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SYRIE. Un haut commandant kurde intègre officiellement la hiérarchie militaire syrienne
#IRANWAR. Le Conseil de sécurité de l’ONU réunis à huis clos, à la demande russe
La réunion intervient alors que le conflit opposant Israël et les États-Unis à l’Iran entre dans son deuxième mois. Selon l’agence russe TASS, Moscou a réclamé ces consultations en raison des « frappes continues contre les infrastructures civiles en Iran, notamment les établissements d’enseignement et de santé ».
« La Fédération de Russie a demandé la tenue de consultations à huis clos au Conseil de sécurité en raison des frappes en cours contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements éducatifs et de santé », a déclaré Evgueni Ouspenski, porte-parole du représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies.
Le Conseil de sécurité reste profondément divisé sur la gestion de cette escalade. Plusieurs membres appellent à un cessez-le-feu immédiat et à la reprise du dialogue diplomatique, tandis que d’autres défendent le droit d’Israël et des États-Unis à se défendre, rendant difficile l’adoption d’une position commune.
Sur le terrain, les frappes aériennes se poursuivent contre plusieurs villes iraniennes, accompagnées d’échanges de missiles et de drones entre l’Iran, Israël et les forces américaines. Le Pentagone a par ailleurs annoncé le déploiement de vedettes rapides sans équipage (drone boats) pour effectuer des patrouilles, une première dans un conflit en cours.
Parallèlement, les tensions s’étendent dans la région du Golfe. Le détroit d’Ormuz demeure bloqué, selon Téhéran. L’agence de presse iranienne Fars rapporte que plus de 350 pétroliers et méthaniers sont immobilisés dans le golfe d’Oman et le golfe Persique, en attente d’une autorisation de passage. Ce blocage suscite de vives inquiétudes quant à l’approvisionnement énergétique mondial, le détroit représentant environ 20 % du pétrole transporté par voie maritime.
KURDISTAN. Le Newroz de Cizre dédié aux victimes du massacre de 1992
TURQUIE / KURDISTAN – Les festivités du Newroz à Cizîr (Cizre), dans la province kurde de Şırnak ont commencé aux premières lueurs du jour, malgré une pluie battante. La ville était pavoisée de banderoles jaune, rouge et vert. Malgré la boue, des milliers de personnes s’étaient rassemblées dès l’aube. Des cercles de danse traditionnelle kurde (govend) se sont formés spontanément, tandis que le rythme des tambours et le son strident du zurna résonnaient sans interruption.

Les jeunes occupaient le premier rang. Des femmes, accompagnées des Mères de la Paix, portaient les chants traditionnels de la région. Par moments, des slogans s’élevaient : « Bijî Serok Apo » (« Vive le chef Apo », surnom d’Abdullah Öcalan). La pluie tombait toujours, mais la foule restait compacte, déterminée.
Ce qui réunissait ces milliers de personnes n’était pas seulement une fête printanière. C’était un acte de mémoire collective, profondément ancré dans les événements sanglants de 1992. Pour saisir toute la charge symbolique de Newroz à Cizîr, il faut remonter à cette année-là.
La route vers 1992
Les années 1990 furent marquées par une répression féroce dans la province de Şırnak et ses environs. Dans ce contexte, Newroz n’était plus une simple célébration du nouvel an kurde : il incarnait l’affirmation publique d’une identité niée et d’une existence refusée. C’est précisément pour cette raison qu’il devint la cible des interventions les plus brutales de l’État turc.
En 1992, Newroz fut de facto interdit. Tandis que le Premier ministre Süleyman Demirel déclarait que les célébrations seraient « libres », le ministre de l’Intérieur İsmail Sezgin affirmait ouvertement le contraire. Sur le terrain, c’est cette seconde version qui prévalut.
Des coups de feu toute la nuit, un massacre au matin

Toute la nuit du 20 au 21 mars, des tirs retentirent dans Cizîr. Au petit matin, des milliers de personnes descendirent dans les rues de Şırnak, Cizîr, İdil (Hezex) et Dargeçit (Kerboran) pour célébrer Newroz.

À Cizîr, les habitants convergeaient des quartiers vers le cimetière. Femmes, enfants et jeunes, vêtus de tenues traditionnelles et prêts à allumer le feu rituel, furent interceptés dès les premiers pas par les forces de sécurité. Les premiers coups de feu éclatèrent presque immédiatement.
Les attaques s’intensifièrent rapidement. La foule fut prise pour cible par des hélicoptères, des véhicules blindés et des forces militaires. Le quartier fut criblé de balles. Tandis que les gens tentaient de fuir, la violence se propagea aux rues voisines.
Aujourd’hui encore, ces images restent gravées dans la mémoire collective : blindés fonçant sur la foule, femmes et enfants écrasés, rues jonchées de chaussures et de pantoufles abandonnées dans la panique.
Abdulrezak Yıldız, qui a vécu ces événements et que j’ai rencontré sur la place Newroz, témoigne : « De l’autre côté, l’État déployait une force démesurée. Pourtant, les gens étaient préparés depuis la veille. Ils savaient ce qui les attendait, mais personne n’a reculé. »
Les violences se sont prolongées jusqu’au 23 mars. Selon les chiffres officiels, 57 personnes ont perdu la vie, dont un journaliste. Des enquêtes de terrain menées par des organisations de défense des droits humains font état d’un bilan bien plus lourd, dépassant probablement les 100 morts.
« Ils tiraient directement sur les maisons »
Emine, aujourd’hui sexagénaire, était dans la rue ce jour-là. Son récit est un cauchemar éveillé.
« Dès le début de la marche, les chars et les véhicules antiémeute ont chargé la foule. Les gens se sont dispersés dans les rues adjacentes, mais là non plus il n’y avait pas de refuge. Les grenades lacrymogènes pleuvaient de partout. En quelques minutes, le quartier était couvert de sang. On n’y voyait plus rien. Ils tiraient directement sur les maisons, visant quiconque apparaissait aux fenêtres. »
Bloquée dans une ruelle sans issue, Emine a reçu une grenade lacrymogène au pied. Son mari l’a suppliée de rentrer, mais elle a refusé. À peine a-t-elle ouvert la porte qu’une nouvelle attaque l’a projetée d’un côté, sa fille de l’autre. Ce n’est qu’en sentant le goût du sang dans sa bouche, alors qu’elle tentait de porter secours à sa fille blessée, qu’elle a compris la gravité de ses propres blessures.
Le trajet jusqu’à l’hôpital fut un calvaire supplémentaire : ambulances bloquées, gaz lacrymogènes tirés à l’intérieur des véhicules. Emine a finalement été soignée à Diyarbakır (Amed) pendant 48 jours.
Malgré tout, elle ne regrette rien : « J’ai juré que tant que je vivrai, je n’oublierai pas. Si j’oublie ce qu’on nous a fait, si j’oublie le sang qui a coulé de ma blessure ce jour-là, alors seulement je ressentirai des regrets. »
Aujourd’hui, elle observe : « Nous pouvons sortir librement dans les rues, mais nous ne ressentons plus la même ferveur. Si nous nous unissons, si nous luttons et si nous n’oublions pas, ce feu reviendra. Ces gens ne doivent pas oublier ceux qui ont donné leur vie pour eux. »
Comme un phénix
« Chaque famille ici a perdu un être cher pour cette cause. Nous sommes ici en mémoire de ces pertes. »
Trente-quatre ans plus tard, Abdulrezak Yıldız voit dans la foule actuelle le fruit direct des sacrifices de 1992 : « La foule que vous voyez aujourd’hui est née de ce sang versé. Des millions de personnes à travers le Kurdistan se rassemblent désormais sur les places avec un enthousiasme immense. Chacun sait à quel prix ce résultat a été obtenu. »
Pour lui, Newroz à Cizîr reste aussi un moment de commémoration : « Les Kurdes renaissent de leurs cendres, comme le phénix. C’est le fruit de cinquante années de lutte. Que le processus avance ou non, peu importe désormais. Après tant de sacrifices, les Kurdes, comme tous les peuples, vivront libres et dignes, avec un statut politique. »
La mémoire se transmet
L’un des aspects les plus marquants de ce rassemblement est la présence massive des jeunes. Beaucoup portent le « leşkeri », la tenue symbolique de la guérilla. Leurs danses en cercle ne s’arrêtent pas.
Un groupe de jeunes femmes d’une vingtaine d’années refuse de donner son nom, par crainte de poursuites judiciaires. Aucune n’a vécu 1992, mais elles connaissent l’histoire par cœur : « Nous le savons par nos familles. La plupart étaient dans la rue ce jour-là ; certaines ont été blessées. »
Pour cette génération élevée dans ces récits, occuper la place aujourd’hui va bien au-delà d’une fête : « Nous sommes heureux, fiers et reconnaissants. »
Un peu plus loin, une femme regarde les jeunes danser. En 1992, elle n’avait pu venir sur la place : elle venait d’accoucher. « Être ici aujourd’hui avec mon fils, celui que je tenais dans mes bras ce jour-là, est une victoire. Nous n’avons pas abandonné les places à l’époque, et nous ne les abandonnerons pas maintenant. Le soleil se lèvera aussi pour nous. »
De la prison à la place publique
Parmi la foule se trouve Soydan Akay. Après 32 ans de prison, il participe pour la première fois à Newroz en liberté. Il avait rejoint la lutte dans les années 1990, alors qu’il n’était encore qu’un enfant.
« Dans les années 1990, à Cizîr, Nusaybin ou Silopi, Newroz était vécu comme une intifada. Les enfants et les femmes étaient en première ligne. Ces images m’ont marqué à jamais. C’est là que j’ai pris conscience de mon identité kurde. »
Il rêvait surtout, pendant ses huit dernières années d’isolement, de se retrouver un jour parmi les millions de personnes rassemblées à Diyarbakır pour Newroz.
Pour lui, cette fête exprime plus clairement que tout l’existence du peuple kurde et ses cinquante années de lutte : « Les gens ne viennent pas par obligation. Ils occupent les places avec un sentiment fort d’identité nationale. Newroz en est la preuve vivante. »
En 1992, se rendre à Newroz à Cizîr, c’était risquer sa vie. Aujourd’hui, ces mêmes places sont envahies par des dizaines de milliers de personnes. Dans les rues où les blindés semaient autrefois la mort, on entend désormais de la musique et des chants.
Pourtant, personne n’a oublié. Presque tous ceux que j’ai rencontrés à Cizîr arrivent à la même conclusion : cette place a un prix. Et ce prix n’a pas été oublié. (The Amargi)
L’Université de Turin accueille une conférence sur les études kurdes

IRAN. Suicides et morts suspectes de détenus libérés
Alors que la guerre israélo-américaine contre l’Iran entre dans sa troisième semaine, des dizaines de milliers de manifestants et militants arrêtés lors de la répression des manifestations populaires de janvier 2026 restent incarcérés dans des conditions extrêmement dures. Cellules surpeuplées, privation de nourriture et d’eau, impossibilité de communiquer avec les familles et violences des forces de sécurité : les témoignages font état de traitements dégradants.
Pourtant, pour beaucoup de prisonniers politiques, le danger ne s’arrête pas aux portes de la prison. Depuis des décennies en Iran, un schéma inquiétant se répète : après leur libération, d’anciens détenus sont souvent soumis à un harcèlement incessant, une surveillance permanente et des pressions économiques et sociales. Nombre d’entre eux meurent dans des circonstances suspectes ou se suicident dans les jours ou les semaines qui suivent leur sortie. Les autorités iraniennes attribuent systématiquement ces décès à des « suicides », des overdoses ou des troubles mentaux.
Les experts soulignent que le suicide et l’effondrement psychologique surviennent souvent après la période de violence directe, lorsque l’individu se retrouve confronté au vide : perte d’emploi, confiscation de biens, absence de soutien social et peur constante. La psychologue clinicienne Moloud Soleimani explique que l’incertitude fabriquée par l’État devient elle-même un outil de répression.
Des décès aux causes contestées
L’opacité entoure systématiquement ces affaires. Les familles rapportent des signes de torture antérieure, mais sont souvent intimidées pour qu’elles gardent le silence. La frontière entre suicide, séquelles de maltraitance et homicide reste volontairement floue.
Yalda Aghafazli, étudiante en art de 19 ans et figure du mouvement « Jin, Jiyan, Azadi » de 2022, a été arrêtée le 26 octobre 2022. Détenue à Evin et Qarchak, elle a subi des violences physiques et entamé une grève de la faim. Libérée le 9 novembre, elle a été retrouvée morte deux jours plus tard. Les autorités ont parlé d’overdose, alors qu’aucune drogue n’a été retrouvée et que le rapport médico-légal a conclu à des causes « indéterminées ».
Siavash Bahrami, 25 ans, ancien membre d’un parti politique kurde de Kermanshah (Kirmaşan), a été libéré en mai 2022 et retrouvé mort trois jours plus tard chez son frère. Son corps s’est rapidement décoloré. Les autorités ont évoqué une crise cardiaque, malgré l’absence d’antécédents médicaux. Sa famille soupçonne une injection de substance toxique pendant la détention.
Mansoureh Sagvand, étudiante en droit et ancienne bénévole de la police routière, avait publiquement soutenu les manifestants en 2022. Elle avait confié à des amis : « Je suis constamment menacée de mort par les services de renseignement. S’il m’arrive quoi que ce soit, je veux que tout le monde sache que je ne me suis pas suicidée. » Elle a été retrouvée morte peu après ; les autorités ont parlé de crise cardiaque.
D’autres cas similaires ont été documentés : Mehdi Salmanzadeh (adolescent manifestant de 2019), l’avocate Maryam Arvin (décédée après des injections forcées), ainsi que Ashkan Balouch, Arash Forouzandeh et Sara Tabrizi. Des militants écologistes comme Zahra Beni-Yaqub, Ibrahim Lotfollahi et Kavous Seyyed-Emami ont également connu des fins suspectes au cours des deux dernières décennies.
Les adolescents, particulièrement vulnérables
Les jeunes paient un lourd tribut. Privés de repères dans une société en crise, ils peinent à reconstruire leur identité après les traumatismes de la détention.
Aria Yavari, 19 ans originaire de Bukan (Kurdistan), s’est suicidé en avril 2023 après des menaces persistantes de forces paramilitaires.
Dalia Andam, 15 ans de Sanandaj (Kurdistan), avait été blessée à plusieurs reprises par des balles en caoutchouc et des coups de matraque lors des manifestations de 2022. Après sa libération, elle a subi des intimidations constantes (appels anonymes, convocations menaçantes). Malgré le soutien de sa famille, elle s’est suicidée en décembre 2023.
Arshia Emamgholizadeh, 16 ans de l’Azerbaïdjan oriental, a passé dix jours en détention pour mineurs avec administration forcée de médicaments. Libéré, il s’est donné la mort deux jours après avoir repris ces traitements.
La psychologue Sara Shadabi, qui a accompagné d’anciens prisonniers politiques, insiste sur le fait que dans les régions marginalisées comme le Kurdistan, les cycles de répression aggravent les difficultés identitaires et psychologiques des adolescents.
Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il semble s’intensifier avec chaque vague de protestations. En l’absence d’enquêtes indépendantes et face à l’impunité des autorités, ces morts continuent d’alimenter la colère et la défiance envers un système qui réprime même après la libération.
Texte tiré d’un article publié sur le site The AmargiSYRIE. Menaces contre les Kurdes de la région de Raqqa
KURDISTAN. Terres agricoles sacrifiées au pétrole et gaz de schiste
Plus de 100 000 hectares de terres touchées
- environ 60 000 hectares dans le district de Bismil,
- et 45 000 hectares dans les districts de Çınar et Mazıdağı.
- Ministère de la Santé
- Ministère de l’Agriculture et des Forêts
- Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles
- Ministère de l’Environnement, de l’Urbanisation et du Changement climatique
- Combien de décisions de dispense d’évaluation d’impact environnemental (EIE) ont été délivrées pour des projets à Diyarbakır et dans ses environs ?
- Des mesures régulières de la qualité de l’air, de l’eau et des sols sont-elles effectuées dans les zones d’activité, et ces données sont-elles rendues publiques ?
- Quelles mesures techniques ont été mises en place pour empêcher le rejet de métaux lourds contenus dans les eaux usées issues des opérations dans l’environnement ?
- Les populations riveraines ont-elles été correctement informées et associées aux processus décisionnels ?
- Existe-t-il un plan concret de restauration et de réhabilitation des écosystèmes endommagés par ces activités ?
Les Kurdes, premières victimes collatérales de la guerre Iran – USA/Israël
KURDISTAN – Malgré leur absence totale dans le conflit direct opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, les Kurdes paient un lourd tribut humain dans cette nouvelle guerre régionale. Depuis le début des hostilités en 2026, près de 15 morts et des dizaines de blessés ont été recensés au Kurdistan irakien (principalement parmi les Peshmerga et des civils touchés par des frappes iraniennes ou de milices pro-iraniennes). Du côté iranien, dans le Rojhilat (Kurdistan oriental), les bilans font état de centaines de victimes kurdes, avec notamment plus de 110 morts et près de 970 blessés rien que dans la province du Kurdistan iranien selon des sources officielles locales, suite aux frappes américano-israéliennes sur des zones à forte présence kurde.
Les Kurdes ne sont pas belligérants dans cette guerre. Ils n’appartiennent à aucune coalition, ni à l’OTAN ni à d’autres structures internationales qui, paradoxalement, soutiennent ou tolèrent les États qui les oppriment. Pourtant, ils se retrouvent une fois de plus pris entre deux feux : frappés d’un côté par les missiles iraniens et les milices chiites en Irak, et de l’autre par les bombardements sur les infrastructures sécuritaires du Rojhilat.
Ce statut de victimes collatérales n’est pas nouveau. Depuis plus d’un siècle, le peuple kurde est colonisé, divisé et massacré sur ses propres terres par les États-nations turc, perse et arabe (Turquie, Iran, Syrie, Irak). Refusant l’assimilation forcée, les Kurdes réclament simplement le droit élémentaire à l’autogouvernement, à la préservation de leur langue, de leur culture et de leur patrimoine. Au lieu d’un soutien international clair à cette lutte légitime, ils sont régulièrement accusés d’être des « collaborateurs », des « séparatistes » ou des « agents de l’Occident ».
Cette perversion du récit historique est particulièrement visible aujourd’hui : tandis que la Turquie bénéficie d’un soutien occidental au sein de l’OTAN et que la Syrie voit son autonomie kurde (le Rojava) progressivement démantelée, les Kurdes restent exclus des mécanismes internationaux censés protéger les droits des peuples.
Il est temps d’arrêter cette hypocrisie et d’admettre une évidence historique : la décolonisation du Kurdistan est indispensable pour empêcher la disparition progressive du peuple kurde, menacé d’assimilation forcée et, à terme, de génocide culturel et physique. Sans reconnaissance de leur droit à l’autodétermination, les Kurdes continueront d’être sacrifiés sur l’autel des grands équilibres géopolitiques.
TURQUIE. Le corps d’un Kurde assassiné gît au sol depuis 4 jours
D’après les informations recueillies, le corps de Fehim Tosun, abattu à la frontière iranienne dans le quartier d’Elbês, district d’Elbak (Başkale), province de Van, git sur place depuis quatre jours. Un procureur et un démineur devraient se rendre sur les lieux pour récupérer le corps, tandis que la famille de Tosun et les riverains attendent toujours.
Les proches de Fehim Tosun et les habitants du quartier d’Elbês attendent depuis plusieurs jours que les autorités interviennent pour retirer le corps de l’endroit où il se trouve. En vain.
Les riverains ont déclaré que le fait que le corps soit toujours sur place a accentué la douleur de la famille.
Les villageois ont indiqué que le corps n’avait pu être récupéré en raison des fortes chutes de neige et des tempêtes qui frappent la région. Néanmoins, la famille et les villageois exigent que le corps soit retiré des lieux au plus vite et que les formalités funéraires soient accomplies.