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Le massacre des Kurdes syriens décidé en haut lieu
SYRIE. Images insoutenables du génocide kurde
Ce terroriste d’al-Shara (Jolani) a coupé la tresse d’une combattante kurde des YPJ tuée et la montre à son ami tel un trophée.
Deux combattantes capturées à Deir ez-Zor exhibées comme des butins de guerre
À Deir ez-Zor, deux combattantes des YPJ ont été enlevées par des milices du soi-disant Gouvernement fédéral de transition syrien.
Les femmes kidnappées à Deir ez-Zor sont Amara Intiqam et Narîn Axîn, deux combattantes des YPJ. Toutes deux luttaient contre des cellules djihadistes et participaient à la défense de la région lorsqu’elles ont été capturées par les islamistes. La personne présente dans la vidéo déclare : « Je t’ai apporté deux cadeaux, Abo Mujahed. »
Des images insoutenables des Kurdes suppliciés par les gangs turco-djihadistes circulent sur les réseaux sociaux, malgré l’interdiction formelle de le faire imposée par le gouvernement d’al-Sharaa (Jolani). Maintenant, imaginez le nombre de Kurdes torturés et exécutés brutalement sans que cela soit filmé…
Les gangs de Damas, Turquie et de DAECH / ISIS ont commis / commettent d’innombrables crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans leur guerre d’anéantissement du peuple kurde. La plupart de ces crimes sont documentés mais la communauté internationale préfère fermer les yeux. Jusqu’à quand ?
ROJAVA. L’étau se resserre autour de Kobanê
Abandon des Kurdes en Syrie : «N’y aurait-il plus en nous, Français, une seule once de lucidité et d’honneur ?»
Abandon des Kurdes en Syrie : « N’y aurait-il plus en nous, Français, une seule once de lucidité et d’honneur ? »
Citoyens français, nous sommes partis en Syrie entre 2015 et 2019 en tant que volontaires pour rejoindre les unités combattantes kurdes du YPG/YPJ, fer de lance des unités arabo-kurdes des Forces Démocratique Syriennes (FDS) dans la lutte contre Daech.
Il y a tout juste un an, le 14 décembre 2024, nous publiions sur le site de ce journal une tribune visant à alerter les Français et leurs dirigeants de la menace que représentait la prise de pouvoir du territoire syrien par Al- Charaa, dit Al Joulani, ancien chef des groupes djihadistes Al Nosra et Hayat Tahrir al-Cham. Nous faisions part de trois grandes craintes : la première, que les minorités locales, kurdes notamment, subissent un nettoyage ethnique total ; la seconde, que les combattants de Daech, qui partagent les valeurs des djihadistes de HTS, soient libérés des camps dans lesquels les Kurdes, jusqu’alors, les tenaient enfermés ; la troisième, c’est que le djihad, aidé par la Turquie, revienne en force dans cette partie du Moyen-Orient et, qu’à terme, recommencent les horreurs que nous avons connues au Bataclan – puisque cet attentat et tant d’autres ont été commandités depuis la Syrie.
Depuis quelques jours l’actualité, hélas, nous donne raison : des milliers de civils se pressent aux frontières ; d’autres sont massacrés avec une barbarie bien reconnaissable ; les anciens combattants de Daech et leurs familles sortent par milliers des camps de Shedadeh, Al Aqtan et Al Hol ; et ce n’est qu’une question de temps avant que cette victoire du terrorisme ne galvanise les islamistes de France.
Nous aimons notre pays. Plus que nous-mêmes, peut-être. C’est en grande partie pour lui que nous avons décidé de rejoindre les unités YPG/YPJ pour combattre, au péril de notre vie, notre ennemi commun : Daech. Pourtant, aujourd’hui, les mots nous manquent pour dire notre honte – oui, notre honte. Celle de voir la France abandonner ses alliés, dont elle partage les valeurs de démocratie, de tolérance et de liberté, aux mains des djihadistes – c’est-à-dire de gens qui haïssent l’Occident, et particulièrement la France, jusqu’au plus profond de leurs tripes.
Tous les malheurs du monde déferlent en ce moment sur les Kurdes, les Arabes non islamistes, les Syriaques, les Alaouites, les Druzes, et les Yézidis de Syrie. Et nous, Français, baissons les yeux. N’y aurait-il plus en nous une seule once de lucidité et d’honneur ? La détermination d’Al Joulani, elle, est totale : soutenu par la Turquie, il avance, cruel et conquérant. Les Kurdes, eux, sont livrés à eux-mêmes. Certes, ils savaient que les Etats-Unis, un jour, les abandonneraient. Mais ils comptaient sur la France – comme nous comptions sur elle.
Il y a trois jours, une statue de combattante YPJ de la ville de Tabqa était fracassée sur le sol par des islamistes. Triste symbole. Il y a dix ans, les yapajas étaient nos héroïnes : celles qui avaient défendu Kobané, le « Stalingrad » de la lutte contre le djihadisme.
Les avons-nous oubliés, elles et leurs camarades du YPG ?
Le temps est compté, pour nos amis. Ils le savent, et sont prêts à mourir pour ce en quoi ils ont toujours cru.
Mais il reste un espoir : celui que la France retrouve la mémoire.
Et son courage.
Signataires : Jean « Soresh » ; Katell « Kewê » ; Michel « Baba Sidar » ; Olivier « Tekosher » ; William « Roj »
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KURDISTAN. L’Iran frappe le QG d’un parti kurde d’opposition
Le Parti de la liberté du Kurdistan (Partiya Azadiya Kurdistanê, PAK) a déclaré dans un communiqué qu’une attaque avait été menée contre ses forces à Hewlêr (Erbil). Le communiqué précise que l’attaque a été perpétrée à l’aide de drones armés et de roquettes.
On rapporte qu’un peshmerga du PAK nommé Mihemed Salih Mihemed a été tué lors de l’attaque.