement, des centaines de milliers de personnes déplacées d’Afrin, d’al-Shahba, de Sheikh Maqsoud et d’al-Ashrafiyeh à Alep vivent dans des abris, notamment des écoles, des mosquées, des jardins d’enfants et des installations appartenant à l’administration autonome dans les villes de Qamishlo, al-Hasakah, al-Darbasiyah, Amuda, Tirbespiyeh, Jal Agha, al-Qahtaniyah (Girkê Legê) et Derik.

Le 16 février de ce mois, l’Association sociale d’Afrin, le Conseil des personnes déplacées d’Afrin et d’al-Shahba et la Représentation de la société civile en Europe ont publié une déclaration commune devant le bâtiment du Conseil des personnes déplacées d’Afrin et d’al-Shahba à Qamishlo concernant le retour en toute sécurité des personnes déplacées d’Afrin.

Selon le communiqué, environ 400 à 500 familles seront envoyées dans un premier temps, dans le cadre du processus de retour, vers les sous-districts de Jindires, Mabata et Shiyeh.

Par ailleurs, des sources spéciales ont indiqué à l’agence ANHA qu’une date précise sera fixée cette semaine pour le retour des personnes déplacées. (ANHA) 

Photo via Ibrahim Murad