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BRUXELLES. Manifestation contre le régime sanguinaire d’Iran

BRUXELLES – Hier, des milliers de personnes ont manifesté à Bruxelles contre la répression, la violence et les exécutions. Une large alliance englobant les Kurdes d’Iran exige une position claire de l’UE et soutient les mouvements démocratiques au Rojhilat (Kurdistan de l’Est) et en Iran.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Bruxelles, la capitale belge, contre le régime de la République islamique d’Iran. La manifestation était organisée par des groupes kurdes et iraniens réunis au sein de la « Coalition pour un système républicain et démocratique en Iran ».

La manifestation a débuté place Porte de Namur, où se sont rassemblés des participants venus de Belgique, d’Allemagne, des Pays-Bas et d’autres pays européens. De là, le cortège s’est dirigé vers la place Luxembourg, devant le Parlement européen. Le rassemblement a commencé par une minute de silence en hommage aux victimes iraniennes et kurdes orientales.

Large spectre politique et messages partagés

Des représentants de nombreuses organisations, dont le PJAK, le PKD-I, Komala, Xebat et HANA, ont pris la parole. Dans leurs discours, ils ont fermement condamné les violences perpétrées contre les manifestants et la pratique cruelle des exécutions. Ils ont également souligné que, pour la première fois depuis longtemps, la population kurde du Rojhilat luttait unie contre le régime iranien. Cette nouvelle forme de coopération doit être renforcée et aboutir à une coordination durable.

Probablement des dizaines de milliers de morts

Des manifestations de masse ont éclaté en Iran aux alentours du Nouvel An et ont été violemment réprimées. Les organisations de défense des droits humains estiment que de nombreuses personnes ont été tuées. Le réseau américain de défense des droits humains HRANA a recensé 7 010 décès à ce jour. Plus de 17 000 autres décès présumés font encore l’objet d’enquêtes. Les experts estiment que le bilan réel des victimes des manifestations du Nouvel An est bien plus lourd. Le magazine Time a rapporté le 25 janvier que jusqu’à 30 000 personnes auraient pu être tuées en seulement deux jours. Les manifestations ont débuté le 28 décembre en réaction à l’effondrement de la monnaie nationale, le rial. Elles se sont rapidement propagées à travers le pays et ont de plus en plus ciblé la théocratie iranienne. (ANF)