ROJAVA. Un jeune Kurde tué sauvagement par des « tribus arabes » à Sarrin

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SYRIE / ROJAVA – Il y a deux mois, un jeune Kurde a été tué après avoir été attaché à une voiture et traîné sauvagement dans les rues de Sarrin par des membres de tribus arabes.

Ce jeune, un civil, était entré par erreur dans la ville en compagnie de sa famille.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a documenté le meurtre particulièrement brutal de Ehmed Mustafa Ali, un jeune Kurde père de deux enfants, le 18 janvier à Sarrin, dans la campagne de Kobané (Ain al-Arab).

Selon les informations recueillies, l’homme s’était perdu dans la ville lorsqu’il a été attaqué par des hommes armés affiliés à des tribus locales. Il a été violemment battu à coups de bâton, étranglé avec une ceinture, puis traîné dans les rues de manière humiliante. Il a succombé à ses blessures.

Son corps a été remis à sa famille le mardi suivant, dans le cadre d’un échange de prisonniers et de dépouilles entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le Gouvernement intérimaire syrien.

Cet incident illustre l’effondrement sécuritaire, les graves violations des droits humains et l’impunité qui règnent dans certaines zones de la campagne est d’Alep et du nord-est de la Syrie.

Cet acte de barbarie s’inscrit dans un contexte de violences beaucoup plus large. En janvier 2026, lors de l’offensive lancée contre les Kurdes syriens, d’innombrables civils kurdes — dont de nombreuses femmes et enfants — ont été tués avec une extrême brutalité par des forces affiliées au gouvernement de Damas, des milices locales et des groupes soutenus par la Turquie.

SYRIE. Un ancien otage raconte : « Mon seul crime était d’être Kurde »

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SYRIE / ROJAVA – L’ancien otage kurde, Najm Al-Din Ahmad a été libéré le 11 avril après environ trois mois de détention arbitraire. Il a détaillé les conditions de son arrestation, les mauvais traitements infligés et les violations subies par plusieurs détenus en raison de leur identité ethnique ou confessionnelle.

Dans un témoignage recueilli par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH / SOHR), Najm Al-Din Ahmad, un civil kurde originaire de la campagne orientale de Deir Ezzor, a dénoncé les violations graves dont il a été victime dans un centre de détention géré par la « police militaire » du gouvernement de transition.

Il a souligné avoir été totalement coupé du monde extérieur pendant près de trois mois, sans aucun contact avec sa famille ni information sur son statut juridique. Il a également subi des pressions psychologiques constantes de la part des gardiens, notamment des remarques provocatrices et humiliantes répétées : « Les FDS sont finies. Pour qui vas-tu travailler maintenant ? »

Najm Al-Din Ahmad a été libéré le 11 avril après environ trois mois de détention arbitraire. Il a détaillé les conditions de son arrestation, les mauvais traitements infligés et les violations subies par plusieurs détenus en raison de leur identité ethnique ou confessionnelle.

Son récit :

Arrêté le 17 janvier dans la campagne orientale de Deir Ezzor, il a été transféré dans un centre de la « police militaire » où il est resté détenu sans qu’aucune accusation claire ne soit portée contre lui. Selon son témoignage, les détenus qui demandaient des informations sur leur situation ou leur éventuelle date de libération étaient accueillis par des moqueries, ce qui accentuait leur angoisse.

Il a souligné les répercussions dramatiques de sa détention injuste et illégitime sur sa famille. Il a déclaré :

« Mon seul crime est d’être Kurde. L’identité ne devrait pas être un motif de persécution ou de punition. »

Najm Al-Din Ahmad a insisté sur le caractère légitime des revendications kurdes et rappelé que toute responsabilité doit s’exercer dans un strict cadre légal, et non sur la base de l’appartenance ethnique. Il a également mentionné la présence, dans la même cellule, de détenus arabes et alaouites qui subissaient des injures et des remarques sectaires.

Il a conclu en déclarant :

« Nous avons été arrêtés injustement et à tort. Quel est notre crime si nous sommes nés Kurdes ? »

Il a exigé que les responsables des violations commises à son encontre et à l’encontre des autres détenus soient tenus responsables.

Position de l’Observatoire syrien des droits de l’homme

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH ou SOHR) souligne que la détention arbitraire fondée sur l’appartenance ethnique ou sectaire, les traitements humiliants et les pressions psychologiques constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et des droits de l’homme.

L’OSDH demande :

  • La mise en place d’une enquête indépendante sur ces violations ;

  • La libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement ;

  • La garantie de procès équitables pour les accusés ;

  • La fin de la politique d’impunité qui permet de tels agissements.

ROJAVA. Une famille d’Afrin appelle à l’aide pour leur fils emprisonné en Turquie depuis 2019

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SYRIE / ROJAVA – La famille d’un jeune Kurde arrêté et transféré illégalement vers la Turquie où il est emprisonné depuis 2019 appelle à l’aide pour que prenne fin cette détention arbitraire. Depuis l’invasion et l’occupation du canton d’Afrin par la Turquie et ses forces alliées en 2018, des centaines de civils kurdes ont été arrêtés de manière arbitraire, transférés illégalement vers la Turquie et souvent condamnés à de lourdes peines de prison, en violation du droit international humanitaire.

Depuis 2019, Dozyar Ahmed Kurdi, un jeune Kurde originaire d’Afrin, est incarcéré dans les prisons turques sans aucun jugement. Son cas soulève de graves préoccupations quant à son statut juridique. Sa famille renouvelle ses appels pour que la vérité soit établie et que prenne fin cette détention arbitraire.

M. Ahmed Kurdi, père du détenu, a lancé un appel pressant au nouveau gouvernement syrien dirigé par Ahmed al-Sharaa ainsi qu’aux organisations internationales de défense des droits humains. Il les exhorte à intervenir d’urgence pour mettre fin aux souffrances de son fils, détenu sans décision de justice depuis plus de six ans.

Dans son témoignage, le père déclare que son fils est victime d’accusations fabriquées de toutes pièces. Il exige que le cas soit examiné au plus haut niveau diplomatique et par les instances des droits humains, afin d’obtenir soit sa libération, soit une clarification officielle de son statut juridique.

De conducteur de tracteur à détenu : le parcours de Dozyar Ahmed Kurdi

Originaire du village de Maamlo Ushaghi (district de Raju, canton d’Afrin), Dozyar Ahmed Kurdi travaillait comme conducteur de tracteur et effectuait un service obligatoire sous l’Administration autonome lorsqu’il a été arrêté le 9 octobre 2019.

Selon sa famille, il a été appréhendé par les services de renseignement turcs avec douze autres jeunes des villages voisins. Il ne portait aucune arme au moment de son arrestation. Il a d’abord été détenu un mois dans une prison du district de Raju, puis transféré à la prison de Hatay, en Turquie. Après le séisme dévastateur du 6 février 2023, qui a endommagé la prison, il a été déplacé vers la prison de Kavak, dans la province de Samsun (nord de la Turquie), où il se trouve toujours.

L’affaire de l’hélicoptère et l’absence de jugement

La famille indique que le nom de Dozyar a été ajouté à un dossier lié à la destruction d’un hélicoptère turc pendant l’opération « Rameau d’olivier » en 2018. Un groupe de jeunes Kurdes ayant servi sous l’Administration autonome a été accusé dans cette affaire.

Bien que Dozyar ait été initialement cité comme témoin, et que d’autres accusés aient été condamnés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison, il demeure détenu sans jugement définitif à ce jour. Sa famille dénonce une « arrestation arbitraire et une violation continue du droit ».

Les conditions de détention ont été particulièrement difficiles à Hatay, avant le transfert forcé vers Kavak après le tremblement de terre, entraînant un isolement accru et de grandes difficultés pour communiquer avec les proches.

Un appel au nouveau gouvernement syrien et à la communauté internationale

Dans un message urgent, le père de Dozyar a appelé le gouvernement syrien dirigé par Ahmed al-Sharaa à soulever la question auprès des autorités turques et à œuvrer pour le retour de tous les détenus syriens d’Afrin. Il a également exhorté les organisations internationales de défense des droits humains à intervenir immédiatement pour faire la lumière sur le sort de son fils et mettre fin à cette détention illégale qui se prolonge depuis des années en l’absence de toute décision judiciaire.

Le père a joint à son appel une liste de noms d’autres détenus originaires des villages d’Omar Ushaghi et Ma’malu Ushaghi (district de Raju), actuellement incarcérés à la prison de Kavak.

Contexte plus large

Depuis l’invasion et l’occupation du canton d’Afrin par la Turquie et ses mercenaires alliés en 2018, des centaines de civils kurdes ont été arrêtés de manière arbitraire, transférés illégalement vers la Turquie et souvent condamnés à de lourdes peines de prison, en violation du droit international humanitaire.

5e édition du Festival Culturel Kurde de Paris

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PARIS – Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) vous invite à la cinquième édition du Festival culturel kurde de Paris, qui se tiendra du 29 au 31 mai 2026. Cet événement est organisé en collaboration avec la Fondation Danielle Mitterrand, la Mairie de Paris, la Mairie du 10e arrondissement, la Mairie de Montreuil, l’Association de Solidarité France-Kurdistan, l’Institut de Réflexion et d’Études sur le Kurdistan (IREK) et l’association Arts et Culture du Kurdistan (ACK).

5e édition du Festival Culturel Kurde de Paris : trois jours de célébration de la culture kurde du 29 au 31 mai 2026

Paris accueillera, du 29 au 31 mai 2026, la cinquième édition du Festival Culturel Kurde de Paris. Cet événement incontournable met à l’honneur la richesse et la diversité de la culture kurde à travers des concerts, expositions, ateliers, parades, projections de films et spectacles de théâtre. Le festival se déroulera principalement dans le 10e arrondissement de Paris, avec quelques événements à Drancy et Mantes-la-Jolie.

Vendredi 29 mai – Inauguration

18h : Concert de musique instrumentale sous la direction de Ruşan Filiztek

Vernissage de l’exposition « La carapace » – Dessins de Ali Osman Yanak

Lieu : Mairie du 10e arrondissement de Paris

Samedi 30 mai – Une journée riche et variée

10h : Atelier enfants Lieu : CDK-Paris – 16 rue d’Enghien, 75010 Paris

14h : Défilé folklorique Départ : 16 rue d’Enghien, 75010 Paris

15h : Représentation de tenues traditionnelles kurdes Lieu : Mairie Paris 10

19h : Cinéma Projection du film Hêvî, réalisé par Orhan Ince Lieu : Drancy

19h : Théâtre Mirina Jeanne d’Arc’ê – Ya din Şanoya Bajar a Amedê Lieu : Mantes-la-Jolie

Dimanche 31 mai – Concert de clôture

18h : Concert de clôture Avec Işık Berfîn, Murad Demir et Ulaş Kelaşin

Lieu : Théâtre du Gymnase Marie-Bell – 38 boulevard de Bonne Nouvelle, 75010 Paris (Réservation ici)

Portée par les univers de Murad Demir, Işık Berfin et Ulaş Kelaşin, cette soirée mettra en lumière la richesse et la diversité du répertoire kurde. Entre chants traditionnels, compositions contemporaines et influences variées, les artistes proposeront un voyage musical où se croisent héritage ancestral et expressions actuelles, révélant toute la vitalité d’une culture en mouvement.

Un festival ancré dans la vie parisienne

Ce rendez-vous annuel permet à la communauté kurde de Paris et à tous les curieux de découvrir ou redécouvrir la musique, la danse, le cinéma, les arts visuels et les traditions vestimentaires kurdes. Le festival mêle moments festifs (parade folklorique), pédagogiques (atelier enfants) et artistiques de haut niveau. L’édition 2026 met particulièrement en avant la musique traditionnelle et contemporaine avec des artistes reconnus comme Ruşan Filiztek pour l’inauguration et le trio Işık Berfîn, Murad Demir et Ulaş Kelaşin pour la clôture.

Informations pratiques

Dates : Du 29 au 31 mai 2026 Lieux principaux : Mairie du 10e arrondissement, CDK-Paris (rue d’Enghien), Théâtre du Gymnase Marie-Bell Entrée : La plupart des événements sont ouverts à tous (certaines activités peuvent être gratuites ou payantes – renseignements à prendre directement auprès des organisateurs).

SYRIE. Rafles des jeunes Kurdes à al-Shahba

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SYRIE / ROJAVA – Des forces affiliées au gouvernement intérimaire syrien ont mené des raids dans le village kurde d’al-Nayrabiyah, situé dans la région d’al-Shahba, en zone rurale nord d’Alep. Plusieurs arrestations arbitraires ont été signalées.

Selon des sources locales, le mardi 14 avril, un convoi composé de quatre véhicules et d’une vingtaine d’hommes a fait irruption dans le village. Les forces ont perquisitionné plusieurs maisons de familles kurdes sous prétexte d’avoir des liens avec « l’administration autonome ».

Les domiciles perquisitionnés appartiennent notamment aux familles suivantes : Abdel Jalil Aïdan (55 ans) Hakim Shahin Imad Abd al-Jawad Welo (45 ans) Mohamed Nouri Meho (36 ans) Abdel Jawad Abdel Qader Welo (63 ans) Ziyad Ahmed Abdel Qader Welo (40 ans) Khaled Ahmed Abdel Qader Welo (46 ans) Salah Mohamed Abdel Qader (45 ans)

Parmi les personnes arrêtées figurent Shahin Hakim Shahin, 23 ans, et Imad Abd al-Jawad Welo, 45 ans, selon l’Organisation des droits de l’homme d’Afrin-Syrie.

TURQUIE. Attaque mortelle contre une école à Kahramanmaraş

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TURQUIE / KURDISTAN – À Kahramanmaraş (Mereş en kurde), une fusillade a éclaté ce mercredi au collège Ayser Çalık. Un enseignant et trois élèves ont été tués, tandis que vingt personnes ont été blessées. Des coups de feu ont été entendus à l’intérieur de l’établissement, provoquant une intervention massive des services d’urgence.

Des équipes médicales, des forces anti-émeutes et des unités spéciales de police ont rapidement été dépêchées sur les lieux. Les blessés ont reçu les premiers soins sur place avant d’être transférés vers les hôpitaux les plus proches par ambulance.

Le gouverneur de la province, Mükerrem Ünlüer, a déclaré : « L’arme à feu a fait des morts et des blessés sans viser une personne en particulier. Un enseignant et trois élèves ont perdu la vie. On dénombre vingt blessés. »

Le ministre de l’Éducation nationale, Yusuf Tekin, s’est rendu sur place. Le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a annoncé l’ouverture d’une enquête et précisé que « trois procureurs généraux adjoints et quatre procureurs » ont été affectés à l’affaire. Le ministre de l’Intérieur, Mustafa Çiftçi, s’est également déplacé sur les lieux.

Selon les premières informations, l’auteur de la fusillade aurait été tué.

Cet incident intervient seulement deux jours après une attaque similaire dans un lycée de la province de Şanlıurfa (Urfa), qui avait fait 16 blessés (principalement des élèves et des enseignants). Dans cette précédente affaire, l’assaillant, un ancien élève armé d’un fusil de chasse, avait ouvert le feu au hasard avant de se suicider.

Un black-out médiatique a été imposé sur l’incident de Maraş, limitant fortement la diffusion d’informations indépendantes.

KURDISTAN. Les fausses idées sur l’abandon de Kirkuk au Front turkmène

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IRAK / KURDISTAN – L’activiste kurde Scharo Bajalan a vivement dénoncé la décision de l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) d’abandonner le contrôle de Kirkouk à un groupe turkmène, qualifiant cette démarche de grave recul pour les Kurdes.

Selon lui, plusieurs idées fausses circulent autour de cet accord controversé.

Tout d’abord, l’arrangement prévoyant que Kirkouk soit gouvernée successivement par un Kurde pendant deux ans, un Arabe pendant un an et un Turkmène pendant un an n’était pas une bonne décision en soi. « Le fait qu’il ait été conclu il y a deux ans ne le rend ni légitime ni acceptable aujourd’hui. C’était une mauvaise décision à l’époque, et cela le reste », affirme-t-il.

Deuxièmement, en cédant son mandat d’un an – initialement réservé à un Arabe – à un Turkmène, le président du parlement irakien Mohammed al-Halbousi a violé l’accord. Résultat : les Turkmènes dirigent désormais Kirkouk depuis plusieurs années, à égalité avec les Kurdes. Si l’UPK y voit des avantages stratégiques à court terme, Scharo Bajalan estime que les désavantages à long terme l’emportent largement. Quoi qu’il en soit, il s’agit selon lui d’une violation claire de l’accord initial.

Troisièmement, il tient à faire la distinction entre le peuple turkmène et certaines de ses factions politiques. « J’ai de nombreux amis turkmènes », précise-t-il, « mais le Front turkmène organise régulièrement des rassemblements niant l’existence des Kurdes à Kirkouk, appelle ouvertement à leur déplacement et désigne Kirkouk comme la 62e province de la Turquie. Toute forme de coalition avec une faction qui s’oppose ouvertement au peuple kurde doit être condamnée. D’autres candidats turkmènes existaient. »

L’activiste met également en garde contre une attitude trop conciliante : « La notion selon laquelle les Kurdes doivent accepter chaque développement régional au nom de la “coexistence” ou d’une illusion de fraternité est extrêmement dangereuse. Cette exigence de tolérance ne s’applique qu’aux Kurdes, qui se montrent compréhensifs envers des factions qui refusent jusqu’à leur existence même. »

Il critique enfin la tendance kurde à justifier de mauvaises décisions par la Realpolitik et la nécessité de concessions. Selon lui, ces politiques d’apaisement ne font que reproduire les dilemmes qu’elles prétendent résoudre. « Imposer des lignes rouges claires permet de construire un véritable levier stratégique à long terme, contrairement à l’apaisement permanent », souligne-t-il.

Scharo Bajalan rappelle par ailleurs que, dans le contexte irakien, le poste de gouverneur est loin d’être symbolique. Il permet de nommer des proches aux postes clés et de distribuer des contrats publics souvent surévalués, favorisant ainsi la création rapide d’une élite économique loyale. Ce système de corruption, qui a prospéré sous Nouri al-Maliki et qui se reproduit aujourd’hui en Syrie sous Jolani, constitue selon lui le véritable enjeu derrière la bataille pour Kirkouk.

   

TURQUIE. Des hommes enturbannés harcèlent les femmes non voilées

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TURQUIE / KURDISTAN – Dans le quartier historique de Sur, à Amed (Diyarbakır), des hommes enturbannés harcèlent verbalement des femmes en critiquant leurs vêtements et en les incitant à porter le voile islamique.

Les incidents se multiplient : ils abordent les femmes dans la rue ou devant les magasins en leur lançant des remarques telles que « Pourquoi es – tu habillée comme ça ? » ou « J’espère qu’un jour tu porteras le voile ».

Sude Naz Karakurt, l’une des femmes concernées, a témoigné : « J’attendais mes amis dehors quand j’ai croisé un groupe d’hommes enturbannés. Ils parlaient de religion et de culte à mes amies. Puis, un homme à longue barbe, portant turban et qamis, s’est adressé directement à moi : “J’espère que tu porteras aussi un foulard. Ici, c’est le monde du paradis et de l’enfer. Avec ces vêtements, tu brûleras en enfer.”

Je suis simplement venue en visite à Amed. J’ai été très surprise de vivre une telle scène en plein centre-ville. Chacun est libre de pratiquer sa religion, mais cette conversation dans la rue relève clairement du harcèlement. Je ne me sens plus en sécurité ici. Après cet incident, j’ai eu très peur et de nombreuses pensées m’ont traversé l’esprit. Heureusement, mes amis étaient présents. » (Agence Mezopotamya)

Image d’archive

ROJAVA. Quatre jeunes Kurdes arrêtés à leur retour à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Quatre jeunes Kurdes faisant partie du dernier groupe de rapatriés à Afrin ont été arrêtés.

Les retours à Afrin, ville kurde sous contrôle turc et de ses groupes paramilitaires affiliés depuis huit ans, se poursuivent conformément à l’accord du 29 janvier. Hier, quatre jeunes du troisième convoi de rapatriés kurdes ont été interpellés par Hayat Tahrir al-Sham (HTS). Lors de ces arrestations, les forces de HTS ont examiné leurs téléphones portables et confisqué les papiers d’identité de certains membres de leur famille.

Selon les informations disponibles, l’un des quatre jeunes a été libéré, tandis que les trois autres restent en détention.

Depuis l’invasion d’Afrin par la Turquie et ses mercenaires islamistes en 2018, le canton est le théâtre de nombreux crimes graves : kidnappings, vols, tortures, viols, féminicides et autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

TURQUIE. Décès de la mère de Sakine Cansiz

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TURQUIE / KURDISTAN – Zeynep Cansız, mère de Sakine Cansız, militante kurde et fondatrice du PKK assassinée à Paris le 9 janvier 2013, est décédée le 13 avril dans un hôpital d’Izmir.
  Hospitalisée après une chute ayant provoqué un caillot de sang au cerveau, elle avait été placée en soins intensifs et intubée le 11 avril. Elle sera inhumée à Dersim.