SYRIE / ROJAVA – Une responsable kurde syrienne a signalé que l’armée syrienne, dominée par les djihadistes, a exécuté des centaines de combattants des FDS et de civils après les avoir arrêtés lors de la dernière offensive contre les zones tenues par les FDS. D’innombrables vidéos publiées par les djihadistes sur les réseaux sociaux confirment l’étendu de leurs crimes de guerre ciblant le peuple kurde.
Îlham Ehmed, coprésidente du Conseil démocratique syrien (CDS), a déclaré au micro de Rudaw que les forces djihadistes du gouvernement d’al-Sharaa (Jolani) ont exécuté des centaines de combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) et de civils après les avoir arrêtés lors de la dernière offensive contre les zones tenues par les FDS. Les accusations d’Ehmed sont confirmées par les vidéos atroces publiées pas des gangs djihadistes eux-mêmes. Mais la communauté internationale continue à fermer les yeux, comme elle l’a fait lors de l’invasion par la Turquie d’Afrin (en 2018) et de Serê Kanîyê (en 2019). Les gangs turco-djihadistes perpétuent les pires crimes de guerre et crimes contre l’humanité ciblant les Kurdes du fait de la complaisance de la communauté internationale qui privilégie ses intérêts géostratégiques plutôt que le droit d’exister du peuple kurde génocidé par les États impérialistes turc, perse, irakien et syrien.
L’autre problème avec les déclarations des Kurdes, c’est que les gens refusent de les reconnaître.
Lorsque les Kurdes d’Afrin affirment que l’administration syrienne actuelle ne les a pas autorisés à retourner à Afrin, ils sont immédiatement discrédités et ce sont plutôt les *Syriens* qui citent les déclarations du gouvernement syrien (STG) se contentant d’affirmer que les habitants d’Afrin sont autorisés à rentrer chez eux.
De même, à l’heure actuelle, les médias et activistes kurdes ont publié des dizaines d’exemples visuels d’atrocités commises contre le peuple et les soldats kurdes, mais celles-ci ne sont pas reconnues alors que le récit des contre-allégations du STG est accepté comme preuve sans la moindre hésitation.
Par exemple, l’homme qui a coupé la tresse d’une soldate kurde après qu’elle a été tuée par le gouvernement syrien – après l’indignation publique, il a simplement déclaré que « c’étaient de faux cheveux » et sa déclaration est prise pour « la vérité » qui suffit au gouvernement syrien pour refuser de le poursuivre en justice.
Les médias gouvernementaux syriens diffusent également largement des images de combattants des FDS tués par le STG, en affirmant qu’il s’agit en réalité de civils arabes tués par les FDS.
Alep a suivi le même schéma : Ilham Ahmed elle-même a déclaré que 7 membres de sa famille avaient été tués par le gouvernement syrien ; pourtant, le gouvernement syrien a affirmé qu’aucun civil n’avait été tué dans les quartiers kurdes d’Alep, et l’ensemble de la sphère médiatique prend cette déclaration pour argent comptant et diffuse ce récit mensonger.
Des « spécialistes de la Syrie » ont même consacré des articles entiers à glorifier l’attaque, sans aucune preuve. Tout est basé sur les déclarations de STG.
Si cela vous semble familier, c’est probablement parce que c’est le cas : le régime d’Assad a utilisé exactement la même tactique médiatique. Créer un récit officiel et le répéter à travers leur sphère médiatique – si cela est répété suffisamment de fois, cela finit par devenir un fait.