IRAN / ROJHILAT – Le 16 septembre 2022, Jina Mahsa Amini, jeune Kurde de 22 ans, était arrêtée à Téhéran par la police des mœurs pour un voile jugé « inapproprié ». Frappée, elle plongeait dans le coma et mourait trois jours plus tard. Sa mort a déclenché le soulèvement « Jin, jiyan, azadî » (« Femme, vie, liberté »), massivement réprimé dans le sang.
À l’occasion du quatrième anniversaire de ce meurtre, les habitants des villes kurdes de Saqqez et Divandarreh ont observé une grève générale. Sur la tombe de Jina Amini, un groupe de militants a quant à lui lâché des ballons blancs portant son nom et le slogan kurde « Jin, jiyan, azadî ».
Les organisateurs ont invité le public à rejoindre ce geste symbolique pour perpétuer la mémoire de Jina et de toutes celles et ceux tombés pour la liberté.
Un militant ayant partagé des images de la visite a déclaré :
« L’histoire de Jina continue d’être racontée. Sa voix résonne dans le cœur de ceux qui croient en la liberté, la dignité et la justice. Jina ne sera jamais oubliée. Son souvenir restera à jamais un symbole d’espoir et de courage. Le nom de Jina vivra éternellement. »