Dans le contexte actuel de tensions et de menaces pesant sur le Rojava, Ahin Ali a souligné que l’unité kurde constitue « la principale revendication du peuple kurde ». Elle a déclaré : « Le problème du peuple kurde est unique, et sa revendication est l’unité. »
Ahin Ali a reconnu que les différences idéologiques (libérales, démocratiques, socialistes ou nationalistes) sont naturelles, mais a insisté sur le fait que l’objectif commun doit rester le service de la cause kurde. Elle a rappelé que des expériences passées, telles que les partis d’unité nationale, ont échoué faute de participation pleine et entière de tous les acteurs.
« Chaque fois que les Kurdes s’unissent, la victoire est à eux », a-t-elle affirmé, citant notamment la résistance héroïque de Kobani face à l’EI et les attaques plus récentes. Elle a ajouté que la volonté populaire a été décisive pour repousser les complots internationaux visant le Rojava.
La porte-parole a qualifié la convocation de la Conférence pour l’unité kurde d’« étape importante », permettant aux Kurdes de jouer un rôle majeur dans la construction d’une Syrie démocratique : « La construction d’une Syrie démocratique se fera grâce à l’unité kurde. »
Elle a appelé à adopter une plus grande flexibilité politique, à placer les demandes du peuple au-dessus des intérêts partisans étroits, et a rappelé le rôle historique d’Abdullah Öcalan dans la promotion de l’unité kurde. « Cette phase n’est pas celle des accusations mutuelles, mais celle de la construction de l’unité », a-t-elle insisté, rejetant toute tentative de division.
Elle a considéré la convocation de la Conférence pour l’unité kurde comme une étape importante, permettant aux Kurdes de jouer un rôle majeur dans la construction d’une Syrie démocratique, affirmant que « la construction d’une Syrie démocratique se fera grâce à l’unité kurde ».
Concernant les moyens de surmonter les divergences, elle a expliqué que la mentalité partisane inflexible n’est plus efficace, appelant à adopter une flexibilité politique et à travailler en fonction des demandes du peuple plutôt que d’intérêts étroits, affirmant que le dirigeant Abdullah Ocalan a travaillé et continue de travailler à la réalisation de l’unité kurde.
Elle a souligné que la phase actuelle n’est pas une phase d’échange d’accusations, mais une phase de construction de l’unité, affirmant le rejet de toute tentative de division des Kurdes et faisant remarquer que le peuple kurde est capable de s’organiser et d’atteindre ses objectifs.
Ahin Ali a conclu que le Rojava, bien qu’étant la plus petite partie du Kurdistan, peut jouer un rôle moteur vers une unité kurde plus large.

Ce soir, lundi 23 mars 2026, un camp civil du Parti démocratique du Kurdistan iranien (PDKI), connu sous le nom de « Gerdechal », situé près d’Erbil (Hawler), a été ciblé lors d’une attaque de drone menée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) et ses groupes supplétifs affiliés. Il s’agit du deuxième établissement médical ciblé ces derniers jours. Auparavant, un centre médical du camp Azadi à Koya avait également été touché par une attaque de drone, blessant un membre du personnel médical.
Les rapports de terrain confirment une situation critique :
Frappe sur un centre médical : Un petit hôpital servant de point de santé vital pour le camp a été directement visé et endommagé.
Civils en première ligne : Les drones ont explosé à proximité immédiate des zones d’habitation, provoquant la panique parmi les familles kurdes qui résident dans ce camp.
Extension du conflit : Alors que les affrontements principaux opposent Téhéran à Washington et Tel-Aviv, l’Iran multiplie les frappes contre les zones kurdes en Irak, les plaçant au cœur des hostilités.
Cette nouvelle attaque nocturne met en lumière les agressions incessantes dont sont victimes les Kurdes, systématiquement pris pour cible dans cet affrontement global. Une fois de plus, des infrastructures humanitaires et médicales de base sont sacrifiées dans cette guerre.