ROJAVA. Les gangs de Damas bombardent un village de Deir Hafir

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SYRIE / ROJAVA – Actuellement, les gangs de Damas bombardent un village de Deir Hafir disputée aux forces arabo-kurdes. Actuellement, les forces gouvernementales de Damas ciblent des habitations civiles à l’aide de mitrailleuses lourdes dans le village d’Im El Mera, au sud de la ville de Deir Hafir. Simultanément, le barrage de Tishreen et ses environs sont bombardés à l’arme lourde par les gangs de l’Armée nationale syrienne sous commandement de la Turquie. Nouveau front anti-kurde Un peu plus tôt, la Direction des opérations de l’armée syrienne a émis un avertissement déclarant Dayr Hafir, Babiri Qawas et Maskanah « zones militaires fermées à compter d’aujourd’hui ». Le ministère a indiqué que cette décision avait été motivée par ce qu’il a décrit comme une mobilisation militaire des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et par des allégations selon lesquelles ces zones auraient servi de points de lancement pour des drones suicides iraniens ayant ciblé la ville d’Alep. Lundi, les FDS ont rejeté ce qu’elles ont qualifié de « déclarations trompeuses » publiées par le ministère de la Défense du gouvernement de Damas concernant la situation sécuritaire autour de Maskanah et de Dayr Hafir. Dans un communiqué, les FDS ont déclaré que les mouvements de terrain actuels étaient principalement menés par des factions affiliées au gouvernement de Damas lui-même, ajoutant que répéter de telles affirmations pour la deuxième fois revenait à une tentative de créer des tensions artificielles et de prétexte à une escalade.   Les a déclaré tenir les parties à l’origine de ces déclarations pleinement responsables de toutes les conséquences potentielles. Ces développements surviennent une semaine après que le ministère syrien de la Défense a annoncé le lancement d’une opération militaire dans les quartiers kurdes d’Alep, à Sheikh Maqsoud et Ashrafiyeh.

Le CPJ exhorte Damas à garantir la liberté des journalistes

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SYRIE / ROJAVA – Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté Damas à ne pas entraver le travail des journalistes après l’arrestation de trois journalistes dans les quartiers kurdes d’Alep attaqués par les gangs djihadistes.  Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté lundi les autorités de transition syriennes à « permettre à tous les journalistes de travailler librement », exprimant sa profonde inquiétude face à la détention de trois journalistes et aux restrictions imposées à la couverture médiatique indépendante dans les quartiers kurdes d’Alep de Sheikh Maqsoud et d’Achrafiyeh. Dans un communiqué publié sur son site web, le CPJ a déclaré que les arrestations ont eu lieu après que les forces gouvernementales ont repris le contrôle des deux zones à la suite d’« affrontements avec des unités kurdes affiliées aux Forces démocratiques syriennes (FDS) ». La directrice régionale du CPJ, Sara Qudah, a déclaré que l’organisation était « profondément troublée par les récentes violations de la liberté de la presse à Alep qui ont mis en danger les journalistes — qui ont déjà subi de graves exactions sous le régime d’Assad ».  Elle a ajouté que le fait de limiter la couverture des événements critiques à certains journalistes et médias constitue une tentative flagrante de contrôler le récit officiel des événements. Le 10 janvier, les forces de sécurité du gouvernement de transition syrien ont brièvement détenu Vivyan Fetah, correspondant du réseau Rudaw Media Network basé dans la région du Kurdistan irakien, et le caméraman Aland Issa alors qu’ils couvraient les affrontements. Le service de relations publiques de Rudaw a indiqué au CPJ que les deux personnes avaient été accusées de terrorisme et de falsification de faits uniquement parce qu’elles étaient kurdes. Elles ont été libérées après environ 90 minutes. Le même jour, la police militaire a arrêté Adnan Emam, correspondant de la télévision syrienne basé à Istanbul, qui travaille pour Syrian Satellite TV, une chaîne affiliée au ministère syrien de l’Information, après qu’il a filmé un convoi militaire près de Sheikh Maqsoud. Emam a déclaré au CPJ avoir été arrêté vers 15 h malgré un permis du ministère de la Défense, et a imputé l’incident à un manque de coordination. Libéré le lendemain après une douzaine d’heures de détention, il a affirmé avoir été bien traité. Le CPJ a souligné que, durant les affrontements, la plupart des journalistes ont été empêchés de couvrir l’événement sur le terrain et que les forces militaires ont restreint l’accès à de vastes zones des régions touchées. Un journaliste indépendant, s’exprimant sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, a déclaré au CPJ que la plupart des journalistes et médias indépendants avaient été empêchés de couvrir les affrontements, tandis que les médias progouvernementaux, notamment Al Jazeera, basée au Qatar, et TRT, en Turquie, avaient été autorisés à faire des reportages depuis l’intérieur de la zone. « Il s’agissait d’une monopolisation flagrante de l’information journalistique objective », a déclaré le journaliste. « Certaines scènes peuvent ne pas être montrées au public par les autorités. Le journalisme est censé refléter la réalité telle qu’elle est, et non se contenter d’images retouchées. » En réponse aux questions du CPJ, Omar Haj Ahmad, directeur général des affaires de presse au ministère de l’Information, a déclaré que les restrictions d’accès étaient imposées pour des raisons de sécurité et que les journalistes n’étaient autorisés à entrer qu’après avoir accompli les procédures et inspections de sécurité. Il a ajouté qu’Emam avait été brièvement détenu pour des raisons de procédure de routine et a qualifié d’inexactes les informations concernant la détention de Vivyan Fetah. Le CPJ est une organisation à but non lucratif basée à New York qui se consacre à la défense de la liberté de la presse et à la protection des droits des journalistes dans le monde.

PETITION. L’Europe ne doit pas financer Jolani contre les Kurdes

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PARIS – Une pétition lancée en ligne demande à l’union européenne de ne pas financer le régime syrien de Jolani (al-Sharaa) alors que les gangs djihadistes massacrent impunément les Kurdes syriens. Voici la pétition lancée par Zerrin Bataray, avocate et présidente de l’association féministe Rien K’Elles : NON aux 620 millions d’euros européens pour le régime syrien de Jolani Le problème  Aujourd’hui, des dizaines de milliers de civils fuient Alep, où l’armée syrienne du président Ahmed al-Sharaa, anciennement connu sous le nom de guerre Abu Mohammed al-Jolani, mène une offensive contre les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud, Achrafieh et Bani Zaid. Ces opérations ont provoqué la fuite de plus de 140 000 personnes, des destructions massives d’infrastructures civiles et de nombreux morts, femmes, hommes et enfants. Qui est al-Jolani ? Ahmed Hussein al-Sharaa, connu sous le nom d’Abu Mohammed al-Jolani, est l’ancien chef de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), une organisation armée issue des structures d’Al-Qaïda en Syrie, historiquement impliquée dans des massacres et des violences extrémistes. Il a dirigé des factions ayant pris le contrôle de larges parties d’Idlib et d’Alep au cours des dernières années, avant d’être nommé président de la transition syrienne en 2025. Ce même homme, dont le parcours est indissociable de coalitions jihadistes, se trouve aujourd’hui au centre du pouvoir syrien, sans que son passé ni les méthodes de ses forces n’aient fait l’objet d’une rupture réelle ou d’un examen de responsabilité. Complicité régionale : la Turquie La Turquie est un acteur clé dans le nord de la Syrie, fournissant soutien politique, renseignements, matériel militaire, drones et appui opérationnel à des milices alliées à Ankara, dont certaines ont été impliquées dans des offensives contre des populations civiles et des forces kurdes. Des opérations comme « Dawn of Freedom », lancée fin 2024 avec l’appui turc, ont permis à ces factions de progresser contre des zones kurdes, aggravant l’instabilité régionale et multipliant les atteintes aux civils. Kurdes, Druzes, Alaouites : victimes des transitions violentes Depuis le renversement du régime précédent en 2024, des communautés entières (Kurdes, Druzes, Alaouites ) ont été, dans plusieurs régions, la cible d’hostilités, d’arrestations massives et de violences aveugles. Les Kurdes de Syrie, notamment à Alep, se battent aujourd’hui pour préserver leur sécurité, leur droit à l’autonomie et leur place dans une société pluraliste, face à un pouvoir qui privilégie la force et l’exclusion. Événements récents à Alep:  faits établis Depuis début janvier 2026 : l’armée syrienne a lancé une offensive contre les quartiers kurdes, malgré des accords de cessez-le-feu, Plus de 150 000 civils ont été déplacés par les milices turques et le régime de JOLANI. Des crimes contre l’humanité ont été commis et circulent sur les réseaux sociaux. Ces violences traduisent une crise politique profonde, nourrie par des intérêts régionaux et internationaux, dont les premières victimes sont les populations civiles. Ce que représentent réellement les FDS Les Forces démocratiques syriennes ne sont pas seulement une force militaire. Elles portent un projet politique égalitaire, féministe, écologique et démocratique, fondé sur la coexistence des peuples, l’égalité entre les femmes et les hommes, la participation citoyenne, la justice sociale et le respect des minorités. Dans un Moyen-Orient ravagé par l’autoritarisme, le confessionnalisme et le patriarcat armé, elles incarnent l’une des rares expériences politiques crédibles et émancipatrices, et ont été les principales forces de lutte contre Daech sur le terrain. Appel citoyen Nous, soussignés, demandons :
  • La suspension immédiate de toute aide financière directe à l’État syrien sous la direction d’al-Jolani.
  • La fin de toute collaboration ou reconnaissance politique d’un régime issu du jihadisme et de ses alliés.
  • Que l’Europe oriente ses financements vers les populations civiles et vers les seules forces démocratiques engagées dans la lutte contre Daech, la protection des minorités et la stabilisation de la région : les FDS et les autorités kurdes respectueuses des droits humains.
  • Des sanctions ciblées contre les responsables politiques et militaires impliqués dans les attaques contre des populations civiles.
  • Le soutien effectif aux mécanismes internationaux d’enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis dans le cadre de ce conflit.
✍️ Signez cette pétition pour que l’Europe cesse de financer l’impunité et choisisse enfin de soutenir la paix, la démocratie et les droits humains en Syrie. Zerrin BATARAY

TURQUIE. Rafle des Kurdes ayant manifesté contre les massacres d’Alep

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TURQUIE / KURDISTAN – La police turque a arrêté plusieurs jeunes Kurdes ce matin lors de raids menés dans la province de Mardin. Ces arrestations sont liées aux manifestations contre les massacres perpétrés dans les quartiers kurdes d’Alep. De nombreuses perquisitions ont été menées mardi matin dans la province kurde de Mardin. Ces opérations ont eu lieu simultanément dans les districts de Kızıltepe (Qoser) et d’Artuklu (Ertuqî), et plusieurs personnes ont été arrêtées. Les personnes concernées sont principalement des jeunes. La police a justifié ses actions par de prétendues violations de la loi sur les rassemblements (loi n° 2911) et des accusations de « propagande pour une organisation interdite ». Lors des perquisitions, des appartements ont été saccagés et certains ont subi d’importants dégâts. Le nombre total de personnes interpellées n’était pas encore connu. Les manifestations à Alep entraînent des arrestations Ces arrestations ont été déclenchées par des manifestations à Mardin contre les attaques menées par le gouvernement intérimaire syrien et les milices pro-turques contre les quartiers à majorité kurde d’Alep, dans le nord de la Syrie. Au cours de l’offensive militaire, des centaines de personnes ont été tuées et blessées dans les districts de Shexmeqsud, Esrefiyê et Beni Zeyd en l’espace de cinq jours, et environ 150 000 personnes ont été déplacées. Plusieurs arrestations avaient également eu lieu à Amed (Diyarbakır) la veille, en lien avec des manifestations de soutien à Alep. (ANF) 

SYRIE. Jolani demande aux Kurdes de se retirer vers l’est de l’Euphrate 

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SYRIE / ROJAVA – Alors que le sang des Kurdes massacrés à Alep n’a pas encore séché, le régime jihadiste de Damas vient d’ordonner aux forces kurdes de « se retirer vers l’est de l’Euphrate ». Le régime sanguinaire de Damas a publié aujourd’hui un communiqué ordonnant aux Kurdes de quitter les régions entre Alep et l’Euphrate et de replier à l’Est du fleuve, avant de leur demander demain de remettre tous leurs territoire aux gangs turco-jihadistes… En parallèle à ses menaces, les gangs de Damas ont détruit ce matin le pont Umm Tina, au nord de la ville de Deir Hafer – à environs 50 km à l’est d’Alep – sous contrôle des forces arabo-kurdes. Le gouvernement syrien a déclaré « zone militaire fermée » les régions de Deir Hafir et de Maskana, contrôlées par les FDS. Il déploie actuellement des renforts militaires, dont dizaines de drones fournis par la Turquie et pilotés par des officiers ukrainiens, à Deir Hafir. Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) avaient auparavant mis en garde contre toute escalade militaire.  

IRAN. Le bilan des victimes kurdes s’alourdit

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IRAN / ROJHILAT – L’ONG KHRN rapporte que le bilan des victimes kurde s’alourdit alors que régime iranien a assiégé les villes kurdes au milieu des protestations et coupure d’internet.
Les forces spéciales du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et les unités spéciales des forces de l’ordre ont maintenu une forte présence à Kermanshah alors que les manifestations se poursuivent à travers l’Iran dans un contexte de coupure d’Internet à l’échelle nationale, a appris le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (Kurdistan Human Rights Network, KHRN).
KHRN a confirmé l’identité de six autres citoyens kurdes tués ces derniers jours lors de manifestations à Kermanshah, après avoir été abattus par les forces des Gardiens de la révolution dans plusieurs quartiers de la ville, notamment Elahiyeh, Darreh Drezh, Nowbahar et Rashidi.
Les personnes tuées sont Amir-Ali Heydari, 17 ans ; Navid Salehi, 28 ans, infirmier à l’hôpital Farabi ; BayaT Sobhani, 40 ans, père de deux enfants, originaire du village de Shamshir à Paveh ; ainsi que Sajjad Feyzi, Mohammad Jafari et Erfan Jameh-Shourani.
Un agent de santé de Kermanshah a déclaré à KHRN que les conditions dans les centres médicaux sont « absolument catastrophiques », citant un nombre élevé de décès et affirmant que les familles subissent des pressions de la part des services de sécurité pour garder le silence en échange de la restitution des corps de leurs proches.
Par ailleurs, KHRN a reçu des informations indiquant qu’au moins cinq citoyens kurdes ont été tués lors de manifestations à Téhéran après avoir été abattus par les forces de sécurité.
Ils ont été identifiés comme étant Diyar Abdollahi, 32 ans, de Salmas ; Borhan Seyyedi du village de Yengejeh à Salmas ; Alireza Seydi, 16 ans, d’Abdanan ; Mohammad Zamani, père de deux enfants, d’Eyvan-e Gharb ; et Salam Mirani, père de trois enfants, du village de Cheshmidar à Sarvabad.
Une foule nombreuse a assisté aux funérailles d’Alireza Seydi le 11 janvier, où les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les personnes en deuil qui scandaient des slogans antigouvernementaux.
KHRN a également obtenu les noms de plusieurs autres citoyens kurdes tués lors des manifestations à Téhéran et Mashhad. En raison des importantes perturbations d’Internet, la vérification de ces cas est toujours en cours.
Selon les données compilées par KHRN, depuis le début des manifestations, au moins 28 citoyens kurdes ont été tués par les tirs des forces de sécurité à Kuhdasht et Nurabad-e Delfan dans la province du Lorestan, à Malekshahi dans la province d’Ilam, à Kermanshah et Harsin dans la province de Kermanshah, à Téhéran dans la province de Téhéran et à Chenaran dans la province de Razavi Khorasan.

Du discours turc au récit djihadiste : la criminalisation médiatique des Kurdes

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SYRIE / ROJAVA – Le pouvoir d’Al-Qaïda/Daech à Damas a repris mot pour mot le langage de propagande utilisé par l’État turc contre les Kurdes. Une vaste campagne de désinformation est menée pour criminaliser et « terroriser » les revendications légitimes et la résistance d’un peuple pacifique. C’est une méthode bien connue. Mais aujourd’hui, elle est déployée par un appareil médiatique immense et terrifiant.
 
Depuis sa fondation, l’État turc a empoisonné des générations entières par un discours raciste et hostile à l’égard des Kurdes. Le régime de Jolani agit à son tour sous l’influence de cette pensée toxique fournie par l’État turc. De grands médias du monde arabe, tels qu’Al Jazeera, commettent un crime grave en attisant et en légitimant le racisme et les conflits.
 
En parlant « d’opérations » et de « lutte contre le terrorisme », et en utilisant systématiquement le terme PKK à la place des FDS, ces médias cherchent à ancrer profondément dans les esprits une perception de terrorisme et de menace permanente. Une campagne à la fois absurde et tragique est ainsi menée, où des groupes de décapiteurs sont présentés comme des « libérateurs » et comme les représentants d’une prétendue lutte contre le terrorisme.
 
Et malheureusement, un grand nombre de médias internationaux se font également les relais de cette construction discursive et de ce langage de diabolisation.
 
Tout cela montre qu’un terrain propice à de nouvelles attaques est en train d’être rapidement mis en place.
 
Maxime Azadî 

ROJAVA. Kobanê pleure le commandant Ziyad Halab et ses camarades

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SYRIE / ROJAVA – Les dépouilles du commandant kurde Ziyad Halab et des combattants Birûsk et Malek tombés martyrs à Sheikh Maqsoud (Alep) sont inhumés au sanctuaire des martyrs Sehid Dicla, à Kobanê. Le cortège funèbre du commandant martyr Ziyad Halab et des combattants Birûsk et Malek est arrivé au sanctuaire de la martyre Dijla, accompagné d’une foule nombreuse venue du nord et de l’est de la Syrie (Kurdes, Arabes, Syriaques et Arméniens). Le cortège est parti du centre des familles des martyrs pour rejoindre le sanctuaire du martyr Dijla, où s’est déroulée une cérémonie solennelle digne de leurs sacrifices. Des responsables de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, des dirigeants des Forces démocratiques syriennes et des Forces de sécurité intérieure devraient participer à la cérémonie, ainsi que des représentants d’organisations politiques, féminines, de jeunesse, religieuses, sociales, culturelles et artistiques, en plus des chefs tribaux et des cheikhs. De leur côté, les institutions agissant sous l’égide du Mouvement de la société démocratique dans le canton de l’Euphrate, avec toutes leurs associations et chambres, ont décrété une journée de deuil et leur participation aux funérailles.

SYRIE. Ceux qui ont attaqué les Kurdes d’Alep étaient des gangs de DAECH

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SYRIE / ROJAVA – L’un des combattants qui ont repoussé les attaques des gangs de Damas a déclaré que ceux qui avaient mené les assauts contre les quartiers kurdes d’Alep étaient des mercenaires de l’EI. Banghin Halab, membre des Forces de sécurité intérieure d’Alep, blessé lors de la défense des quartiers de Sheikh Maqsoud, Achrafieh et Bani Zaid contre les attaques des mercenaires du gouvernement intérimaire syrien soutenu par la Turquie, a été interviewé par l’agence ANHA. Banghin Halab a expliqué que les groupes de mercenaires qui ont attaqué les quartiers étaient affiliés à l’État turc et à Daech, ajoutant : « Leur mode opératoire et les symboles sur leurs vêtements étaient ceux de Daech. Nous les connaissons bien, car nous les combattons depuis des années. Ils ont mené l’assaut avec une brutalité extrême. » Il a confirmé que les groupes attaquants n’étaient pas seulement des mercenaires de la soi-disant « Armée nationale », précisant que ce groupe était responsable des pillages, du transport des corps des mercenaires attaquants, du pillage des magasins, du vol de voitures et de l’ouverture forcée de magasins. Il a souligné que plus de 300 corps de membres de ces groupes mercenaires gisaient au sol, mais que cette information était dissimulée au public. Halab a également évoqué les attaques qui ont ciblé l’hôpital Khaled Fajr dans le quartier de Sheikh Maqsoud, déclarant : « Ils ont attaqué l’hôpital avec des chars (…) malgré le grand nombre de blessés à l’intérieur. » Poursuivant son récit au sujet de l’hôpital, il ajouta que les groupes de mercenaires avaient coupé l’approvisionnement en eau, laissant les blessés sans eau à boire, et qu’ils restaient donc sur place, baignés de sang. En conclusion, il a déclaré que les groupes mercenaires n’avaient pas utilisé un seul drone, mais entre six et sept, dont certains étaient des drones suicides, tandis que d’autres appartenaient à l’État turc et étaient connus sous le nom de « Bayraktar ». Il a également souligné la résistance des défenseurs des quartiers assiégés et leur lutte acharnée pendant cette attaque, ainsi que la manière dont les forces sont parvenues à détruire les chars d’assaut. (ANHA)

SYRIE. Un artiste kurde tué, son fils et son gendre kidnappés à Alep

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SYRIE / ROJAVA – L’artiste kurde Mohammad Ali Hassan Habib, originaire d’Afrin, a été tué des suites de blessures lors de bombardements des gangs de Damas sur le quartier de Sheikh Maqsoud à Alep. Son fils et son gendre ont été enlevés au point de contrôle d’al-Awarid, à l’entrée de Sheikh Maqsoud, alors qu’ils transportaient sa dépouille vers Bulbula, dans la campagne d’Afrin sous l’occupation de la Turquie. Le site web « Afrin Now » a annoncé la mort de l’artiste folklorique Mohammad Ali Hassan Habib, originaire d’Afrin et connu sous le nom d’« Abu Ali », après qu’il a succombé à des blessures par éclats d’obus lors de bombardements menés par des mercenaires du gouvernement intérimaire sur la partie ouest du quartier de Sheikh Maqsoud dans la ville d’Alep le samedi 10 janvier 2026. Les sources ont indiqué que le dimanche 11 janvier 2026, les mercenaires ont enlevé deux membres de sa famille alors qu’ils transportaient le corps de Mohammad Habib vers sa ville natale de Bulbula, dans la campagne occupée d’Afrin, au point de contrôle d’al-Awarid à l’entrée de Sheikh Maqsoud. D’après les informations disponibles, les personnes enlevées sont : Qassem Mohammad Habib (22 ans), le fils de l’artiste, et Ramadan Hasko, son gendre, sont portés disparus. Leur sort reste inconnu. (ANHA)