IRAN / ROJHILAT – La répression massive qui frappe depuis deux semaines les manifestations pacifiques tourne de plus en plus au massacre d’innocents.
En raison de la coupure d’internet et de liaison téléphoniques il devient très difficile de communiquer avec les villes où les manifestations continuent malgré la répression sauvage.
Le Kurdistan iranien où les forces de répression ont la gâchette facile subit de plein fouet la répression. Les 4 premières victimes de ce nouveau cycle des manifestations sont tombées le 3 janvier à Malekshahi dans la province kurde d’Ilam. Depuis la grève générale du 8 janvier lancée par le Bloc du Kurdistan regroupant tous les partis politiques kurdes et très largement suivie, la répression est devenue plus violente et plus massive, frappant sans distinction, même les enfants et les adolescents.
Dans l’ensemble de l’Iran, selon les estimations des ONG iraniennes, on compterait plusieurs milliers de morts et plus de 20 000 arrestations.
Derrière ces chiffres, des vies brisées, des jeunes fauchés dans la fleur de l’âge, des familles éprouvées luttant pour leur survie dans ce régime qui pour se maintenir massacre sa jeunesse.
Voici quelques portraits représentatifs de ces martyrs de la liberté :

Robina Aminian (23 ans) étudiante à l’Université Technique Shariatin (Polytechnique iranien) tuée à Téhéran le 8 janvier 2026

Rebin Moradi, (17 ans) étudiant et footballeur kurde, tué à Téhéran le 8 janvier 2026

Emirali Heidari, (17 ans) étudiant kurde, tué à Kermanshah le 8 janvier 2026

Emirali Heidari, (18 ans) étudiant kurde, tué à Kahrizak le 7 janvier 2026

Hossein Sherkol, tué à Isfahan le 8 janvier 2026

Cinq manifestants kurdes, dont un jeune homme de 17 ans, tués par des tirs directs lors de manifestations à Téhéran, le 8 janvier 2026:
Alireza Seidi, Borhan Seidi, Salam Mirani, Ebrahim Ahmadpourian et Mohammad Zamani.
Par l’Institut Kurde de Paris