TURQUIE. Rafle des Kurdes à Yuksekova

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TURQUIE / KURDISTAN – Ce soir, la police turque a mené de nombreux raids à Yüksekova (Gever), dans la province kurde d’Hakkari. Selon des avocats, 52 personnes, dont deux adolescents, ont été interpellées, en lien avec les manifestations pour le Rojava.
 
La députée du DEM Parti de Hakkari (Colemêrg), Öznur Bartın, a déclaré dans un communiqué sur son compte X (ancien Twitter) a déclaré que : « Le fait que ces détentions soient liées aux manifestations contre les attaques contre le Rojava montre qu’il ne s’agit pas simplement d’une mesure de sécurité, mais d’une ingérence claire dans la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement. »
 
Depuis le début des attaques des gangs de Damas ciblant les Kurdes du Rojava, leurs cousins du Nord (Kurdistan sous l’occupation turque) manifestent en masse, appelant à la fin des hostilités an-kurde en Syrie. Les autorités turques répriment sévèrement les rassemblements pro-Rojava, avec des arrestations et de tabassages des civils, dont des enfants. 

ROJAVA. Des femmes forment un bataillon à Qamishlo

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SYRIE / ROJAVA – Les femmes de la ville de Qamishlo et des forces de défense civile (en kurde : HPC-JIN) ont annoncé la formation d’un bataillon nommé Şehid Ayaz. Les femmes de la ville de Qamishlo, dans le canton de Cizîr, ont formé, avec les Forces de défense communautaires – femmes (HPC-JIN), un bataillon nommé Şehid Ayaz pour défendre leur terre et leur région dans le cadre de la mobilisation générale. S’exprimant au nom du bataillon, Wedha Wenikî, membre de Hêzên Parastina Cewheri -JIN (HPC-JIN), a annoncé que les femmes de la commune de Şehid Lewend, dans le quartier de Qurnish à Qamishlo, ont créé le bataillon Şehid Ayaz. Elle a précisé que ce bataillon protégera le quartier contre les menaces et les attaques actuelles. Wedha Wenikî a souligné : « Nous soutenons nos enfants qui défendent leurs régions en première ligne. » (ANF)

ROJAVA. Les forces gouvernementales syriennes entrent à Hassaké

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SYRIE / ROJAVA – Les forces affiliées à Damas sont arrivées dans la ville de Hassaké, conformément à l’accord conclu entre Damas et les Kurdes. Leur présence dans la ville serait plutôt symbolique selon les sources kurdes.  Les forces de sécurité gouvernementales sont entrées lundi dans la ville d’Hasakah, dans le nord-est de la Syrie, conformément à l’accord conclu entre le gouvernement de transition syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS). Les sources locales ont indiqué qu’un convoi des forces de sécurité de l’Intérieur de Damas (MOI) est arrivé à Hassaké en début de l’après-midi. La source a indiqué que le convoi était composé d’une centaine de personnes, dont des officiers. Les forces de Dams se sont d’abord se déployée à Hawl, dans la campagne du sud-est de Hassaké, avant d’enter à Hassaké. Peu avant l’entrée du convoi de sécurité gouvernemental dans Hassaké, des avions de combat de la Coalition mondiale ont survolé la ville.

ROJAVA. Les femmes de Kobanê vont défendre les acquis de la révolution

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SYRIE / ROJAVA – Les femmes de la ville de kurde de Kobanê ont déclaré que malgré le siège sévère, elles continuent de résister et n’abandonneront pas la voie de la lutte et ajoutent: « Nous avons confiance en notre force et nous protégerons les acquis de notre révolution. » Des femmes de la ville de Kobani, dans la région de l’Euphrate, ont exprimé leurs points de vue concernant la résistance populaire et le siège imposé à la ville par des factions du gouvernement intérimaire soutenues par l’État occupant turc. Dans ce contexte, la citoyenne Fatima Khalil a salué la résistance du peuple, déclarant : « Notre peuple mène une résistance sans précédent, qui se poursuit encore aujourd’hui. Nous saluons nos compatriotes des quatre régions du Kurdistan qui se sont levés pour nous. De même que les habitants de Kobané ont vaincu les mercenaires de Daech, qui représentaient la lie de l’humanité, la résistance actuelle de Kobané a uni les quatre régions du Kurdistan. » Fatima a expliqué que la ville de Kobani reste assiégée et que la résistance populaire se poursuit, ajoutant : « Il est vrai que nous vivons sous un siège suffocant, mais nous sommes fiers de notre résistance. Nous sommes convaincus que notre résistance triomphera et que nous écrirons ainsi des pages d’histoire. Nous soutiendrons toujours nos dirigeants et n’abandonnerons jamais la voie de la résistance. » Pour sa part, la citoyenne Nadia Hasso a affirmé qu’un peuple qui résiste depuis des années ne renoncera jamais à la lutte et protégera les acquis de sa révolution. Elle a ajouté : « L’ennemi veut briser notre volonté et saper nos progrès, mais nous ne renoncerons pas à la résistance. Nous resterons fermes jusqu’au bout et protégerons notre héritage. » Nadia a également souligné que « la résistance, c’est la vie », insistant sur le fait qu’ils continueront à intensifier leur lutte et n’abandonneront jamais la voie de la résistance. De son côté, Badia Mahou a déclaré que le peuple kurde vit dans une résistance quotidienne et défend les acquis de sa révolution, ajoutant : « Les habitants de Kobani résistent toujours face à l’ennemi et continueront de lutter jusqu’au bout pour le vaincre. Ce n’est pas la première fois que le peuple de Kobani résiste. Même si l’on nous demande de résister mille fois, nous résisterons, et la victoire sera toujours notre alliée. » (ANHA)

KURDISTAN. 19 médecins arrivent au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Le médecin Raper Abbas, arrivé au Rojava avec 18 médecins du Kurdistan du Sud, a souligné l’urgence de renforcer les services médicaux dans les zones kurdes, compte tenu de la situation actuelle et de l’aggravation des difficultés. Il a rappelé que le Rojava fait partie du Kurdistan et que leur venue s’inscrit dans un devoir humanitaire et patriotique : celui d’apporter un soutien et une assistance médicale à leurs frères et sœurs et de contribuer à soulager les souffrances des habitants et des personnes déplacées. Une délégation médicale composée de 19 médecins des villes de Souleimaniye et d’Erbil, dans le sud du Kurdistan, est arrivée hier au Rojava pour fournir une assistance et des services médicaux face aux besoins croissants en matière de soins de santé dans la région. Parmi les médecins participants figurait le médecin Raper Abbas, spécialiste en chirurgie maxillo-faciale, qui a expliqué à l’agence ANHA les motivations de leur engagement dans cette initiative humanitaire. Il a précisé que leur arrivée du Kurdistan du Sud faisait suite à des reportages médiatiques soulignant l’urgence des besoins en services médicaux et de santé. Abbas a ajouté : « Le Rojava fait partie du Kurdistan, et qu’il s’agisse de Qamishlo ou de Sulaymaniyah, c’est un seul et même Kurdistan. Nous sommes arrivés avec diverses spécialités médicales, y compris la chirurgie, et après avoir pris les dispositions nécessaires avant notre arrivée, nous avons commencé à nous préparer à travailler dans le domaine chirurgical ici. » Il a noté que la délégation médicale avait apporté du matériel médical de base pour pouvoir fournir les services de santé nécessaires à la population et soutenir leurs frères du Rojava. (ANHA)

« Solidarité avec le Rojava ! Contre tous les empires »

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PARIS – La fédération syndicale, Solidaires étudiant-e-s apporte son soutien aux Kurdes du Rojava attaqué par les gangs djihadistes de Damas. Voici le communiqué de Solidaires étudiant-e-s :

Solidarité avec le Rojava ! Contre tous les empires

La population kurde de Syrie a été attaquée à Alep, Damas, Raqqa et Kobanê, par les gangs djiahdistes soutenus par le pouvoir Syrien et Turc. Ces attaques s’inscrivent dans une stratégie étatique turque anti-kurde, contre le droit à l’auto-détermination des peuples l’état turc bombarde et mène des opérations militaires contre les YPG kurdes depuis plus de 10 ans. Tout en menant une politique intérieure raciste depuis l’indépendance turque. La France a son erreur historique aujourd’hui à payer, le prix de ses volontés impérialistes du XXe siècle, et des accords de Sykes Picot durant lesquels elle avait promis un territoire aux arméniens et aux kurdes. Aujourd’hui les deux ont été abandonnés par les occidentaux et la seule opportunité pour les kurdes se trouve encore et toujours dans la résistance face aux forces impérialistes soutenues par Erdogan et son armée. La même armée dont il se servait pour attaquer l’Arménie ou la Libye, la même armée de mercenaires djihadistes mobilisée sous le silence et l’hypocrisie occidentale Il n’y a pas de place pour les fascistes génocidaires, pas de place pour Erdogan et Jolani. Nous souhaitons apporter notre soutien absolu et inconditionnel à la lutte du peuple kurde, dans toutes ses formes et modalités, contre les impérialismes turcs et syriens. Nous souhaitons donner notre plein soutien à la révolution du Rojava, la révolution des femmes, et la lutte pour l’autodétermination des peuples, et ce principalement contre l’ennemi historique : la Turquie raciste. Bijî Rojava, Bijî Kurdistan. Gloire aux fedayin et aux peshmergas !

SYRIE. Plus de 1 200 Kurdes massacrés à Alep

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SYRIE / ROJAVA – Plus de 1 200 personnes ont été massacrées à Cheikh Maqsoud et Achrafieh, quartiers kurdes d’Alep. Par ailleurs, les gangs de Damas ont enlevé plus de 2 000 personnes, dont des femmes et des enfants.
L’Organisation des droits humains d’Afrin–Syrie a publié un bilan des violations et crimes commis en janvier par les groupes HTS–DAECH et les milices sous contrôle de l’État turc dans plusieurs régions de Syrie, notamment à Alep, dans le Nord et l’Est de la Syrie.
L’organisation précise que ce bilan n’est pas exhaustif, en raison des obstacles empêchant l’accès à de nombreuses zones.
ALEP
Dans les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et Achrafieh à Alep, les attaques et bombardements menés par HTS–DAECH ont provoqué la mort de plus de 1 200 personnes, dont 100 victimes ont pu être formellement identifiées et documentées.
Un nourrisson est décédé après avoir été exposé à des gaz lacrymogènes à l’hôpital martyr Khaled Fajir à Alep, puis transféré à Hassaké.
Selon les autorités de médecine légale, plus de 270 corps se trouvent encore dans la zone médico-légale du quartier de Jib al-Koubeh à Alep. Certains ont été enterrés sans que leurs familles en soient informées au cimetière de Niquêrîn al-Jadida.
Par ailleurs, plus de 2 000 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été enlevées dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh.
AFRIN
À Afrin, sous l’occupation turque depuis 2018, quatre femmes ont été assassinées, sans identification des auteurs.
Trois jeunes et une fillette ont été enlevés.
Une personne a été tuée alors qu’elle migrait de Tabqa vers Efrîn.
TABQA
À Tabqa, un jeune homme a été assassiné et retrouvé décapité.
Une personne tentant de fuir Raqqa a également été tuée.
Deux femmes déplacées de Tabqa vers Hassaké ont été blessées.
KOBANÊ
Quatorze personnes ont été tuées, dont 12 membres de deux familles déplacées de Raqqa.
Cinq civils ont été tués et trois enfants blessés lors de bombardements autour de Kobanê.
Sept autres civils, dont des femmes et des enfants, ont été blessés.
TELL HASSIL
Un avocat a été enlevé alors qu’il se rendait à Alep, puis libéré après trois jours.
Maxime Azadî

ROJAVA. « La France doit maintenant garantir les droits du peuple kurde »

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PARIS – Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) exhorte la France à protéger les droits des Kurdes syriens alors que l’autonomie du Rojava a été anéantie par le régime djihadiste de Damas et que des milliers de Kurdes syriens ont été massacrés depuis le 8 janvier dernier. Le CDK-F a publié le communiqué suivant qui demande à la France de protéger les droits des Kurdes syriens :

Rojava : de la mobilisation populaire à la responsabilité politique – la France doit maintenant garantir les droits du peuple kurde

Depuis le 6 janvier, le peuple kurde du Rojava a été confronté à une offensive militaire d’ampleur marquée par des sièges, des bombardements, des déplacements forcés de populations civiles et une crise humanitaire grave. Cette séquence de violences a menacé l’existence même des populations kurdes ainsi que les acquis démocratiques, politiques et sociaux construits au Rojava au prix de lourds sacrifices.

Face à cette situation, une mobilisation populaire et politique sans précédent s’est organisée en France. Une mobilisation nationale historique Depuis le début de la crise, 87 manifestations et rassemblements ont été organisés par le réseau du CDK-F dans 44 villes françaises, mobilisant plusieurs dizaines de milliers de personnes à travers tout le pays. Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg, Lille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Montpellier et de nombreuses autres villes ont vu descendre dans la rue des citoyens, des élus, des militants associatifs et des familles entières pour défendre le Rojava, dénoncer les massacres et exiger une action diplomatique concrète de la France. Cette mobilisation massive n’a pas été symbolique. Elle a fait évoluer le rapport de force politique, installé durablement la question du Rojava dans le débat public et contribué à renforcer l’implication diplomatique française. Un engagement diplomatique constant du CDK-F Parallèlement aux mobilisations populaires, le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) a mené un travail institutionnel continu et structuré :
  • rencontres avec des parlementaires et élus locaux,
  • échanges avec les autorités françaises et services de l’État,
  • coordination avec syndicats, ONG et organisations de la société civile,
  • actions d’information et de sensibilisation auprès des médias.
L’ensemble du réseau du CDK-F a été pleinement mobilisé pour pousser la France à agir afin de protéger les Kurdes du Rojava et préserver leurs acquis démocratiques. Une première avancée politique, mais fragile Les développements récents sur le terrain, notamment l’annonce d’un cessez-le-feu et d’un processus politique entre les Forces démocratiques syriennes et Damas, ouvrent une fenêtre d’espoir et constituent une évolution importante pour la reconnaissance des droits du peuple kurde. Le CDK-F salue l’implication diplomatique de la France qui a contribué à rendre possible cette évolution. Toutefois, cette étape demeure fragile. Elle ne sera crédible que si sa mise en œuvre est effective et garantie dans les faits.  Nous resterons particulièrement attentifs :
  • au respect effectif de l’identité, de la langue et des droits culturels du peuple kurde ;
  • à la préservation des droits des femmes et des acquis démocratiques du Rojava ;
  • à la levée totale des sièges et à la protection des populations civiles ;
  • à la reconnaissance et à la réparation des crimes commis par les factions djihadistes.
La mobilisation du CDK-F et de la société civile ne s’arrêtera pas à la signature d’un accord. Elle se poursuivra sans relâche jusqu’à la mise en œuvre complète des engagements pris et à la garantie réelle des droits du peuple kurde. La solidarité populaire a permis de faire bouger les lignes. Désormais, la responsabilité politique doit s’imposer.

« Des crimes contre l’humanité sont commis à Kobanê »

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SYRIE / ROJAVA – La défenseure des droits des enfants, Canan Demir a déclaré que des crimes contre l’humanité sont commis dans le canton kurde de Kobanê, où des enfants meurent de froid et où des civils sont systématiquement pris pour cible.     Les attaques menées par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’État islamique et des mercenaires affiliés à l’État turc contre Kobanê se poursuivent. Toutes les routes reliant la ville au reste du monde sont coupées, et l’approvisionnement en carburant, en électricité, en eau et en médicaments est totalement interrompu. En raison du siège et des conditions hivernales rigoureuses, cinq enfants ont perdu la vie dans la ville, tandis qu’un autre a été tué par un obus d’artillerie. Face à la dégradation rapide de la situation humanitaire, les organisations de la société civile et les représentants des partis politiques ont appelé les Nations Unies et le Conseil de l’Europe à prendre leurs responsabilités. Ils ont également lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle renforce sa solidarité avec la population de Kobanê.   Canan Demir, présidente de l’association de défense des enfants Narin Yaşam, s’est entretenue avec ANF au sujet de la situation à Kobanê et a déclaré que le processus en cours viole le droit international. Elle a déclaré que les pratiques en vigueur dans la région ne respectent même pas l’éthique de la guerre, ajoutant que les enfants, les femmes et les civils sont directement visés. Ne pas rester silencieux face au massacre Canan Demir a déclaré que la situation à Kobanê devait cesser immédiatement et qu’une procédure urgente devait être engagée sans délai au niveau international. Elle a ajouté : « Nous exigeons que cela cesse sur la base du droit international et qu’une intervention immédiate soit menée. Bien que les droits de nos enfants soient garantis au niveau international, nous sommes profondément attristés de constater que leurs besoins les plus fondamentaux ne sont même pas satisfaits. Nous espérons et souhaitons que cette situation soit éliminée au plus vite et que nos enfants puissent bénéficier des droits humains et de toutes les opportunités. Nous avons perdu cinq enfants. Quelle situation horrible ! Nos enfants meurent de froid. Comment peut-on bafouer le droit à la vie d’un enfant en le laissant mourir de froid ? » Nul ne saurait rester silencieux face à une telle situation, animé d’une conscience et d’une compassion profondes. L’évolution de la situation est véritablement terrifiante. De plus, le meurtre de civils, d’enfants et de femmes est profondément bouleversant. Nous exigeons que cette situation prenne fin dans un cadre où nos enfants puissent vivre dans les conditions les plus dignes et respectueuses des droits humains. Nous exigeons que leur accès aux droits fondamentaux soit garanti. Le simple fait de devoir exiger le respect de ces droits est honteux, mais perdre nos enfants dans de telles conditions nous cause une douleur indescriptible. Un couloir humanitaire doit être ouvert. Canan Demir a déclaré que la communauté internationale devait agir pour garantir l’ouverture d’un couloir humanitaire vers Kobanê et a poursuivi : « Le monde ne se tait-il que lorsque ce sont les Kurdes qui meurent ? Combien de temps encore allons-nous subir l’oppression, combien de temps encore allons-nous être massacrés ? Combien de temps encore la communauté internationale restera-t-elle muette face à la mort de nos enfants ? Alors que ces droits sont, d’une manière ou d’une autre, garantis par les Nations Unies, comment un tel silence peut-il être compatible avec la moindre conscience ? Sur quelle base sommes-nous censés comprendre cette situation ? Honnêtement, je ne sais pas.  Il s’agit d’un génocide. C’est une tentative d’anéantir l’avenir des Kurdes. Nous parlons d’enfants. Que signifie tuer un enfant ? Que signifie rester silencieux face à la mort d’un enfant ? Cela démontre le parti pris des Nations Unies. Quand il s’agit du peuple kurde, tous les droits sont bafoués. Un corridor humanitaire vers Kobanê doit être ouvert immédiatement et de toute urgence. Pour que notre peuple, nos proches et nos frères et sœurs puissent accéder au plus vite à leurs besoins les plus fondamentaux, la communauté internationale doit agir, dans le respect du droit international, et veiller à l’ouverture de ce corridor. Grâce à lui, l’accès aux soins de santé, à l’alimentation et à tous les autres droits fondamentaux doit être garanti. » (ANF)

ROJAVA. Les femmes kurdes refusent la soumission à Jolani

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SYRIE / ROJAVA – Lors de la marche d’hier à Qamishlo, plusieurs femmes kurdes ont déclaré : « Nous disons au monde que nous, les Kurdes, ne nous soumettrons jamais ; nous résisterons toujours. Notre principal slogan est ‘Berxwedan jiyane’ (la résistance, c’est la vie !) ». Des milliers d’habitants ont organisé une marche à Qamishlo dans le cadre des événements de la « Journée mondiale de solidarité avec le Rojava, le 1er février ». Durant la marche, les participants ont partagé leurs points de vue avec ANF. Vîyan Mihemed, une jeune femme de Qamishlo, a déclaré : « Ces terres sont les nôtres ; nous ne les céderons à personne. Nous soutenons nos combattants de tout notre cœur et de toute notre âme. Tous les Kurdes doivent s’unir. » Şîlan Omer, membre du mouvement Hîlala Zêrîn, a également déclaré : « Nous saluons les combattants sur tous les fronts. En tant qu’habitants de Qamishlo, nous sommes dans la rue, et en tant que musiciens, nous avons pris notre place dans la résistance et la lutte du Rojava. » Enfin, Şukriye Osman a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes descendus dans la rue pour soutenir la résistance de nos forces et de notre peuple. Aujourd’hui, les Kurdes ne font plus qu’un dans les quatre régions. Nous sommes solidaires de nos combattants et de nos forces, et nous proclamons au monde entier que nous, Kurdes, ne céderons jamais ; nous résisterons toujours. Notre principal slogan est ‘Berxwedan jiyane’. » (ANF)