IRAN. Douze manifestants kurdes tués en onze jours

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IRAN / ROJHILAT – Durant les onze premiers jours de manifestations au Kurdistan oriental et en Iran, douze manifestants kurdes ont été tués par les forces du régime iranien et plus de 200 ont été arrêtés, signale l’ONG kurde KHRN. Le Réseau kurde des droits de l’homme (Kurdistan Human Rights Network, KHRN) a publié un rapport détaillé sur l’identité des manifestants tués et arrêtés par les forces de l’État iranien lors des récents soulèvements au Kurdistan oriental et en Iran. Selon ce rapport, plus de douze manifestants kurdes ont été tués par les forces du régime iranien à Ilam, Kirmaşan (Kermanshah) et au Lorestan pendant les manifestations. Le même rapport indique que plus de 200 manifestants kurdes ont été arrêtés à Ilam, Kirmaşan, Lorestan, Sine (Sanandaj), Téhéran et dans le nord du Khorasan (Horasan). Par ailleurs, l’organisation de défense des droits humains basée à Paris signale qu’au moins 20 mineurs ont été arrêtés et victimes d’abus sexuels à Ilam, Kirmaşan et au Kurdistan depuis le début des manifestations. Depuis le 28 décembre 2025, des soulèvements contre l’État iranien se poursuivent au Kurdistan oriental et en Iran, alimentés par des crises économiques, politiques et sociales. Malgré le recours disproportionné à la force et aux armes par l’État iranien contre les manifestants, qui a entraîné des morts, des blessés, des arrestations et des enlèvements, la colère populaire envers le régime iranien semble croître. Ceci explique probablement pourquoi les protestations s’étendent chaque jour à de nouvelles villes et régions. (ANF)

« Les affrontements d’Alep sont orchestrés par la Turquie »

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SYRIE / ROJAVA – Alors que les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud, Al-Ashrafiyah et Bani Zaid, à Alep, continuent d’être attaqués et bombardés par les mercenaires du gouvernement de Damas et les gangs sous contrôle de la Turquie pour la deuxième journée consécutive, des responsables politiques du nord-est de la Syrie ont souligné que ce qui se passe à Alep est orchestré pour servir les intérêts étrangers. Dans ce contexte, Saleh Al-Zoubi, coprésident du Bureau des relations du parti Future Syria, a déclaré : « Les événements de Sheikh Maqsoud et d’Al-Ashrafiyah sont orchestrés. Chaque fois que des réunions ont lieu et que des accords sont conclus entre le nord et l’est de la Syrie et le gouvernement de Damas, des combats sont fabriqués à Alep selon les agendas de parties cherchant à saper les négociations et les accords. » Il a ajouté : « L’accord du 1er avril s’inscrit dans le cadre de l’accord du 10 mars visant à instaurer un consensus entre l’Administration autonome et Damas. En tant que parti de l’avenir de la Syrie, nous espérons que le dialogue inter-syrien est la meilleure solution pour parvenir à un accord entre les deux parties et que les négociations permettront d’apporter la stabilité à Alep et à la Syrie dans son ensemble. » Al-Zoubi a fait remarquer que « les victimes d’Alep sont innocentes et que les assaillants sont recrutés par la Turquie. Ils ne se soucient pas de la stabilité de la Syrie ; ils défendent les intérêts de la Turquie et œuvrent à semer la discorde entre le nord-est de la Syrie et Damas. » Il a affirmé que « parvenir à des accords définitifs entre Syriens est le moyen de garantir la stabilité en Syrie et d’éviter de se soumettre à des parties étrangères qui incitent au conflit dans la région, notamment la Turquie. » Al-Zoubi a conclu en appelant les Syriens à « adhérer au dialogue syro-syrien, à garder leur calme et à éviter d’être entraînés dans les combats ». (ANHA)

SYRIE. Des gangs jihadistes kidnappent les jeunes Kurdes d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – Des hordes de djihadistes massacrent les civils des quartiers kurdes d’Alep et kidnappent des jeunes des quartiers pour les utiliser comme boucliers humains. Lors d’attaques contre les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, des forces alliées au gouvernement de transition enlèvent des civils pour les utiliser comme boucliers humains. C’est ce qu’a annoncé le centre de presse de la Sécurité intérieure du Nord et de l’Est syriens (Asayish) dans un communiqué publié mercredi après-midi. Le bilan s’est alourdi, avec sept morts et au moins 55 blessés à ce jour. De nouvelles tentatives d’infiltration ont été repoussées. Selon un communiqué d’Asayish, les milices « menaient des tirs d’artillerie intenses, encerclaient les zones résidentielles avec des chars et menaçaient de les occuper totalement ». Cette approche systématique, ont-ils affirmé, visait à « harceler et à déplacer de force » les habitants. Elle constituait une « violation flagrante de toutes les lois et normes internationales » et révélait « une mentalité qui utilise la force militaire et la pression psychologique comme moyen de contrôler la population civile ». Le communiqué poursuit en indiquant que « ces groupes ont encore aggravé leurs crimes en enlevant des jeunes gens arrachés de force à Sheikh Maqsoud et en les forçant à servir de boucliers humains sur les lignes de front ». Les Asayish considèrent ces actions comme « une escalade dangereuse et sans précédent des violations humanitaires » et comme faisant partie d’une pratique systématique de déplacement de la population civile. Des « bus d’évacuation » utilisés pour des enlèvements Des familles qui fuyaient leurs quartiers en bus à cause des attaques ont été enlevées par des mercenaires aux abords de la ville. Aux points de contrôle sur la route entre Alep et Afrin, notamment près de Kefircenê et Basûtê, des milices les ont forcées à descendre des bus et les ont kidnappées. Des témoins oculaires ont également rapporté plus tard dans l’après-midi que les bus envoyés par le gouvernement de transition, censés transporter des familles des deux quartiers, étaient en réalité utilisés pour enlever des jeunes et enregistrer les noms des habitants des deux quartiers afin de les poursuivre en justice à Afrin, ville occupée par les Turcs, en cas de fuite réussie. (ANF)

SYRIE. DAESH et HTS massacrent les Kurdes d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – Des hordes de djihadistes ont commencé à massacrer les civils des quartiers kurdes d’Alep, provoquant le chaos et la fuite des populations en plein hiver, mais cela n’émeut nullement la communauté internationale. De nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux, y compris par la chaîne qatari Al-Jazeera, montrent des gangs islamistes arborant des signes de DAECH / ISIS sur leurs uniformes rôder dans les environs des quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, soumis aux attaques de drones et d’artillerie. De nombreuses familles tentent de fuir les deux quartiers mais elles sont attaquées par les gangs jihadistes sous commandement de Damas.

Des civils kidnappés sur la route  

Les familles fuillant Alep ont été arrêtées et kidnappées aux points de contrôle mercenaires du gouvernement intérimaire sur la route Alep-Afrin, plus précisément après la mise en place de points de contrôle avant Kafr Janah et Basouta.

Des témoins oculaires ont confirmé que les bus envoyés par le gouvernement intérimaire, censés transporter des familles quittant les deux quartiers, n’étaient en réalité qu’un moyen d’enlever des jeunes hommes, de dresser une liste des habitants de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, puis de les poursuivre dans la ville occupée d’Afrin par l’armée d’occupation turque et ses mercenaires.

Civils fuyant Alep
Nous sommes face à un nouveau génocide kurde cautionné par la communauté internationale, comme on l’a vu hier à Halapja avec Saddam Hussein ou au Kurdistan de Turquie, d’Iran… De nombreuses organisations kurdes appellent la communauté internationale à agir face aux massacres d’Alep, tandis que des manifestations spontanées en soutien aux Kurdes d’Alep mais aussi ceux du Rojhilat, au Kurdistan d’Iran, descendent dans la rue malgré le froid glacial. En France, le Conseil démocratique Kurde en France (CDK-F) exhorte la France à intervenir pour faire arrêter la boucherie jihadiste en cours à Alep. Voici le communiqué du CDK-F : Depuis plusieurs jours, les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, sont la cible d’attaques militaires intensifiées menées par les forces relevant du gouvernement de Damas. Déjà soumis à un blocus sévère, ces quartiers densément peuplés, majoritairement habités par des civils et des personnes déplacées, subissent désormais des bombardements lourds et indiscriminés. Selon des informations documentées, au moins neuf civils ont été tués et des dizaines de personnes, dont de nombreux enfants, ont été blessées au cours des dernières attaques. Des armes lourdes, de l’artillerie, des roquettes ainsi que des drones kamikaze ont été utilisés contre des zones civiles, provoquant une situation humanitaire alarmante. L’accès aux soins, à l’eau, à l’électricité et aux biens de première nécessité est gravement compromis. Le Conseil démocratique kurde en France alerte sur le fait que ces attaques s’inscrivent dans une logique de punition collective et de mise sous pression d’une population civile, au mépris total du droit international humanitaire. Les habitants kurdes de ces quartiers, présents à Alep depuis des générations, sont aujourd’hui exposés à un risque majeur de nouvelle catastrophe humanitaire. Cette escalade intervient alors même que des discussions politiques sont en cours sur l’avenir de la Syrie et sur les modalités d’une solution durable et inclusive. L’usage de la force contre des civils ne peut en aucun cas constituer une réponse politique. Il ne fera qu’aggraver les tensions et éloigner toute perspective de paix. Face à cette situation, la France ne peut rester silencieuse. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, puissance diplomatique majeure et acteur engagé dans la lutte contre le terrorisme en Syrie, la France a une responsabilité politique et morale particulière. Le CDK-F appelle les autorités françaises à : – condamner publiquement et sans ambiguïté les attaques visant les civils à Alep ; – agir diplomatiquement pour obtenir l’arrêt immédiat des bombardements et la levée du blocus imposé aux quartiers concernés ; – soutenir l’ouverture de corridors humanitaires afin de permettre l’accès aux secours et aux soins ; – œuvrer activement, dans les enceintes internationales, à une solution politique fondée sur le dialogue, le respect des droits des peuples et la protection des populations civiles. Le peuple syrien a trop souffert de la guerre. Les civils kurdes d’Alep, comme l’ensemble des composantes du pays, ont droit à la sécurité, à la dignité et à la paix.
Le Conseil démocratique kurde en France restera mobilisé et appelle l’ensemble des forces démocratiques, humanitaires et politiques en France à se saisir de cette urgence.

SYRIE. Damas déclare la guerre aux quartiers kurdes d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – Après les provocations et les menaces de l’État turc, ainsi que la rencontre entre Damas et Tel-Aviv à Paris, le gouvernement djihadiste de Damas a lancé une offensive contre les quartiers kurdes de la ville d’Alep.
 
Dans un communiqué écrit publié au nom du « Commandement des opérations militaires de l’Armée arabe syrienne », les autorités ont déclaré que les positions des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafiyah constituaient des « cibles militaires légitimes » pour l’armée syrienne.
 
Depuis le matin du 6 janvier, les quartiers kurdes d’Alep sont soumis à des bombardements indiscriminés. Au cours des dernières 24 heures, au moins sept civils ont été tués et plus de 50 personnes blessées, selon des sources locales.
Le bilan s’alourdit dans les attaques contre les quartiers kurdes d’Alep
 
À Alep, le nombre de morts dans les attaques visant les quartiers kurdes est monté à sept depuis mardi 6 janvier au matin, tandis que plus de 50 personnes ont été blessées.
 
Les quartiers de Cheikh Maqsoud, Achrafiya et Beni Zed continuent d’être la cible de bombardements à l’obus, à la roquette, par drones et par chars.
 
Sans surprise, la Turquie en arrière-plan des attaques
 
Selon des informations locales, les attaques menées sans distinction contre des zones densément peuplées seraient principalement le fait de groupes armés affiliés à l’État turc, notamment les factions Hamzat, Amshat, Sultan Murad et Nureddin Zengi.
 
Depuis le début de la crise syrienne, l’État turc est présenté comme l’un des principaux acteurs de l’impasse politique et militaire du conflit. De vastes territoires du nord de la Syrie, dont Afrin, al-Bab, Azez, Jarablous, Jindires, Rajo, Tall Abyad et Serekaniyé (Ras al-Aïn), demeurent sous occupation turque.
 
Dans ces zones occupées, des sources locales et des organisations de défense des droits humains font état d’un climat de terreur marqué par des enlèvements, des demandes de rançon, des extorsions, des déplacements forcés de population, des changements démographiques, ainsi que des actes de torture, des détentions arbitraires et des exécutions extrajudiciaires, devenus des pratiques courantes. (Maxime Azadî) 
 

Marche commémorative en hommage aux martyrs kurdes de Paris

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PARIS – À l’occasion du 13e anniversaire de l’assassinat à Paris de trois militantes le 9 janvier 2013, l’organisation faîtière kurde, KCK-E appelle à participer à une marche commémorative le samedi 10 janvier. Pour commémorer le 13e anniversaire de l’assassinat de trois militants kurdes à Paris, le Congrès des sociétés démocratiques du Kurdistan en Europe (KCDK-E) appelle à participer à une marche commémorative dans la capitale française. Le départ est prévu samedi à 10 heures, depuis la gare du Nord. Dans un communiqué publié mardi, l’organisation basée à Bruxelles a exigé une enquête approfondie sur l’attentat du 9 janvier 2013, au cours duquel SakineCansız (Sara), Fidan Doğan (Rojbin) et Leyla Şaylemez (Ronahi) ont été abattues par un tueur à gages sur ordre des services de renseignement turcs (MIT) au Centre d’information kurde de Paris. « Les meurtres de Paris ont été planifiés et exécutés de sang-froid. Nous savons que l’État turc en est responsable », indique le communiqué du KCDK-E. Ce dernier souligne également que le président français de l’époque avait indirectement mis en cause la Turquie. Accusations contre la France et la Turquie Le KCDK-E a critiqué les gouvernements turc et français. La France n’a pas mené, pendant des années, d’enquête approfondie sur le triple meurtre ni traduit les responsables en justice. Ce manque de diligence a également contribué à la seconde attaque contre des militants kurdes à Paris en 2022, au cours de laquelle Emine Kara (Evîn Goyî), Mehmet Şirin Aydın (Mîr Perwer) et Abdurrahman Kızıl ont été abattus. « Si la première attaque avait fait l’objet d’une enquête approfondie, le terrorisme d’État turc aurait pu être mis au jour et le mouvement démocratique en Turquie aurait été renforcé », a poursuivi l’organisation faîtière. L’attaque de 2013 s’inscrivait dans une longue série d’assassinats à motivation politique pour lesquels l’État turc n’a toujours pas été tenu responsable, a déclaré le KCDK-E. La France, elle aussi, a failli à son devoir d’État de droit. Signification symbolique pour le mouvement des femmes kurdes L’assassinat de Sakine Cansız, cofondatrice du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), revêt une importance symbolique particulière au sein du mouvement kurde. Le KCDK-E a souligné que faire la lumière sur ce meurtre et celui de ses camarades est une préoccupation centrale du mouvement des femmes kurdes. « Ce combat n’est pas seulement une lutte pour la justice, il fait désormais partie intégrante du mouvement pour la liberté et la survie du Kurdistan. Il est devenu une source d’inspiration pour les luttes des femmes à travers le monde. » Manifestation le 10 janvier à Paris Le slogan « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté) est devenu un symbole mondial grâce à ce mouvement, a expliqué l’organisation. Ils manifesteront à nouveau cette année, à l’occasion de cet anniversaire, « avec la même détermination », afin d’honorer la mémoire des militants assassinés. Le KCDK-E a appelé tous les Kurdes vivant en Europe et leurs sympathisants à se joindre à la manifestation commémorative à Paris. L’événement, qui se tiendra le 10 janvier à la Gare du Nord à Paris, se veut un symbole de « vérité et justice ». (ANF) 

IRAN. Près de 30 morts lors des manifestations antigouvernementales

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IRAN / ROJHILAT – Depuis plusieurs jours, des manifestations anti-régime secouent l’Iran. Selon l’organisation de défense des droits humains HRANA, au moins 29 personnes, dont plusieurs Kurdes, ont été tuées et plus de 1 200 autres arrêtées. Les manifestations antigouvernementales se poursuivent en Iran et au Kurdistan oriental. Selon l’agence de presse américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency), au moins 29 personnes ont été tuées. Plus de 1 200 personnes auraient été arrêtées, a indiqué le réseau lundi. Deux membres des forces du régime figurent parmi les victimes. Les manifestations, qui se sont étendues à près de 90 villes et à la quasi-totalité des provinces du pays, sont de plus en plus dirigées contre le régime autoritaire de Téhéran. Selon des informations, des manifestations et des rassemblements ont eu lieu dans au moins 88 villes ces derniers jours. Le pouvoir judiciaire du régime a annoncé qu’il réprimerait les protestations « sans la moindre clémence ». D’après HRANA, les forces spéciales ont fait un usage excessif de la force, notamment dans les zones rurales, pour disperser les rassemblements.   Protestations parties du marché de la téléphonie mobile Le déclencheur immédiat de la vague de protestations actuelle, il y a plus d’une semaine, a été la dévaluation brutale de la monnaie iranienne. Au départ, des commerçants mécontents se sont rassemblés au marché de la téléphonie mobile de la capitale, Téhéran. Très rapidement, ce rassemblement a pris de l’ampleur, faisant converger difficultés économiques, tensions sociales et mécontentement politique. Des dynamiques similaires ont été observées lors des précédents cycles de protestation dans le pays. Étudiants dans la résistance Outre les rassemblements dans les villes et les villages, la résistance prend également de l’ampleur sur les campus universitaires, selon HRANA. Des étudiants d’au moins 17 universités ont rejoint les manifestations. À Birjand, dans le sud-est de l’Iran, des arrestations violentes ont eu lieu sur le campus lundi soir, d’après le journal étudiant Amir-Kabir. Le Secrétaire général de l’ONU lance un appel au régime Face à l’escalade de la violence, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé les dirigeants iraniens à respecter le droit de manifester pacifiquement. Tout doit être mis en œuvre pour éviter de nouvelles victimes, a déclaré lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. La liberté d’expression et le droit de réunion doivent également être garantis. « Toute personne doit pouvoir manifester pacifiquement et exprimer ses griefs. » (ANF)

TURQUIE. Nouvelle condamnation pour Selahattin Demirtas

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TURQUIE / KURDISTAN – Un tribunal de Mersin a condamné l’ancien dirigeant du HDP, Selahattin Demirtaş à près de 1,5 an de prison pour des « propos insultants » à l’encontre de Recep Tayyip Erdoğan lors de discours prononcés en 2015 et 2016. Le DEM Parti dénonce cette nouvelle condamnation qui « sape le processus de paix ». Un tribunal turc a condamné Selahattin Demirtaş, ancien coprésident du HDP, à un an, cinq mois et quinze jours de prison pour outrage au président. Le verdict a été rendu mardi par la 14e chambre criminelle de Mersin. Demirtaş était poursuivi pour plusieurs déclarations publiques faites entre 2015 et 2016. Selon l’accusation, il aurait insulté à plusieurs reprises le président Recep Tayyip Erdoğan lors de discours prononcés à Mersin et à Amed (Diyarbakır). Le tribunal a retenu les charges contre lui. Des avocats dénoncent la violation du droit à une défense équitable Demirtaş lui-même n’a pas assisté à l’audience. L’homme politique kurde est en détention provisoire à la prison de haute sécurité d’Edirne et n’a pas été transféré à Mersin. Le tribunal a rejeté sa demande d’assister à l’audience, invoquant des « raisons de sécurité ». Les avocats de l’homme politique avaient sollicité un délai supplémentaire pour répondre aux plaidoiries finales de l’accusation. Ils ont expliqué qu’ils n’avaient pu finaliser leur défense en raison de requêtes en cours. Le tribunal a rejeté cette demande, se référant à un délai précédemment accordé. Par la suite, la défense a déposé une requête en récusation du juge ; cette requête a également été rejetée. Les avocats ont dénoncé cette décision comme une violation du droit à une défense équitable. La Cour de justice de l’Union européenne constate une violation des droits de l’homme Demirtaş est incarcéré à la prison de haute sécurité d’Edirne depuis novembre 2016. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé, dans deux arrêts rendus en 2020 et 2025, que sa détention était illégale. La Cour a notamment constaté une violation de ses droits à la liberté et à la liberté d’expression et a exigé sa libération. Le gouvernement turc n’a pas encore accédé à cette demande. Lors du  procès relatif aux manifestations d’octobre 2014 contre le soutien turc à la milice djihadiste « État islamique » (EI) pendant l’attaque de la ville de Kobanê, dans l’État de Rojava, Demirtaş a été condamné en 2024 à 42 ans de prison. Son appel est toujours en cours. (ANF)

IRAN. Les partis kurdes s’accordent sur une ligne commune contre le régime

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IRAN / ROJHILAT – Plusieurs partis kurdes d’Iran se sont entendus sur une feuille de route politique et des principes de coopération dans la lutte contre le régime iranien. L’objectif est de mettre en œuvre des mesures coordonnées et efficaces pour soutenir les manifestations en cours. Plusieurs partis politiques du Kurdistan oriental ont convenu d’intensifier leur coopération afin de renforcer le mouvement de protestation contre le régime iranien. Cette annonce a été faite lundi dans un communiqué du Centre de dialogue pour la coopération entre les partis du Kurdistan oriental. Une réunion de haut niveau s’est tenue dimanche à l’initiative du Centre de dialogue. Les participants ont examiné la situation politique actuelle en Iran et les derniers développements au Kurdistan oriental. Selon un communiqué, l’un des points essentiels abordés a été la nécessité de mesures coordonnées et efficaces pour soutenir les manifestations en cours contre la République islamique. Hikri : La responsabilité des partis kurdes s’accroît « L’assemblée a exprimé sa solidarité avec les manifestations nationales et la résistance de larges pans de la population iranienne. Elle a réaffirmé la nécessité d’une approche unie pour renforcer la résistance contre le régime et lui donner une orientation politique », déclare le communiqué. La réunion a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes des récentes manifestations en Iran et à Rojhilat. Mistefa Hicrî (Mostafa Hejri), secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDK-I) et directeur par intérim du Centre de dialogue, a ensuite pris la parole. Il a souligné la responsabilité croissante des partis kurdes face à l’escalade de la situation politique dans le pays. S’opposer résolument à la répression du régime Les participants ont estimé que cette nouvelle vague de protestations, de grèves et de manifestations était la conséquence de décennies de mauvaise gestion, de corruption et de politiques répressives sous la République islamique. Ils ont notamment condamné avec la plus grande fermeté la répression violente des manifestations à Kirmaşan (Kermanshah), en Îlam, à Melekşahî (Malekshahi) et au Lorestan, répression qui, selon les parties, a été menée sur ordre direct du Guide suprême Ali Khamenei. Dans le même temps, les partis ont présenté leurs condoléances aux familles des manifestants tués. Ils ont également affirmé qu’il était essentiel de coordonner la résistance contre le régime iranien par des actions concrètes et déterminées. L’objectif, ont-ils déclaré, est de s’opposer fermement à la répression systématique menée par les dirigeants de Téhéran. Cadre de coopération et feuille de route pour le développement Le Centre de dialogue regroupe sept partis : les trois factions Komala, l’organisation Xebat (Khabat), le Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) et le KDP-I. Une autre résolution de la réunion appelle à l’élaboration d’un cadre de coopération fondamental entre les partis et d’une feuille de route politique commune pour renforcer le mouvement kurde et national en Iran. (ANF)

SYRIE. Damas attaque les quartiers kurdes d’Alep, il y a des victimes

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SYRIE / ROJAVA – Les groupes sous commandement du gouvernement de Damas ont lancé quatre attaques consécutives contre le quartier de Sheikh Maqsoud, faisant un mort et des blessés, dont des enfants. Les Forces de sécurité intérieure signalent que le quartier kurde de Sheikh Maqsoud à Alep est la cible de multiples attaques depuis lundi. Les Forces de sécurité intérieure ont annoncé mardi que des groupes armés dépendant du ministère de la Défense du gouvernement de transition syrien avaient attaqué ce quartier du nord d’Alep à quatre reprises au cours des dernières 24 heures. Un civil a été tué et deux autres blessés lors de ces attaques, qui ont également causé d’importants dégâts matériels. « Dans le cadre de notre droit légitime de protéger la population civile, nos forces ont ciblé deux positions des groupes armés en réponse à ces attaques », ont déclaré les Forces de sécurité intérieure, qualifiant ces attaques de nouvelle violation du cessez-le-feu en vigueur. Les forces de sécurité intérieure ont souligné que de tels incidents constituent une violation des accords antérieurs visant à protéger la population civile et à garantir sa sécurité, et ont appelé toutes les parties à respecter les droits des civils et à s’abstenir de cibler les zones résidentielles. Outre le cheikh Maqsoud, des zones résidentielles de la ville de Deir Hafer, à l’est d’Alep, ont également été attaquées par des groupes dépendant du ministère syrien de la Défense. Ce dernier avait précédemment affirmé que les Forces démocratiques syriennes (FDS) avaient attaqué un poste de contrôle de la police militaire syrienne. Les FDS ont démenti ces allégations, les qualifiant de mensonges, et ont déclaré que Damas avait maquillé un accident de la route en « attaque » afin de justifier des bombardements sur des zones sous le contrôle de l’Administration autonome. Selon les FDS, aucun blessé n’est à déplorer lors des bombardements de Deir Hafer, mais des dégâts matériels ont été constatés. (ANF)