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SYRIE. Des otages kurdes libérés dénoncent la torture subie dans les geôles de Damas
« Jin, Jiyan, Azadî » : De ses racines kurdes au manifeste d’une révolution
IRAN / ROJHILAT – « Jin, Jiyan, Azadî » est bien plus qu’un slogan de protestation. C’est une idée politique et sociale qui a émergé du mouvement de libération kurde et des luttes organisées des femmes kurdes. Le slogan a acquis une signification mondiale grâce à la résistance des femmes à Rojava, en particulier dans la lutte contre l’État islamique. À la suite du meurtre d’État de Jina Amini, il est devenu un langage commun pour des millions de personnes à travers Rojhelat, en Iran et au-delà, dans leur combat contre l’autoritarisme, le patriarcat et la discrimination.
Lors de l’insurrection de 2022, « Jin, Jiyan, Azadî » a été scandé publiquement pour la première fois à grande échelle lors des funérailles de Jina Amini à Saqqez. De là, il s’est rapidement propagé dans les rues, les universités et d’autres espaces de résistance sociale à travers l’Iran.
La puissance du slogan réside dans le lien entre trois idées fondamentales. « Jin » place la libération des femmes au centre de la transformation sociale. « Jiyan » défend le droit à une vie libre, égalitaire et digne. « Azadî » relie la libération individuelle à la liberté collective et politique. Ensemble, ces trois mots offrent une critique radicale des structures qui reproduisent la domination de genre, la répression politique, le déni des identités nationales et le pouvoir centralisé.
Les racines intellectuelles du slogan se trouvent dans le mouvement de libération kurde et les idées d’Abdullah Öcalan, qui considère la libération des femmes non pas comme une question secondaire, mais comme une condition de base pour la liberté de la société. De cette perspective, une société dans laquelle les femmes ne sont pas libres ne peut être véritablement libre ni démocratique. « Jin, Jiyan, Azadî » va donc au-delà d’une revendication limitée. Il propose une vision pour libérer les femmes, la société, la terre, et même les hommes eux-mêmes des systèmes de domination.
Le témoignage de l’ancienne prisonnière politique Atefeh Nabavi montre que le slogan était présent en Iran bien avant l’insurrection de 2022 :
« J’ai entendu pour la première fois le slogan “Femme, Vie, Liberté” de la bouche de Shirin Alam Holi dans le quartier des femmes de la prison d’Evin. Elle avait elle-même écrit “Jin, Jiyan, Azadî” au marqueur sur le mur à côté de son lit – le même endroit où nous nous endormions la nuit au son de la poésie kurde et nous réveillions chaque matin avec des chants. »
Shirin Alam Holi était une jeune femme kurde qui a appris le persan en prison, a enduré la torture et est devenue un symbole de résistance. Le 9 mai 2010, la République islamique l’a exécutée à la prison d’Evin aux côtés de Farzad Kamangar, Farhad Vakili et Ali Heydarian. Son destin révèle clairement comment la répression politique, l’oppression de genre et le déni de l’identité kurde s’entrecroisent au sein de la structure de la République islamique.
Quatre ans après le début de la Révolution « Jin, Jiyan, Azadî », le slogan continue de représenter un horizon politique pour aller au-delà de la République islamique et construire un avenir démocratique, pluraliste et décentralisé – un avenir dans lequel la liberté des femmes, les droits des différents peuples d’Iran, la justice sociale et l’autogouvernance démocratique sont inséparables. Des millions de personnes peuvent scander ces mots aujourd’hui, mais les murs de la prison d’Evin les ont entendus il y a de nombreuses années.
Par Rojhelat InfoIRAN. Jina Mahsa Amini commémorée sur sa tombe
IRAN / ROJHILAT – Le 16 septembre 2022, Jina Mahsa Amini, jeune Kurde de 22 ans, était arrêtée à Téhéran par la police des mœurs pour un voile jugé « inapproprié ». Frappée, elle plongeait dans le coma et mourait trois jours plus tard. Sa mort a déclenché le soulèvement « Jin, jiyan, azadî » (« Femme, vie, liberté »), massivement réprimé dans le sang.
À l’occasion du quatrième anniversaire de ce meurtre, les habitants des villes kurdes de Saqqez et Divandarreh ont observé une grève générale. Sur la tombe de Jina Amini, un groupe de militants a quant à lui lâché des ballons blancs portant son nom et le slogan kurde « Jin, jiyan, azadî ».
Les organisateurs ont invité le public à rejoindre ce geste symbolique pour perpétuer la mémoire de Jina et de toutes celles et ceux tombés pour la liberté.
Un militant ayant partagé des images de la visite a déclaré :
« L’histoire de Jina continue d’être racontée. Sa voix résonne dans le cœur de ceux qui croient en la liberté, la dignité et la justice. Jina ne sera jamais oubliée. Son souvenir restera à jamais un symbole d’espoir et de courage. Le nom de Jina vivra éternellement. »
SYRIE. « Trop de femmes dans les écoles » : un député crée la polémique
Les déclarations de Mohammed Ibrahim al-Zoubi, membre de l’Assemblée du peuple syrien, concernant la forte proportion d’enseignantes dans les écoles ont déclenché une vague de critiques, particulièrement parmi les femmes et sur les réseaux sociaux.
Lors d’une audition devant le Parlement avec le ministre de l’Éducation, Mohammed Abdulrahman Turko, le député a dénoncé le déséquilibre entre le nombre d’enseignantes et d’enseignants. Selon lui, la présence majoritaire des femmes dans le corps enseignant aurait des effets négatifs sur la personnalité des élèves et affaiblirait l’autorité des établissements scolaires.
Ces propos ont immédiatement provoqué de vives réactions. De nombreuses femmes et internautes y voient une remise en cause du rôle professionnel des enseignantes et une vision stéréotypée des genres. Sur Facebook et d’autres plateformes, les commentaires se multiplient. « Ce n’est pas un homme qui t’a élevé », a écrit une utilisatrice, soulignant le rôle central des femmes dans l’éducation des enfants. Un autre internaute s’est interrogé : « Quel rapport entre une forte personnalité et les hommes ? »
Certains ont également cité l’exemple de pays où l’enseignement est largement féminisé, comme la Belgique, en affirmant que la qualité de l’éducation dépend de la compétence des enseignants et non de leur sexe. « L’essentiel, c’est la compétence scolaire ; le reste est façonné par les parents à la maison », a résumé un utilisateur.
Les détracteurs de ces déclarations insistent sur le fait que les enseignants, hommes et femmes, sont soumis aux mêmes normes professionnelles et pédagogiques. Ils estiment que la performance des écoles doit être évaluée en fonction de la qualité de l’enseignement, de la discipline et du climat scolaire, et non du genre du personnel.
Cette polémique intervient dans un contexte de faible représentation des femmes dans les institutions publiques syriennes. À l’Assemblée du peuple, elles n’occupent que 21 sièges sur 210. Dans le gouvernement de transition, une seule femme détient un portefeuille ministériel sur 23.
Les critiques redoutent que de telles déclarations ne renforcent les stéréotypes et n’ouvrent la voie à de nouvelles restrictions sur la participation des femmes à l’éducation et au marché du travail.
TURQUIE. Une dengbêj kurde et son mari assassinés dans la province d’Elazığ
TURQUIE / KURDISTAN – Ce qui semblait être un tragique incendie domestique s’est révélé être un double meurtre particulièrement sordide. Un coupe kurde, Ağa Üykü, 79 ans, et son épouse Hayriye Üykü, 72 ans, a été abattu par balles avant que la maison ne soit volontairement incendiée, dans la nuit du 8 septembre 2026, dans le hameau d’Ürünlü (en kurde : Xormek), du village de Koçyiğitler (Xellan), à Karakoçan (Dep) / Elazığ (Xarpêt).
Les pompiers et la gendarmerie, alertés par des voisins qui avaient aperçu de la fumée, ont découvert les corps des deux septuagénaires à l’intérieur de leur maison à deux étages. Dans un premier temps, les autorités avaient évoqué une mort par intoxication aux fumées. L’autopsie réalisée à l’Institut médico-légal de Malatya a cependant mis en évidence des traces de balles sur les corps des victimes. Selon les premiers éléments de l’enquête, le couple a été tué par arme à feu, puis la maison a été incendiée afin de dissimuler le crime et d’effacer les preuves.
Des bijoux et de l’or appartenant à Hayriye Üykü ont également disparu, orientant les investigations vers un mobile de vol. Le couple, parents de sept enfants, était connu pour son hospitalité. Leur fils Düzgün Üykü a déclaré : « Mes parents n’étaient pas des gens qui faisaient du mal. Notre maison était ouverte à tous, comme celle de n’importe qui. Je pense que ce sont des personnes qui nous connaissaient, qui ont mangé notre pain, qui ont fait ça. »
Hayriye Üykü était une dengbej, chanteuse et conteuse traditionnelle kurde, figure respectée de la culture orale de la région. Leur fille, Gülnur Üykü Kalpakçıoğlu, est éditrice d’une émission culturelle sur la chaîne NTV.
Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête dirigée par le parquet de Karakoçan. L’un des suspects, identifié sous les initiales H.Ç. (40 ans), a été écroué. Les autres ont été soit placés sous contrôle judiciaire, soit relâchés. Le gouverneur d’Elazığ, Numan Hatipoğlu, s’est rendu auprès de la famille pour présenter ses condoléances et a assuré que « l’affaire serait élucidée sous tous ses aspects ».
Cette affaire, d’une extrême violence contre un couple âgé et sans histoire, a suscité une vive émotion à travers le pays.
La Syrie secouée par des manifestations contre la flambée des prix du carburant
SYRIE / ROJAVA – La flambée des prix du carburant a déclenché des manifestations à travers la Syrie, notamment dans les zones kurdes du pays. Les habitants dénoncent une hausse généralisée du coût des produits de première nécessité qui rend leur quotidien de plus en plus difficile.
Lundi, à Qamichlo, des habitants, majoritairement kurdes, ont manifesté et bloqué des routes pour la deuxième journée consécutive. Samir Dawud, propriétaire d’un minibus, explique que son véhicule consomme désormais pour 4,10 dollars d’essence par semaine, alors qu’il ne gagne que 16 dollars par mois. « Avec la hausse du prix de l’essence, du diesel, de l’eau, de l’électricité et du pain, pratiquement tout est devenu cher. Nous n’arrivons plus à nous en sortir », a-t-il déclaré lundi à Vivian Fatah de Rudaw.
Ces manifestations font suite à la décision du gouvernement syrien, annoncée dimanche, d’augmenter le prix de l’essence d’environ 26 à 28 %. Selon l’agence officielle SANA, le prix de l’essence sans plomb 95 est passé de 152 livres syriennes (1,24 $) à 195 livres (1,59 $) le litre, et celui de l’essence sans plomb 90 de 147 livres (1,20 $) à 185 livres (1,51 $). Le diesel a quant à lui bondi de 40 %, passant de 125 livres (1,02 $) à 175 livres (1,43 $) le litre, tandis que le gaz de cuisine a augmenté de près de 9 %.
Les protestataires affirment que le mouvement s’est étendu à environ 80 localités. Dans les zones kurdes, les revendications économiques se mêlent à des demandes de longue date concernant les droits culturels et l’éducation. « On nous a dit que le peuple kurde devait être patient, et nous l’avons été avec le gouvernement syrien », a déclaré Ibrahim Younis, un manifestant. « Mais le diesel, l’essence, le pain et le carburant sont devenus trop chers pour nous. »
Younis a ajouté que les autorités avaient promised de prendre en compte les droits des Kurdes, alors que l’enseignement de la langue kurde à l’école a récemment été réduit à trois heures par semaine, conformément à un décret du ministère syrien de l’Éducation. « Un jour, nous perdons un martyr, un jour l’un des nôtres est enlevé, un jour l’un des nôtres est assassiné. Nous ne savons plus quelle cause défendre : le carburant, notre langue ou nos droits », a-t-il déploré.
Les manifestations ont également perturbé la distribution de carburant. Egid Kavra, un autre protestataire, a affirmé que les routes resteraient bloquées jusqu’à ce que les revendications soient satisfaites : « Nous ne rouvrirons pas la route tant que le matériel n’aura pas été livré. »
Cette hausse des prix a fait chuter la fréquentation des stations-service. Fahed Darwish, pompiste, indique que sa station accueillait auparavant jusqu’à 200 véhicules par jour. « Aujourd’hui, seules deux voitures sont venues. Ceux qui font le plein n’en prennent que très peu pour rentrer chez eux : 10 litres, 5 litres, voire seulement 3 litres pour certains. »
Cette augmentation intervient alors que les livraisons de pétrole des champs de Rmeilan vers les raffineries de Homs et de Baniyas se poursuivent, dans le cadre d’un accord entre les autorités kurdes et Damas. Avant cet accord, le diesel coûtait environ 55 livres syriennes (0,45 $) le litre dans la région, selon les chiffres avancés par les manifestants. Le prix actuel de 175 livres syriennes (1,43 $) exerce une pression supplémentaire sur des résidents déjà confrontés à une forte hausse du coût de la vie. (Via Rudaw)
ROJAVA. Adieux de Kobanê aux 9 Kurdes morts-brûlés en détention
SYRIE / ROJAVA – Les habitants de Kobanê ont participé ce lundi aux funérailles de neuf jeunes Kurdes décédés dans l’incendie dans la prison de la ville après avoir été arrêtés par les gangs de Damas qui voulaient les transférer à Alep. Le cortège funèbre, parti de l’hôpital des Martyrs, a traversé les rues principales au son de chants en hommage aux disparus avant de se diriger vers le sanctuaire des martyrs de Dijlê.
Les victimes, Ahmad Mohammad Aqil, Bozan Dali, Sherwan Shafkhan, Ali Issa, Aziz Rashid, Dalil Sheikh Ali, Khaled Mohammad, Mahmoud Mustafa et Ali Aqila, ont perdu la vie dans la nuit du 11 au 12 septembre. Selon plusieurs témoignages de survivants et des rapports locaux, l’incendie a éclaté après que les détenus eurent appris un projet de transfert vers Alep. Craignant la torture, certains d’entre eux ont mis le feu à des matelas et couvertures. Au lieu de les libérer, leurs bourreaux leur ont dit qu’ils pouvaient « brûler comme des chiens ». Les flammes se sont rapidement propagées, faisant neuf morts et une quinzaine de blessés, dont plusieurs grièvement.
Les cercueils, décorés de couronnes, ont été portés à l’épaule par la foule. La cérémonie a réuni Ilham Ahmad, coprésidente du département des relations étrangères de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, ainsi que des représentants des administrations civile, militaire et de sécurité de Kobanê, et des personnalités politiques, religieuses et sociales.
Huit des dépouilles seront inhumées prochainement : sept au sanctuaire des martyrs de Dijlê et celle de Mahmoud Mustafa dans le cimetière familial du village de Halanj. La dépouille d’Ali Aqila sera quant à elle transférée à Manbij pour y être enterrée.
L’incident s’inscrit dans un climat de tensions qui a suivi la découverte du corps de Sami Sheikhmous Hiso (également connu sous le nom de Sipan Hizni), un ancien combattant kurde retrouvé criblé de balles. Des manifestations avaient éclaté à Kobanê et dans d’autres localités, suivies d’arrestations. Les autorités locales ont décrété deux jours de deuil dans la ville, où commerces et activités ont été largement suspendus.
SYRIE. Remue-ménage dans la « Ceinture arabe »
SYRIE / ROJAVA – Dans le gouvernorat d’Hassaké, et particulièrement dans la région de Jazira, les conflits fonciers s’intensifient. Les terres confisquées aux Kurdes par le régime baasiste dans le cadre de la politique de la « Ceinture arabe » avaient été redistribuées à des colons arabes installés dans la région. Aujourd’hui, la peur de perdre ces biens remet ce dossier historique au centre des préoccupations.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH ou SOHR), la communauté arabe d’al-Ghamr a commencé, il y a environ un mois, à vendre des parcelles acquises au cours des dernières décennies, à des prix nettement inférieurs à leur valeur réelle. Ses membres craignent en effet de perdre ces terres si des décrets ou des lois venaient à en ordonner la restitution aux propriétaires d’origine.
D’après plusieurs témoignages, des membres de cette communauté considèrent que leurs terres leur ont été attribuées par décision politique des autorités passées. Ils redoutent donc qu’une décision politique inverse, dans le contexte des discussions et accords en cours entre l’Administration autonome et les Forces démocratiques syriennes d’une part, et le Gouvernement intérimaire syrien à Damas d’autre part, ne remette en cause leur situation.
De leur côté, les propriétaires fonciers d’origine affirment que leur droit repose sur des documents et registres officiels attestant d’une propriété privée. Ils soulignent que la confiscation et la redistribution ont été décidées par l’ancien État syrien. Selon eux, les ventes actuelles sont dépourvues de fondement juridique solide et toute cession de ces terres devrait être encadrée par un mécanisme légal garantissant les droits des propriétaires initiaux.
Plusieurs d’entre eux se sont discrètement mobilisés pour tenter de freiner ces transactions. Ils réclament également un moratoire temporaire sur la mise en valeur ou la culture de ces parcelles, le temps que les autorités syriennes actuelles mettent en place un cadre clair de règlement des questions de propriété, afin qu’aucune partie ne soit lésée.
Parallèlement, plusieurs propriétaires d’origine ont confié à des avocats le soin d’engager des actions en justice devant les tribunaux syriens, en vue de la restitution de leurs biens sur la base des documents en leur possession. Dans la région de Derik, les membres de la famille Beit Hajo, parmi les plus touchés par les confiscations, poursuivent leurs démarches juridiques et internationales afin de porter leur dossier devant les instances compétentes. Ils s’appuient sur des documents destinés à prouver leur propriété des terres confisquées par les autorités précédentes.
Ce dossier, qui plonge ses racines dans des décennies de politiques de modification démographique et de confiscation de biens dans la région de Jazira, soulève une question complexe : celle des droits de propriété et des droits des personnes déplacées ou affectées. L’accélération des ventes risque d’aggraver les tensions si la question foncière n’est pas traitée dans un cadre juridique clair, transparent et équitable, garantissant les droits de tous et prévenant l’émergence de nouveaux conflits entre résidents.
IRAN. Appel à la grève générale pour Jina Amini
IRAN / ROJHILAT – L’Alliance des Partis Politiques du Kurdistan Iranien (Hawpaymanii) a publié un communiqué appelant les Kurdes du Rojhelat à participer à une grève générale mercredi 16 septembre. Cette date marque le quatrième anniversaire de la mort de Jina Mahsa Amini (Jîna Emînî) et le début de l’insurrection « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté).
L’Alliance invite les Kurdes à fermer magasins et marchés et à rester chez eux en soutien à cette action. Elle exhorte également les partis politiques, les organisations de la société civile et d’autres groupes à s’y associer.
Le communiqué met en avant les pressions économiques et sécuritaires croissantes, les arrestations continues de militants politiques et civiques, ainsi que l’augmentation brutale des exécutions comme principales motivations de cet appel.
Selon l’Alliance des Partis Politiques du Kurdistan Iranien*, la grève générale constitue non seulement un moyen d’honorer ceux qui ont perdu la vie pendant l’insurrection « Jin, Jiyan, Azadî », mais aussi une forme pacifique d’action civile destinée à démontrer la résistance continue et les revendications politiques et nationales du peuple kurde

L’Alliance des Partis Politiques du Kurdistan Iranien (aussi appelée Coalition des forces politiques du Kurdistan iranien ou Hawpaymanii / Hevpeymaniya Hêzên Siyasî yên Kurdistana Îranê) a été formée le 22 février 2026.
Ses membres fondateurs sont principalement les cinq partis suivants :
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Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI ou KDPI)
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Parti de la liberté du Kurdistan (PAK)
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Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK)
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Organisation de la lutte du Kurdistan iranien (Khabat / Xebat)
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Komala des travailleurs du Kurdistan (Komala Zahmatkeshan)
Certains rapports ultérieurs indiquent que le Parti Komala du Kurdistan iranien (dirigé par Abdullah Mohtadi) a rejoint l’alliance par la suite, portant le nombre à six partis dans certaines sources.
Ces formations, majoritairement basées en exil dans la Région du Kurdistan irakien, se sont unies pour coordonner leurs actions politiques (et parfois militaires) contre la République islamique d’Iran et défendre le droit à l’autodétermination des Kurdes d’Iran (Rojhelat).